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TCHAD: LES FUNÉRAILLES D’IDRISS DÉBY ITNO EN PRÉSENCE DE PLUSIEURS CHEFS D’ÉTAT

Le président tchadien est mort mardi 20 avril sur la zone de combats, dans le nord-ouest du pays.

Les obsèques d’Idriss Déby ont eu lieu ce vendredi 23 avril à N’Djamena un dernier hommage qui, entre Emmanuel Macron, Mahamat Idriss Déby et les présidents du G5 Sahel, prend des airs de sommet diplomatique.

Plusieurs chefs d’État et représentants d’institutions internationales ont fait le déplacement à N’Djamena ce vendredi 23 avril pour les obsèques d’Idriss Déby Itno. Onze chefs d’États parmi lesquels le Français, Emmanuel Macron, le Congolais Félix Tshisekedi, le Nigérien Mohamed Bazoum o le représentant de la diplomatie européenne Josep Borrell les présidents Faure Gnassingbè, Alpha Condé, ou encore Faustin-Archange Touadéra étaient ainsi présents place de la Nation pour rendre hommage au maréchal.
Une absence remarquée, celle du Congolais Denis Sassou-Nguesso qui a invoqué des raisons familiales.

En revanche, Paul Biya et Ali Bongo Ondimba se sont faits représenter, respectivement par leur ministre délégué à la Défense, Joseph Beti Assomo, et par la Première ministre, Rose Christiane Ossouka Raponda. Les chefs d’État membres du G5 Sahel, eux, étaient déjà sur place la veille, tout comme Emmanuel Macron. Dès son arrivée, le président français, qui avait appelé mardi Hinda Déby Itno, la première dame, s’est entretenu avec le fils du défunt, Mahamat Idriss Déby, désormais président du Comité militaire de transition (CMT) qui dirige le pays.

Emmanuel Macron a ensuite rejoint ses homologues Mohamed Bazoum, Bah N’Daw et Mohamed Ould Ghazouani, ainsi que Moussa Faki Mahamat, le président de la commission de l’UA, pour faire un point avec eux sur la transition tchadienne. Faki Mahamat s’était entretenu en tête à tête le 21 avril avec Mahamat Idriss Déby, lequel avait également reçu, le même jour, Mahamat Saleh Annadif, le représentant spécial des Nations unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel.

À l’arrivée de la dépouille mortelle à 9h sur la place de la Nation, Idriss Déby recevra les hommages de sa famille biologique, politique, de ses compagnons d’armes puis des chefs d’États étrangers qui seront présents sur la place en face du palais présidentiel où des tentes ont été dressées.

Ensuite, le vice-président du conseil militaire de transition, le général Djimadoum Tiraina, un des fidèles d’Idriss Déby qui a été son dernier ministre de la Défense, doit prononcer l’oraison funèbre. Les attributs de maréchal seront déposés sur le cercueil pendant que vont tonner 21 coups de canons pour saluer la mémoire du disparu.

La dépouille sera remise à la famille, le temps d’une prière à la grande mosquée de Ndjamena avant le départ pour Amdjarass, non loin de son village natal où le corps d’Idriss Déby Itno reposera désormais.

Les rebelles du Fact disent aspirer à une « transition apaisée »

Les rebelles du Front pour l’alternance et la concorde au Tchad (Fact), qui ont lancé le 11 avril depuis la Libye une offensive dans le nord du pays, assurent qu’ils continueront à respecter ce vendredi la trêve qu’ils observent depuis trois jours. « Il n’y a pas de raison qu’on ne l’applique pas, sauf si vraiment on nous agresse », assure Mahamat Mahadi Ali. Le chef des rebelles affirme qu’ils sont « survolés 24 heures sur 24 par des drones français » et qu’ils sont bombardés tous les jours depuis trois jours par l’aviation tchadienne, sans riposter.

« Nous voulons donner une chance à ce que la transition soit apaisée, à ce qu’il n’y ait pas de désordre encore, nous n’avons aucun problème personnel avec Idriss Déby. Notre problème avec Idriss Déby est essentiellement politique et lorsqu’un homme décède, chaque être humain doit s’incliner devant sa dépouille », assure le chef du Fact.

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