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TANGER: ATELIERS SUR LES POLITIQUES MIGRATOIRES EN AFRIQUE ET LE LEADERSHIP DU MAROC

 

La Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA) organise, le jeudi 2 juillet et vendredi 3 juillet , une série d’ateliers sur les politiques migratoires en Afrique, avec un focus sur l’expérience et le leadership du Maroc en matière de gestion des questions migratoires.

Ces ateliers, qui s’inscrivent dans le cadre du programme ‘’statistiques migratoires et reconnaissance des compétences en Afrique’’ en application des résolutions du Pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières, visent à partager les réalisations engrangées au Maroc et dans certains pays africains dans le domaine de la gestion des questions migratoires et du renforcement du système des statistiques migratoires.

Le directeur intérimaire du Bureau pour l’Afrique du Nord de la commission économique des Nations Unies pour l’Afrique, Khaled Hussein, a souligné, à cette occasion, que cette rencontre, la sixième du genre sur le projet de la migration en Afrique, tend à aider six pays africains à mettre en œuvre les résolutions de la Conférence de Marrakech de 2018, en l’occurrence le Maroc, le Sénégal, le Mali, la Côte d’ivoire, l’Afrique du sud et le Zimbabwe.

‘’A travers ce projet, nous avons l’ambition de mettre en place des plateformes électroniques de statistiques nationales exhaustives sur la migration’’, a-t-il indiqué, relevant qu’au Maroc, où plusieurs ministères travaillent sur cette thématique, ‘’nous aspirons à mettre en place un cadre général en faveur de l’observatoire national de la migration, au ministère de l’intérieur, pour abriter cette plateforme, dont le contenu sera discuté lors de ces ateliers, avec la participation de pays africains et d’organisations internationales’’.

De son côté, la Coordinatrice résidente des Nations-Unies au Maroc, Mme Sylvia Ekra-Lopez, a souligné que les politiques migratoires et la bonne gouvernance de la migration jouent un rôle clé dans le développement durable et inclusif du continent, saluant le projet que la CEA est en train de mener pour accompagner des pays africains pour une meilleure gouvernance de leur migration.

La responsable a souligné qu’’’il est tout à fait naturel que le lancement de ce projet se soit fait au Maroc, parce que le leadership du Royaume en matière de gestion des migrations n’est plus à démontrer, que c’est à Marrakech, en 2018, que le pacte mondial sur la migration a été adopté et, puis, nous savons tous que SM le Roi Mohammed VI est le leader africain sur la question migratoire’’.

‘’Le Maroc a énormément à partager en termes de connaissances et d’expertises’’, a-t-elle fait observer, mettant l’accent sur l’importance de mettre en réseau des bonnes pratiques, des initiatives-phares et des compétences, de changer le narratif autour des migrations, de mettre en place des statistiques et données fiables pour élaborer de bonnes politiques migratoires, de donner une image positive et équilibrée sur la migration en Afrique et de reconnaitre les qualifications et les compétences des migrants.

 

Sarah Boukri, directrice du programme au Bureau pour l’Afrique du Nord de la commission économique des Nations Unies pour l’Afrique, a indiqué, quant à elle, que cette rencontre, qui fait suite à des ateliers nationaux organisés au Sénégal, en Côte-d’Ivoire et au Maroc, connait la participation des représentants des pays concernés, en présentiel ou à distance, pour échanger les idées et les expériences sur les statistiques relatives à la migration et la reconnaissance des compétences.

Cet atelier tend essentiellement à partager l’expérience marocaine en matière de mise en œuvre du programme, dans la mesure où le Royaume a cumulé des avancées notoires à ce sujet, mais aussi offrir une tribune d’échange des idées entre les pays participants, a-t-elle ajouté.

Au début de cet atelier, les participants ont suivi une présentation du projet d’interface de la plateforme nationale de collecte des statistiques migratoires réalisée au Maroc, en collaboration avec l’Observatoire national de la migration du ministère de l’Intérieur et avec le soutien des ministères des affaires étrangères, de la coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, de l’éducation nationale, de la formation professionnelle, de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique,  de la santé, du travail et de l’insertion professionnelle, du ministère délégué des Marocains résidant à l’étranger et des affaires de la migration et du Haut-Commissariat au Plan.

Une partie du rapport d’analyse et de synthèse lié à l’étude menée au Maroc sur la reconnaissance des compétences des migrants en Afrique a été également présentée. Elle a été réalisée avec le soutien des ministères des affaires étrangères, de la coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, de l’Intérieur, de l’éducation nationale, de la formation professionnelle, de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, de la santé, du travail et de l’insertion professionnelle, des Marocains résidant à l’étranger et des affaires de la migration et du Haut-Commissariat au Plan.

Les panels portent sur ‘’Programme Migration Maroc : Une implémentation en progression’’, ‘’les statistiques migratoires pour une politique éclairée’’, ‘’la reconnaissance des compétences, outil d’intégration des migrants’’, ‘’la Côte d’Ivoire, terre de convergence’’, ‘’le Sénégal, une politique migratoire en construction’’ et ‘’migration, médias et société’’.

 

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