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La confrérie Layene est née au sein de la société Lébou, de la presqu’Île du Cap-Vert. Son fondateur Seydina Limamou Thiaw LAYE est né vers 1843 il était un pêcheur et agriculteur Lébou de Yoff. Le récit fondateur veut qu’en 1883, alors qu’une comète passe dans le ciel, il lance son appel : il se déclare l’envoyé de Dieu, le Mahdi. On lui prête cet appel : Adjibo dahiya laye ya marsaral ins wal djin ini raasouloulahi ileykoum (« Venez à l’appel de Dieu vous, hommes et djinns, je suis l’envoyé de Dieu. L’arabe blanc s’est noirci »). Limamou Thiaw a 40 ans, l’âge de la prophétie suivant certaines traditions musulmanes. Il se rebaptise Laye : une déformation d’Allah en wolof. Une autre confrérie d’origine sénégalaise voit ainsi le jour à l’heure des prémisses de l’AOF.

Aussitôt, une partie de l’entourage du prophète Lébou redoute une possession et pratique des rites exorcistes à son sujet. Son oncle lui-même est pris à parti est prié d’aller soigner la folie de son neveu. Limamou Thiaw, devenu Seydina Limamou Laye, participe de cette « révolution du jihad » qui a traversé et transformé l’Afrique de l’Ouest au XIXesiècle et dont les confréries ont été des acteurs essentiels. Laye prône un retour à un islam rigoureux. Il combat le culte des génies et autres dieux protecteurs au sein de la société Lébou. Malgré les violentes oppositions qu’il affronte, son enseignement connaît un évident succès à travers les miracles et guérisons qui lui sont attribuées. La combinaison de ces facteurs, autant des prédications que des guérisons, lui vaut de gagner rapidement de nombreux disciples au sein de la société Lébou. Des personnalités sénégalaises rejoignent la confrérie, à l’image d’Ababacar Mbaye Sylla, premier juge de Dakar, ou Abdoulaye Diallo et Ndkiké Wade, érudits reconnus venus de Saint-Louis.

Dès 1887, les autorités coloniales françaises s’inquiètent de ce phénomène. Le pouvoir colonial craint que ses prédications ne provoquent des désordres aux portes de la capitale coloniale. Laye est isolé sur l’île de Gorée où il est assigné trois mois à résidence. À son retour, il se réinstalle à Yoff où il reprend ses prédications. Sur la fin de sa vie, Laye devenu aveugle ne perd rien de son énergie religieuse. Il meurt en 1909 : son mausolée est bâti à Yoff, face à la mer. On ne conserve de lui aucun portrait, malgré plusieurs tentatives auxquelles il s’est toujours refusé. À sa mort, il laisse un livre en six parties, connu sous le nom de Sermon. Illettré (comme Mahomet), il l’a dicté en wolof à ses disciples – au premier rang desquels Matar Lo – qui l’ont transcrit en wolof puis traduit en arabe.

La confrérie se caractérise par géographie initiale Lébou et le rôle de la famille du prophète. Le fils de Limamou Thiaw, Seydina-Issa Laye, devient le premier khalife de la confrérie Layene qu’il dirige 40 ans, de 1909 à 1949. Il poursuit le combat religieux de son père, s’opposant au gouvernement colonial autant qu’au système des castes, et lutte contre la culture religieuse des djinns. Son frère, Seydina-Madione Laye II lui succède de 1949 à 1971. Le petit-fils du prophète, Seydina-Issa Laye lui succède enfin de 1971 à 1987… date de son décès, un siècle après l’exil du prophète Laye.

Dans la presqu’île du Cap-Vert dans le dernier quart du XXe siècle, les Layenes possèdent une quinzaine de mosquées. D’autres membres de la confrérie sont installés à travers le Sénégal (Djolof, Saint-Louis et Gossas). La discipline autant que l’assistance fraternelle s’imposent comme un des traits distinctifs de la confrérie. Elle s’est également caractérisée par d’autres pratiques. C’est ainsi que, opposés au système des castes, ses membres s’appellent-ils du nom de Laye pour ne pas recourir à leur patronyme, porteur d’un système identitaire qu’ils refusent. Les Layenes sont également connus pour leur souci de propreté, aussi bien au sein physique que moral, prônant un islam « propre et sincère » qui refuse la souillure, à tous les sens du termes. C’est ainsi que les ablutions ne s’arrêtent pas aux chevilles mais remontent jusqu’aux genoux chez les Layenes. Les femmes occupent une place entière dans la confrérie : elles participent aux veillées de chants religieux, au même titre que les hommes. Enfin, les Layenes se caractérisent par le fait qu’ils décalent les horaires traditionnels de prières, afin de permettre de se préparer à la prière par des chants. Au total, le chant religieux occupe une place centrale dans la culture Layene. Le jour du 8e mois du calendrier musulman, les Layene célèbrent dans leur capitale Yoff l’anniversaire de l’appel de Limamou Laye.

Trop souvent oubliée en dehors du Sénégal, la confrérie a fait l’objet de différents travaux depuis un demi-siècle. Le Centre de recherche et de documentation du Sénégal à Saint-Louis (CRDS) – aujourd’hui rattachée à l’Université Gaston-Berger de Saint-Louis – a depuis toujours accordé aux Layenes un intérêt à part égale face aux trois autres grandes confréries du Sénégal : la Mouridiya, la Tidjaniya ou la Qadriya. Les premiers travaux historiques ont été réalisés dans les années 1960-1970 par El Hadj Malick ben Mouhamadou Sarr, Cheikh Mahtar Lô, ou Assane Sylla. Entre les années 1990 et 2000, l’historiographie occidentale anglo-saxonne redécouvre la figure de Seydina Lamimou Laye.

Adjibo dahiya laye ya marsaral ins wal djin ini raasouloulahi ileykoum (« Venez à l’appel de Dieu vous, hommes et djinns, je suis l’envoyé de Dieu. L’arabe blanc s’est noirci »). C’est en ces termes que leMahdi convia son peuple à l’appel de son seigneur il y’a de cela plus d’un siècle .

Par ailleurs, la 141e édition de l’Appel de Seydina Limamoulaye, prévue les 15 et 16 mars 2021, ne va pas se célébrer en grande communion. Sur instruction de Khalife Chérif Abdoulaye Thiaw Laye, la célébration de cette année se fera à domicile en raison de la pandémie de Covid_19.

Cette décision fait suite à l’interdiction du chef de l’Etat de toute manifestation publique sur l’étendue du territoire.

Cet évènement majeur de la communauté Layène du Sénégal et de la diaspora, est l’occasion de remettre au goût du jour, les enseignements du Saint maître, Seydina Limamou Lahi Al Mahdi.

Pour l’année 2021, c’est le thème de la 140e édition qui n’a pu se tenir à cause de la pandémie, qui a été reconduit : «Le rôle de l’éducation dans la lutte contre l’extrémisme».

Dans un contexte de pandémie, le groupement central des Layènes entend prendre toutes les dispositions idoines pour le respect des mesures-barrières édictées par les autorités sanitaires du pays.

Pour l’année 2021, c’est le thème de la 140e édition qui n’a pu se tenir à cause de la pandémie, qui a été reconduit : «Le rôle de l’éducation dans la lutte contre l’extrémisme».

Dans un contexte de pandémie, le groupement central des Layènes entend prendre toutes les dispositions idoines pour le respect des mesures-barrières édictées par les autorités sanitaires du pays.

 

Un violent incendie s’est déclaré dans la nuit du vendredi 5 février aux environs de 22  heures une maison au quartier de Tonghor, à Yoff (Dakar). Deux personnes y ont perdu la vie. Il s’agit d’une fillette de 3 ans et son frère de 2 mois.

Les deux parents des enfants qui se trouvaient dans la maison au moment des faits, s’en sont tirés avec des brûlures.

Selon les témoignages recueillis par l’Observateur, les premiers secours vont réaliser que les flammes se propagées dans la maison du sieur Boubacar Barry. Agé de 30 ans et originaire de la Guinée, B. Barry, son épouse et leurs deux enfants seront pris de court par le feu. La mesure de couvre-feu  et un vent fort qui soufflait cette nuit vont amenuiser les chances des membres de la famille Barry.

Les deux corps sans vie ont été enlevés et acheminés à la morgue d’un hôpital de la place. Une enquête pour se faire une religion sur l’origine véritable du feu.

Pour rappel, ce drame survient quelques jours seulement après qu’une famille ait été retrouvée morte « par asphysie » Il s’agit d’une mère de famille, Adama Barry et ses deux filles : Mariama et Sadio Diallo.

Yoff : Une voiture 4×4 prend feu Les faits se sont déroulés à Yoff ver 19h30  au quartier de sicap layen près du magasin Marathon. Un véhicule 4×4 a pris feu. Les jeunes qui se trouvaient à proximité ont tenté d’étouffer les flammes en attendant l’arrivée des sapeurs-pompiers. On ignore pour l’instant si les causes de l’accident s et s’il y avait des personnes à bord. Ce que l’on sait contre, c’est que des événements de ce genre commencent à se multiplier ces derniers temps à Yoff. Nous y reviendrons…