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tests PCR

 

Le Sénégal fait face à une montée en flèche des cas de Covid-19.
Samedi 17 juillet, le taux de positivité des testés s’élève à plus de 35%… à la veille de la grande fête musulmane de la Tabaski, le ministère de la Santé a fait plusieurs recommandations, notamment pour accélérer la campagne de vaccination et renforcer le système de dépistage.

Les autorités sénégalaises avaient déjà appelé jeudi à éviter les déplacements à l’occasion de la Tabaski, et ce samedi la compagnie nationale des bus au Sénégal (Dem Dikk) a annoncé interrompre ses liaisons inter-cités en raison de la récente résurgence du Covid-19 dans le pays.

Le ministère de la Santé souhaite donc accélérer la campagne de vaccination – « près de 500 000 doses sont attendues d’ici fin juillet » – et renforcer le système de dépistage. Sur ce volet, l’organisation internationale UNITAID a annoncé cette semaine un accord de transfert de technologie au Sénégal pour une production massive de tests rapides antigéniques à destination du continent.

« Aujourd’hui, les pays à revenus élevés dépistent la COVID-19 chez leur population au moins 60 fois plus que les pays à revenus faibles », selon UNITAID. Pour l’agence internationale basée à Genève, il faut donc tester plus, plus vite, pour isoler les patients et accélérer leur prise en charge.

Unitaid et FIND, l’alliance mondiale pour les diagnostics, ont donc signé un accord avec la plateforme de l’Institut Pasteur de Dakar, baptisée « Diatropix », pour une production de tests accessibles. L’objectif est de produire 200 000 tests par mois dès début 2022, et à terme jusqu’à 2,5 millions de tests par mois, en fonction des demandes des pays du continent.

Unitaid et Find ont signé un accord similaire avec une plateforme de production au Brésil. L’investissement total (pour les deux régions, Afrique et Amérique Latine) est de 40 millions de dollars.


Le test RT-PCR : Reverse Transcriptase-PCR  pour « Transcriptase inverse-Réaction en Chaîne par Polymérase » est un test de diagnostic moléculaire mettant en évidence la contraction d’un virus par une personne. La plupart des tests PCR sont réalisés sur des échantillons prélevés en utilisant des tampons nasaux. Les sécrétions nasales, le sang, la salive, l’urine ou encore le liquide amniotique peuvent être testés par PCR. Les échantillons sont ensuite analysés à l’aide d’une méthode appelée amplification en chaîne par polymérase (PCR), qui détecte l’ADN du virus : soit le génome qui permet son identification. La recherche ne peut démarrer sans ce morceau de code génétique spécifique à chaque virus.

Le prix élevé des tests Covid-19 pourrait freiner la reprise de l’aérien. C’est l’alerte que lance l’association internationale du transport aérien (IATA) auprès des gouvernements. Seule la France fait figure d’exception, qui garantit la gratuité des tests.

L’IATA a dressé un comparatif du prix des tests PCR pratiqués dans 16 pays à travers le monde. Dans son étude, seule la France est en accord avec les recommandations de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), qui préconise que les gouvernements assument le prix des tests Covid-19 pour les voyageurs.

Pour un test, les tarifs moyens dans les quinze autres pays oscillent entre 90$ et 208$. Selon les chiffres de l’IATA, la Malaisie pratique le prix le plus bas à 20$ et le Royaume-Uni le plus haut à près de 420$. « Le prix moyen d’un billet aller simple, incluant les taxes, coûtait 200$ en 2019. Un test PCR à 90$ augmente le prix du billet de 45% pour atteindre 290$. Un test supplémentaire à destination augmente le prix du billet à 380$ soit 90% du prix initial. » Le prix moyen pour un aller-retour augmente ainsi le prix du billet de 400 à 760$.

Sur la base des mêmes données, la facture est salée pour une famille de quatre personnes. « Un voyage qui aurait coûté 1.600$ avant le Covid, approche du double avec 3.040$ (dont 1.440$ uniquement pour les tests) » ajoute l’IATA.

« Les voyages sur de courtes distances jusqu’à 1.100 km risquent d’être fortement impactés » fait remarquer Willie Walsh, directeur général de l’IATA, qui conclue que « avec un prix de 105$, les tests coûteront plus cher que le prix du billet. »

L’association internationale invite à suivre l’exemple de la France et les recommandations de l’OMS de manière à favoriser la reprise du transport aérien. « Plusieurs états ignorent leurs obligations, mettant en péril la reprise ainsi que des millions d’emplois sans oublier qu’un prix élevé du test PCR peut favoriser les faux certificats » alerte encore l’IATA.