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Serigne Mountakha Mbacké

Suite aux manifestations survenues au mois de mars et qui avaient fait plus d’une dizaine de victimes (12 selon Amnesty International) et plusieurs blessés, le khalife général des mourides, Serigne Mountakha Mbacké, après avoir lancé un appel au calme, avait décaissé une enveloppe de 50 millions FCFA destinée aux familles des victimes.

Cette somme sera distribuée aux ayants droit à partir de ce samedi. Le Khalife a confié la tâche au responsable moral du mouvement Hizbut-Tarqiyyah, Serigne Youssouph Diop qui a remplacé le défunt Serigne Atou Diagne, décédé le 22 janvier dernier.

« Cette action sociale sera directement remise aux aux ayants droit en présence des imams et chefs de quartier. Le début de cette mission est prévue samedi 3 avril 2021 à Médina, à la rue 22 angle 31 chez Madame Binta Ba mère de Alassane Barry à partir de 10 heures précises », annoncent les chargés de la distribution, via un communiqué qui nous est parvenu.

« Cette mission, poursuit la source, est l’aboutissement heureux de la volonté du Khalif général des mourides, Serigne Mouhamadou Mountakha Mbacké d’apporter soulagement aux familles des victimes et aux blessés. »

 

Le khalife général des Mourides, a envoyé ce mardi, 23 mars 2021, une délégation pilotée par Serigne Bassirou Mbacké porokhane pour rencontrer L’opposition regroupée au sein du Front de résistance nationale (FRN). La presse nationale et internationale avait été conviée à cette rencontre.

Le FRN a saisi l’occasion pour dresser une liste de  plusieurs exigences qu’ils fixent au régime actuel. Celles-ci demandent l’instauration d’une véritable démocratie électorale dans notre pays.

. Abdoul Mbaye et Cie ont réclament, entre autres, l’instauration d’une véritable démocratie politique sociale et citoyenne dans notre pays, ainsi que la libération des détenus politiques et la suppression du parrainage

L’ancien Premier ministre, Abdoul Mbaye,  a porté la parole des membres du Front de Résistance National devant l‘émissaire du Khalife général des mourides. Ce pour « demander l’instauration d’une véritable démocratie, l’arrêt des répressions politiques et de l’instrumentation de la justice pour cibler et éliminer de potentiels adversaires aux élections ».

 

Les signataires de la déclaration réclament l’instauration d’une véritable démocratie politique sociale et citoyenne dans notre pays.

D’abord le Frn exige l’arrêt des répressions politiques et de l’instrumentalisation de la justice pour cibler et éliminer de potentiels adversaires à l’élection présidentielle.

Ensuite le Frn demande le rétablissement des libertés démocratiques, d’expressions, de manifestations pacifiques et de  diffusions libres de l’information.

Le Frn exige également la libération de tous les détenus politiques arrêtés lors des émeutes suite à l’arrestation de Sonko.

L’opposition réclame l’identification après enquête indépendante et la poursuite judiciaire des auteurs des tueries et des nervis lors des manifestations et l’indemnisation des familles victimes et des blessés.

Le Frn veut le respect du calendrier et la tenue des locales en 2021, celle des élections législatives en 2022 et celle de la Présidentielle en 2024.

Abdoul Mbaye et Cie exigent l’application des accords consensuels issus de la Commission politique dialogue national

Ils demandent le recouvrement des droits civiques de Karim Wade et Khalifa Sall et la nomination de juge indépendant en lieu et place du conseil constitutionnel pour la proclamation des résultats.

A propos du mandat présidentiel, ils demandent à Macky Sall le renoncement à son ni oui ni non donné en réponse aux questions sur sa candidature éventuelle en 2024 et la confirmation de l’impossibilité d’un 3e mandat consécutive en conformité avec la lettre de la Constitution et de l’esprit de cette dernière tel qu’il a eu à l’exprimer lors du referendum de 2016

Cet engagement du Président Macky Sall doit être public et faire intervenir des garanties aussi nationales qu’étrangères

L’abrogation du système de parrainage et la récusation du Conseil  constitutionnel  dans la validation des dossiers de candidature à la présidence de la république sont également exigées

L’opposition réclame la réécriture des articles L31 et L32 du Code électorale pour mettre fin à l’automaticité de la peine consistant en une suppression des droits civiques en rapport avec la moindre condamnation pénale.

La modification du Code électoral en son article L57 modifiée afin de dissocier le statut d’électeur de la capacité à être éligible est aussi demandée de même que la suppression du statut de non électeur associé à la CNI

L’opposition exige le rétablissement du fichier par un organe indépendant soumis au contrôle des partis politiques

Elle demande la nomination d’un nouveau procureur de la république et d’un Doyen des juges d’instruction.

Le Frn exige la fin du blocage par le Président et le Procureur des rapports de corps de contrôle de l’état épinglant des dignitaires du régime en particulier ceux de l’Ofnac

Mais aussi l’institution de la plainte pour faux dans l’affaire Sall-Petrotim « bloquée depuis deux ans en violation du code de procédure pénale. »

 

 

La dévotion pour barrer la route au coronavirus. C’est le sens du « ndigel » (instruction) du Khalife général des mourides, Serigne Mountakha Bassirou Mbacké. Le guide religieux a ordonné la tenue de séances de prières, et de lectures du Saint Coran, dans le respect strict des mesures barrières. Ce, à compter de ce lundi, 1 février jusqu’au vendredi 12, du même mois.

Les chefs religieux multiplient les messages dans le cadre de la sensibilisation pour lutter contre le coronavirus.

 

 

 

Le Magal de Porokhane, édition 2021, n’aura pas lieu. Cet événement religieux, initialement prévu le 25 février prochain, a été finalement annulé. C’est une décision du khalife général des Mourides, Serigne Mountakha Mbacké qui, selon des sources, en a déjà parlé au comité d’organisation.

2e grand événement religieux de la confrérie mouride, Porokhane célèbre la mère du vénéré fondateur de la confrérie, Mame Diarra Bousso. Si le khalife a pris une telle décision, qui sera rendue officielle dans les prochaines heures, c’est parce que, le contexte ne sied pas. Depuis quelques temps, on assiste À une montée inquiétante des nouveaux cas de coronavirus. Cela a obligé le chef de l’Etat a décrété un nouveau état d’urgence assorti d’un couvre-feu qui en vigueur depuis le 6 janvier 2021.

La semaine dernière, Serigne Mountakha Mbacké était, lui-même, monté au créneau exhortant les populations de Touba à avoir une attitude beaucoup plus responsable sur les gestes barrières édictées par les spécialistes de la santé.