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«Le Code électoral n’apporte pas de définition de ce qu’est une entité indépendante, même si l’on peut constater que le législateur s’y réfère à de nombreuses reprises par référence aux candidats indépendants. Ainsi, les articles L.171, L.172, L.176, (en vue des élections des députés à l’Assemblée nationale), LO.197, L.205, L.206, (en vue de l’élection des Hauts conseillers), L.228, L.239, L.241, L.244, L.248 (en vue de l’élection des Conseillers départementaux), L.275, L.277, L.278, L.279, L.280, L.284 (en vue des élections des conseillers municipaux), du Code électoral, renvoient à « une entité regroupant des personnes indépendantes ». C’est sur ce fondement que le Code électoral précise qu’une entité indépendante est une « entité regroupant des personnes indépendantes ». Cependant, le Code électoral ne complète cette disposition d’aucune définition de ce qu’est une entité indépendante. Le Code électoral définit ce qu’est un candidat indépendant et non ce qu’est une entité indépendante. L’article L.57 du Code électoral dispose : « Est candidat indépendant celui qui n’a jamais milité dans un parti politique ou qui a cessé toute activité militante depuis au moins un (1) an ». C’est donc par une étude au cas par cas que l’on apprécie la qualification ou non des entités indépendantes. Ce qui permet de préciser que l’entité indépendante est une notion nouvelle (I), ambiguë (II) et incertaine (III).

 -Une notion nouvelle

La loi n° 2017-12 du 18 janvier 2017 portant Code électoral a consacré la notion nouvelle d’ « entité indépendante ». En vertu de l’article L.57 du Code électoral, « La candidature est portée soit par un parti politique légalement constitué, soit par une coalition de partis politiques légalement constitués, soit par une entité regroupant des personnes indépendantes ». Quelles sont ces étranges structures que l’on définit par ce qu’elles ne sont pas ? Les entités indépendantes sont d’abord et avant tout des regroupements politiques distincts des partis politiques et des coalitions de partis politiques. Mais pourquoi est-il besoin de préciser que l’organisation de ces structures est étrangère à celle des partis politiques, coalitions de partis politiques et de leur statut ? Probablement parce que les entités indépendantes ont pour caractéristique d’agir sur le terrain politique. Comment est accordé ce statut ? Autrement dit, comment devient-on une entité indépendante ?
S’il est certain que les entités indépendantes doivent observer des règles, sont titulaires de droits et créent eux-mêmes des droits et des obligations, il reste que tout cela nécessite des définitions et des précisions par rapport au système juridique existant, d’où l’intérêt de clarifier leur statut juridique. Pourtant, le Code électoral ne propose pas une définition juridique de la notion d’entité indépendante. Il ne détermine pas les conditions de la reconnaissance ou pas de la personnalité juridique des entités indépendantes afin de faciliter leur organisation et leur fonctionnement. Le Code ne livre par ailleurs aucune définition de leurs droits et les possibles restrictions à leur exercice, le Code reprend juste les éléments déjà proposés pour les candidats indépendants. En conséquence, le Code électoral pose la notion d’entité indépendante mais ne la définit pas.

– Une notion ambiguë

Bien que l’entité indépendante ne possède pas une personnalité juridique, elle s’est vue confier, avec l’actuel Code électoral, de larges responsabilités surtout en concurrence avec les partis politiques. En effet, est candidat indépendant, toute personne n’ayant milité dans aucun parti politique ou qui a cessé toute activité militante depuis au moins douze (12) mois. Il s’agit d’une curieuse conception des candidats indépendants : absence de trajectoire et plus ou moins de formation politique. Le Code électoral organise ainsi un régime d’inéligibilités et d’incompatibilités, qui concernent notamment les candidats indépendants. En application de l’article L.57 du Code électoral, les personnes qui militent dans un parti politique ou n’ayant pas cessé leur activité militante dans l’intervalle de 12 mois au moins sont inéligibles en qualité de conseillers municipaux et départementaux investis sur une liste d’une entité indépendante. A contrario, les candidats indépendants sont éligibles en qualité de personnes sans connotation politique.
Le statut de candidat indépendant a, pourtant, progressivement migré de celui d’entité indépendante à un statut sui generis proche d’un mouvement politique. Certes, l’entité indépendante est une organisation indépendante, à but non lucratif, dont la mission est de faciliter la participation des candidats indépendants aux élections. Mieux, son objet est de favoriser la prise en compte des candidatures indépendantes. Toutefois, les entités indépendantes représentent une véritable variété d’intérêts, y compris en matière d’offre politique, de la place de la société civile, du rôle des femmes, de la place de la jeunesse dans les institutions, de la justice sociale, de la gouvernance, de l’emploi, de la culture, de l’environnement et le développement durable, etc. Aussi, l’entité indépendante peut revêtir de statuts divers : statut politique général (catégorie I) si l’objet de l’entité indépendante est idéologiquement transversal ; statut politique spécial (catégorie II) si l’objet de l’entité indépendante ne porte que sur quelques préoccupations idéologiques; inscription sur une « liste » si l’entité indépendante n’intervient que sur un domaine de compétence ou dans une seule collectivité territoriale. Le statut de l’entité indépendante – le plus glorieux – permet à ces dernières de briguer les suffrages, de désigner des représentants auprès des institutions, d’assister aux réunions, de faire circuler des documents écrits et de prendre la parole aux réunions. On conçoit alors que cette vocation implique que l’entité indépendante mobilise, forme les opinions, fabrique des programmes et des valeurs, sélectionne les individus hors les formations politiques capables de défendre ses idées devant l’électorat et de les exprimer dans les institutions représentatives : l’entité indépendante fabrique et construit de nouveaux types de dirigeants. Malgré son importance décisive dans l’élargissement de l’offre politique, cette politique, qui attire surtout les dirigeants des entreprises privées vers la scène politique ou candidats venus de différents courants sociaux, peut aussi renforcer la tendance à des dérives populistes. Surtout que l’Etat ne poursuit pas les mêmes objectifs qu’une personne privée. Essayer de les rapprocher n’a pas véritablement de sens car lorsqu’un gestionnaire privée intègre occasionnellement l’administration publique c’est bien les règles de gestion publique qu’il est tenu d’appliquer et de faire appliquer. Ces exemples montrent bien les risques avérés de populisme. D’ailleurs, les discours de certains candidats indépendants, sans réflexion idéologique solide, sont parfois teintés d’une absence de programme pré-établi.

– Une notion incertaine

L’article 4 de la Constitution du 22 janvier 2001 ne désigne que deux types de regroupements politiques habilités à concourir à l’expression du suffrage : les partis politiques et les coalitions de partis politiques. Il ignore le terme « entités regroupant des personnes indépendantes » figurant dans le Code électoral et utilise seulement la notion de candidats indépendants habilités à participer à tous les types d’élection. D’ailleurs, pour l’élection présidentielle, les articles L.115 à L.121 du Code électoral, qui fixent le régime électoral du Président de la République, utilisent la notion constitutionnelle de candidat indépendant. Aussi, pour les élections départementales et municipales, (articles L.242 (départementales, L.278 municipales), le Code électoral précise qu’« En cas de contestation du statut d’indépendant d’un candidat, le Conseil constitutionnel est saisi ». Ce qui signifie que cette notion d’entité indépendante n’a pas de base constitutionnelle (il n’existe aucune trace de la notion dans la Constitution). L’entité indépendante est donc une notion incertaine. Pourtant, de manière générale, à travers un faisceau d’indices, une entité indépendante peut être définie comme une entité organisée, légalement constituée, regroupant plusieurs candidatures indépendantes et qui cherche à concourir à l’expression des suffrages, à travers la participation à la compétition électorale, à influencer les processus politiques dans un sens favorable à ses intérêts, sans pour autant avoir la personnalité juridique, ce qui la distingue des partis politiques et coalitions de partis politiques… En matière d’organisation interne de l’entité indépendante et du contentieux qui peut en naître, l’entité indépendante est en principe soumise au droit national de l’État où elle doit avoir son siège statutaire (ce qui n’est pas prévu par la loi). C’est le statut constitutif qui déterminera le droit applicable (associations relevant de la loi 1963-62 du 10 juillet 1963 portant Code des obligations civiles et commerciales (COCC). En application du principe de territorialité du droit pénal, l’entité indépendante et les personnes physiques qui œuvrent pour elles engagent leur responsabilité pénale dans les conditions et pour les infractions pénales commises sur le territoire de la localité dans laquelle l’infraction a été commise (exemple : En vertu des articles L.177, L.249, L.285 du Code électoral, « -Tout candidat qui, de mauvaise foi, aura souscrit une déclaration inexacte sur son éligibilité ou sur sa présence sur une liste, sera puni d’un emprisonnement d’un mois à un an et d’une amende de 18.000 à 360.000 FCFA»). En application du droit de la responsabilité civile des autres regroupements politiques vis-à-vis de l’entité indépendante, en principe, c’est le régime de la protection qui s’applique. Les entités indépendantes dont un des membres a été victime d’un préjudice (ex : pendant la campagne électorale), du fait d’une autre entité ou d’un autre regroupement politique, qui n’a pas fait l’objet d’une réparation, peut prendre fait et cause pour son membre et demander une réparation à l’entité incriminée. L’entité indépendante peut, en toute liberté, accorder ou refuser cette protection. Le droit électoral sénégalais ne connaît aucun devoir de l’entité indépendante d’exercer la protection en faveur de ses membres. Le droit applicable aux candidats indépendants dans leurs rapports avec l’entité indépendante est le droit privé. Les candidats indépendants se référeront en premier lieu aux statuts constitutifs de l’entité indépendante et aux normes qu’elle édicte. En réalité, l’entité indépendante se situe beaucoup plus en marge du droit des partis et coalitions de partis politiques. C’est une “anomalie juridique” »

Le ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique, par la voix de son responsable de la communication, a démenti l’information faisant état de la fixation du montant de la caution pour les élections locales de 2022 à 10 millions de francs Cfa.

En effet, un communiqué avait été  attribué au ministère de l’Intérieur fixant la caution pour les élections locales à 10 millions F Cfa pour chaque type d’élection et par chaque liste, quel que soit le nombre de départements ou de commune où la liste de candidats se présente a été relayé par plusieurs sites, avant d’être démenti par la cellule de communication de Antoine Félix Diome. 


Dans une note relayée par le journal Le Soleil, Maham Ka déclare : « J’ai noté, depuis un moment, la circulation d’informations faisant état d’un supposé communiqué du Ministère de l’Intérieur relatif à la fixation du montant de la caution des prochaines élections ». Et de préciser que « cette information est totalement fausse ».  Lance-t-il et ajoute que «le moment opportun, ce sont les canaux de communication officiels du ministère qui seront utilisés.» Dans ces élections prévues le 23 janvier 2022, l’une des constantes est qu’il y aura une caution pour quiconque veut présenter une liste.

Des questions réglées par l’article 243 du code électoral pour les élections départementales et l’article 279 pour les élections municipales. Le ministre de l’Intérieur a un délai de 150 jours avant le scrutin pour fixer la caution. Babacar Fall, expert électoral dans L’Observateur : «Le code dit que 150 jours avant les élections locales, le ministre reçoit et échange avec les partis politiques pour la fixation de la caution. Cette consultation n’a pas un caractère obligatoire ou contraignant pour le ministre. Il s’agit juste de rencontrer les partis politiques, un représentant du ministère des Finances pour émettre des avis. Un fois les avis recueillis, le ministre, dans le secret de son bureau, décide de la fixation du montant. Il n’y a pas de somme fixe. La caution peut varier d’une élection à une autre.» 

 

Avant de quitter le gouvernement, le ministre de l’Intérieur d’alors, Aly Ngouille Ndiaye avait entamé des discussions avec les partis politiques et sur cette base, il avait fixé le montant de la caution pour chaque type d’élection, départementale et municipale à dix millions F Cfa. Mais, son successeur Antoine Diome n’est pas tenu de fixer la même somme. Ce qui reste inchangé, puisque dans le code électoral, la condition est générale pour chaque liste de parti ou regroupement citoyen.

Pour rappel, à la date du vendredi 14 mai 2021, beaucoup de sites d’information ont repris la publication de nos confrères d’E-medias annonçant qu’ »en application des articles L.243 et L.279 du Code électoral, le montant de la caution en vue de la participation aux élections départementales , d’une part , et aux élections municipales, d’autre part, est fixé à dix (10) millions (10.000/000) de francs CFA, pour chaque type d’élection et par chaque liste quel que soit le nombre de départements ou de commune où la liste de candidats se présente ».

« Cette somme est à verser à la Caisse des Dépôts et Consignations par le mandataire au nom d’un parti politique légalement constitué, d’une coalition de partis politiques légalement constitués ou d’une entité regroupant des personnes indépendantes », ajoutent nos confrères.

 

 

 

 

 

 

Après plusieurs reports, la date des locales a été finalement fixée au dimanche 23 janvier 2022. La mesure a été prise par le président de la République, Macky Sall, par décret n° 2021 – 562 du 10 mai 2021.

À présent , c’est Le montant de la caution pour participer aux élections locales de janvier 2022 qui a été déterminé. Il s’établit à 10 millions de nos Francs.

C’est par un communiqué du ministère de l’Intérieur qui indique que « En application des articles L.243 et L.279 du Code électoral, le montant de la caution en vue de la participation aux élections départementales , d’une part , et aux élections municipales, d’autre part, est fixé à dix (10) millions (10.000/000) de francs CFA, pour chaque type d’élection et par chaque liste quel que soit le nombre de départements ou de commune où la liste de candidats se présente » . Poursuivant  le communiqué précise que : « Cette somme est à verser à la Caisse des Dépôts et Consignations par le mandataire au nom d’un parti politique légalement constitué, d’une coalition de partis politiques légalement constitués ou d’une entité regroupant des personnes indépendantes. »

 

Délivrance ! Macky Sall viens d’annoncer la date officielle des tenues des élections locales.

La nouvelle nous est parvenue par une note émanant du ministère de l’intérieur dont voici un extrait :« Par décret numéro 2021-562 du 10 mai 2021, le président de la République, Macky Sall a fixé la date du prochain scrutin pour le renouvellement général du mandat des conseillers départementaux et municipaux au dimanche 23 janvier 2022 »

Initialement prévues le 30 juin 2019, puis décalé au 1er décembre 2019 pour des raisons de proximité avec la présidentielle du 24 février 2019, les élections locales ont, par la suite, été reportées deux fois (mars 2021 puis 23 janvier 2022). Ainsi, élus pour un mandat de 5 ans (juin 2014-juin 2019), les conseillers départementaux et municipaux exerceront finalement un mandat de près de 8 ans.

Une date que l’opposition contestait estimant que ces joutes électorales ne devaient pas sortir l’année en cours. Mais, le chef de l’État vient de trancher en appelant le corps électoral le 23 janvier 2022.

 

L’Assemblée nationale a adopté vendredi en séance plénière un projet de loi portant report des élections territoriales et prorogation du mandat des conseillers départementaux et municipaux.

Le projet de loi défendu par le ministre de l’Intérieur, Antoine Félix Diome, a été amendé par le gouvernement qui a proposé que que ces élections se tiennent ’’au plus tard le 31 janvier 2022’’.

Un amendement du député Cheikh Abdou Mbacké proposant qu’elles se tiennent le 19 décembre 2021 ’’au plus tard’’ n’a été retenu par les députés.

Dans l’exposé des motifs dudit projet de loi, le ministre de l’Intérieur a indiqué que la loi n° 2019-16 du 29 novembre 2019 avait acté le report des élections départementales et municipales, pour leur tenue au plus tard le 28 mars 2021, laissant le soin à la commission politique du dialogue national de proposer une date qui sera fixée par décret.
La survenue de la crise sanitaire liée à la maladie à coronavirus a occasionné une suspension de plus de six mois des travaux de cette commission, ce qui a retardé les discussions sur l’audit et l’évaluation du fichier électoral considérés comme des préalables à la tenue de toute élection, lit-on dans le rapport de la commission des lois, de la décentralisation, du travail et des droits humains à l’Assemblée nationale.
A la reprise des concertations attendues, les modalités d’exécution de ces deux opérations ont pu faire l’objet de consensus, ajoute le document selon lequel l’audit du fichier électoral a ainsi démarré le 1er février 2021 en attendant la fin de son évaluation également déjà entamée.
Du fait que les conclusions attendues relatives aux règles d’organisation de ces élections seront connues après le 28 mars 2021, le report à nouveau de ces élections s’impose, selon le rapport de la commission des lois, qui cite le ministre de l’Intérieur.


C’est à l’Assemblée nationale que tout va se jouer.

En effet, l’hémicycle va abriter ce 02 Avril la plénière qui va statuer sur le report des élections locales. Ainsi donc “résoudre”  le différend opposant  la majorité présidentielle à l’opposition, les Non-alignés et la société civile, relativement à l’organisation des élections locales en février 2022 .

Après quatre reports successifs, les élections locales vont faire l’objet d’une plénière ce jour, vendredi 02 avril. Les députés sont en effet convoqués à l’hémicycle pour valider ou rejeter (ce qui serait une première) la décision du gouvernement d’organiser les élections départementales et communales au plus tard en février 2022. Ce que rejettent l’opposition, les Non-alignés et la société civile.

La balle est désormais dans le camp de l’Assemblée nationale appelée, ce vendredi, à trancher le différend opposant la majorité présidentielle à l’opposition, les Non-alignés et la société civile, relativement à l’organisation des élections locales en février 2022.

En effet, c’est ce jour que les parlementaires sont convoqués à l’Assemblée nationale pour valider ou rejeter la décision du gouvernement d’organiser les élections départementales et communales en début d’année prochaine. Ce que réfutent les autres parties prenantes aux travaux de la Commission cellulaire du dialogue politique. Et pour cause, contre l’avis du camp au pouvoir, l’opposition, les Non-alignés et la société civile persistent et signent que les joutes électorales doivent se tenir en fin 2021.

A force d’arguments techniques, ces acteurs sont convaincus de la possibilité de tenir à la fin de l’année en cours les élections en question, lesquelles ont été déjà reportées quatre fois, alors qu’elles étaient initialement prévues pour le 1er décembre 2019, Face à ces exigences, le pouvoir a dit niet sous prétexte d’un délai minimal de onze mois pour diligenter toutes les opérations nécessaires à la tenue de ces joutes.

Selon les tenants du pouvoir, c’est le temps nécessaire pour mener à bien l’audit du fichier qui a démarré le 17 février dernier et l’évaluation du processus électoral qui commencera en début Avril 2021, mais aussi pour diligenter entre autres la période contentieuse, la rédaction d’un ou plusieurs projets de loi qui seront soumis aux députés etc.

Face à cette divergence de positions, c’est l’Assemblée nationale qui est appelée à trancher le report, à valider ou non la date retenue pour le gouvernement, et du coup à prolonger encore le mandat des élus Locaux. Le projet de loi sera défendu à l’Assemblée nationale, sauf imprévu de dernière minute, par le ministre de l’Intérieur Abdoulaye Félix Antoine Diome qui aura à ses côtés de la majorité mécanique du camp au pouvoir et en face, la minorité parlementaire sulfureuse de l’opposition.

 

Antoine Félix Diome s’est confronté aux membres de la commission des Lois de l’Assemblée nationale, le 31 mars 2021, pour justifier le report des élections locales. Initialement fixées, au plus tard le 28 mars 2021, par la loi n°2019-16 du 29 novembre 2019, ces élections ne pourront techniquement se tenir à date échue. Et pour cause, a expliqué le ministre de l’Intérieur aux députés, la crise sanitaire qui a occasionné plus de 6 mois des travaux du dialogue national qui devait fixer la date exacte de l’organisation de ces élections. Cette suspension, selon toujours le ministre, a pris en compte les discussions sur l’audit du fichier et l’évaluation du processus électoral, une exigence de l’opposition.

Toutefois, renseigne Antoine Félix Diome, le projet de loi n°05 /2021 portant report des élections territoriales et prorogation du mandat des conseillers départementaux et municipaux, s’il est adopté, ce vendredi, devrait fixer la tenue de ces élections au plus tard le 27 février 2022.

 

La société civile présente à la commission politique du dialogue national appelle les pôles de la majorité et de l’opposition à ’’faire preuve de dépassement en vue de trouver un compromis sur la date des prochaines élections locales’’.

La société civile lance cet appel ’’aprés avoir consulté des responsables de la majorité et de l’opposition’’, selon un communiqué transmis à l’APS.

Elle se dit ’’vivement préoccupée’’ par la suspension de la participation du pôle de l’opposition aux travaux de la commission politique du dialogue national.

Elle invite le pouvoir à ’’fixer dans la loi l’échéance limite pour l’organisation de ces élections en fin janvier 2022’’.
La société civile invite enfin le chef de l’Etat à ’’tout faire pour prendre un décret fixant la date de ces élections dans le courant du mois de décembre 2021’’.