fbpx

NIN

Les Nigérians ont jusqu’au 9 février pour relier leur numéro de carte SIM à un numéro national d’identité, sous peine de voir leur ligne téléphonique suspendue. Plus de 200 millions de personnes doivent donc s’assurer d’avoir un numéro unique d’immatriculation (NIN) s’ils veulent continuer à utiliser leur téléphone. Officiellement, il s’agit de limiter les fraudes et de mieux planifier certaines politiques budgétaires. Mais la tâche est aussi chaotique que titanesque dans le pays le plus peuplé d’Afrique, surtout en aussi peu de temps.

En pleine deuxième vague de la pandémie de coronavirus, ils sont des milliers à se presser dans les centres d’enregistrement pour obtenir un NIN, un numéro national d’identité.

Il y a environ 1 000 bureau d’enregistrement sur le territoire nigérian – où près de 100 millions de personnes ne seraient pas correctement enregistrées.

Pour pousser la population à faire ces démarches, le gouvernement fédéral prévoit de suspendre toutes les lignes téléphoniques qui ne serait pas reliée à un numéro NIN d’ici début février.

Manuel raconte l’inquiétude des Nigérians : « Sans téléphone on ne peut rien faire. Et maintenant, si vous perdez votre téléphone, ce n’est plus possible d’obtenir une nouvelle carte SIM sans un numéro d’identité. Les gens sont inquiets, donc ils doivent bien essayer de s’enregistrer. »

En début de semaine, les opérateurs téléphoniques avaient reçu moins de 50 millions de numéro d’identification national selon la commission nigériane des communications, alors que le pays compte plus de 200 millions de cartes SIM actives.

La collecte et la gestion de ces données pose question, estime Fabian. « Il y a des gens qui ne sont pas enregistrés à la banque, beaucoup qui n’ont pas de numéro d’identité… et pourtant ils sont Nigérians. Donc je suppose que le gouvernement veut collecter un maximum de données sur ses citoyens. »

Les autorités nigérianes ont confirmé que les ressortissants étrangers étaient également concernés par ces mesures.