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Le Nigéria et le Maroc vont s’allier pour construire une usine de production d’ammoniac, d’engrais NKP (Azote, Phosphore et potassium) et d’engrais DAP (Phosphate Diammonique). Ce 25 mars, un accord relatif à la mise en œuvre de cette infrastructure a été signé entre les deux pays.

D’un coût d’investissement de 1,3 milliard de dollars, l’usine sera implantée dans l’Etat d’Akwa Ibom, au sud-est du Nigéria. Elle aura une capacité de production de 1,5 million de tonnes d’ammoniac par an. Selon la presse locale, environ 70% de cette production sera exportée vers le Maroc. Les 30% restant seront transformées en engrais NKP et DAP pour répondre à la demande intérieure.

Les travaux de construction de cette plateforme industrielle sont prévus pour démarrer au plus tard au troisième trimestre 2021 pour un début d’activité en 2025.

Cette nouvelle usine qui viendra compléter les installations déjà existantes dans le pays dont celle du milliardaire nigérian Aliko Dangote – dotée d’une capacité de 3 millions de tonnes d’urée granulée – permettra de renforcer la production d’engrais du Nigéria et le positionner comme l’un des principaux exportateurs dans la région.

Déjà favorite pour prendre la tête de l’Organisation mondiale du commerce, Ngozi Okonjo-Iweala est désormais la seule candidate, suite au retrait de la ministre sud-coréenne Yoo Myung-hee. Seule l’administration de Donald Trump s’était, jusqu’à présent, ouvertement opposée à la candidature de la Nigériane.
Elle navigue désormais seule en tête. La Nigériane Ngozi Okonjo-Iweala pourrait devenir la première directrice générale de l’Organisation mondiale du commerce, à condition toutefois que la nouvelle administration Biden lui donne sa bénédiction.

La seule autre candidate à ce poste restant encore en lice, la ministre sud-coréenne du Commerce Yoo Myung-hee, a officiellement renoncé, vendredi 5 février, à briguer ce mandat. 

Mme Yoo a consulté les États-Unis, qui sous Donald Trump étaient son principal soutien, et d’autres capitales et « décidé de renoncer à sa candidature », a précisé le ministère sud-coréen du Commerce dans un communiqué.  

La candidate nigériane « ne sera pas automatiquement désignée. Le choix exige un consensus, qui en pratique veut dire que les États-Unis adhèrent au consensus », a toutefois tempéré un diplomate européen en charge du commerce à Genève à l’AFP, tout en expliquant que le retrait de la candidate coréenne laissait entendre que c’est exactement ce qui est en train de se passer. 

D’autant que Mme Yoo a souligné ses échanges avec Washington dans le communiqué annonçant sa décision. 

Le processus de désignation d’un successeur au Brésilien Roberto Azevedo, parti un an avant la fin de son mandat pour raisons familiales, est dans une impasse depuis l’automne. 

Le comité chargé de la succession avait annoncé, le 28 octobre, que la candidate la mieux placée pour faire l’objet d’un consensus était la Nigériane, qui se fait appeler Dr Ngozi. 

Barrage des États-Unis 

En plus d’être la première femme à la tête de l’OMC, elle serait la première directrice générale originaire d’Afrique. Mais les États-Unis, sous la présidence de Donald Trump, lui ont barré la route, soutenant Mme Yoo, première femme à avoir été ministre du Commerce dans son pays, en arguant du fait qu’elle avait 25 ans d’expérience dans le domaine. 

La position de l’ex-administration Trump a poussé le processus dans l’impasse. La docteure Ngozi Okonjo-Iweala n’a pas crié victoire. Elle a indiqué attendre la fin du processus de sélection soulignant que « l’OMC doit tourner son attention vers la pandémie de Covid-19 et la reprise économique mondiale », a indiqué sa porte-parole. 

Un diplomate européen s’est réjoui de la nouvelle. « Nous saluons l’esprit de responsabilité de cette décision. C’est une heureuse nouvelle pour le multilatéralisme. Plus rien ne s’oppose à ce que les membres désignent très rapidement la candidate nigériane, la docteur Ngozi Okonjo-Iweala qui a remporté le processus de sélection », a-t-il indiqué à l’AFP. 

 « Avec l’impulsion de sa nouvelle directrice générale, l’OMC pourra envisager ses négociations sur les subventions à la pêche et préparer sa 12e conférence ministérielle en 2021 », a-t-il souligné. 

Crise économique et guerre commerciale  

Et de fait les dossiers ne manquent pas pour tirer l’OMC de sa crise quasi existentielle. Le prochain chef de l’institution devra affronter la crise économique, mais aussi la crise de confiance dans le multilatéralisme et dans le bien-fondé de la libéralisation du commerce mondial, le tout sur fond de guerre commerciale entre les deux premières puissances économiques, la Chine et les États-Unis. 

À la mi-octobre, Ngozi Okonjo-Iweala avait indiqué vouloir se donner deux priorités pour montrer que l’OMC est indispensable. 

Elle souhaite pouvoir présenter, à la prochaine Conférence ministérielle de l’organisation, un accord sur les subventions à la pêche – qui est pour l’heure au point mort – pour démontrer que l’OMC peut encore produire des avancées multilatérales. L’autre priorité c’est de rebâtir l’organe de règlement des différends – le tribunal de l’OMC – qui a été torpillé par l’administration Trump et est en état de mort cérébrale. « Je suis la candidate de la réforme », avait-elle alors affirmé. 

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Pour l’heure, l’administration de Joe Biden n’a pas dit si elle soutiendra la candidature de la nigériane et la future représentante au commerce, Katherine Tai, n’a été ni auditionnée ni confirmée par le Congrès américain pour pouvoir prendre les rênes de la politique commerciale internationale des États-Unis. 

Le porte-parole de l’OMC, Keith Rockwell, a dit pour sa part que « la Corée du sud n’a pas encore indiqué ce qu’elle allait faire en termes de soutien à Mme Ngozi ». 

L’OMC a une réunion prévue le 1er et le 2 mars de son Conseil général, mais le porte-parole a souligné que ce calendrier pouvait être accéléré si besoin. 

Avec AFP 

L’immobilier est un bien non périssable. Le domaine du foncier est de plus en plus prisé par les populations. Les conditions à prendre après l’acquisition d’un terrain, comment le céder, le sécuriser et l’importance du titre foncier.

 L’année 2020 aura été marquée par de nombreux scandales et accaparements anarchiques du domaine foncier en milieu urbain comme rural. Pour nous citoyens, l’enjeu déterminant qui irriguera tous les aspects de notre plaidoyer repose un principe simple :  La restauration de la crédibilité dans le secteur de la construction et de l’urbanisme à travers le renforcement de la modernisation de l’administration qui gère le foncier urbain, la simplification des procédures de traitement des demandes d’actes, la réduction des délais, la transparence, la bonne gouvernance, la création d’opportunités d’affaires pour le secteur privé.

Que doit-on faire pour renforcer la valeur juridique des actes délivrés relatifs au secteur du foncier allant peut-être vers un arrêté de concession définitive ?

 

Quelle est l’innovation impérative qui pourrait être une plateforme d’interaction entre les entreprises, les particuliers, les décideurs des Ministères de la Construction, du Logement, de l’Assainissement et de l’Urbanisme et les autres acteurs intervenant dans la procédure d’instruction et de délivrance du permis de construire ?

A notre humble avis, afin d’éviter d’autres itérations ou inférences du scandale de MBOUR 4, la mise en place d’un Guichet Automatique du Foncier et Autonome – GAFA s’impose.  Ces guichets à travers des réformes innovantes, pour garantir aux sénégalais une sécurisation de leurs biens immeubles et terrains. Ces guichets pourraient aussi lever les contraintes majeures à l’investissement et d’accélérer le traitement des litiges.

L’infrastructure dominante de cette solution pourra reposer sur un suivi numérique et digital.

De la chaîne de traitement des actes pour permettre à tous les usagers de suivre dans la transparence les étapes d’instruction de leurs actes liés au foncier.

Lorsqu’on atteindra la maturité des procédés de ce projet ces guichets uniques pourront être dupliqués sur tout l’ensemble du territoire.

SHEWU TIJANI

 

 

Les Nigérians ont jusqu’au 9 février pour relier leur numéro de carte SIM à un numéro national d’identité, sous peine de voir leur ligne téléphonique suspendue. Plus de 200 millions de personnes doivent donc s’assurer d’avoir un numéro unique d’immatriculation (NIN) s’ils veulent continuer à utiliser leur téléphone. Officiellement, il s’agit de limiter les fraudes et de mieux planifier certaines politiques budgétaires. Mais la tâche est aussi chaotique que titanesque dans le pays le plus peuplé d’Afrique, surtout en aussi peu de temps.

En pleine deuxième vague de la pandémie de coronavirus, ils sont des milliers à se presser dans les centres d’enregistrement pour obtenir un NIN, un numéro national d’identité.

Il y a environ 1 000 bureau d’enregistrement sur le territoire nigérian – où près de 100 millions de personnes ne seraient pas correctement enregistrées.

Pour pousser la population à faire ces démarches, le gouvernement fédéral prévoit de suspendre toutes les lignes téléphoniques qui ne serait pas reliée à un numéro NIN d’ici début février.

Manuel raconte l’inquiétude des Nigérians : « Sans téléphone on ne peut rien faire. Et maintenant, si vous perdez votre téléphone, ce n’est plus possible d’obtenir une nouvelle carte SIM sans un numéro d’identité. Les gens sont inquiets, donc ils doivent bien essayer de s’enregistrer. »

En début de semaine, les opérateurs téléphoniques avaient reçu moins de 50 millions de numéro d’identification national selon la commission nigériane des communications, alors que le pays compte plus de 200 millions de cartes SIM actives.

La collecte et la gestion de ces données pose question, estime Fabian. « Il y a des gens qui ne sont pas enregistrés à la banque, beaucoup qui n’ont pas de numéro d’identité… et pourtant ils sont Nigérians. Donc je suppose que le gouvernement veut collecter un maximum de données sur ses citoyens. »

Les autorités nigérianes ont confirmé que les ressortissants étrangers étaient également concernés par ces mesures.

 

La Banque africaine d’import-export (Afreximbank) a décaissé 250 millions de dollars sur les 1,1 milliard de dollars qui ont soutenu l’acquisition par Trans Niger Oil and Gas Limited (TNOG) d’une participation de 45% dans le champ pétrolifère terrestre OML 17. Avec cette facilité de prêt, Afreximbank est le le plus grand bailleur du projet, souscrivant environ un quart du financement qui a permis à TNOG d’acheter des parts dans OML 17 auprès de Shell Petroleum Development Company, Total E&P Nigeria Limited et ENI. Les autres bailleurs participants incluent Africa Finance Corporation, Union Bank, Shell, Hybrid Capital et Schlumberger, avec TNOG conseillé par United Capital Plc.

La facilité quinquennale de 1,1 milliard de dollars américains, qui a été signée en décembre 2020, malgré les vents contraires économiques causés par la pandémie COVID-19, a été pilotée, en tant qu’arrangeurs principaux mandatés, par Afreximbank, Standard Chartered Bank et ABSA. Suite à cette acquisition, TNOG exploitera désormais le champ pétrolifère terrestre OML 17 pour le compte de la Nigerian National Petroleum Corporation, qui détient les 55% de participation restants. “Cette transaction souligne en outre l’engagement d’Afreximbank à faire en sorte que les entreprises africaines autochtones soient en mesure de jouer un rôle dominant dans les opérations d’actifs pétroliers et gaziers spécialisés dans une industrie jusque-là dominée par les compagnies pétrolières internationales”, a déclaré le professeur Benedict Oramah, président d’Afreximbank, l’une des banques de développement les plus actives dans l’accompagnement du secteur privé africain. “TNOG en tant qu’opérateur de l’OML 17 investira dans une accélération de la montée en puissance de la production, augmentant ainsi les recettes en devises et employant davantage d’Africains. Cela correspond à notre mandat. Nous félicitons Heirs Holdings d’avoir hissé le drapeau de l’Afrique encore plus haut”, poursuit M. Oromah.

La jeune étudiante en médecine ne s’était jamais imaginée devenir reine jusqu’au jour où les chefs coutumiers sont venus la voir après le décès de son père.

« Les chefs ont consulté l’oracle et on leur a dit que je suis l’élue et que je mérite d’être sur le trône », a-t-elle déclaré à BBC Focus on Africa.

Le trône dont elle parlait se trouve dans le royaume d’Aaye, dans l’Etat d’Ondo, au sud-ouest du Nigeria.

La jeune femme de 23 ans a d’abord hésité, disant qu’elle avait besoin de trois semaines pour y réfléchir.

« Après le décès de mon père, les chefs avaient consulté l’oracle. Ils avaient été notifiés que j’étais la seule digne d’être sur le trône », explique-t-elle.

« Ils étaient alors venus me demander mon contentement, mais pour toute réponse, je leur avait dit de me donner le temps d’y penser », poursuit-elle.

Elle a fini par accepter la demande.

Ce qui signifie qu’elle servira temporairement de reine jusqu’à ce qu’un monarque mâle soit nommé.

« Je leur avait alors enjoint de revenir dans un délai de trois semaines pour me permettre d’y réfléchir. Quand ils étaient revenus, je leur avais donné mon accord », dit-elle.

Toutefois, les conditions pour exercer le pouvoir requièrent beaucoup de sacrifices.

« Présentement, je ne peux pas me marier, encore moins être enceinte tant que je resterais sur le trône », révèle-t-elle.

Malgré son jeune âge, Taiwo Oyebola Agbona n’est pas emportée par le mirage du pouvoir, de l’autorité et du respect de ses sujets.

Au contraire, dit-elle, « cela m’encourage à m’améliorer et dans la mesure où les citoyens me regardent comme un dieu, je n’ai pas droit à l’erreur ».

Après un an et quelques mois de pratique, Taiwo Oyebola Agbona s’inspire déjà de l’expérience de son père en gestion de conflits.