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Suite à l’affaire opposant Ousmane sonko à Adji Sarr une jeune masseuse qui accuse le leader du pastef de viol répétitif et menace de morts des heurts ont éclaté dans quasiment toute l’étendue du pays occasionnant des blessés grave et une douzaine de morts.

Suite à ses événements L’organisme de défense des droits de l’homme, Amnesty International réclame justice pour les familles des victimes tuées lors de ses manifestations enregistrées dans notre pays. Selon le journal les Echos, Seydi Gassama et ses collègues qui affirment avoir recensé 12 morts et 400 blessés ont commis 10 avocats pour défendre les familles des victimes.

Pour rappel Amnesty avait déjà posé un acte fort en faisant signer une pétition à des milliers de sénégalais pour réclamer l’ouverture d’une enquête dans cette affaire. 

«Les manifestations qui se sont déroulées au Sénégal dans la période du 3 au 8 mars 2021 ont été durement réprimé par les forces de sécurité, entrainant des pertes en vies humaines et des blessés. Des enquêtes doivent être ouvertes afin que les responsables rendent compte de leurs actions», déplorait Seydi Gassama. 

Il a avait également exhorté le ministre de la justice à  assurer l’accès à la justice et à des recours efficaces pour les victimes et leurs familles.

« La vérité doit être établie sur la présence d’hommes armés en civil, pourchassant les manifestants à Dakar du 3 au 8 mars. Le fait que certains de ces hommes armés portaient des fusils et tiraient sur des manifestants me préoccupe beaucoup», réclamait Seydi Gassama. 

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Les manifestations nées de l’arrestation de l’opposant Ousmane Sonko, cité dans une affaire de mœurs, ont eu d’importants dégâts dans le secteur de l’emploi et du commerce.

Ce sont les dégâts collatéraux des émeutes suite à l’arrestation de Ousmane Sonko. Plusieurs stations d’essence Total et des magasins d’Auchan ont été la cible des manifestants.

D’après L’Observateur, plus de 2000 emplois ont été suspendus à Total, et d’importantes perturbations notées dans le secteur du commerce.Les pertes sont estimées à plusieurs milliards.

Et comme quoi un malheur n’arrive jamais seul, à Auchan, des travailleurs contractuels ont été remerciés.


L’Etat du Sénégal a été condamné, ce 18 mars, à verser 200 millions de francs CFA à Amadou Sarr Gningue. Blessé à l’œil, il est rescapé des événements de 2014 qui ont occasionné la mort de l’étudiant Bassirou Faye, à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar.

L’étudiant, double maitrisard en physique et en chimie à l’époque, avait reçu une balle dans l’œil.

Le jour du drame , il rendait visite à son professeur-encadreur, dans le cadre de son mémoire de Master.

C’est quand il est retourné dans sa chambre pour prendre son porte-monnaie qu’un policier lui a tiré, à bout portant, une balle à l’œil.

L’étudiant, double maitrisard en physique et en chimie fut évacué en France pendant une duree de huit (8) mois pour soins de  sa blessure, il est revenu avec une prothèse oculaire.

 l’Etat du Sénégal a été déclaré responsable de cet accident.

Son avocat, Me Assane Dioma Ndiaye, avait traîné l’Etat devant la première chambre du tribunal civil pour réparation.

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Les arrestations se poursuivent après les manifestations qui ont occasionné des saccages et pillages de nombreux magasins, stations et des banques à Pikine, dans la banlieue dakaroise. Vingt-trois (23) manifestants identifiés, ont été mis aux arrêts et déférés au parquet. Ils sont accusés d’avoir tenté de défoncer le guichet automatique de billets (Gab) de la banque « Coris ». 

Selon L’Observateur qui donne l’information, dans son édition de ce lundi 15 mars 2021, leur arrestation a montré que les manifestants qui réclamaient « la libération du député Ousmane Sonko », arrêté pour « trouble à l’ordre public » ont été infiltrés par des malfaiteurs. 

Pour rappel, après avoir attaqué et pillé les magasins Auchan, des manifestants ont été signalés dans la nuit du jeudi 04 mars à l’agence « Coris Bank » de Pikine. 

Munis de pierres et autres projectiles, les manifestants ont commencé par saccager l’agence avant de donner l’assaut, pour tenter de de défoncer la porte du distributeur automatique de billets de banque (gab).

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Pour réclamer la libération du leader du parti Pastef/Les Patriotes, plusieurs Sénégalais avaient investi la rue, la semaine dernière. C’est au cours de ces échauffourées avec les forces de l’ordre que des manifestants ont saccagé plusieurs magasins Auchan à Dakar et dans d’autres localités du pays.

20 jeunes manifestants dont 1 mineur ont été placés hier, sous mandat de dépôt par le juge du 8e cabinet. Il leur est reproché les délits de  vol en réunion commis avec effraction,  trouble à l’ordre public,  participation à une manifestation non autorisée, entre autres. Ces jeunes ont été arrêtés, lors des pillages des magasins Auchan de Zac Mbao et Keur Massar. 

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Le Ministre de l’Intérieur, Antoine Félix Abdoulaye DIOME, était, ce mercredi 10 mars 2021, aux chevet des blessés  des manifestations de ces derniers jours. Il était en compagnie du Haut Commandant de la Gendarmerie Nationale et du Directeur Général de la Police Nationale.
Le ministre de l’Intérieur a rendu visite aux blessés civils comme militaires. Ces patients se sont retrouvés à l’hôpital  suite aux manifestations, qui ont fait 11 morts et près de 590 blessés.

 

 

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Cheikh Diouf, le jeune qui a été amputé du bras lors des manifestations de ces derniers jours au Sénégal, a été arrêté et placé en garde à vue. Le journal « Libération » qui révèle les raisons de son arrestation malgré sa blessure, informe qu’il a été sous le coup d’un mandat d’arrêt délivré par le juge de Diourbel pour sa participation présumée à une série de cambriolages, dans la région du centre. A Diourbel, il serait même surnommé « Cheikh bandit ».

Etant activement recherché, il a été reconnu par les forces de l’ordre après qu’il ait accordé un entretien à un média pour parler de sa blessure à la main. Après son arrestation, il a été placé en garde à vue.

Blessé lors des manifestations qui ont éclaté le mercredi 3 mars suite à l’arrestation d’Ousmane Sonko, Cheikh Diouf a été arrêté mardi 9 mars par des éléments de la police centrale à sa sortie de l’hôpital Aristide le Dantec, où il s’était rendu pour un pansement.

Selon son témoignage, il a été confondu avec les manifestants alors qu’il rentrait de son travail. Il a reçu une bombe lacrymogène au bras et finira par se faire amputer.

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La liberté de Ousmane Sonko à valu la prison pour certain.

Le bilan approximatif des arrestations lors des manifestations est lourd. Sur 500 jeunes arrêtés, 350 ont été déférés et 150 sont emprisonnés selon le journal l’Observateur.

À Pikine, 125 manifestants ont été déférés au parquet. À Ziguinchor et Bignona, 8 jeunes ont été envoyés en prison et 3 déférés. 40 manifestants ont été arrêtés puis libérés. À Mbacké, 27 jeunes ont été placés sous mandat de dépôt. À Mbour, 20 jeunes ont été déférés dont 2 mineurs, 4 libres. À Kaolack, 3 jeunes, dont le manager du groupe Keur Gui, ont été emprisonnés. À Louga, une trentaine de manifestants ont été arrêtés, dont 19 déférés et 4 placés sous mandat de dépôt.

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La furie des manifestants a fait beaucoup de dégâts. Le Secrétaire général de la Confédération nationale des travailleurs du Sénégal / Forces du changement (CNTS/FC), Cheikh Diop, révèle que 70 stations ont été saccagées. Interrogé par Le Soleil, il souligne que c’est Total Sénégal qui a payé le plus lourd tribut avec 50 stations saccagées.

Ensuite, viennent les stations Shell de Vivo Energy, 12 stations, Ola Energie, une dizaine et Puma Energie, une station saccagée.

Le syndicaliste alerte sur un risque de pénurie de carburant.

« En plus des graves entraves au fonctionnement du système d’approvisionnement déjà éprouvé par la crise sanitaire de la Covid-19, si la situation perdure, il y a un risque de pénurie de carburant, et de gaz », avertit-il, soulignant que cette situation risque également d’entraîner des « milliers » de pertes d’emplois.

Cheikh Diop appelle les manifestants à la raison et au sens civique pour « sauvegarder » l’intégrité physique du personnel et « préserver » leur outil de travail.

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Après la pluie c’est beau temps même si  le pays porte encore les stigmates visuels des vives tensions de la semaine dernière Le calme est revenu à Dakar et dans les autres régions du Sénégal et ce suite aux discours du président de la République Macky Sall et du leader du Pastef Ousmane Sonko.

Par ailleurs , la pression est palpable au tribunal de Guédiawaye/Pikine. Pour cause, les familles des personnes arrêtées lors des manifestations ont assiégé le tribunal pour demander leur libération.

La sécurité est hautement renforcée sur les lieux. Il faut préciser que plus de 100  personnes ont été arrêté dans la banlieue dakaroise durant cette période de tension. Elles sont poursuivies pour participation à une manifestation non autorisée et trouble à l’ordre public. Elles ont été interpellées dans les communes de Yeumbeul, Malika et Keur Massar.