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Attrayant pour les industriels, le plastique est un produit particulièrement nocif dont il faut stopper la production à grande échelle, si l’on veut éviter un désastre environnemental.

Selon le Programme des Nations unies pour l’environnement (Unep), la pollution est, avec la crise climatique et le recul de la nature, l’une des trois menaces auxquelles notre planète fait face. Et, parmi toutes les sources de pollutions et de déchets, le plastique occupe la première place. Chaque année, les humains produisent 300 millions de tonnes de détritus en plastique, et 11 millions d’entre elles finissent dans les océans. Sans action rapide menée à grande échelle, ces volumes devraient presque tripler d’ici à 2040.

Assaut contre les océans

Dans mon pays, le Sénégal, les artisans pêcheurs et les femmes qui transforment le poisson n’ont pas besoin des rapports de l’ONU pour savoir que cette crise est bien réelle. Les plages et les eaux, qui étaient vierges il n’y a pas si longtemps, sont maintenant infestées de sacs en plastique, d’emballages alimentaires, d’équipements médicaux, de bouteilles et de bouchons d’eau, de déchets provenant de cargos…

Le Sénégal n’est pas le seul pays dans ce cas : en quelques décennies seulement, chaque recoin urbanisé d’Afrique s’est retrouvé envahi par le plastique. Cette pollution frappe de manière disproportionnée les groupes marginalisés et les pays à faible revenu.

Cet assaut contre nos océans est directement lié au changement climatique et à l’acidification, qui dégradent l’écosystème marin. Environ 99 % du plastique dans le monde est dérivé de combustibles fossiles sales et non renouvelables. D’ici à 2050, le secteur du plastique pourrait représenter 20 % de la consommation mondiale totale de pétrole, et la pollution qu’il engendre, 3 % du budget carbone total de la planète.

La durabilité et le faible coût de ce matériau le rendent attrayant pour les industries. Mais cette résistance au temps fait qu’il est également néfaste à notre santé. Le plastique ne disparaît jamais vraiment. Il se transforme en fines particules, lesquelles sont avalées par les poissons ou les animaux de ferme et éventuellement consommées par les humains à travers leur nourriture et l’eau du robinet.

Colonisation par les déchets

Un océan rempli de plastique signifie donc également des corps humains remplis de plastique. Car l’océan fournit leur principale source de protéines à plus d’un milliard de personnes dans le monde. Au Sénégal, le poisson couvre environ 70 % des besoins en protéines animales de la population. Avaler du plastique peut augmenter le risque de cancer et causer des problèmes hormonaux, qui affectent aussi bien les fruits de mer que ceux qui les consomment.

La pêche est le deuxième secteur de l’économie et la principale source de devises étrangères. Les déchets en plastique nuisent à un écosystème déjà fragilisé par la pêche illégale, non déclarée et non réglementée, la surpêche, la fraude, l’industrie de la farine de poisson, etc. Le plastique s’écoule parfois dans l’océan avec les courants. Dans d’autres cas, il est volontairement importé en Afrique. Récemment, le géant allemand du transport maritime Hapag-Lloyd a été ainsi pris en flagrant délit de fraude par les douanes sénégalaises alors qu’il tentait d’introduire illégalement 25 conteneurs de détritus en plastique dans le pays.

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Il est grand temps de mettre fin à cette colonisation par les déchets, qui touche à la dignité humaine. Elle devrait être remplacée par un engagement inébranlable en faveur du développement durable et, donc, par une grande détermination des pays à lutter contre cette pollution.

Certains s’y essaient. En 2015, le gouvernement sénégalais a décidé d’interdire les sacs en plastique, puis, en 2020, les sachets d’eau et les gobelets en plastique. Bien que les autorités locales n’aient montré que peu d’empressement à mettre en pratique ces mesures, elles ont le mérite d’avoir conduit les ministres de l’Environnement des quinze pays de la Cedeao [Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest] à envisager l’interdiction des emballages en plastique dans la région d’ici à 2025.

Vraies fausses solutions

Une prise de position qui mériterait d’être saluée, mais que certaines grandes industries considèrent comme une réelle menace et tentent de contrecarrer en proposant de vraies fausses solutions qui ne favorisent ni le passage d’une économie à usage unique à une économie de réutilisation, ni la réduction des matières en plastique produites. Certaines promettent par exemple de recycler, alors qu’elles se contentent de jeter leurs ordures dans d’autres pays. D’autres placent trop d’espoir dans des technologies immatures. Or ces fausses solutions créent une diversion et font oublier les causes profondes de la crise due aux déchets en plastique. Et permettent à la production de plastiques à usage unique – marchandise préférée des entreprises pollueuses – de perdurer.

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Il n’y a qu’une seule vraie solution pour surmonter la crise due à ce produit chimique toxique : mettre fin à sa production de masse. Les gouvernements doivent être concentrés et implacables : l’adoption d’interdictions des plastiques à usage unique et le renforcement de leur application là où elles existent sont essentiels pour que nous puissions demander des comptes aux grandes entreprises. D’autres mesures positives incluent l’investissement dans la recherche et le développement d’autres substances réutilisables comme les bouteilles en verre, les pailles en acier inoxydable ou les cabas, ainsi que l’incitation à les utiliser.

Le Ghana à l’origine de l’appel à un traité mondial

Grâce aux nombres croissants de personnes exigeant une Afrique sans plastique et de pays champions à travers le continent, les avancées sont positives. Avec le Ghana à l’origine de l’appel à un traité mondial sur le plastique, nous pouvons partager les progrès réalisés en Afrique avec le reste du monde. Et alors que le continent ouvre la voie à un avenir sans plastique, nous espérons que la planète se rendra compte que nous refusons le statut de dépotoir mondial. Au lieu de raccourcis colonialistes, les pays devraient investir dans le développement et l’adoption de systèmes d’élimination des déchets et de solutions réutilisables.

 

 

La Coopération pour le développement et l’amélioration des transports urbains et périurbains (CODATU), réseau membre de l’Agence universitaire de la francophonie, organise, en partenariat avec l’Association Climate Chance et le Conseil exécutif des transports urbains de Dakar (CETUD), la Semaine de la mobilité durable et du climat à Dakar, au Sénégal, du 13 au 17 septembre 2021), a relayé le site d’information actif.auf.org.

Le média cité précise que la Semaine de la mobilité durable et du climat (SMDC2021) est un événement international majeur, en amont de la conférence de Glasgow sur les changements climatiques (COP26) prévue du 1er au 12 novembre 2021 et qui a pour objectif d’accompagner les politiques de mobilité durable et la lutte contre le changement climatique dans les pays en développement.

Cette semaine sera l’occasion de tenir, de manière simultanée, le troisième Sommet Climate Chance Afrique et la Conférence XVIII de CODATU, qui célébrera aussi son quarantième anniversaire.

La SMDC2021, explique actif.auf.org, sera ponctuée de moments forts, avec des sessions techniques et plénières de très haut niveau dont la conférence des ministres, la conférence des maires d’Afrique subsaharienne, ainsi que celle des partenaires techniques et financiers. Elle permettra d’engager les acteurs sur la « Déclaration de Dakar », nouveau point de départ du programme d’actions pour les 10 prochaines années en matière de mobilité durable dans les pays en développement.

L’engagement mutuel de ces partenaires repose sur le socle commun de la mobilité au quotidien dans les pays en développement, ses impacts sur les populations urbaines et de la lutte contre les changements climatiques au niveau territorial.

 

La fréquentation massive de la plage de Somone due à une forte urbanisation n’est pas sans conséquence sur sa propreté mais également sur son écosystème.

Consciente de la gravité du phénomène, l’Alliance pour le développement de la Somone, pilotée par Mme Raïssa Béatrice Fall Diop, a procédé à sa 3ème édition de nettoyage de la plage de la localité. Cette opération dénommée ‘’Taaral Tefess’’ vise à contribuer à l’atteinte des cibles des Objectifs du Développement Durable (OOD 3, ODD 6, ODD 13 et ODD 14). Il s’agissait de « sensibiliser les populations sur les dangers des déchets notamment le plastique sur la biodiversité marine (survie des tortues marines) », relève un communiqué de presse. L’Ads prône en outre une implication à tous les niveaux pour éliminer définitivement les dépôts sauvages d’ordures afin de rendre les plages de la Somone fréquentables et agréables

« La Sensibilisation des résidents et des visiteurs, la collecte, le tri, et le recyclage pour donner une deuxième vie aux déchets sont les missions que se sont assignés l’Ads et ses partenaires pour préserver notre littoral et la biodiversité marine (faune aquatique et flore) », lit-on dans un communiqué

 

Le secrétaire général de l’Agence sénégalaise de la reforestation et de la Grande muraille verte, le colonel Moussa Diouf a indiqué, dimanche 29 août 2021 à Mbartoubab, une localité située dans la commune de Sieul, région de Louga que sa structure nourrit l’ambition d’atteindre un taux de survie d’au moins 80% de ses plantations afin d’avoir, d’ici à cinq ans, « une grande muraille verte bien établie ».

« Nous voulons que tout ce qui est planté survive. C’est l’ambition que nous avons pour que nos plantations se portent bien et que d’une année à l’autre nous ayons des taux de survie d’au moins 80%, pour que d’ici à cinq ans au plus nous ayons une Grande muraille verte bien établie », a-t-il dit.

L’Agence sénégalaise de la reforestation et de la Grande muraille verte précise que pour parvenir à cet objectif, un « système de contrat-plante est mis en place pour contractualiser avec les communes », a signalé M. Diouf lors d’une journée de plantation organisée à Mbartoubab.  

Il a expliqué que les communautés locales auront en charge pendant un an la production de plants, le reboisement, la reforestation, l’arrosage et la surveillance, le temps de regarnir et remplacer les plants morts la saison suivante.

A ce propos, le colonel Diouf affirme que « des moyens de l’agence seront mis à la disposition des populations et nous sommes en train de recruter 7 000 jeunes qui seront réparties dans toutes les communes du Sénégal et en particulier, sur le tracé de la Grande muraille verte ».

Le secrétaire général de l’Agence sénégalaise de la reforestation et de la Grande muraille verte a, en outre, annoncé le recrutement de 500 jeunes dans le département de Louga, lesquels seront déployés dans les communes pour sensibiliser sur la Grande muraille verte, mais aussi s’occuper de la surveillance, de l’entretien et de la lutte contre les feux de brousse ainsi que du regarni et de l’arrosage.

Rappelons que la commune de Sieul est l’une des 16 communes du tracé de la partie sénégalaise de la Grande muraille verte, un projet continental commun à 11 pays situés dans une zone allant du Sénégal à Djibouti. Son objectif est de stopper l’avancée du désert à travers la mise en place d’une bande d’arbres, aussi mais de favoriser le développement local.

« Le Sénégal est en train de jouer sa partition à Sieul, sur une parcelle de 450 ha. Vous avez vu toute la mobilisation de la population, du maire et des communautés pour appuyer ce programme », s’est félicité le secrétaire général de l’Agence. L’objectif vise à reboiser un million 300 mille plantes, dont 45 000 à Mbartoubab

Pour atteindre Mbartoubab, il faut, à partir de la commune de Keur Momar Sarr, emprunter une piste latéritique boueuse, conséquence des dernières pluies. On débouche ensuite sur une immense forêt formée de centaines d’arbres. Ici, impossible de ne pas tomber sous le charme de la palette de couleurs que présentent les arbres, arbustes, buissons et le tapis herbacé. Un paysage captivant dont seule la course affolée des chèvres et des moutons broutant de l’herbe au bord de la piste, vient perturber la contemplation au passage d’une voiture. C’est ce décor qui s’expose sous les yeux du passant jusqu’à Mbartoubab, a-t-on décrit dans l’Agence de presse sénégalaise (APS).

Sur place, une cinquantaine d’hommes et de femmes dont des adolescents s’activent. Ils sont divisés en plusieurs groupes. Pendant que certains creusent, d’autres, regroupés autour d’un baril, remuent énergiquement une substance gluante qui est ensuite versée sur de petits sauts transportés par des femmes puis versée sur des trous destinés à recevoir les plantes.

« Pour se donner une chance d’avoir un succès dans la reprise des plantes, nous avons mis des sillons qui vont permettre de capturer l’eau de pluies qui ruisselle », a-t-il expliqué.

Ensuite, nous avons aussi utilisé cette substance gluante, des polymères appelés pluies solides qui sont des particules qui (…) vont se gonfler et permettre de capter l’eau et de la mettre à la disposition de la plante. Voilà l’innovation », expliqué Alioune Guissé, professeur titulaire d’écologie à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD).

Pour sa part, le Directeur de la grande muraille verte, Gora Diop a soutenu : « nous avons deux facteurs limitants au niveau du tracé de la muraille verte. Le premier, la protection des parcelles, car l’essentiel du cheptel national s’y trouve. Le second est l’aridité et la rareté de l’eau. Aujourd’hui, un travail du sol a été fait, et il permet de retenir le maximum de l’eau par l’utilisation d’un polymère qui nous permet de diminuer l’évaporation de l’eau ».

« En début année, au niveau de la Grande Muraille verte, nous avons planifié une production d’un million 300 mille plantes qui sont réparties dans 10 pépinières tout le long du tracé de la Grande Muraille, verte dans 16 communes. Et leur production nous permet de réaliser ces différents chantiers de reboisement », a-t-il poursuivi.

Signalons qu’au début de la semaine dernière, la délégation s’était rendue à Golmy, un village situé dans le département Bakel, à Ranénou dans la région de Matam, puis à Mbartoubab. Dans le cadre de la planification annuelle, il est prévu d’y réaliser 6 200 ha de plantation massive sur tout le long du tracé de la muraille verte.

Selon M. Diop, il est prévu de reboiser, sur la parcelle de Mbartoubab, 45 000 plantes composées de cinq espèces différentes. « Au moment où nous parlons, nous avons dépassé pratiquement la moitié », a-t-il indiqué.

Le maire de la commune de Sieul, Sidy Dior Ka, s’est réjoui de l’initiative qui, selon lui, est un « grand espoir pour le pays, car pouvant contribuer à stopper l’avancée du désert, développer l’élevage et contribuer au développement économique des localités ».

À l’instar de la communauté internationale, le Sénégal a célébré le 1er aout 2021, la journée nationale de l’arbre sous le thème de la « restauration des terres source d’emplois et de sécurité alimentaire ». L’arbre parrain cette année est le Caïlcédrat.

La célébration de la journée de l’arbre marque aussi le lancement de la campagne de reboisement au niveau national. Le ministre de l’Environnement qui a présidé cette journée, a indiqué que son département n’entend pas faire moins que l’année précédente où plusieurs régions avaient reçu la visite de la délégation du ministère. Il a en outre appelé les jeunes pour le suivi des espèces et annoncé des sanctions contre ceux qui détruisent les forêts.                      

Lors de ce rassemblement, la reconstitution des bases productives et du couvert végétal est vivement prônée. C’est dans cette optique que le ministre sénégalais de l’Environnement et du Développement durable, Abdou Karim Sall a, de nouveau, appelé les partenaires financiers et autres acteurs de l’environnement à s’engager dans la reconstitution des bases productives et du couvert végétal afin de favoriser la création d’emplois verts et décents.

« J’appelle, une fois encore, à l’engagement des partenaires techniques et financiers, des acteurs privés, en vue de la reconstitution des bases productives et de notre couvert forestier » » a notamment déclaré Abdou Karim Sall qui présidait dans la capitale sénégalaise, la 38ème édition de la Journée de l’arbre.

« Ce n’est qu’à ce prix que nous construirons durablement notre avenir en termes d’opportunités de création d’emplois verts décents et de renforcement de la résilience de nos écosystèmes et de nos communautés », a-t-il avancé.

« Il nous faut d’ores et déjà investir davantage dans la restauration des sols afin d’améliorer les moyens de subsistance, réduire les vulnérabilités contribuant au changement climatique et assurer la relance de l’économie », a insisté Abou Karim Sall.

Il a insisté sur le fait que la restauration des terres dégradées pour une meilleure productivité était bien à notre portée en tenant compte « dans chacune de nos actions, dans nos domaines respectifs ».

Il a ainsi exhorté toutes parties prenantes à se mobiliser davantage pour la conservation de notre patrimoine naturel.

« Au-delà de son caractère symbolique, la Journée de l’arbre nous offre, le premier dimanche du mois d’août de chaque année, un moment privilégié d’introspection, d’action mais aussi, d’évaluation des progrès accomplis et de projection dans la mise en œuvre des stratégies, sur toute l’étendue du territoire national », a-t-il fait valoir.

Cette manifestation, instituée par décret depuis 1983, constitue une occasion exceptionnelle, pour accroître la prise de conscience de l’importance des forêts et des terres dans notre développement économique et social, a-t-il renchérit.

M. Sall a rappelé que la célébration de cette journée interpellait « notre conscience, notre responsabilité individuelle et collective à considérer la terre productive comme la mère nourricière. Sans terre, pas de vie et sans vie, pas d’avenir ».

Selon lui, « les circonstances actuelles particulières, marquée par la pandémie de COVID 19 dont le caractère zoonotique est avéré, invite au rétablissement de l’harmonie dans notre relation avec la nature ».

La productivité et les productions des agro systèmes sont de plus en plus précaires face à l’exploitation irrationnelle des ressources naturelles et aux changements climatiques, a-t-il déploré.

« Dans notre pays, la dégradation affecte 34 % des terres et engendre la détérioration des systèmes de production agro-sylvo-pastoraux tout en sapant les bases de la sécurité alimentaire et de la croissance économique », a dit Abdou Karim Sall.

Ainsi, « la quête d’un développement durable qui est au cœur de nos préoccupations, ne saura être une réalité, en occultant les questions de la gestion durable des terres, de la diversité biologique et de la sécheresse » a-t-il fait valoir.

Sous ce rapport, a souligné le ministre, « la cible 15.3 des objectifs du développement durable, prévoit d’ici à 2030, de restaurer les terres et les sols dégradés, ou touchés par la sécheresse ou les inondations, afin de parvenir à la neutralité de la dégradation des terres ».

Dans cette même dynamique, le système des Nations Unies, a récemment lancé la décennie des Nations Unies pour la restauration des écosystèmes (2021-2030) pour amener les Etats à s’unir pour protéger et restaurer les écosystèmes dans l’intérêt de la nature et des êtres humains.

A cet égard, a-t-il fait observer, « d’importants efforts ont été déployés dans notre pays en faveur de la restauration des écosystèmes dégradés ».

A ce propos, « nous pouvons noter le renforcement du corpus juridique pour la réduction des pressions humaines sur les ressources forestières, la conservation et la valorisation de la diversité biologique, la lutte contre les feux de brousse et l’exploitation illicite du bois, la vulgarisation d’espèces forestières et agro-forestières résistantes aux changements climatiques et la formation et la sensibilisation des acteurs ».

Le ministre a relevé à ce sujet cette année un classement inédit depuis plus de 50 ans, par le chef de l’Etat de 9 nouvelles forêts dans le cadre de la mise en œuvre du PSE vert.

Il a estimé que « la participation des franges actives du pays était cruciale pour l’atteinte des objectifs fixés ».

« Notre pays recèle en sa jeunesse un atout de taille. Ainsi, adresser la question de la participation mais aussi de l’emploi des jeunes, s’avère dans le contexte actuel particulièrement urgent au Sénégal » a-t-il laissé entendre.

En termes d’opportunités, le secteur de l’environnement et du développement durable offre d’importantes possibilités de création d’emplois.

« Notre ambition est de promouvoir les métiers verts qui font partie des meilleurs gisements de création de richesses et d’emplois » a-t-il ajouté.

D’après lui, l’objectif est de donner corps à la vision du chef de l’Etat, exprimée à travers le programme d’urgence pour l’insertion et l’emploi des jeunes « Xeyu Ndaw ñi » qui permettra d’assurer, le recrutement d’au moins 10 000 jeunes.        

La conseillère fédérale suisse en charge de l’environnement, du transport, de l’énergie et de la communication, Simonetta Sommaruga, a assuré mardi à Dakar de l’engagement de son pays à accompagner le Sénégal dans la mise en œuvre de sa politique d’adaptation au changement climatique.
« La Suisse est très engagée à accompagner le Sénégal dans sa politique d’adaptation » au changement climatique à travers des projets agricoles mais également par le biais d’autres secteurs, a-t-elle dit.
Simonetta Sommaruga et son homologue sénégalais Abdou Karim Sall (Environnement et Développement durable) ont signé le même jour, au nom de leur pays respectif, un accord de coopération relatif à la mise en œuvre de l’Accord de Paris sur le réchauffement climatique, entré en vigueur en novembre 2016.
« Cet accord conduira à des investissements verts et contribuera au développement durable au Sénégal », à travers des projets financés par la Suisse et qui lui permettront de contribuer davantage aux réductions des émissions globales avec ces mesures domestiques bénéfiques au climat, a expliqué la conseillère fédérale suisse.
Mme Sommaruga soutient que son pays reste très engagé dans les financements de l’adaptation au changement climatique, précisant que « cette coopération en développement bilatéral est soigneusement équilibrée, entre atténuation et adaptation ».
Avec l’accord signé avec le Sénégal, « le leadership de l’Afrique dans la mise en œuvre de l’Accord de Paris se manifeste », estime la conseillère suisse chargée de l’environnement, du transport, de l’énergie et de la communication.
« Il s’agit globalement du troisième accord de ce type, et le deuxième en Afrique », a indiqué Mme Sommaruga, se réjouissant de la coopération liant son pays au Sénégal.
Deux pays « tous à la tête d’un groupe de négociations dans le cadre de la diplomatie climatique, internationale », a-t-elle relevé.
Aussi la conclusion de cet accord bilatéral constitue-t-elle « un signal fort pour les négociations climatiques en cours », sans compter que la Suisse a déjà contribué volontairement, en 2019, « à hauteur de 15 millions d’euros au Fonds d’adaptation (FA) ».
« Nous sommes heureux d’envisager d’autres contributions », a-t-elle dit, ajoutant que « la coopération est au cœur de l’Accord de Paris, parallèlement à une action climatique nationale, ambitieuse ».
Le Sénégal et la Suisse, à travers cet accord de coopération les liant, « démontrent leur volonté de lutter contre le réchauffement climatique, malgré la pandémie ».
Dans ce cadre, la partie suisse prévoit de construire des installations de méthanisation agricole au Sénégal, en vue de réduire l’utilisation de bois et de charbon comme combustibles qui provoquent des pertes agricoles.
« L’accord manifeste la confiance entre nos nations et renforce nos relations bilatérales. Rassemblons nos solutions, afin de contribuer au succès de la prochaine conférence des parties à Glasgow », a lancé la cheffe du département fédéral suisse de l’Environnement à ses interlocuteurs sénégalais.
Le Royaume-Uni accueillera la 26e Conférence des Parties des Nations unies sur le changement climatique (COP26) à Glasgow du 1er au 12 novembre 2021.
En perspective de cette rencontre, le gouvernement britannique travaille autour de cinq campagnes que sont l’adaptation et la résilience, la nature, la transition énergétique, le transport routier propre et la finance.


Le président de la République, Macky Sall, a indiqué jeudi que plus de 200 milliards de francs CFA ont été mobilisés pour la mise en œuvre du projet de promotion de la gestion intégrée et de l’économie des déchets solides (PROMOGED), lancé jeudi dans la commune de Malika, avec l’objectif de promouvoir une industrie de recyclage de déchets solides dans sept régions du pays.

‘’Au total, ce sont 150 infrastructures de traitement de déchets qui seront installés dans 138 communes pour améliorer le cadre de vie de plus de 6 millions de personnes et générer 3000 emplois en particulier pour les jeunes et pour les femmes’’, a dit Président Sall lors de la cérémonie de lancement du projet sur la décharge de Mbeubeuss.

Il a souligné que c’est pour cette raison qu’il exhorte ‘’toutes les populations à s’approprier le PROMOGED, pour en faire un véritable outil d’hygiène communautaire’’. Selon lui, ‘’l’hygiène et la propreté ne sont pas seulement une affaire de l’Etat et du gouvernement. Elles engagent surtout notre responsabilité individuelle et collective. Ensemble, engageons-nous pour un Sénégal +zéro déchet+. Que chacun balaie devant sa propre porte pour un Sénégal plus propre et plus radieux’’.

Le Président Sall indique que ‘’le PROMOGED procédera à l’assainissement complet du site de Mbeubeuss avec l’installation d’une unité de tri et de compostage de déchets’’.

‘’Nous irons encore plus loin, dans la modernisation du cadre de vie de Keur Massar avec les plans directeur et d’urbanisme qui devront être établis pour ce nouveau département mais également avec l’installation des services de l’Etat faisant suite à la nomination des autorités administratives’’, a promis le chef de l’Etat.

En consacrant cette visite officielle au tout nouveau département de Keur Massar, il s’est dit conscient des défis majeurs de la salubrité et des inondations auquels la localité est souvent confrontée, assurant néanmoins que ces défis ne sont pas une fatalité.

‘’Nous avons commencé à les relever grâce aux travaux de la phase 2 du projet de gestion des eaux pluviales et d’adaptation aux changements climatiques, piloté par l’Agence de développement municipal (ADM), avec la création d’ouvrages hydrauliques et de voieries ainsi que divers aménagements paysagers qui seront finalisés à la fin de ce mois de juin (PROGED)’’, a signalé Macky Sall.

A ce propos, l’Etat du Sénégal, avec le soutien de la Banque mondiale, de l’Agence espagnole pour la coopération internationale au développement (AECID), de l’Agence française de développement (AFD) et de la Banque européenne d’investissement a initié la deuxième phase du programme national de gestion des déchets (PNGD), à travers le PROMOGED.

Il permettra de développer le tri et la récupération et de contribuer au développement de filières au Sénégal, axées sur la valorisation de matière par le recyclage et la valorisation organique à travers la production de compost.

Le projet cible le pôle de Dakar, le pôle de Thiès, le pôle nord, qui couvre Saint-Louis et Matam et le pôle Casamance, qui regroupe les régions de Zigunichor, Sédhiou et Kolda.

Le PROMOGED va toucher 758 114 ménages pendant son exécution qui va durer cinq ans (2021-2026).

Le chef de l’Etat Macky Sall a assuré mercredi de l’engagement de l’Etat à travailler à la préservation de la biodiversité et à la restauration des écosystèmes, soulignant dans ce sens « la nécessité d’une actualisation régulière » du Code de l’environnement, d’une « mise en œuvre qualitative de la stratégie nationale de lutte contre l’érosion côtière et d’une maîtrise de l’exploitation des terres agricoles.
Macky Sall, présidant la réunion du jour du Conseil des ministres, est revenu sur la célébration de la Journée mondiale de l’Environnement, le 5 juin, réaffirmant « l’engagement de l’Etat à mobiliser tous les moyens nécessaires à la préservation de la biodiversité et à la restauration des écosystèmes », a-t-on appris du porte-parole du gouvernement.
Il rappelle que « le secteur de l’environnement dispose d’un quota de 10.000 jeunes, dans le cadre du programme d’urgence pour l’insertion socio-économique et l’emploi des jeunes, dont 7000 postes sont dédiés à l’Agence sénégalaise de la reforestation et de la Grande Muraille verte, agence qui doit intensifier ses activités sur le terrain ».
Dans cette perspective, le chef de l’Etat demande au ministre de l’Environnement et du Développement durable, « d’accentuer la sensibilisation des populations, afin de renforcer la protection de nos forêts à travers la poursuite des actions de classement », de « lutte hardie contre les coupes et les trafics illicites de bois » et de « lutte sans relâche contre les feux de brousse ».
Selon le communiqué du Conseil des ministres, il a dans le même temps demandé à Abdou Karim Sall « d’amplifier l’exécution des projets d’aménagement paysager et de réalisation de bois de ville dans nos communes, conformément aux objectifs du PSE vert ».
« Le Président de la République indique, à cet égard, aux ministres en charge de l’Urbanisme, de l’Environnement et des Finances, l’urgence de finaliser les dossiers techniques et financiers nécessaires au lancement des travaux du Parc Forestier Urbain de Dakar Yoff », peut-on lire dans ce communiqué signé du porte-parole du gouvernement, Oumar Guèye.
Dans cet élan, le président Sall « insiste sur l’aménagement paysager rapide du Pôle urbain de Diamniadio, de même que la sauvegarde du potentiel écologique du Pôle du Lac Rose et des cordons dunaires le long de nos côtes », lit-on encore.
Le communiqué ajoute que le président de la République « demande, en outre, au ministre de l’Environnement et du Développement durable d’accélérer la mise en œuvre qualitative de la stratégie nationale de lutte contre l’érosion côtière, à l’image des résultats probants du projet de restauration des plages de Saly-Portudal ».
Il a par ailleurs souligné « la nécessité d’accorder une attention particulière à nos îles qui demeurent des identités remarquables de notre patrimoine historique, culturel et touristique », indique la même source.
De même le président Sall a-t-il rappelé « l’impératif d’assurer la maitrise de l’exploitation des terres agricoles, notamment dans les Niayes, zone qui concentre l’essentiel de notre production horticole ».
Il a invité le ministre de l’Environnement et du Développement durable, « à asseoir avec le ministre de l’Urbanisme, du Logement et de l’Hygiène publique, l’ancrage d’une économie circulaire dans le secteur des déchets, avec la mise en œuvre du Programme de promotion de la gestion intégrée et de l’économie des déchets solides (PROMOGED) », apprend-on de même source.
Elle rapporte que le président Sall « demande, en particulier, aux ministres en charge de l’Environnement et des Transports terrestres, de développer un Plan spécial d’amélioration de la qualité de l’air à Dakar, en relation avec les acteurs des transports et autres parties prenantes ».
Le chef de l’Etat invite par ailleurs le ministre de l’Eau et de l’Assainissement, « en relation avec le ministre de l’Environnement, de lui proposer un système de préservation de la qualité de l’eau dans nos cours d’eau et lacs », selon le communiqué du Conseil des ministres.
Il conclut que le président de la République a enfin signalé au Ministre de l’Environnement et du Développement durable, « la nécessité d’une actualisation régulière du Code de l’Environnement et de sa vulgarisation en vue de son appropriation par les populations ».

BK/ASG

Le directeur général de l’Agence pour la reforestation et la Grande muraille verte, Aly Haïdar, a demandé vendredi au représentant du khalife des Baye-Fall à Thiès de l’accompagner dans son ambition de mettre en place des pépinières villageoises à travers le Sénégal.

Aly Haïdar s’adressait à des journalistes après avoir offert un deuxième lot de 100 plants de cocotier à Serigne Djily Fall, représentant du khalife général des Baye-Fall à Thiès. 
 
Ces arbres représente la contribution de M. Haïdar au démarrage du projet du marabout de reverdir tous les domiciles de Cheikh Ibra Fall, à travers le pays, en commençant par celui du quartier Médina Fall, où avait vécu le fondateur de cette branche du mouridisme, avant de rejoindre son guide spirituel.
 
Le directeur général de l’Agence pour la reforestation et la Grande muraille verte, évoquant la variété des techniques de reforestation qu’utilise l’agence qu’il dirige, a dit sa préférence pour celle relative aux pépinières villageoises, dont il a discuté avec le marabout.
 
L’ambition de ces pépinière est doter les habitants de chaque village de semences de plantes de leur choix et de gaines pour les faire pousser, a expliqué Aly Haïdar. 
 
Une fois que les pépinières auront germé, les producteurs procéderont à des échanges de plantes à une période de l’année correspondant au mois de juin, afin de diversifier leur matériel végétal respectif.
 
Deux mois plus tard, en août, « période la plus pluvieuse de l’hivernage, toutes ces plantes pourront être mises en terre dans les maisons ou les champs. Ce seront des sources de revenus et de vitamines pour les populations », a-t-il dit. 
 
« Partout où les gens auront besoin de nous, nous serons partants », a assuré Aly Haïdar, disant compter notamment sur l’influence des leaders d’opinion comme le représentant du khalife des Baye-Fall, pour amener les populations à l’action dans ce domaine. 
 
Le directeur général de l’Agence nationale pour la reforestation a souhaité poursuivre son compagnonnage avec les Baye-Fall partout où il sera nécessaire de planter des arbres. Il a souligné les chances de réussite du projet, avec la force du « ndigueul » (consigne du marabout).
 
« Le Sénégal s’approvisionne en noix de coco en Côte d’Ivoire à coups de milliards’’ de francs CFA, alors que cette « pouvait rester dans le pays », a-t-il relevé. 
 
Il a indiqué avoir réceptionné 17.500 cocotiers venant de la Côte d’Ivoire et signalé que l’Agence pour la reforestation et la Grande muraille verte travaille avec la Mauritanie, d’où elle a convoyé beaucoup de dattiers, ainsi qu’avec la Guinée, pour avoir des plants de corossolier, de goyavier et d’avocatier.
 
A l’échelle nationale, divers types de semence d’arbres sont collectés dans la forêt de la Casamance, pour les besoins de cette reforestation, a indiqué Aly Haïdar. 
 
Des noyaux de fruits pourris sont aussi recueillis auprès des marchands de Sandiniéry, dans les paroisses lors des Pâques où des fidèles acceptent de ramener les pépins de fruit du baobab utilisés pour la préparation du « ngalax », signale M. Haïdar.
 
Il a dit que le même procédé sera utilisé pour collecter des noyaux de dattes pendant le mois de Ramadan, période de grande consommation de ce fruit, que l’agence compte faire pousser au nord du Sénégal, zone dont le climat est semi-désertique.
 
Aly Haïdar a insisté sur la sensibilisation pour que les pépins et amandes des fruits consommés ne soient pas jetés, mais semés et pour que tout le monde dispose de pépinières à domicile, afin de reverdir le Sénégal. 
 
M. Haïdar affirme avoir aidé à reboiser 20.000 ha de mangrove et collecté 200 millions de graines à semer depuis 2006.

Les acteurs du tourisme en Casamance sont très remontés contre les responsables de la filiale Sénégal air qu’ils accusent de bloquer le groupe belge TUI FLY, leader dans le tourisme mondial qui a manifesté son intérêt pour desservir la ligne Bruxelles, Dakar Cap Skiring et qui ambitionne de contribuer à la relance du tourisme dans le sud du pays. Face à la presse ,Augustin Diatta, le président du syndicat d’initiative du tourisme en Casamance s’est plaint de la situation tragique que traverse déjà le secteur du tourisme avant de solliciter l’arbitrage du chef de l’état pour aider les acteurs du secteur à sauver le tourisme en Casamance.

Moussa Ndaw