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Diplomatie

Le président de la République, Macky Sall, sera un des hôtes de la Conférence sur la démocratie prévue les 9 et 10 décembre prochains.

Selon une source diplomatique basée à Washington, le président sénégalais figure en bonne place dans la short-list de la Maison blanche pour participer à ce sommet virtuel initié par le président américain Joe Biden.

Le président de la République, Macky Sall, sera un des hôtes de la Conférence sur la démocratie prévue les 9 et 10 décembre prochains.

Selon une source diplomatique basée à Washington, le président sénégalais figure en bonne place dans la short-list de la Maison blanche pour participer à ce sommet virtuel initié par le président américain Joe Biden.


Le Sénégal, pays de la TERANGA (hospitalité) n’a jamais voulu instaurer un visa pour la zone Europe occidentale qui est devenue l’Espace Schengen.

Or, ces pays constitués en union économique et monétaire, continuent de demander des visas d’entrée dans leurs territoires. Ce déséquilibre conduit beaucoup de Sénégalais à réclamer la réciprocité. Ces discours me semblent politiquement légitimes car, la réciprocité est un acte fort pour exprimer son indépendance vis-à-vis des pays qui imposent un visa pour pénétrer sur leur territoire. Néanmoins, lorsque nous regardons de très près, nous constatons que des pays comme la Tunisie et le Maroc ne pratiquent pas la réciprocité, alors que la Côte d’Ivoire l’exige. Des choses simples nous sautent aux yeux : les deux premiers pays dépendent beaucoup de l’économie touristique et le dernier attire très peu de touristes.

Au Maroc, le tourisme engendre plus de 500 000 emplois et plus de 6% du PIB (Produit Intérieur Brut) et la Tunisie plus de 100 000 emplois et 25 % du PIB. La Tunisie a également commencé à diversifier son offre avec l’instauration du tourisme médical.

Nous pouvons dire sans nous tromper que les deux pays du Maghreb ne sont pas moins patriotes que le Sénégal. Le seul choix qui a prévalu les décisions du royaume du Maroc et la Tunisie est purement économique. Les retombées économiques sont énormes, également auprès des commerçants et des artisans locaux.

L’Euphorie de la victoire de Mackay Sall et les pressions politiques l’ont conduit à instaurer le 1 juillet 2013 un visa d’entrée pour les ressortissants de l’Espace Schengen. Les alertes sur les risques économiques portées par Mamadou Racine SY, chef d’entreprises et également Directeur de Sénégal Hôtels et les sénégalais qui vivent du tourisme, notamment sur la petite côte sénégalaise, n’ont pas réussi à convaincre le nouveau Président de la République à surseoir ou abandonner sa décision. Certains sénégalais ont crié haut et fort : «Enfin, nous sommes indépendants», comme si le Maroc et la Tunisie étaient à la botte de l’Europe. L’ancien Président Abdoulaye Wade (peut-être plus pragmatique et formé à l’Economie) n’est pas allé dans le sens de la réciprocité.

Le 1 mai 2013, le visa fut supprimé, suite certainement à l’évaluation des pertes économiques et la pression du milieu touristique. Il faut rappeler que les entreprises du tourisme au Sénégal ont créée 100 000 emplois et représentent 6% du PIB avant la COVID. Les zones touristiques commençaient déjà à souffrir de l’absence de touristes.

En effet, des familles entières ont perdu leurs emplois et des boutiques restent portes closes. La pandémie est venue «achever» certains commerçants qui vivotaient du tourisme. Le village artisanal de Somone a quasiment fermé ses portes, faute de clients. La réciprocité du visa est une farce intellectuelle qui ne nous permet pas de progresser car elle ne repose que sur une revanche ou des amertumes, d’autant plus que tous les ressortissants de l’Union Européenne qui veulent se rendre au Sénégal se voient délivrer leurs visas sans aucun souci.

Par conséquent, la réciprocité en bandoulière n’a pas de sens et les faits sont là pour nous dire qu’elle n’a jamais existé réellement. Si, par fierté nationale, c’est un acte symbolique, il faut cependant réfléchir à l’instar des pays touristiques qui favorisent de plus en plus l’entrée dans leur territoire à des millions de personnes qui viennent soutenir leur économie, parfois avec une simple carte d’identité, si le voyage est organisé par un tour opérateur.

Le Sénégal n’a pas les moyens de perdre des milliers d’emplois, des devises et des ressources liées au tourisme. Le Président Macky Sall a su se reprendre pour tenter de refaire du Sénégal une vraie destination touristique. Ce n’est pas gagné, car le Sénégal est devenu une destination très chère par rapport aux autres pays touristiques qui ont su «vendre» leurs pays à des prix très raisonnables. Le visa est une arme de dissuasion qui fait perdre beaucoup de ressources économiques, d’emplois… C’est un leurre de le considérer comme réciproque. Le combat patriote pour se faire respecter est ailleurs.

 

Le chef de l’Etat Macky Sall quitte Dakar ce jeudi en direction de Berlin la capitale de l’Allemagne, où il participera vendredi à la Conférence « Compact avec l’Afrique », à l’invitation de la chancelière allemande Angela Merkel, annonce le Pôle de communication de la présidence de la République.

Compact avec l’Afrique est une initiative lancée en 2017 sous la Présidence allemande du G20, en vue de stimuler l’investissement en Afrique par différents mécanismes de soutien, y compris les réformes nécessaires à l’amélioration de l’environnement des affaires.

Douze pays africains, dont le Sénégal, sont bénéficiaires de cette initiative.
En marge de la Conférence, le Président Sall aura plusieurs entretiens les 27 et 28 août avec des officiels et représentants du secteur privé, informe la Présidence de la République.

Le retour du Chef de l’Etat est prévu le 29 août.

Le Sénégal et le Mali ont convenu d’une reprise immédiate du trafic routier entre leurs deux pays et ont recommandé la redynamisation des comités nationaux de facilitation et d’assistance sur le corridor Dakar-Bamako, a-t-on appris de la partie sénégalaise.

Ces recommandations font partie des nombreux points sur lesquels les deux pays se sont accordés, en vue d’une « meilleure gouvernance du corridor Dakar-Bamako ».

Des délégations ministérielles malienne et sénégalaise se rencontrées à ce sujet, mardi, à Dakar, suite à l’interruption du trafic routier entre Dakar et Bamako, consécutive à un accident survenu le 15 août dernier à Kaolack, ville du centre du Sénégal.

Quatre morts et deux blessés graves ont été enregistrés dans cet accident qui a également provoqué de graves incidents.

Des jeunes principalement s’en sont pris à des camions immatriculés au Mali après ce drame.

Dans le cadre de leur « volonté commune » de « renforcer les relations de bon voisinage et de coopération en matière de transport et de transit routiers », les deux parties ont donc tenu une rencontre à Dakar aux sphères ministérielles de Diamniadio.

La rencontre a été présidée par le ministre Mansour Faye (Transports terrestres et Désenclavement) et sa collègue du Mali Dembélé Madina Sissoko, en charge des Transports et des Infrastructures.

Selon le communiqué conjoint publié à l’issue de la rencontre, les deux parties ont convenu de « redynamiser les comités nationaux de facilitation et d’assistance sur le corridor Dakar-Bamako » et de « reprendre immédiatement le trafic routier entre le Mali et le Sénégal ».

Elles ont également recommandé « la construction et la mise en service des aires de repos et de stationnement sur le corridor Dakar-Bamako », de même les deux parties ont convenu d’améliorer « la fluidité du trafic, en veillant au respect des normes de sécurité routière et du dispositif communautaire en matière de limitation de postes de contrôle, afin de lutter contre les tracasseries ».

Les deux délégations ont « recommandé aux acteurs de faire preuve de plus de responsabilité dans l’exercice de leurs activités et, notamment, de veiller au strict respect des dispositions du code de la route ».

Concernant l’accident survenu à Kaolack, « les deux ministres expriment leur solidarité et déplorent les débordements notés de part et d’autres ». 

Ils demandent par ailleurs aux acteurs du transport et aux populations de « travailler à la reprise normale du trafic routier inter-Etats entre Dakar et Bamako ».

Les deux ministres expriment en outre « l’engagement des deux Etats à faire respecter l’ordre public et invitent les personnes impactées à faire recours, si besoin, aux voies légales ». 

 

Le ministre algérien des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, a annoncé mardi la rupture des relations diplomatiques avec le Maroc voisin, en raison « d’actions hostiles » du royaume à l’égard de l’Algérie.

« L’Algérie a décidé de rompre ses relations diplomatiques avec le Maroc à partir d’aujourd’hui », a déclaré le ministre algérien lors d’une conférence de presse.

Le ministre a expliqué les raisons de cette décision en affirmant que « l’histoire avait montré que le royaume du Maroc n’a jamais cessé de mener des actions hostiles à l’encontre de l’Algérie ».

Il a en outre fait porter « aux dirigeants du royaume la responsabilité des crises répétées, qui se sont aggravées », un comportement qui « entraîne le conflit au lieu de l’intégration dans la région » du Maghreb.

Mercredi dernier, le Haut Conseil de Sécurité, présidé par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, avait décidé de « revoir » les relations avec le Maroc, accusé d’être impliqué dans les incendies meurtriers qui ont ravagé le nord du pays

« Les actes hostiles incessants perpétrés par le Maroc contre l’Algérie, ont nécessité la révision des relations entre les deux pays et l’intensification des contrôles sécuritaires aux frontières Ouest », selon un communiqué officiel algérien.


Ce dimanche, un camion malien est entré en collision avec un taxi aux environs de 15 heures à Kaolack , faisant 5 victimes dont 4 morts et un blessé grave. 
Pis, le véhicule de transport urbain s’est retrouvé sous le camion complètement endommagé après avoir été traîné sur plusieurs mètres à savoir de l’hôtel Arc-en-ciel à la devanture du cœur de ville.

Cet accident a suscité la colère des jeunes qui se sont défoulés sur 5 gros porteurs maliens stationnés le long de la route, entre Kaolack et Kahone et les ont totalement vandalisés .

A la frontière Malienne à Diboli, des chauffeurs maliens se sont pris également, en revanche, à une vingtaine de camions sénégalais.

Le ministre malien des Transports et des Infrastructures a appelé « au calme », assurant, « que les contacts sont pris avec les autorités sénégalaises pour faire toute la lumière sur ces graves incidents qui n’honorent pas les excellentes relations de fraternité et d’amitié entre les deux pays ».

De son côté, le ministre sénégalais des Transports a affirmé, dans un communiqué, que les acteurs de cet acte ignoble seront appréhendés et traduits devant la justice.

“Une enquête est en cours, je demande aux populations de rester calmes et de s’assurer que l’Etat du Sénégal fera le nécessaire” note le communiqué.

C’est sur ces entrefaites que le gouverneur de Kaolack a publié un arrêté interdisant la circulation des camions étrangers jusqu’à ce lundi pour des raisons d’ordre sécuritaire.

A handout photo distributed by the Senegalese Presidential Press Office shows Senegalese President Macky Sall preparing to a televised speech, on February 16, 2016 in Dakar. Sall said on February 16, 2016 the country’s top court had rejected his proposal to cut his current presidential term by two years to five. Sall had proposed 15 reforms in all, including limiting presidential terms to two mandates and expanding the powers of the national assembly and the constitutional council.
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Par Moutiou Adjibi Nourou.

Ancien  élève de l’École nationale d’administration et de magistrature du Bénin,  Moutiou Adjibi Nourou est spécialiste des questions africaines.


Depuis son arriv
ée au pouvoir en 2012, le président sénégalais, Macky Sall saffiche comme le héraut dune diplomatie régionale orientée vers le dialogue, lapaisement et la coopération diplomatique, militaire et économique avec ses voisins. Une posture qui sinscrit dans la prétendue destinée sénégalaise d’être « lami de tous les pays », selon les propres mots de Macky Sall. Cette approche des affaires africaines lui permet aussi de saffirmer comme un interlocuteur privilégié de la communauté internationale dans le domaine du respect de l’État de droit et de la démocratie en Afrique de lOuest, mais aussi de se garantir un réseau dalliés aux frontières.

Devenir le porte-parole des intérêts africains 

En demandant devant l’université d’été du Medef, en août dernier, la prolongation jusqu’en 2021du moratoire de la dette africaine par le G20, le président sénégalais a marqué un gros coup médiatique et diplomatique sur le continent. D’après lui, l’Afrique serait dans l’incapacité d’assurer le remboursement de ses dettes en 2021, du fait des conséquences économiques de la crise du Covid-19. Sur le continent, cette intervention a été vivement saluée et confirme surtout un leadership diplomatique sénégalais, qui prétend parler au nom de tous les pays africains. Elle est la conséquence d’un travail de fond, fondé sur la recherche systématique du consensus et l’intégration des organisations régionales dans la gestion de la politique africaine. Et surtout, d’une volonté personnelle assumée de se doter d’une stature régionale, voire internationale. Un pari presque réussi au vu de la tribunecosignée le 3 février dernier  avec Angela Merkel, Emmanuel Macron et les présidents respectifs de l’ONU, de l’Union européenne et du Conseil européen réclamant une réponse multilatérale à la crise du Covid-19. Le choix de Macky Sall pour représenter, sans le dire, les pays en développement n’est pas anodin.

L’approche diplomatique de Macky Sall n’est pas novatrice et s’inscrit dans la continuité des politiques amorcées depuis les indépendances, sous Léopold Sédar Senghor, Abdou Diouf puis Abdoulaye Waye. Surtout, Macky Sall a réussi à faire sauter les derniers verrous qui fragilisaient encore sa bonne entente avec les pays voisins. Son véritable coup de force fut le ralliement de la Gambie et de la Guinée-Bissau, deux pays frontaliers avec des tensions historiques, dans le giron sénégalais. En 2015, la discorde avec la Gambie était si marquée que Macky Sall avait décliné l’invitation de son homologue Jammeh à la célébration du cinquantenaire de l’indépendance gambienne. Du côté de la Guinée-Bissau, le soutien de Bissau à la révolte indépendante de Casamance, sur fond de litige frontalier, a longtemps été un facteur de tensions entre les deux pays. En 2009, la mobilisation des troupes bissaoguinéennes pour la protection des zones contestées avait failli dégénérer en conflit ouvert.

Une posture de chef de file des organisations régionales

Dans le cas de la crise gambienne de janvier 2017, le coup de maître de Macky Sall a sans doute été de mobiliser la CEDEAO afin de promouvoir « une gestion africaine des crises africaines ». Un marronnier, répété à l’envi -notamment par la France- pour éviter de lourds engagements diplomatiques, sinon militaires, qui jusqu’à alors, avait été ponctuée d’échecs cuisants. Même si, sous couvert de mobilisation régionale, le contingent militaire de la CEDAO était largement dominé par les troupes sénégalaises. Mais, dans les faits, le multilatéralisme africain -et le vernis légal qui l’accompagne- a prévalu face aux tentations mauritaniennes et guinéennes d’intervention militaire unilatérale. Mais la diplomatie du consensus cache une fine stratégie. Plus que des alliés, la Gambie et la Guinée-Bissau sont désormais gouvernés par deux protégés de Macky Sall. Au nord, le rapprochement avec la Mauritanie n’est aussi pas anodin, alors même que les relations restent empreintes d’une défiance mutuelle depuis le conflit de 1989 – 1992, encore aggravée depuis la mort d’un pêcheur sénégalais, abattu par des garde-côtes mauritaniens en 2017.

Dernière épine dans la politique d’ouverture diplomatique régionale du Sénégal, les relations tendues avec le voisin guinéen, dont le président, Alpha Condé, a récemment déclaré dans une interview à Jeune Afrique que « toutes les tentatives de déstabilisation visant la Guinée viennent du Sénégal. » Alpha Condé qui, en pleine dérive autoritaire, s’enferme de plus en plus dans une posture antioccidentale reproche au président sénégalais de refuser de renforcer la sécurité à la frontière pour empêcher les infiltrations d’éléments supposément hostiles à son régime, brandissant une menace sécuritaire. Pour l’instant, les deux parties tiennent un dialogue de sourds et la frontière reste fermée depuis plusieurs mois.

Les avantages économiques du rapprochement diplomatique 

Cette ouverture diplomatique du Sénégal a surtout produit des résultats conséquents sur le plan économique. Sous la houlette du président Sall, le Sénégal et la Mauritanie ont convenu en avril 2016 de jeter les bases d’une coopération intergouvernementale pour structurer un contrat formel d’exploitation des gisements gaziers chevauchant leurs frontières maritimes. Les deux pays ont convenu un partage à parts égales des recettes issues de la commercialisation de ces gisements, à partir de 2023. En février 2020, un accord a été paraphé à Dakar entre les ministres de l’Énergie des deux pays, BP et Kosmos Energy qui exploiteront les gisements et s’en serviront pour produire du gaz naturel liquéfié (GNL).

Sur ce volet, les négociations avancées entre le Sénégal et la Guinée-Bissau devraient aussi permettre aux deux pays d’exploiter conjointement un gisement pétrolier qui chevauche leurs frontières maritimes, dénommé AGC Profond. Il couvre une superficie de 6700 km2, à une profondeur d’eau qui varie entre 1 000 et 3 000 mètres. Le périmètre se situe dans la zone maritime commune établie en 1993 entre les deux pays.

Parfois en difficulté sur le plan intérieur, comme en témoignent les récents évènements violents nés de la colère d’une jeunesse sénégalaise désœuvrée et fragilisée par les conséquences économiques sur le plan sanitaire, Macky Sall utilise son intelligence diplomatique pour se garantir le soutien et l’amitié de ses voisins d’une part, mais aussi des grandes puissances, auprès de qui il souhaite parler d’égal à égal.

L’affaire suscite de l’embarras dans les milieux diplomatiques à Rabat et Dakar. Un avion marocain a été intercepté le 1er avril dernier et immobilisé par l’armée sénégalaise alors qu’il survolait la région de Casamance. L’aéronef qui transportait 4 personnes aurait fait des prises de vue des zones sensibles, y compris des bases reprises récemment par Dakar suite à un raid victorieux sur le mouvement rebelle des MFDC (Mouvement des Forces Démocratiques du Sénégal). Dakar a ouvert une enquête.

Le ministère sénégalais du Tourisme et des transports aériens a indiqué, dans un communiqué, que des « mesures conservatoires » ont été prises à travers l’immobilisation de l’avion incriminé et l’ouverture d’une enquête qui permettra de « déterminer les responsabilités » liées à cette intrusion jugée « très grave dans un pays souverain », ajoute la même source.
L’aéronef ne disposait d’aucune autorisation de navigation lui permettant de survoler la zone en question dans les « conditions définies par les lois et règlements », a signalé le ministère.

Selon les informations données par le quotidien L’Observateur, l’avion mis en cause avait pour objectif de survoler la Guinée-Bissau pour effectuer des prises de vues de « relevés topographiques ». Compte tenu des relations étroites entre les deux pays, des sources privilégient la thèse d’un avion privé qui se serait écarté de son plan de vol.