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COVID 19

Le Sénégal est de nouveau en état d’alerte contre la propagation de la pandémie du Covid-19, surtout après l’annonce des autorités sanitaires mauritaniennes de l’enregistrement de nouveaux cas variant du coronavirus d’origine indienne très réputé par sa vitesse de propagation.

En effet, deux régions mauritaniennes sont touchées dont le Guidimakha dans le sud Est du pays et la capitale Nouakchott.
Des centaines de Sénégalais, exerçant la pêche traditionnelle et les autres métiers liés aux BTP dont la maçonnerie, la soudure, l’électricité, se trouvent à Nouakchott.

Plusieurs sénégalaises détiennent également des restaurants au niveau de la capitale mauritanienne, autorisés depuis quelques semaines après avoir été fermés pendant des mois, au cours de la première vague de la pandémie, en raison de leur spécificité de lieux de rassemblement et donc de potentiel endroit de propagation de la pandémie du Covid-19.

Avec la fête de l’Aid El Fitr qui pourrait être célébrée mercredi ou jeudi prochain au Sénégal et la grande importance vouée par la population à cette fête du korité, au point de faire le déplacement vers la patrie pour commémorer au milieu des proches et des amis, ces moments de réjouissances, le risque d’infiltration de la souche mutée britannique au pays de la Terranga est décuplée.

Afin de ne pas prendre de risques , les autorités sénégalaises ont décidé d’agir sans toutefois chercher à trop indisposer les festoyeurs qui veulent entrer depuis la Mauritanie au pays.
C’est d’autant que ces expatriés ont tendance à faire des économies pendant leur absence du pays pour assurer un bon, prodigue et généreux retour au bercail.

Le cas vaut aussi pour la fête de l’Aid Al Kebir, la tabaski où les sénégalais imbattables dans l’acquisition de moutons gras et chers, accordent sans retenue à ces moments religieux toute leur attention,

Ainsi pour dire et pour parer à la propagation du variant indien du coronavirus, des mesures plus contraignantes ont été prises au niveau de la frontière avec la Mauritanie, rendant ainsi obligatoire le test Covid-19 aux voyageurs.
Le débarcadère de Rosso reste le seul point de passage ouvert entre les deux pays pour les besoins des échanges commerciaux, rappelle-t-on.


Le test RT-PCR : Reverse Transcriptase-PCR  pour « Transcriptase inverse-Réaction en Chaîne par Polymérase » est un test de diagnostic moléculaire mettant en évidence la contraction d’un virus par une personne. La plupart des tests PCR sont réalisés sur des échantillons prélevés en utilisant des tampons nasaux. Les sécrétions nasales, le sang, la salive, l’urine ou encore le liquide amniotique peuvent être testés par PCR. Les échantillons sont ensuite analysés à l’aide d’une méthode appelée amplification en chaîne par polymérase (PCR), qui détecte l’ADN du virus : soit le génome qui permet son identification. La recherche ne peut démarrer sans ce morceau de code génétique spécifique à chaque virus.

Le prix élevé des tests Covid-19 pourrait freiner la reprise de l’aérien. C’est l’alerte que lance l’association internationale du transport aérien (IATA) auprès des gouvernements. Seule la France fait figure d’exception, qui garantit la gratuité des tests.

L’IATA a dressé un comparatif du prix des tests PCR pratiqués dans 16 pays à travers le monde. Dans son étude, seule la France est en accord avec les recommandations de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), qui préconise que les gouvernements assument le prix des tests Covid-19 pour les voyageurs.

Pour un test, les tarifs moyens dans les quinze autres pays oscillent entre 90$ et 208$. Selon les chiffres de l’IATA, la Malaisie pratique le prix le plus bas à 20$ et le Royaume-Uni le plus haut à près de 420$. « Le prix moyen d’un billet aller simple, incluant les taxes, coûtait 200$ en 2019. Un test PCR à 90$ augmente le prix du billet de 45% pour atteindre 290$. Un test supplémentaire à destination augmente le prix du billet à 380$ soit 90% du prix initial. » Le prix moyen pour un aller-retour augmente ainsi le prix du billet de 400 à 760$.

Sur la base des mêmes données, la facture est salée pour une famille de quatre personnes. « Un voyage qui aurait coûté 1.600$ avant le Covid, approche du double avec 3.040$ (dont 1.440$ uniquement pour les tests) » ajoute l’IATA.

« Les voyages sur de courtes distances jusqu’à 1.100 km risquent d’être fortement impactés » fait remarquer Willie Walsh, directeur général de l’IATA, qui conclue que « avec un prix de 105$, les tests coûteront plus cher que le prix du billet. »

L’association internationale invite à suivre l’exemple de la France et les recommandations de l’OMS de manière à favoriser la reprise du transport aérien. « Plusieurs états ignorent leurs obligations, mettant en péril la reprise ainsi que des millions d’emplois sans oublier qu’un prix élevé du test PCR peut favoriser les faux certificats » alerte encore l’IATA.

 

Les laboratoires Pfizer et BioNTech ont promis, jeudi, de distribuer leur vaccin contre le Covid-19 pour permettre le bon déroulé des JO de Tokyo alors que l’évènement inquiète toujours la population japonaise.

Pfizer et BioNTech font un geste pour les JO. Les deux laboratoires ont annoncé, jeudi 6 mai, qu’ils allaient donner des vaccins contre le Covid-19 aux participants, inégalement protégés pour l’heure selon les pays, afin de permettre à l’évènement sportif planétaire de se tenir dans de bonnes conditions sanitaires.

Les deux entreprises, dont le vaccin domine les campagnes mondiales de vaccination, « se coordonneront avec les comités olympiques à travers le globe » pour organiser cette distribution, indiquent-elles dans un communiqué.

Le CIO a toujours exclu de rendre la vaccination obligatoire pour les Jeux (23 juillet-8 août), et même de réclamer une priorisation des sportifs difficilement justifiable sur le plan éthique, mais encourage depuis des mois un maximum de participants à se faire vacciner. En France, la campagne de vaccination des athlètes a d’ailleurs déjà commencé.

 

Les premières livraisons du vaccin BioNTech-Pfizer devraient débuter « fin mai où c’est possible », « en vue de s’assurer que les membres des délégations participantes reçoivent leur deuxième dose avant leur arrivée à Tokyo », précisent-elles. Ces doses viendront s’ajouter aux livraisons déjà prévues dans le cadre des commandes passées par les gouvernements ou de l’initiative internationale Covax.

 

Les JO doivent accueillir environ 11 000 sportifs, mais nombre d’entre eux ont déjà été vaccinés via leurs programmes nationaux « ou ont reçu la promesse de l’être », selon le CIO. L’accord avec Pfizer-BioNTech pourrait donc concerner quelques milliers de sportifs, mais aussi l’ensemble des membres des délégations.

Pour tenter d’apaiser le scepticisme de la population japonaise, largement en faveur d’un nouveau report ou d’une annulation, Tokyo-2020 a par ailleurs renforcé la semaine dernière les mesures antivirus imposées aux délégations olympiques comme aux médias.


Dans sa mission qui consiste à ébranler l’économie mondiale, la Covid-19 n’a épargné aucun secteur. Plus que tout autre domaine d’activité, le monde du tourisme continue de souffrir de cette calamité sanitaire. Cette pandémie aura mis à nu les failles du système, plus que jamais obligé de se réinventer.

Le tourisme est traversé par la pandémie de la Covid-19, une situation inédite ! Alors que ce secteur est bien habitué aux crises multiples et multiformes sans jamais mettre à rude épreuve sa résilience et sa capacité de relance.

Tous les pays comme un seul homme ont déroulé des plans de secours, d’assistance et de relance pour éviter la faillite du secteur dans certains segments, préserver les emplois et un climat social apaisé gage d’un développement économique et social.

L’organisation mondiale de la santé et l’organisation mondiale du tourisme ont dû se rapprocher, mutualiser leurs efforts, partager des informations et mettre des stratégies communes pour soutenir le secteur et les gouvernements à contenir les effets négatifs sur les budgets et finances publiques.

C’est dire que les problèmes du tourisme liés à la pandémie étaient sérieux, et cela a fait appel à la restructuration de l’offre touristique mais également à un changement de paradigme pour résoudre un autre problème lié au tourisme local, domestique et intérieur pour les pays qui ont accusé beaucoup de retard dans l’expression des besoins du tourisme local par un développement endogène et d’une nouvelle politique et de culture touristique.

Cette crise a montré combien le tourisme est transversal et qu’il urge de bien comprendre l’interconnexion entre le tourisme et le transport aérien, mais aussi et surtout sa dépendance aux secteurs de l’artisanat, de la culture, de l’agroalimentaire, du textile, des transports, etc… pour ne citer que ceux-là.

Cette pandémie a révélé toute l’importance du capital humain dans les différents segments des métiers du tourisme où le bât blesse et qu’il faille désormais s’intéresser davantage à la formation et à l’apprentissage dans des centres spécialisés avec des curricula et des programmes aux normes internationales.

Il me plaît de rappeler qu’au sortir de cette épreuve qui a vu évoluer le concept du digital dans tous les processus de gestion du tourisme partant du territoire aux clients touristes ; ce qui ouvre une nouvelle ère dans la politique de communication et de marketing avec les big data (mégadonnées), la géolocalisation, les monnaies et paiements électroniques, bref des outils et des concepts prêts à accompagner la reprise du tourisme mondial mais aussi et surtout la relance du tourisme africain et transfrontalier.

Plus fort que le pétrole, le gaz, l’or et le diamant, l’armement et le nucléaire, l’industrie touristique est, et reste un des leviers avec une croissance rapide pour sortir nos pays de la pauvreté, du chômage, de l’enclavement et de la précarité dans laquelle restent plongés des millions et des millions d’Africains.

J’espère que les générations futures et nos politiques sauront apprécier à sa juste valeur l’importance du secteur du tourisme ou tous les spécialistes reconnaissent que si le tourisme marche dans un pays tout marche.

Mouhamed Faouzou Dème

Expert en tourisme, Conseiller Technique du Ministre du Tourisme

La ville la plus sainte de l’islam réouvre  ses portes à la oumah islamique suite aux restrictions du à la pandémie du Covid.
En effet la Méque avait suspendu tous les pèlerinages et visites depuis le début du mois de mars 2020. Cependant avec l’apparition des premières vaccins anti-Covid  les restrictions s’allègent et les activités reprennent petit à petit.

C’est ainsi  que seul les personnes vaccinées ou immunisées contre la Covid-19 seront autorisées à effectuer la Omra (le petit pèlerinage à La Mecque) durant le mois de jeûne musulman du ramadan qui commence à la mi-avril, ont annoncé lundi 5 avril les autorités saoudiennes.

Le ministère du Hajj a indiqué dans un communiqué parcouru par l’Agence France-Presse (AFP) que « seules les personnes immunisées » contre le coronavirus seraient autorisées à effectuer la Omra ou les prières dans la Grande mosquée de La Mecque dès le début du ramadan.

Cette mesure s’applique notamment aux personnes ayant reçu les deux doses de vaccin nécessaires et à celles ayant reçu une seule dose depuis au moins quatorze jours. 

 

le célèbre infectiologue français a été décoré,  le 30 mars 2021, du grade de commandeur dans l’ordre national du lion par le président Macky Sall pour ses efforts dans la lutte contre le Covid-19 et son attachement à ce pays dont il est natif. Une décoration que le français reçoit avec beaucoup de fierté.

En effet, Le professeur Didier Raoult, en visite à Dakar, a été d’abord reçu mardi par le ministre de la Santé et de l’Action sociale, Abdoulaye Diouf Sarr, dans l’entourage de ce membre du gouvernement sénégalais.Puis une audience avec le président de la République, Macky Sall, en fin de journée d’ailleurs c’est à cette occasion qu’il a obtenu cette distinction.

Le professeur de médecine, spécialiste des maladies infectieuses, dirige l’Institut hospitalo-universitaire en maladies infectieuses de Marseille. Il enseigne à la faculté des sciences médicales et paramédicales de Marseille.
Sa visite à Dakar se déroule dans le cadre de ses recherches sur l’émergence des variants du Covid-19, précise le ministère de la Santé et de l’Action sociale.

Durant son séjour, il va « échanger avec les chercheurs sénégalais sur la riposte contre la pandémie » de coronavirus.

Ses échanges avec les autorités sénégalaises portent « également sur le transfert de technologies en matière de recherche ».

est prévue au cours de son séjour à Dakar.
Le médecin français va donner une conférence de presse au siège de l’IRESSEF, mercredi, selon la même source.

Agé de 69 ans, né à Dakar, M. Raoult a connu une notoriété internationale en 2020, lorsque son équipe a proposé un traitement qu’il avait jugé satisfaisant contre le très meurtrier Covid-19.

Il s’agissait d’un traitement à base d’hydroxychloroquine et d’azithromycine, qui a suscité la controverse dans le monde de la recherche.

 


En visite au Sénégal, Didier Raoult a rencontré ses pairs en charge de la riposte anti-Covid-19 et s’est montré admiratif: «nous 
avons beaucoup à apprendre du Sénégal », a-t-il déclaré. Et de lancer une pique qui ne passera pas inaperçue sur les  bords de la Seine : «le conseil scientifique est meilleur ici qu’en France».

En opposition frontale avec l’ordre des médecins et le ministère français de la Santé sur la stratégie de lutte contre la pandémie, le  directeur de l’Institut hospitalo-universitaire (Ihu) de Marseille avait défendu l’usage de la chloroquine dans le traitement de la maladie, s’attirant  les foudres des big pharma et de certains médecins dont il avait dénoncé les relations d’intérêt dans leurs choix de médicaments.

Au delà  de la querelle  scientifique, la controverse, mondiale, a pris des relents idéologiques entre le médicament bon marché, accessible à la périphérie, et l’exorbitant Remdesivir dont le triomphe sur le terrain officiel et auprès de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) avait donné lieu à la flambée des cours des pharmaceutiques à Wall Street. 

Didier Raoult mettra à profit sa visite à Dakar pour étudier de prêt les variants du Covid-19 séquencés par les médecins sénégalais. Au terme de ce séjour, les partenariats seront renforcés entre l’Institut hospitalo-universitaire (Ihu) de Marseille, l’Institut de recherche pour le développement (Ird) et  l’Institut de recherche en Santé, de surveillance épidémiologique du Pr Souleymane Mboup. 

L’évolution de l’indice de mesure et de suivi de la sévérité de la Covid-19 au niveau mondial, conçu par le Bureau de Prospective Economique du Sénégal (BPE) révèle une bonne nouvelle pour le Sénégal. En effet selon le baromètre réalisé par le Bureau de Prospective Économique (BPE) la sévérité de la COVID 19 a baissé dans notre pays. Au 28 mars 2021 son score s’affiche à 0,99 le 28 mars 2021 (contre 0,97 le 21 mars). Le pays se classe au 5ème rang africain (contre 18ème au 21 mars) et au 10ème rang mondial (contre 32ème au 21 mars). La performance du Senegal est fortement tirée par sa capacité de guérir ses malades de la Covid-19, explique la source.

De manière générale, en une semaine, la sévérité de la Covid 19 a légèrement augmenté dans le monde, en Afrique, en Océanie et en Asie. Elle est stable en Amérique et en Europe. Bhoutan arrive en tête (avec un score de 1 sur un total possible de 1 dans un échantillon de 161 pays du monde), suivi du Soudan du Sud (1), Grenade (1) et Taiwan (1). Les scores les plus faibles sont détenus par Chypre (0,44), Belgique (0,45), France (0,45) et Irlande (0,45). Le score moyen des pays de l’échantillon s’affiche à 0,82 le 28 mars 2021 contre 0,83 le 21 mars 2021, soit une sévérité globalement faible au niveau mondial.

Les nouveaux cas hebdomadaires ont accéléré en une semaine. En effet, 3,9 millions de nouveaux cas ont été enregistrés dans le monde dans la semaine du 22 mars 2021 au 28 mars 2021 contre 3,3 millions nouveaux recensés pendant la semaine précédente (du 15 mars 2021 au 21 mars 2021), correspondant à une hausse de 15%. Concernant les nouveaux décès hebdomadaires, ils ont aussi augmenté de 10% . En effet, le monde a enregistré 68 002 nouveaux décès entre le 22 mars 2021 et le 28 mars 2021 contre 61 510 décès entre le 15 mars 2021 et le 21 mars 2021.

Avec la pandémie de covid-19, l’Afrique a enregistré en 2020 sa pire récession économique depuis 50 ans. Cette année, les perspectives économiques sont plus optimistes, notamment en Libye, pays pour lequel la BAD table sur une croissance économique de 37,5%, la plus forte du continent.

Dans son rapport sur les perspectives économiques africaines en 2021, la Banque africaine de développement (BAD) a indiqué que les économies africaines devraient progressivement se remettre des effets de la pandémie de covid-19. Pour cette année, l’institution s’attend à une reprise de la croissance moyenne du continent à 3,4% du PIB, contre une contraction de -2,1% l’année dernière.

Selon l’institution, toutes les économies africaines devraient renouer avec une croissance économique positive. Parmi elles, 11 connaîtront une croissance économique supérieure ou égale à 5%, dont 10 seront au-dessus de 5%.

Après une contraction de -60,3% de son économie en 2020, la Libye devrait enregistrer cette année, la croissance économique la plus forte du continent, soit 37,5%. Selon la BAD, cette hausse sera portée par la « reprise de la production de pétrole en novembre 2020 qui pourrait atténuer l’effet de la baisse des prix » tout en améliorant les soldes du budget et du compte courant.

La deuxième plus forte croissance qu’enregistrera l’Afrique en 2021 sera celle de Djibouti pour lequel la BAD table sur un chiffre de 9,9%. Il sera suivi du Botswana et de l’île Maurice (7,5% chacun), du Niger (6,9%) de la Côte d’Ivoire (6,2%), de l’Erythrée (5,7%), de la Guinée (5,6%), du Burkina Faso et du Sénégal (5,1% chacun).

D’un point de vue régional, c’est l’Afrique du Nord qui prendra le leadership de la croissance africaine en 2021, avec un taux moyen attendu à 4% par la BAD. Elle sera suivie de la région australe (3,2%) à égalité avec l’Afrique centrale (3,2%). Vient ensuite l’Afrique de l’Est avec une croissance attendue à 3% tandis que l’Afrique de l’Ouest ferme la marche avec 2,8% de croissance.

Rappelons qu’au total, la Banque estime que les gouvernements africains ont besoin d’un financement brut supplémentaire d’environ 154 milliards d’USD en 2020/2021 pour répondre à la crise engendrée par la pandémie de covid-19.

Depuis l’avènement de la crise sanitaire mondiale dont l’ampleur est sans précédent, le Fonds monétaire international (FMI) se montre très incisif en usant de tous les moyens pour préserver la stabilité du système financier international.

C’est dans ce cadre que les services de l’institution étudient présentement la possibilité d’une injection record de liquidités dans le système économique mondial d’un montant de 650 milliards de dollars via une nouvelle allocation gigantesque de droits de tirages spéciaux (DTS).

Comparé à l’allocation de 182,6 milliards de DTS, soit l’équivalent de 255 milliards de dollars, injectée par le FMI dans le système économique international au plus fort de la crise financière de 2009, ce montant connaît une hausse fulgurante de 155%.

Les graves conséquences sanitaires et économiques causées par la pandémie obligent donc l’institution à utiliser les grands moyens.

« J’ai l’intention de proposer formellement au conseil d’administration d’ici juin d’envisager une nouvelle allocation à hauteur de 650 milliards de dollars », a déclaré ce 23 mars 2021, Kristalina Georgieva, directrice générale du FMI.

Cette nouvelle allocation de DTS, en injectant directement une quantité considérable de liquidités supplémentaires dans le système économique mondial, devrait contribuer à atteindre deux objectifs majeurs. Elle doit, d’une part, satisfaire le besoin global à long terme d’avoirs de réserve des 190 pays membres et, d’autre part, favoriser la reprise de l’économie mondiale après la crise de la Covid-19.

Elle permettrait également de dégager des ressources dont les pays membres ont un besoin impérieux pour combattre la pandémie, notamment pour les programmes de vaccination et d’autres mesures urgentes.

L’institution prévoit toutefois examiner comment les pays membres dont la situation financière est solide, pourraient réaffecter leurs DTS au profit des pays vulnérables et à faible revenu.

Le FMI précise enfin que, si elle est approuvée, cette nouvelle allocation de DTS n’alourdira pas le niveau d’endettement des pays membres.