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Bavure policière

Confondu à un malfrat, Serigne Bassirou Mbacké, petit-fils du Khalife général des Mourides, a été violenté et humilié par quatre policiers venus le cueillir chez lui à Touba.

Les premières sanctions commencent à tomber. Le commissaire de Gouye Mind et les quatre agents mis en cause ont été suspendus.

D’après L’Observateur qui donne la nouvelle, ils ont été mis à la disposition de la direction de la sécurité publique qui décidera de leur sort. Le lieutenant  a été muté à Mbour.

Une Sénégalaise du nom de Mame Dikone Samb, serait morte à la gendarmerie de Grumello del Monte à Bergamo, suite à une crise cardiaque.

En effet, un gendarme italien lui aurait donné une décharge d’un pistolet à impulsion électrique, selon Les Echos.

Ce jour-là, Mame Dikone Samb s’est rendu à la banque pour récupérer de l’argent. Mais la banque lui a fait savoir que la somme désirée ne pouvait pas être retirée. Suite à cela, une dispute éclate entre elle et un agent de la banque. Ayant eu écho du débat houleux, le gendarme intervient et tire une décharge d’un pistolet à impulsion électrique sur Mame Dikone Samb.

Pour finir, elle sera arrêtée et placée en garde à vue. Selon « Les Échos », une fois arrivée a la gendarmerie Grumello del Monte à Bergamo, la Sénégalaise pique une crise cardiaque avant de rendre l’âme. Cependant, des sources italiennes informent que Mame Dikone Samb se portait bien en quittant la banque jusqu’à sa cellule.

Informé, le Consul général Mamadou Lamine Diouf est entré en contact avec la famille de la défunte et promet que « la lumière sera faite sur cette affaire ».

Suite à l’affaire opposant Ousmane sonko à Adji Sarr une jeune masseuse qui accuse le leader du pastef de viol répétitif et menace de morts des heurts ont éclaté dans quasiment toute l’étendue du pays occasionnant des blessés grave et une douzaine de morts.

Suite à ses événements L’organisme de défense des droits de l’homme, Amnesty International réclame justice pour les familles des victimes tuées lors de ses manifestations enregistrées dans notre pays. Selon le journal les Echos, Seydi Gassama et ses collègues qui affirment avoir recensé 12 morts et 400 blessés ont commis 10 avocats pour défendre les familles des victimes.

Pour rappel Amnesty avait déjà posé un acte fort en faisant signer une pétition à des milliers de sénégalais pour réclamer l’ouverture d’une enquête dans cette affaire. 

«Les manifestations qui se sont déroulées au Sénégal dans la période du 3 au 8 mars 2021 ont été durement réprimé par les forces de sécurité, entrainant des pertes en vies humaines et des blessés. Des enquêtes doivent être ouvertes afin que les responsables rendent compte de leurs actions», déplorait Seydi Gassama. 

Il a avait également exhorté le ministre de la justice à  assurer l’accès à la justice et à des recours efficaces pour les victimes et leurs familles.

« La vérité doit être établie sur la présence d’hommes armés en civil, pourchassant les manifestants à Dakar du 3 au 8 mars. Le fait que certains de ces hommes armés portaient des fusils et tiraient sur des manifestants me préoccupe beaucoup», réclamait Seydi Gassama. 

La ville de Minneapolis a accepté d’indemniser la famille de feu George Floyd à hauteur de 27 millions de dollars pour sa mort aux mains de la police, ont rapporté vendredi les médias locaux.

George Floyd est décédé le 25 mai 2020 après qu’un agent de police a placé un genou sur son cou pendant près de 9 minutes.

La mort de M. Floyd, qui avait 46 ans au moment des faits, a déclenché des émeutes massives dans plusieurs villes du pays.

Après une enquête, les procureurs ont inculpé l’agent de police Derek Chauvin pour le meurtre de M. Floyd.

M. Chauvin, qui est présumé innocent jusqu’à ce que sa culpabilité soit prouvée devant un tribunal, doit être jugé prochainement. Il ne fait plus partie des effectifs de la police de Minneapolis.

Selon le quotidien Minneapolis Star Tribune, les avocats de la famille de George Floyd ont décrit l’annonce de vendredi comme « le plus important règlement avant procès dans une affaire de mort injustifiée liée aux droits civils dans l’histoire des États-Unis ».

Le journal explique que le conseil municipal de Minneapolis a déjà approuvé l’accord à l’unanimité, et que le maire de la ville, Jacob Frey, est également d’accord.

Une partie des fonds sera investie dans le quartier où la mort de M. Floyd a eu lieu, selon le journal.

D’après le quotidien USA Today, la sélection des jurés a débuté vendredi dans le procès de l’ancien policier de Minneapolis, Derek Chauvin. Selon les lois et la jurisprudence américaines, les avocats de la défense et de l’accusation ont la possibilité d’interroger les candidats jurés et de les exclure s’ils sont soupçonnés de partialité.

M. Chauvin, 44 ans, et trois autres policiers qui étaient présents lors de l’incident, ont tous été licenciés de la police.

L’ancien policier, Derek Chauvin, est blanc tandis que George Floyd était noir.

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Cheikh Diouf, le jeune qui a été amputé du bras lors des manifestations de ces derniers jours au Sénégal, a été arrêté et placé en garde à vue. Le journal « Libération » qui révèle les raisons de son arrestation malgré sa blessure, informe qu’il a été sous le coup d’un mandat d’arrêt délivré par le juge de Diourbel pour sa participation présumée à une série de cambriolages, dans la région du centre. A Diourbel, il serait même surnommé « Cheikh bandit ».

Etant activement recherché, il a été reconnu par les forces de l’ordre après qu’il ait accordé un entretien à un média pour parler de sa blessure à la main. Après son arrestation, il a été placé en garde à vue.

Blessé lors des manifestations qui ont éclaté le mercredi 3 mars suite à l’arrestation d’Ousmane Sonko, Cheikh Diouf a été arrêté mardi 9 mars par des éléments de la police centrale à sa sortie de l’hôpital Aristide le Dantec, où il s’était rendu pour un pansement.

Selon son témoignage, il a été confondu avec les manifestants alors qu’il rentrait de son travail. Il a reçu une bombe lacrymogène au bras et finira par se faire amputer.

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C’est son oncle qui livre l’information à la rédaction de la SENTV.Info. Cheikh Diouf a été arrêté ce mardi 9 par des éléments de la police centrale à sa sortie de l’hôpital Aristide Le Dantec, où il s’était rendu pour un pansement. Pour le moment les raisons de son arrestation ne sont pas encore connues.

Cheikh est l’un des blessés des manifestations qui ont éclaté le mercredi 3 mars suite à l’arrestation d’Ousmane Sonko. Selon son témoignage il a été confondu avec les manifestants, alors qu’il rentrait de son travail. Il a reçu une bombe lacrymogène au bras et finira par se faire amputer.

Cette semaine, le Sénégal a connu une vague de manifestations avec une violence inouïe des paillages et destructions de bien publics comme privés. Tout est parti d’un trop plein de frustration du à la gestion du gouvernement. Et suite à l’arrestation du principal opposant Ousmane Sonko qui est accusé de viol répétitif et menace de mort sur une masseuse de 20 ans puis trouble à l’ordre public les tensions se sont embrasés et le pays s’est retrouvé dans  une situation tout feu tout flamme. On a assisté à des émeutes qui ont malheureusement conduit à la mort de plusieurs manifestants.

Amnesty international a alors demandé une enquête impartiale pour faire la lumière sur les morts dénombrés lors des manifestations.

Selon Samira Daoud, directrice pour l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale à Amnesty International, «les manifestations au Sénégal ont déjà causé la mort d’au moins huit personnes la semaine dernière, certaines en raison du recours excessif à la force et de l’usage d’armes à feu par les forces de sécurité. Nous demandons une nouvelle fois aux autorités d’ouvrir une enquête impartiale sur les circonstances de ces décès et les engageons à faire en sorte que chacun puisse exercer en toute sécurité son droit de réunion pacifique, tel que protégé par la Constitution sénégalaise et le droit international ».

Pour elle, «les forces de sécurité doivent user de la force avec retenue, lorsque cela est strictement nécessaire et de manière proportionnée. Les armes à feu ne peuvent être utilisées qu’en dernier recours et dans les limites de ce qui est strictement nécessaire pour protéger d’une menace imminente qui pourrait entraîner la mort ou une blessure grave. Les membres des forces de sécurité qui recourent à une force excessive ou à une force meurtrière illégale doivent faire l’objet de poursuites conformément à la loi ».

Qui plus, «les agents qui assurent le maintien de l’ordre lors des manifestations doivent porter des uniformes distinctifs qui permettent de les identifier clairement. En divers sites, on a pu voir des individus en civil armés de bâtons, de matraques et de fusils en train de frapper des manifestant lors des rassemblements de la semaine dernière, sous les yeux des forces de sécurité, et certains se sont même servis d’armes à feu dans certains quartiers de la capitale. Il importe d’enquêter sur la présence et le rôle de ces personnes », estime la directrice pour l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale à Amnesty International.

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Le président du Conseil économique, social et environnemental (CESE), Idrissa Seck, a déclaré samedi être prêt à mener ‘’une médiation politique’’ dans l’affaire judiciaire concernant l’opposant Ousmane Sonko, arrêté depuis mercredi pour ‘’trouble à l’ordre public’’ et ‘’participation à une manifestation non autorisée’’.

‘’J’incite mon jeune frère Ousmane Sonko, directement ou à travers ses conseils, à s’adresser à ses partisans pour les inviter à cesser toutes activités insurrectionnelles, de pillage ou de déstabilisation du pays’’, a dit M. Seck, s’exprimant sur Iradio (privée). 

‘’S’il le fait, j’accéderai alors aux nombreuses demandes à moi adressées, dont celle de notre compatriote Alioune Tine, membre éminent de la société civile africaine, d’entreprendre une médiation politique pour le retour rapide au calme’’, a promis le président du CESE. 

Idrissa Seck dit ‘’bénéficier, auprès [du] président de la République, d’une écoute attentive et respectueuse qui [lui] fait espérer des résultats positifs pour cette médiation, le cas échéant’’.

Ousmane Sonko, député et candidat à l’élection présidentielle de 2019, de l’opposant Ousmane Sonko, est accusé de ‘’viols répétés’’ et de ‘’menaces de mort’’ par une employée d’un salon de beauté et de massage situé à Dakar.

Il est également poursuivi en justice pour ‘’trouble à l’ordre public’’ et ‘’participation à une manifestation non autorisée’’. Inspecteur des impôts et domaines, il a été radié en 2016 de la fonction publique par le président de la République, Macky Sall, pour non-respect de l’obligation de réserve et de discrétion professionnelle.

Idrissa Seck a fait part de ‘’solidarité’’ envers lui, en raison de la ‘’terrible épreuve’’ que vit l’opposant depuis qu’il est l’objet d’accusations de viol et de menaces de mort présumés, début février.

‘’Conformément à la recommandation prophétique faite à tout musulman d’être solidaire de son frère qui subit une épreuve, qu’il ait raison ou tort, je voudrais exprimer ma solidarité au frère Ousmane Sonko, frappé par une terrible épreuve’’, a déclaré M. Seck.

‘’S’il sait que les accusations portées à son endroit par (…) Adji Sarr sont infondées et ne sont que le résultat d’un complot ourdi contre sa personne, je l’invite à (…) déclarer solennellement devant Dieu et devant les hommes (…) qu’aucune preuve ne viendra étayer lesdites accusations. S’il ne le peut pas, je lui recommanderais alors de se repentir, de demander pardon à sa famille, à ses militants et au peuple sénégalais, et d’accepter avec dignité les conséquences des actes posés’’, a conseillé le président du CESE au leader de Pastef.

 

Parlant du président de la République, Macky Sall, il a dit ; ‘’J’atteste (…) qu’il n’a pas le temps de conduire un opposant à (…) fomenter de sordides activités qui se seraient passées dans ce salon de massage.’’

 

Idrissa Seck, candidat aux élections présidentielles de 2007, 2012 et 2019, ancien Premier ministre, a invité ‘’les militantes et militants de l’opposition, patriotes sincères (…), à ne pas servir de bouclier à un quelconque gourou, à ne pas se laisser manipuler ni infiltrer par des intérêts encagoulés, nationaux comme internationaux’’.

‘’Frustrés de ne pas accéder aux ressources pétrolières et gazières du Sénégal, frustrés de ne pas voir l’Etat accéder à leurs demandes illégitimes’’, certains groupes ‘’nourrissent le plan de déstabiliser [le] pays’’, a-t-il affirmé l’allié politique de Macky Sall.

Farouche opposant de ce dernier, il a rejoint la mouvance présidentielle en novembre dernier en se faisant nommer à la présidence du CESE à la surprise de nombreux observateurs de la politique sénégalaise, en remplacement de l’ancienne Première ministre Aminata Touré, tombée en disgrâce.

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Au moment où les manifestations se poursuivaient dans certaines zones  de Dakar, le Président Macky Sall en a profité pour faire le tour des quartiers chauds dans un cortège blindé  sous haute sécurité pour constater de visu les stigmates des violentes manifestations.

Dans son véhicule blindé, le chef de l’Etat a quitté le Palais de la République pour se rendre au rond-point de la Poste de Médina avant de prendre la direction du rond-point de la Rts.

Selon L’As, le cortège présidentiel dont la sécurité a été renforcée, a remonté le boulevard du centenaire jusqu’au premier rond-point pour bifurquer vers la Médina, puisque les échauffourées se poursuivaient vers la caserne Samba Diéry Diallo.