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Cette semaine, le Sénégal a connu une vague de manifestations avec une violence inouïe des paillages et destructions de bien publics comme privés. Tout est parti d’un trop plein de frustration du à la gestion du gouvernement. Et suite à l’arrestation du principal opposant Ousmane Sonko qui est accusé de viol répétitif et menace de mort sur une masseuse de 20 ans puis trouble à l’ordre public les tensions se sont embrasés et le pays s’est retrouvé dans  une situation tout feu tout flamme. On a assisté à des émeutes qui ont malheureusement conduit à la mort de plusieurs manifestants.

Amnesty international a alors demandé une enquête impartiale pour faire la lumière sur les morts dénombrés lors des manifestations.

Selon Samira Daoud, directrice pour l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale à Amnesty International, «les manifestations au Sénégal ont déjà causé la mort d’au moins huit personnes la semaine dernière, certaines en raison du recours excessif à la force et de l’usage d’armes à feu par les forces de sécurité. Nous demandons une nouvelle fois aux autorités d’ouvrir une enquête impartiale sur les circonstances de ces décès et les engageons à faire en sorte que chacun puisse exercer en toute sécurité son droit de réunion pacifique, tel que protégé par la Constitution sénégalaise et le droit international ».

Pour elle, «les forces de sécurité doivent user de la force avec retenue, lorsque cela est strictement nécessaire et de manière proportionnée. Les armes à feu ne peuvent être utilisées qu’en dernier recours et dans les limites de ce qui est strictement nécessaire pour protéger d’une menace imminente qui pourrait entraîner la mort ou une blessure grave. Les membres des forces de sécurité qui recourent à une force excessive ou à une force meurtrière illégale doivent faire l’objet de poursuites conformément à la loi ».

Qui plus, «les agents qui assurent le maintien de l’ordre lors des manifestations doivent porter des uniformes distinctifs qui permettent de les identifier clairement. En divers sites, on a pu voir des individus en civil armés de bâtons, de matraques et de fusils en train de frapper des manifestant lors des rassemblements de la semaine dernière, sous les yeux des forces de sécurité, et certains se sont même servis d’armes à feu dans certains quartiers de la capitale. Il importe d’enquêter sur la présence et le rôle de ces personnes », estime la directrice pour l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale à Amnesty International.