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Il y a vingt ans, le matin du 11 septembre 2001 sur la côte est des États-Unis, quatre avions de ligne sont détournés quasi simultanément, transformés en bombes volantes par 19 pirates de l’air. Pour la seconde fois de leur histoire, les États-Unis sont frappés sur leur territoire, dévoilant une vulnérabilité dont ils n’avaient pas conscience. En moins de deux heures, les symboles de la première puissance mondiale sont attaqués, faisant près de 3 000 victimes et des milliers de blessés. Ces attentats, les plus meurtriers de l’Histoire moderne, laissent le monde entier sous le choc et marquent le point de rupture qui a fait basculer le monde dans le XXIe siècle. Retour sur la genèse du 11 septembre 2001.

8h46, le monde s’arrête

Il est 8h46 à New York quand un Boeing 767 du vol American Airlines 11 percute la tour Nord du World Trade Center à près de 800 km/h, avec 92 personnes à son bord, dont cinq terroristes. Le choc de l’impact sur fond de ciel bleu est assourdissant. En ce mardi matin, beaucoup de New-Yorkais sont déjà au travail et sur les trottoirs, stupeur et panique marquent les visages. Les yeux sont rivés vers la tour Nord d’où s’échappent des flammes et d’épaisses fumées dues à l’explosion. Tout s’est passé trop vite. On croit d’abord à un accident.

Dix-sept minutes plus tard, à 9h03, alors que plusieurs chaines de télévision retransmettent déjà l’évènement, le monde entier voit, en direct, le vol 175 d’United Airlines qui s’encastre dans la tour Sud. 65 personnes à bord, dont cinq pirates de l’air. Alors que le feu ravage les étages supérieurs des deux tours, Andrew Card, le chef de cabinet de la Maison Blanche, informe le président George W. Bush : « Un deuxième avion a frappé l’autre tour et l’Amérique est attaquée. »

Mais à 9h37 en Virginie, un troisième avion, le vol 77 d’American Airlines, percute la façade ouest du Pentagone, le quartier général du ministère américain de la Défense, avec 64 personnes à son bord, dont cinq kamikazes.

À 9h59, la tour Sud du World Trade Center (WTC) s’effondre sur elle-même, dans un déluge de poussières et de débris, 55 minutes après l’impact de l’avion.

Le quatrième avion, le vol 93 d’United Airlines, s’écrase à 10h03 dans un champ près de Pittsburg en Pennsylvanie, avec 44 personnes à son bord, dont quatre terroristes. Les passagers du vol se seraient battus avec les pirates de l’air après avoir été informés du drame sur leur téléphone portable. On estime que ce vol, initialement en route vers Washington, avait pour objectif d’attaquer le Capitole.

À 10h28, c’est la tour Nord du WTC qui s’effondre dans un nouveau déluge de gravats et de poussière, 102 minutes après l’impact du vol 11 d’American Airlines. Des centaines de personnes, qui n’ont pas pu être évacuées, ainsi que des sauveteurs montés dans les étages, meurent ensevelis sous les décombres.

L’effondrement des tours cause également d’importants dégâts sur les bâtiments avoisinants, comme la tour n°7 du WTC qui s’effondre à 17h20. Les secours, venus de toutes parts, tentent d’aider les survivants alors que Manhattan est recouverte d’un gigantesque nuage de fumée noire.

Ces quatre attaques, menées en moins de deux heures, ont fait 2 977 victimes, dont 441 secouristes de la ville de New York. Plus de 6 000 personnes sont blessées et certaines développeront des maladies liées aux attaques, notamment à cause de l’atmosphère saturée de particules toxiques qui a persisté pendant plusieurs semaines après les attentats.

Il faudra plus de trois mois pour éteindre l’énorme brasier de débris et nettoyer le site. Le chantier, qui coûtera des centaines de millions de dollars, durera jusqu’en 2007 tandis que celui de la construction du One World Trade Center et du Mémorial du 11-Septembre, situé à l’emplacement des tours jumelles, a déjà commencé.

Retour en arrière

Pour mieux comprendre ce qui a mené aux attentats du 11 septembre 2001, il faut retourner en 1979, au moment de l’invasion soviétique de l’Afghanistan. On est en pleine guerre froide et face à l’expansionnisme de l’Union soviétique, les pays occidentaux, menés par les États-Unis, organisent le soutien aux moudjahidines, les combattants de la résistance afghane, à travers l’envoi d’armes et de financements notamment pour l’entraînement au combat. La participation financière de l’Arabie saoudite varierait, selon les sources, du simple au triple par rapport au budget alloué par le Congrès américain à cette opération.

La CIA, qui centralise les opérations, passe par le biais de l’Inter-Services Intelligence (ISI), les services secrets pakistanais basés à Peshawar, pour redistribuer les armes et les fonds aux différents chefs rebelles. C’est également l’ISI qui se charge exclusivement de l’entraînement des combattants.

À la même époque, on assiste à l’arrivée de volontaires étrangers venus de l’ensemble du monde arabo-musulman porter soutien aux moudjahidines afghans au nom du jihad. Parmi eux trois hommes, Abdullah Azzam, Ayman Al-Zawahiri et Oussama ben Laden qui fondent en 1984 le Maktab al-Khadamat (MAK), le Bureau des services, ou le Bureau afghan, pour collecter des fonds auprès de leurs réseaux dans les pays arabes et occidentaux dans le but de recruter et d’assurer la formation militaire et idéologique des combattants volontaires étrangers.

Abdullah Azzam, d’origine palestinienne, a tissé un solide réseau de relations dans le mouvement islamiste des Frères musulmans après avoir étudié au Caire en Égypte. Charismatique, il est l’homme clé de la politique de recrutement du MAK, décrit par les islamistes radicaux comme « l’imam du jihad » pour son rôle dans le développement du « mouvement de jihad mondial ».

L’Égyptien Ayman Al-Zawahiri, un chirurgien de formation à la tête du Jihad islamique égyptien, arrive en Afghanistan pour « poursuivre la guerre sainte contre les États-Unis et les chasser de la terre des musulmans », après avoir passé trois ans dans les geôles égyptiennes, accusé d’avoir été impliqué dans l’assassinat du président égyptien Anouar el-Sadate en 1981.

Et Oussama ben Laden, arrivé en Afghanistan pour prêter main forte à ses frères moudjahidines. Fils du fondateur de la plus importante entreprise de BTP saoudienne, il fut chargé par le Prince saoudien Turki al-Fayçal de recruter et d’installer les combattants volontaires saoudiens au Pakistan, près de la frontière avec l’Afghanistan. Sous l’influence de son mentor Abdullah Azzam, Ben Laden se radicalise davantage.

Grâce à son réseau international, le MAK établit des antennes de recrutement et de collectes de fonds dans les pays occidentaux, lesquelles opèrent sous le statut d’ONG pour aider la cause moudjahidine en Afghanistan. À l’époque de la guerre froide, l’ennemi était soviétique. C’est ainsi que Mustapha Chalabi, un proche d’Abdullah Azzam, installe le Centre de réfugiés Al-Kifah dans la mosquée Al-Farooq à Brooklyn, et en fait un point de recrutement qui se révélera être un poste clé de l’action terroriste pour les dix ans à venir.

Le MAK, précurseur d’al-Qaïda

Le MAK est, lui aussi, en contact étroit avec l’Inter-Services Intelligence (ISI) par laquelle transitent les fonds envoyés par les États-Unis, l’Arabie saoudite et les pays occidentaux. Même s’il ne joue qu’un rôle minimal pendant la guerre d’Afghanistan, son assise logistique et financière lui confère une structure solide. En 1988, alors que les troupes soviétiques entament leur retrait d’Afghanistan, Oussama Ben Laden fonde al-Qaïda, « la Base », à Peshawar au Pakistan. Dans ce nouveau contexte, des divergences d’opinions opposent Azzam, qui veut tirer profit des fonds pour installer un gouvernement islamique en Afghanistan à Al-Zawahiri, qui veut financer un jihad mondial. Azzam est assassiné le 24 novembre 1989. Al-Zawahiri et Ben Laden font partie des suspects. Le Saoudien prend les choses en main et le MAK est absorbé par al-Qaïda. Al-Zawahiri, lui, reste à la tête du Jihad islamique égyptien.

Le conflit qui a déchiré le MAK au Pakistan se répercute jusqu’à la mosquée Al-Farooq à Brooklyn, où les partisans pro-Azzam de Mustapha Chalabi s’opposent aux partisans de l’islamiste égyptien Omar Abdel Rahman, un nouveau venu, un leader du clan des Égyptiens proche d’Al-Zawahiri. Dans ses prêches, celui qu’on appelle aussi le « cheikh aveugle » s’attaque violemment aux États-Unis et à Israël. Un de ses disciples, l’Égyptien El Sayyid Nosair, est identifié pour sa participation à l’assassinat du rabbin nationaliste Meir Kahane, le 5 novembre 1990 à New York. C’est à cette occasion que le FBI constate la présence des Frères musulmans sur le territoire américain et entame une surveillance étroite d’Omar Adbel Rahman et des activités de la mosquée grâce à un informateur infiltré.

La fin de la guerre en Afghanistan, qui découle de l’éclatement de l’Union Soviétique, marque la fin de la guerre froide. Mais pour les leaders du clan des Égyptiens comme Al-Zawahiri et Omar Abdel Rahman, dont la haine de l’Occident a grandi dans les prisons égyptiennes, la victoire sur l’Union soviétique n’est pas une fin en soi : le combat se poursuit, mais cette fois-ci contre leur ancien défenseur, les États-Unis.

Rupture avec l’Arabie saoudite

Au sortir de la guerre, Oussama Ben Laden, qui a pris du galon dans la sphère jihadiste, rentre en Arabie saoudite.

En 1990 éclate la première guerre du Golfe avec l’invasion du Koweït par Saddam Hussein. Face à la menace irakienne, Ben Laden propose l’aide de ses moudjahidines au roi Fahd. Mais ce dernier refuse et décide de recourir à l’armée américaine. Ben Laden accuse alors la monarchie wahhabite d’ouvrir la « terre sainte » aux « infidèles ». En mai 1991, il quitte l’Arabie saoudite et s’installe au Soudan.

Comme il ne se résout pas à l’idée de démobiliser les moudjahidines aux côtés desquels il a combattu en Afghanistan, il utilise l’entreprise familiale, la plus importante société du BTP saoudien, pour les employer sur un chantier de construction au Soudan. En réalité, Ben Laden se sert de ce chantier pour mettre en place des camps d’entrainements pour ses combattants islamistes tout en continuant son travail de recrutement de volontaires qui sont formés par les vétérans d’Afghanistan. À Khartoum, le régime islamiste d’Omar-el-Béchir approuve l’arrivée de ces « Afghans arabes ».

En 1993, sa famille bloque sa participation dans l’entreprise familiale et le répudie. Début 1994, il est déchu de sa nationalité saoudienne.

1993 : premier attentat sur le sol américain

Le 26 février 1993, un attentat terroriste frappe le World Trade Center (WTC) à New York. Une explosion à la voiture piégée dans le parking de la tour Nord fait 6 morts et 1 042 blessés. Correctement positionnée, la bombe aurait dû provoquer la chute de la tour Nord sur la tour Sud. Ben Laden est immédiatement suspecté. De son côté, le FBI identifie Ramzi Yousef, un terroriste islamique pakistanais, comme l’artificier de la bombe, et parvient à le relier à Omar Abdel Rahman sans pouvoir toutefois démontrer que ce dernier est le commanditaire de l’attaque. Mais, grâce à son informateur infiltré auprès du « cheikh aveugle » comme assistant personnel, le FBI obtient un enregistrement qui lui permet de prouver l’implication du cheikh dans les actions terroristes sur le sol américain. En juin 1993, Omar Abdel Rahman est arrêté et condamné à la prison à vie. Incarcéré en Caroline du Nord, il décèdera en 2017. Ramzi Yousef, le planificateur de l’attentat du WTC, a disparu.

On retrouve pourtant sa trace de manière fortuite à Manille aux Philippines, en janvier 1995, après l’incendie d’un appartement dans lequel le FBI trouve un ordinateur contenant des informations sur un complot de grande envergure : l’opération « Bojinka ». Celle-ci prévoyait la destruction simultanée de 11 avions de lignes américains au-dessus du Pacifique, plan précurseur aux attaques du 11 septembre 2001. En février 1995, Yousef est arrêté au Pakistan et transféré aux États-Unis pour y être incarcéré à perpétuité pour l’attentat du WTC de 1993 et le projet « Bojinka ».

L’arrestation de Ramzi Yousef permettra de faire le lien avec un autre personnage : son oncle, Khalid Cheikh Mohammed. Ce Pakistanais, élevé au Koweït, combat en Afghanistan jusqu’en 1992 et devient le responsable des opérations extérieures d’al-Qaïda en 1996. Il est à l’origine de l’attaque du World Trade Center de 1993, du projet « Bojinka » et sera le cerveau derrière les attaques du 11 septembre 2001.

Ben Laden, ennemi public numéro 1

En 1996, Ben Laden retourne en Afghanistan où les talibans ont pris le pouvoir. Il y est rejoint par Al-Zawahiri, et le Jihad islamique égyptien fusionne avec al-Qaïda. Début 1998, Ben Laden proclame « le jihad contre l’Amérique », accusée d’occuper la péninsule arabique. Considéré par les Américains comme le n°2 d’al-Qaïda, c’est pourtant Al-Zawahiri qui lui souffle la stratégie d’attaque à l’oreille.

Le 7 août 1998, un double attentat frappe simultanément les ambassades américaines de Nairobi au Kenya et de Dar es Salaam en Tanzanie. On dénombre 224 morts dont 12 Américains, et plus de 5 000 blessés. Le FBI, dépêché à Nairobi 12 heures à peine après les attaques, parvient à récolter un numéro de téléphone après l’interrogatoire d’un suspect. Ce numéro de téléphone se révèle être celui d’une maison au Yémen qui sert de relai de communication entre Ben Laden et tous ses partisans à travers le monde. Pour les Américains, cette information prouve qu’al-Qaïda est bien à l’origine du double attentat. Le FBI offre une prime pouvant aller jusqu’à cinq millions de dollars pour toute information susceptible de mener à la capture de celui qui est désormais « l’ennemi public numéro 1 ». Dans le monde des islamistes radicaux, il fait figure de héros.

Les représailles américaines ne se font pas attendre. Le 20 août 1998, l’opération « Infinite Reach » frappe et détruit simultanément une usine pharmaceutique au Soudan, suspectée de fabriquer des armes chimiques pour al-Qaïda et un camp d’entraînement en Afghanistan où Ben Laden avait été repéré par la CIA. Mais c’est un double échec, attribué notamment au manque de précision des informations recueillies par la CIA. Pour les Américains, la pression monte d’un cran et aucune nouvelle frappe de missiles n’est envisageable tant que les informations ne sont pas fiables à 100 %. Pour le président Clinton, ce fiasco vient s’ajouter au tumulte qui le porte en Une de tous les médias américains : l’affaire Monica Lewinsky.

Un dysfonctionnement critique entre les services de renseignement américains

Pendant ce temps, l’enquête sur le réseau al-Qaïda progresse grâce au numéro de téléphone d’une maison au Yémen récolté par le FBI lors de sa mission au Kenya. L’écoute mise en place par la CIA lui permet d’apprendre qu’une importante réunion d’al-Qaïda est prévue le 5 janvier 2000 à Kuala Lumpur, en Malaisie. Mais l’agence de renseignements américaine ne communiquera jamais cette information cruciale au FBI. Plus tard, il sera pourtant démontré que plusieurs personnes présentes à cette réunion ont participé aux attentats du 11 septembre 2001.

Le FBI poursuit son enquête pour démanteler le réseau terroriste, alors que la CIA omet de lui transmettre une seconde information capitale : l’arrivée sur le sol américain de deux Saoudiens membres d’al-Qaïda grâce à des visas à entrées multiples parfaitement en règle. L’enquête révèlera que Khalid al-Mihdhar et Nawaf al-Hazmi étaient présents à la réunion de Kuala Lumpur et qu’ils avaient suivi des formations de pilote aux États-Unis. L’infiltration de « taupes » islamistes aux États-Unis s’est faite sur plusieurs années. Jamais les Américains n’ont soupçonné qu’un tel maillage s’était mis en place.

D’après Jack Cloonan de la cellule Ben Laden au FBI (1996-2002), « si on avait eu connaissance de la présence de ces deux individus sur le sol américain 16 ou 18 mois avant les attentats du 11 septembre, on aurait pu les placer sous surveillance […] et ainsi découvrir une bonne partie de ce qui se préparait. »

Pourtant, une unité spéciale avait été créée au sein de la CIA en 1996 pour lutter contre al-Qaïda et traquer Oussama Ben Laden. Dirigée par la CIA de manière totalement autonome, l’« Unité Ben Laden », qui avait pour nom de code « Alec Station », comprenait également un détachement d’agents du FBI au sein de ses équipes. Il aurait donc été logique que la CIA avertisse le FBI dès la réception de ces informations capitales. Un des arguments avancés par la CIA fut de dire que ces informations ne regardaient pas le FBI mais uniquement la CIA, parce qu’elles concernaient un enjeu confidentiel situé à l’international.

Cette défaillance de communication entre CIA et FBI est en partie imputable au mode de fonctionnement historique entre ces deux agences, régi par le principe de la protection des sources et des contacts, fondamental dans le monde du renseignement. Elle met aussi en évidence les méthodologies opposées des deux agences : les premiers attendent de voir où une nouvelle information peut les mener, alors que les seconds préconisent le passage à l’action.

Pour la Commission d’enquête sur le 11 septembre, la CIA n’avait pas de stratégie opérationnelle pour lutter contre al-Qaïda. Lors de son audition, George Tenet, le directeur de la CIA, reconnaitra avoir « fait des erreurs ». Il sera également reproché au FBI de n’avoir pas su évaluer la menace croissante du terrorisme. Mais la responsabilité de l’administration Bush sera elle aussi mise en cause.

Compte à rebours

Le 12 octobre 2000, moins d’un an avant les attaques du 11 septembre, le destroyer lance-missile américain USS Cole est frappé en son flanc par une embarcation kamikaze chargée d’explosifs alors qu’il est stationné dans la rade d’Aden au Yémen pour se ravitailler. Dix-sept marins sont tués et plus de trente personnes sont blessées. L’attentat est attribué à al-Qaïda.

Les attentats du 11 septembre sont planifiés dans la même logique que ceux des deux ambassades américaines en Afrique, mais avec une surenchère : frapper les symboles des États-Unis, Wall Street, le Pentagone et le Capitole (cible du quatrième avion qui s’est écrasé en Pennsylvanie) directement sur leur territoire, en faisant le plus de victimes et de dégâts possibles.

Sans avoir clairement revendiqué ces attaques, Ben Laden avoue en être l’instigateur. Réfugié en Afghanistan et protégé par le pouvoir taliban qui refuse de le livrer aux Américains, il est localisé dans les massifs montagneux d’Afghanistan. Grâce à l’ISI, les renseignements pakistanais, il parvient toutefois à s’échapper au Pakistan. Le président George W. Bush réclame que Ben Laden soit capturé « mort ou vif », et porte à 25 millions de dollars la prime pour toute information qui aiderait à son arrestation.

En octobre 2001, l’administration Bush lance, avec l’appui des pays occidentaux, la « guerre contre le terrorisme » en Afghanistan. En décembre, dans une vidéo diffusée par Al-Jazeera, Ben Laden déclare que les attentats du 11 septembre visaient le soutien de Washington à Israël.

En 2003, Donald Rumsfeld, le secrétaire à la Défense des États-Unis, ordonne l’attaque contre l’Irak, accusant le parti baasiste de Saddam Hussein de soutenir le terrorisme international.

Khalid Cheikh Mohammed, arrêté en 2003, reconnaîtra sa responsabilité dans l’organisation des attentats du 11 septembre lors de son procès qui s’est ouvert en janvier 2021. Il est à ce jour détenu au camp de Guantánamo à Cuba.

La traque contre Ben Laden s’intensifie à partir de 2007 et s’achève le 2 mai 2011, pendant la présidence Obama, quand il est abattu lors d’une opération commando à Abbottabad au Pakistan. L’annonce de sa mort par Barack Obama déclenche une vague de célébrations aux États-Unis et George W. Bush saluera « une grande victoire pour les États-Unis. »

Ayman Al-Zawahiri, qui a pris la suite de Ben Laden à la tête d’al-Qaïda, serait aujourd’hui, à l’âge de 70 ans, quelque part en Afghanistan.

https://www.rfi.fr/fr/connaissances/20210911-oussama-ben-laden-al-qaïda-et-la-genèse-des-attentats-du-11-septembre-2001

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