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PROCHE-ORIENT: NOUVEAU BOMBARDEMENT À GAZA PAR L’ARMÉE ISRAÉLIENNE, PLUS DE 200 MORTS EN UNE SEMAINE

Malgré les appels à la désescalade, les affrontements se poursuivent au septième jour depuis le regain de tensions entre Israël et la Hamas.

Durant la nuit de dimanche à lundi, comme depuis une semaine, les bombardements intensifs israéliens ont secoué la bande de Gaza. L’aviation israélienne a pilonné la bande de Gaza à des dizaines de reprises en l’espace de quelques minutes, provoquant des coupures de courant. Des centaines de bâtiments ont été endommagés, d’après les autorités locales, qui n’ont pas fait état de victimes dans l’immédiat. Tsahal justifie ces frappes en expliquant viser « des cibles terroristes » sans donner plus de détails.

Les maisons de neuf responsables du Hamas ont été attaquées par des avions et des drones. De même que l’une des entrées du réseau de tunnels creusés par le Hamas, surnommé le « métro de Gaza », devenue la cible d’attaques aériennes à répétition, nous renseigne Rfi.

Autrement dit, l’heure des négociations pour un cessez-le-feu n’a pas encore sonné. Mais sur le front diplomatique, le Premier ministre a dit qu’il commençait à y avoir des pressions, une allusion au changement de ton des États-Unis. Antony Blinken, le secrétaire d’État américain, a proclamé sur Twitter : « Il faut que les violences s’arrêtent immédiatement ! »

Il a pris contact avec l’Arabie saoudite, le Qatar, l’Égypte, qui pourraient servir d’intermédiaires. Sur place, l’envoyé spécial de l’ONU a ouvert un canal de discussions avec le conseiller à la sécurité nationale de Benyamin Netanyahu.

Selon les habitants de Gaza, lors de la guerre de 2014, l’armée israélienne n’a ciblé les tours de la ville que durant les derniers jours du conflit. Cette fois-ci, dès le début, l’État hébreu a pulvérisé plusieurs de ces grands immeubles d’habitation. Selon l’armée, le Hamas dissimulait dans ces bâtiments ses activités terroristes.

Depuis lundi, plus de 3 000 roquettes ont été tirées par le Hamas en direction d’Israël, le rythme le plus élevé de projectiles jamais lancés sur le sol israélien, a indiqué dimanche l’armée israélienne.

Au total, depuis le 10 mai, 197 Palestiniens ont été tués, dont au moins 58 enfants, et plus de 1 200 blessés. Côté israélien, 10 personnes ont été tuées dont un enfant, et 282 blessées après des tirs de groupes armés palestiniens depuis Gaza.

Face à un bilan que ne cesse de croître, les organisations tentent de faire respecter le droit humanitaire, mais avec difficulté dans une situation telle que celle-ci. « C’est un environnement extrêmement polarisé, extrêmement médiatisé, extrêmement politisé… Et pour une organisation comme la nôtre, qui veut essayer de se retrouver dans un espace de neutralité humanitaire, c’est extrêmement difficile d’avoir une parole publique, parce qu’inévitablement on va être pris à partie », détaille le directeur Moyen-Orient du CICR.

Le positionnement actuel de l’organisation humanitaire est de discuter « de manière confidentielle avec les parties » pour arrêter les « attaques indiscriminées contre la population civile ». 

 

 

 

 

 

 

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