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Nouveau Centre médico-social Madia Diop : L’IPRES soulage les retraités de la banlieue

L’Institution de Prévoyance Retraite du Sénégal vient d’étrenner son tout nouveau centre médico- social (CMS) à Pikine Dagoudane.

Dans le cadre de ce qu’elle appelle l’action sanitaire et sociale, l’IPRES injecte annuellement près de 4 milliards de fr cfa pour soigner gratuitement ses allocataires.

Le joyau architectural ultra-moderne, inauguré ce 23 juillet 2019 par le Pca Mamadou Racine SY est doté d’équipements médicaux de dernière génération avec des spécialités comme la kinésithérapie, l’ophtalmologie, la chirurgie dentaire, etc.

Le nouveau centre médico-social va grandement désengorger celui de Bel-Air d’autant que sur près de 500 retraités traités quotidiennement et gratuitement par l’IPRES, plus de 60 % des patients venaient jusque-là de la banlieue dakaroise.

Le nouveau centre sera aussi doté d’un scanner et d’un matériel d’Imagerie à résonance magnétique (IRM) haut de gamme.

L’inauguration du Centre médico-social de Pikine a offert l’occasion au PCA et au DG de l’IPRES de passer en revue l’action sanitaire et sociale qui, faut-il le rappeler, ne fait pas partie des missions dévolues à l’IPRES mais n’en demeure pas moins une activité érigée au rang de sacerdoce par l’Institution pour soulager les Retraités du Sénégal.

L’IPRES injecte annuellement près de quatre milliards de francs cfa pour assurer une bonne santé à ses allocataires à travers les centres médico-sociaux (CMS) érigés dans les diverses agences de l’Institution.

Autant dire que l’action sanitaire et sociale est au cœur de ses préoccupations en ce qu’elle vient gratuitement en appoint aux missions essentielles de collecte des cotisations sociales et de paiement de pensions aux allocataires.

L’option d’ériger ce joyau au cœur de la banlieue dakaroise s’explique par le souci de l’IPRES de soulager les Retraités car l’activité de ce nouveau CMS va désengorger celui de Bel-Air.

L’offre de services du nouveau CMS est assez diversifiée car les salles de consultations apportent des solutions sur des spécialités comme l’ophtalmologie, la chirurgie dentaire ou la kinésithérapie.

Il est aussi prévu l’ouverture d’une unité d’hospitalisation du jour.

Ce Centre Médico-Social porte le nom de MADIA DIOP ancien Président du Conseil d’administration et chantre déterminé de la Protection Sociale.

Il est dans l’évolution de toute société et de tout mouvement, des hommes et des femmes qui, par leurs idées ou leurs actions, marquent le courant de l’histoire.

Parmi ces cadres africains fortement préoccupés par l’accession de leur pays à la souveraineté nationale, se distingue déjà Madia DIOP, né le 03 Octobre 1928, dans la ville de Bambey et rappelé à Dieu le mardi 11 novembre 2008.

Au début des années 90, lorsque Madia Diop était porté à la présidence du Conseil d’Administration, l’IPRES traversait une crise financière sans précédent, du fait de l’absorption de toutes ses réserves par les banques d’Etat dissoutes (BNDS, USB).

L’Institution, était presque au bord de la faillite car elle était obligée d’emprunter les cotisations à échoir auprès des employeurs pour payer les pensions de retraite. Toutes les études réalisées avaient prédit la cessation de paiement de l’IPRES.

En 1991, grâce à l’unité d’action CNTS/CSA et le Patronat, l’autonomie de gestion fut obtenue auprès du Président Abdou DIOUF, ce qui libérait les institutions de prévoyance sociale de la gouvernance de l’Etat qui, jusqu’alors, nommait les directeurs généraux de la Caisse de Sécurité Sociale et de l’IPRES.

Au cours d’un voyage en France, Madia Diop a rencontré un jeune sénégalais, Monsieur Lamine DIOUF, à l’époque haut responsable d’une importante société de protection sociale et lui a demandé de venir aider son pays, le Sénégal à redresser une Institution dont la disparition serait une catastrophe sociale aux conséquences incalculables.

Lamine DIOUF accepta d’abandonner tous ses avantages en France et a pris en charge la gestion de l’IPRES : Un sacré challenge. Après plusieurs années de gestion et avec le concours du CA de l’époque, l’équilibre financier de l’IPRES a été progressivement rétabli jusqu’à réaliser des réserves techniques de plusieurs milliards de Francs CFA.

On peut dire que Madia DIOP a su imprimer à cette Institution une dynamique de performance tout en préservant et en renforçant son rôle premier, qui est celui d’assurer le paiement régulier des allocations de retraite.

Aujourd’hui, l’IPRES fait partie des Institutions citées en exemple dans le domaine de la protection sociale et ses réserves financières augmentent grâce à la poursuite de la bonne méthode de gestion initiée par la Direction Générale de l’époque sous la supervision et le contrôle du Conseil d’Administration.

Le Conseil d’Administration de l’IPRES qui a été également élargi progressivement à d’autres centrales syndicales représentatives, a pris aujourd’hui des mesures fortes de gestion qui ont pour nom, faut-il le rappeler, la mensualisation des pensions, la mise en place de projets immobiliers et d’investissements, l’accentuation de l’action sanitaire et sociale, et la finalisation du projet d’harmonisation et de modernisation de son système d’informations.

Pour rappel, c’est en novembre 2001 que MADIA DIOP a décidé volontairement de laisser la place aux jeunes, en quittant volontairement ses responsabilités tenues dans les institutions sociales.

Et pourtant, il avait été qualifié d’Enfant terrible du Mouvement syndical dans sa jeunesse turbulente, ensuite de Lion, puis de Géant, ensuite de Monument du Mouvement syndical en Afrique. C’est ainsi qu’il s’est toujours voulu être le Serviteur de ce Mouvement d’action qui a rempli toute sa vie.

Voilà en quelques mots une partie de la vie et l’œuvre de cette icône africaine du monde du travail et de la défense perpétuelle des droits des travailleurs.

En prenant l’initiative d’en faire le parrain du Centre-Médico-Social de Pikine par sa quasi-unanimité, les Administrateurs du CA de l’IPRES ont ainsi tenu à rendre un hommage vibrant et mérité à cet Africain valeureux qui a positivement marqué plusieurs générations passées et à venir par son leadership, son abnégation et son engagement pour les nobles causes.

Seneweb

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