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naufrage de migrants sénégalais: L’AJMS sonne l’alerte

naufrage de migrants sénégalais: L’AJMS sonne l’alerte

L ’Association des Journalistes en migration et Sécurité (AJMS) a appris avec désolation la mort de 62 migrants dont 15 Sénégalais au large de la Mauritanie, le mercredi 4 décembre 2019 à la suite du naufrage de leur embarcation. Selon l’Organisation Internationale pour les Migrations(OIM), 83 candidats à la migration ont réussi à nager jusqu’à la côte mauritanienne sur les 200 qui avaient embarqué à Barra en Gambie à destination de l’Espagne. Ce qui laisse penser à une probable hausse du nombre de victimes à mesure que les heures passent. L’AJMS s’incline devant la mémoire des disparus et prie pour le repos de leur âme.

En revanche, l’AJMS pense que cet énième drame en mer de migrants appelle à une introspection de la part des autorités sénégalaises dont la mission est d’offrir à la jeunesse désœuvrée des possibilités de s’épanouir chez eux plutôt que de mourir en mer dans des conditions plus que dramatiques. On ne dira jamais assez : le lit de l’émigration irrégulière est la pauvreté et le chômage. Deux problématiques que l’Etat du Sénégal à l’obligation de résoudre s’il veut mettre un terme au phénomène « Barça ou Barsaq » qui a décimé tant de foyers depuis 2006. Pour l’AJMS, les autorités doivent revoir leurs politiques de jeunesse afin qu’elles répondent efficacement aux préoccupations des bénéficiaires. Malgré les nombreux programmes et projets mis en place par l’Etat, les jeunes continuent à partir même si les points de départs ont changé (De plus en plus, les sénégalais embarquent à partir de la Gambie pour se rendre en Europe). D’où la nécessité de revoir le dispositif sécuritaire du FRONTEX mis en place par le Sénégal et ses partenaires européens.

L’AJMS pense aussi que la responsabilité des familles dans ces drames est aussi pleine et entière. Du fait de certaines pesanteurs sociales, des familles poussent leurs enfants à se lancer à l’aventure quitte à vendre leurs biens (Selon le journal Libération, les victimes ont payé entre 300 et 500 000 f cfa). Même si la migration est un droit inaliénable consacré par l’article 13 de la Déclaration universelle des Droits de l’Hommes, l’AJMS considère que rien ne vaut de périr en mer. La vie humaine est sacrée                                                                        

Fait à Dakar le 06 Décembre 2019 

Le Président

Daouda Gbaya

774028054            

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