Il y a un an, jour pour jour, le général iranien Qassem Soleimani était tué par une frappe de drone américain en Irak. Des milliers de personnes se sont rassemblées à Bagdad, samedi soir et ce dimanche, pour lui rendre hommage, mais aussi pour conspuer les États-Unis.

« Vengeance », « On ne veut pas de l’Amérique »… Les rassemblements ont commencé samedi 2 janvier au soir, près de l’aéroport de Bagdad, à quelques dizaines de mètres du lieu où plusieurs missiles se sont abattus l’an dernier qasur Qassem Soleimani.

Des hommes, des femmes, des enfants vêtus de noir, sont venus s’y recueillir, bougie à la main, pour honorer celui qu’ils décrivent comme un martyr abattu par le « Grand Satan », l’ennemi à abattre : Washington, et ses 3 000 soldats toujours présents sur le sol irakien.

Les manifestations se sont poursuivies ce 3 janvier sur la place Tahrir dans le centre de Bagdad, à l’appel d’une puissante milice pro-iranienne.

Sur les pancartes : « Go out USA »,  « Dehors les Américains ». Mais aussi des insultes visant le Premier ministre irakien Moustafa Al-Kazimi, traité de lâche et accusé d’être à la botte de Donald Trump.

Beaucoup en Irak se demandent si le président américain, avant de céder le pouvoir à Joe Biden, ne va pas encore aggraver les tensions à travers une nouvelle opération militaire qui pourrait, une fois de plus, déstabiliser la région et mettre la future administration américaine dans l’embarras.

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