samedi, juin 25, 2022
AccueilA LA UNEMALI: LA CEDEAO TORD LE BRAS À LA JUNTE QUI CONTINUE DE...

MALI: LA CEDEAO TORD LE BRAS À LA JUNTE QUI CONTINUE DE TENIR TÊTE

Réunis à Accra au Ghana pour un sommet extraordinaire, la CEDEAO a opté pour des sanctions très dures envers la junte malienne.

Lors de son discours, le président de la Commission a jugé que la proposition de la junte (à savoir rallonger la transition pour une période supplémentaire de 5 ans) “prendra en otage le peuple malien pendant les cinq prochaines années”.

Ainsi, la commission informe des  répressions suivantes: “Ces sanctions supplémentaires comprennent, premièrement, le retrait des ambassadeurs de tous les États membres de la CEDEAO au Mali ; deuxièmement, la fermeture des frontières terrestres et aériennes entre les pays de la CEDEAO et le Mali” , détaille Jean-Claude Brou, président de la Commission de l’organisation.

” Troisièmement, la suspension de toutes les transactions commerciales et financières entre les États membres de la CEDEAO et le Mali, à l’exception des produits suivants : les produits alimentaires essentiels, les produits pharmaceutiques, les fournitures et équipements médicaux, y compris les matériels de contrôle du Covid-19, les produits pétroliers et l’électricité. Quatrièmement, le gel des avoirs de la République du Mali dans les banques centrales de la CEDEAO”.

Dans un communiqué publié ce 9 janvier, quelques à heures à peine après la réunion des chefs d’Etat de la région, Bamako a dénoncé des ” sanctions illégales et illégitimes ” et annonce qu’il prendra ” toutes les mesures nécessaires en vue de riposter à ces sanctions malencontreuses “.

Regrettant que ” des organisations sous régionales ouest africaines se fassent instrumentaliser par des puissances extra régionales aux desseins inavoués “, le Mali qui déni à la BCEAO le droit de geler ses avoirs, déplore ” le caractère inhumain ” des mesures imposées dans un contexte où il fait face à des crises sécuritaire et sanitaire qui fragilisent déjà son économie.

Notons que la CEDEAO a appelé l’Union africaine, les Nations Unies et les autres partenaires à soutenir les sanctions qu’elle a imposées, ce qui expose le Mali à un isolement international. Avec le gel de ses fonds à la BCEAO et privé de la possibilité de recourir au marché régional pour lever de précieuses ressources pour alimenter son budget, le pays joue gros en faisant le choix de montrer ses muscles en représailles. Il faut espérer qu’il ne s’agit de part et d’autre que de surenchères en vue de parvenir à des négociations devant aboutir sur un consensus quant à la gestion de la transition.

NOUS SUIVRE
16,985FansJ'aime
2,458SuiveursSuivre
61,453AbonnésS'abonner
Top articles
ARTICLES SIMILAIRES

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici