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L’UEMOA ANNONCE UN CADRAGE MACROÉCONOMIQUE SUR LA PÉRIODE 2021-2025

Dans un rapport intitulé « Note de cadrage macroéconomique 2021-2025 de l’Union » et publié pour en début du mois de juin 2021, l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) a présenté les perspectives économiques de ses Etats membres sur les 5 prochaines années.

Le document publié pour la première fois par la Commission de l’UEMOA, est tout d’abord revenu sur l’état des principaux indicateurs macroéconomiques en 2020, détériorés pour la plupart en raison de la crise sanitaire liée à la Covid-19, avant de prévoir leurs niveaux attendus sur la période 2021-2025.

Un taux de croissance moyen de +7,1% sur la période 2021-2025

Ainsi, le PIB de l’Union est passé de +5,7% en 2019 à un niveau historique de +1,5% en 2020, reflétant un ralentissement sans précédent de l’activité économique sous l’effet des mesures restrictives prises par les gouvernements dans le cadre de la lutte contre la propagation du virus.

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                                                                               Source : DPE/Commission de l’UEMOA

Selon le rapport, l’activité économique de l’Union devrait cependant reprendre en 2021 avec une croissance portée par tous les secteurs qui ressortirait à +5,3% avant de s’accélérer à +6,9% en 2022, puis +7,5% en 2023 et se situer à +7% et +6,9% respectivement en 2024 et 2025.

Un déficit budgétaire global au-dessus de 3% jusqu’en 2024

Au niveau des finances publiques de l’Union, le recouvrement des recettes publiques devrait relativement s’améliorer en 2021 pour atteindre 17,6% du PIB, contre 17,2% en 2020, en lien avec la reprise de l’activité économique attendue. Cette augmentation résulterait aussi bien de la progression des recettes fiscales (+8,1%) que des dons (+11,8%).

Le niveau des recettes devrait néanmoins demeurer en dessous des montants de dépenses publiques nécessaires pour financer les plans de relance économiques et les charges courantes incompressibles (salaires et intérêts de la dette). Il est, en effet, projeté une augmentation de +2,2% des dépenses totales, soit 22% du PIB, tirée par les charges (14,6% du PIB contre 14,5% en 2020) et les acquisitions nettes d’actifs non financiers (7,2% du PIB comme en 2020). Le déficit global ressortirait ainsi à 4,4% du PIB après 5,4% en 2020.

Sur la période 2022-2025, les recettes totales ressortiraient, en moyenne, à 18% du PIB et les dépenses totales à 21%. Le déficit budgétaire global se situerait à 3,8% du PIB en 2022, puis à 3,1% en 2023 et, respectivement, à 2,7% et 2,4% en 2024 et 2025.

Un taux d’endettement inférieur à 50% sur la période 2021-2025

Parallèlement, l’encours de la dette publique se situerait en dessous de 50% du PIB sue la période 2021-2025 (49,8% en 2020), en dépit de sa progression rapide en 2020 (6,5 points de pourcentage).

Le rapport souligne toutefois que la nécessité d’un renforcement des actions visant à assurer une efficacité des investissements publics afin d’atteindre le taux de croissance moyen de +7,1% projeté sur la période 2022-2025 et stabiliser davantage la dette publique.

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