L’ÉTAT PIÉTINE LE SENTIMENT RELIGIEUX DES SÉNÉGALAIS ET ABANDONNE SES CITOYENS

LA DIASPORA SÉNÉGALAISE DOIT MONTER AU CRÉNEAU POUR EXIGER À L’UNISSON LE RAPATRIEMENT DES CORPS DES SÉNÉGALAIS DÉCÉDÉS À L’ÉTRANGER

Je tiens à affirmer haut et fort mon désaccord à la décision prise par l’état du Sénégal d’INTERDIRE LE RAPATRIEMENT DES CORPS de nos concitoyens décédés à l’étranger à la suite de la maladie di Covid 19 et qui a été annoncée d’abord par le Ministre de la santé Mr Abdoulaye Diouf Sarr ensuite réitérée par le Ministre des Affaires étrangères et des sénégalais de l’extérieur Mr Amadou Ba, en ce qu’elle représente une décision SANS AUCUNE BASE JURIDIQUE.

L’état du Sénégal et par là je veux citer le gouvernement pro-temporel ne peut en aucun cas INTERDIRE D’UNE MANIÈRE DÉFINITIVE ET POUR TOUJOURS l’inhumation d’un sénégalais sur SOL NATIONAL quel qu’en soit la cause, si telle a été la volonté du défunt, des conjoints ou des parents.

Parce que pour rappel le DROIT À L’INHUNIMATION reste et demeure un droit subjectif, un droit accordé au défunt, aux conjoints et à ses parents et représente est un ensemble de PRÉROGATIVES JURIDIQUES qui leur sont attribuées pour régir leurs rapports en société et en prévaloir pour leurs propres intérêts.

Donc il résulte manifestement un droit susceptible seulement de compression de temps à autres devant certaines exigences impérieuses devenant à cet égard un INTÉRÊT LÉGITIME mais que l’on ne peut élider à jamais.

En effet, le droit à l’inhumation représente un ensemble de situations juridiques correspondantes à des droits distincts et autonomes et constitué par :

– le DROIT PRIMAIRE du défunt à l’inhumation

– le DROIT SECONDAIRE, qui est la faculté attribuée à chaque conjoint ou parent du décédé dont les restes se trouvent quelque part d’y accéder pour l’accomplissement d’actes pieux mais aussi de S’OPPOSER contre tout acte qui en constitue une VIOLATION ;

– Le droit à une TOMBE

– le droit d’avoir une PLAQUE sur la tombe reportant le nom

– le droit de CHOISIR LE LIEU DE DERNIER DEMEURE qui peut être décidé par les conjoints ou parents en cas d’absence de volonté du défunt.

Donc en cas de violation, ce droit est protégé sans équivoque par les JURIDICTIONS NATIONALES.

En conséquent, il est plus qu’évident que le droit à l’inhumation sur le sol national pour celui qui en a déjà exprimé la volonté ne peut lui être nié et ni peut être nié aux ayants droit.

Par contre, il se peut que ce même droit subisse une COMPRESSION et seulement une compression devant les EXIGENCES D’INTÉRÊT PUBLICS OU POUR LA PRÉSERVATION DE L’ORDRE PUBLIC, comme c’est le cas de l’EMERGENCE SANITAIRE NATIONALE LIÉE À LA PANDÉMIE etc…

En ce moment-là, le droit à l’inhumation du défunt revient à un INTÉRÊT LÉGITIME de ce dernier exigeant que l’action des pouvoirs publics qui décide de l’interdiction soit et reste en CONFORMITÉ À LA LOI.

Maintenant, en faisant l’économie du cadre juridique il est aisé de comprendre que l’EMERGENCE SANITAIRE due à la pandémie du COVID 19 peut amener les Autorités étatiques du Sénégal à limiter le TRANSITE sur son territoire ou le TRANSFERT TEMPORAIRES DE DÉPOUILLES MORTELLES des concitoyens décédés a à la suite de la maladie du COVID 19, comme nous en donne une PARFAITE illustration la CONVENTION DE BERLIN signée le 10.02.1937 et communément appelée l’ARRANGEMENT INTERNATIONAL CONCERNANT LE TRANSPORT DES CORPS”, dont parmi les pays signataires nous pouvons citer l’Italie, la France, la RDC, la Turquie, l’Égypte etc….

Le quel “ARRANGEMENT INTERNATIONAL” dans sa version ajournée du 24 Mai 2005, à son. ART. 4 stipule que :

“…….LE TRANSPORT DES CORPS DES PERSONNES DÉCÉDÉS des suites de PESTE, DU CHOLÉRA, DE LA VARIOLE ou du TYPHUS exanthématique n’est AUTORITÉ QU’UN (1) AN AU PLUS TÔT APRÈS LE DÉCÈS.”

Donc, ce que les AUTORITÉS du Sénégal ne peuvent pas faire et c’est de cela qu’il s’agit, est de REFUSER DÈS À PRÉSENT SANS UN MOTIF VALABLE la possibilité que les restes de nos concitoyens puissent un jour retourner en paix au pays de la Teranga.

Par conséquent, il est évident que le Ministre des Affaires Étrangères ne peut pas se projeter dès maintenant dans une option d’ACHAT DE PARCELLES TERRE pour mettre une pierre définitive sur l’enterrement de nos concitoyens à l’étranger et stopper à jamais l’espérance et le rêve des parents et amis de ces derniers de pouvoir un jour recevoir leurs restes.

Ainsi ladite CONVENTION nous enseigne que les décédés de maladies soient-elles contagieuses, peuvent être EXHUMÉS et TRANSFÉRÉS DU LIEU DE LA PREMIÈRE INHUMATION VERS UNE SECONDE DESTINATION pour le repos éternel et ceci AU MOINS UN AN APRES LE DÉCÈS.

Il est donc établi qu’après un minimum d’un an les parents et amis de nos défunts concitoyens peuvent prétendre que leurs restes puissants retourner vers le Sénégal.

C’est pourquoi j’exhorte l’état du Sénégal à reconsidérer sa position par rapport à la situation qui prévaut maintenant et opter pour un transfert dans le futur de nos concitoyens décédés à l’étranger à cause du virus vers le Sénégal.

Mais aussi j’invite l’état du Sénégal à signifier en même temps aux Autorités compétentes des pays concernés, à travers nos missions diplomatiques et consulaires, la volonté souveraine de du Sénégal pour l’option d’un rapatriement dans le futur des restes de ces citoyens afin leurs corps puissent recevoir dès maintenant les TRAITEMENTS HYGIÉNICO-SANITAIRES conservatoires nécessaires.

Par ailleurs, il faudrait noter au passage qu’encore ladite Convention de Berlin en son Art. 3 fait une DESCRIPTION claire aussi bien pour les MODALITÉS à travers lesquelles les dépouilles doivent être traités pour un meilleur TRAITEMENT hygiénique-sanitaire POUR EVITER TOUTE CONTAMINATION que pour les CARACTÉRISTIQUES et la NATURE du CERCUEIL qui doit le contenir.

Fort de cela, il n’est pas difficile de conclure que dans cette affaire l’état du Sénégal a tenu une position hâtive et non trop approfondie et devrait, par conséquent, reconsidérer sa posture pour donner une dernière possibilité aux familles de rendre un DERNIER SALUT aux concitoyens qui ont perdu la vie dans cette pandémie en honneur de sa DIASPORA.

Autrement, c’est l’état du Sénégal qui commettrait ainsi par sa DÉCISION la violation du SENTIMENT RELIGIEUX des citoyens Sénégalais en général et des défunts et de leurs familles en particulier, lesquelles devraient dans ce cas-là attaquer l’État incessamment devant la juridiction de notre pays.

Le sentiment religieux des citoyens qui n’est rien d’autre que la VALEUR DE LA CONSCIENCE résultante des choix personnels à l’adhésion à la foi que chacun d’entre nous professe et a commencé à professer dès le bas âge.

Comme tel, il trouve son point de chute dans la DIMENSION spirituelle e morale la plus intime de chacun d’entre nous en tant que concitoyens mais aussi il est la juste REVENDICATION à la protection et à la préservation de la dignité de tout un chacun dans ses croyances aussi bien en VIE que à la MORT.

Vive le Sénégal

(Papa Al. Ndiaye)

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