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LANCEMENT DE LA CAMPAGNE DE REBOISEMENT SUR LE TERRITOIRE NATIONAL À L’OCCASION DE LA JOURNÉE NATIONALE DE L’ARBRE

À l’instar de la communauté internationale, le Sénégal a célébré le 1er aout 2021, la journée nationale de l’arbre sous le thème de la « restauration des terres source d’emplois et de sécurité alimentaire ». L’arbre parrain cette année est le Caïlcédrat.

La célébration de la journée de l’arbre marque aussi le lancement de la campagne de reboisement au niveau national. Le ministre de l’Environnement qui a présidé cette journée, a indiqué que son département n’entend pas faire moins que l’année précédente où plusieurs régions avaient reçu la visite de la délégation du ministère. Il a en outre appelé les jeunes pour le suivi des espèces et annoncé des sanctions contre ceux qui détruisent les forêts.                      

Lors de ce rassemblement, la reconstitution des bases productives et du couvert végétal est vivement prônée. C’est dans cette optique que le ministre sénégalais de l’Environnement et du Développement durable, Abdou Karim Sall a, de nouveau, appelé les partenaires financiers et autres acteurs de l’environnement à s’engager dans la reconstitution des bases productives et du couvert végétal afin de favoriser la création d’emplois verts et décents.

« J’appelle, une fois encore, à l’engagement des partenaires techniques et financiers, des acteurs privés, en vue de la reconstitution des bases productives et de notre couvert forestier » » a notamment déclaré Abdou Karim Sall qui présidait dans la capitale sénégalaise, la 38ème édition de la Journée de l’arbre.

« Ce n’est qu’à ce prix que nous construirons durablement notre avenir en termes d’opportunités de création d’emplois verts décents et de renforcement de la résilience de nos écosystèmes et de nos communautés », a-t-il avancé.

« Il nous faut d’ores et déjà investir davantage dans la restauration des sols afin d’améliorer les moyens de subsistance, réduire les vulnérabilités contribuant au changement climatique et assurer la relance de l’économie », a insisté Abou Karim Sall.

Il a insisté sur le fait que la restauration des terres dégradées pour une meilleure productivité était bien à notre portée en tenant compte « dans chacune de nos actions, dans nos domaines respectifs ».

Il a ainsi exhorté toutes parties prenantes à se mobiliser davantage pour la conservation de notre patrimoine naturel.

« Au-delà de son caractère symbolique, la Journée de l’arbre nous offre, le premier dimanche du mois d’août de chaque année, un moment privilégié d’introspection, d’action mais aussi, d’évaluation des progrès accomplis et de projection dans la mise en œuvre des stratégies, sur toute l’étendue du territoire national », a-t-il fait valoir.

Cette manifestation, instituée par décret depuis 1983, constitue une occasion exceptionnelle, pour accroître la prise de conscience de l’importance des forêts et des terres dans notre développement économique et social, a-t-il renchérit.

M. Sall a rappelé que la célébration de cette journée interpellait « notre conscience, notre responsabilité individuelle et collective à considérer la terre productive comme la mère nourricière. Sans terre, pas de vie et sans vie, pas d’avenir ».

Selon lui, « les circonstances actuelles particulières, marquée par la pandémie de COVID 19 dont le caractère zoonotique est avéré, invite au rétablissement de l’harmonie dans notre relation avec la nature ».

La productivité et les productions des agro systèmes sont de plus en plus précaires face à l’exploitation irrationnelle des ressources naturelles et aux changements climatiques, a-t-il déploré.

« Dans notre pays, la dégradation affecte 34 % des terres et engendre la détérioration des systèmes de production agro-sylvo-pastoraux tout en sapant les bases de la sécurité alimentaire et de la croissance économique », a dit Abdou Karim Sall.

Ainsi, « la quête d’un développement durable qui est au cœur de nos préoccupations, ne saura être une réalité, en occultant les questions de la gestion durable des terres, de la diversité biologique et de la sécheresse » a-t-il fait valoir.

Sous ce rapport, a souligné le ministre, « la cible 15.3 des objectifs du développement durable, prévoit d’ici à 2030, de restaurer les terres et les sols dégradés, ou touchés par la sécheresse ou les inondations, afin de parvenir à la neutralité de la dégradation des terres ».

Dans cette même dynamique, le système des Nations Unies, a récemment lancé la décennie des Nations Unies pour la restauration des écosystèmes (2021-2030) pour amener les Etats à s’unir pour protéger et restaurer les écosystèmes dans l’intérêt de la nature et des êtres humains.

A cet égard, a-t-il fait observer, « d’importants efforts ont été déployés dans notre pays en faveur de la restauration des écosystèmes dégradés ».

A ce propos, « nous pouvons noter le renforcement du corpus juridique pour la réduction des pressions humaines sur les ressources forestières, la conservation et la valorisation de la diversité biologique, la lutte contre les feux de brousse et l’exploitation illicite du bois, la vulgarisation d’espèces forestières et agro-forestières résistantes aux changements climatiques et la formation et la sensibilisation des acteurs ».

Le ministre a relevé à ce sujet cette année un classement inédit depuis plus de 50 ans, par le chef de l’Etat de 9 nouvelles forêts dans le cadre de la mise en œuvre du PSE vert.

Il a estimé que « la participation des franges actives du pays était cruciale pour l’atteinte des objectifs fixés ».

« Notre pays recèle en sa jeunesse un atout de taille. Ainsi, adresser la question de la participation mais aussi de l’emploi des jeunes, s’avère dans le contexte actuel particulièrement urgent au Sénégal » a-t-il laissé entendre.

En termes d’opportunités, le secteur de l’environnement et du développement durable offre d’importantes possibilités de création d’emplois.

« Notre ambition est de promouvoir les métiers verts qui font partie des meilleurs gisements de création de richesses et d’emplois » a-t-il ajouté.

D’après lui, l’objectif est de donner corps à la vision du chef de l’Etat, exprimée à travers le programme d’urgence pour l’insertion et l’emploi des jeunes « Xeyu Ndaw ñi » qui permettra d’assurer, le recrutement d’au moins 10 000 jeunes.        

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