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JOE BIDEN SE PRONONCE AU SUJET DE L’AFGHANISTAN: « SI C’ÉTAIT À REFAIRE, RIEN NE CHANGERAIT»

President Joe Biden speaks about Afghanistan from the East Room of the White House, Monday, Aug. 16, 2021, in Washington. (AP Photo/Evan Vucci)

Au lendemain de la prise de Kaboul par les Taliban, les critiques fusent contre le président des États-Unis. Muet depuis samedi, ce dernier a finalement pris la parole ce lundi soir.

Joe Biden fait face à sa première crise internationale. L’offensive éclair des Taliban en Afghanistan, jusqu’à leur prise de pouvoir dimanche 15 août, aura pris de cours le président américain. Lui qui assurait encore vendredi que « Kaboul n’est pas, à l’heure actuelle, face à une menace imminente », se voit contraint d’organiser une évacuation d’urgence de ses ressortissants. Alors que les images du chaos à l’aéroport de Kaboul se multiplient, lundi 16 août, le Président fait face à une vague de critique jamais vue depuis son élection.

Face à ces reproches, le président américain Joe Biden s’est défendu des accusations selon lesquelles sa décision de retirer l’armée américaine de l’Afghanistan a précipité la chute du gouvernement élu de Kaboul et le chaos qui s’en est suivi.

« Notre mission en Afghanistan n’a jamais été censée être la construction d’une nation », a déclaré le président, en poste depuis janvier, ajoutant qu’il s’agissait avant tout de contrer le terrorisme.

« Ce qui se passe en ce moment aurait pu facilement se produire il y a cinq ans ou 15 ans dans le futur », a-t-il ajouté dans une adresse télévisée à l’issue de laquelle il n’a répondu à aucune question des journalistes.

« Aujourd’hui, le combat va bien au-delà de l’Afghanistan », a-t-il dit, en citant des points chauds comme la Somalie, la péninsule d’Arabie et d’autres zones de conflit.

Ses propos interviennent 24 heures après que le gouvernement élu d’Afghanistan a été chassé du pouvoir par les talibans. Une déroute stupéfiante qui fait suite au départ des militaires américains après 20 ans de présence dans le pays.

Lors de son discours, M. Biden, 78 ans, a en partie rejeté la faute sur son prédécesseur, l’ancien président Donald Trump. « Le choix que j’ai dû faire était soit de donner suite au retrait annoncé [par l’administration Trump pour le 1er mai], soit d’aggraver le conflit en ajoutant des milliers de soldats supplémentaires », a-t-il soutenu. « Je soutiens fermement ma décision », a déclaré M. Biden.

Il a aussi rejeté une partie du blâme sur les responsables afghans, qui, selon lui, ont « fui le pays », alors que l’armée s’est « effondrée ».

« Nous avons dépensé plus de mille milliards de dollars », a déclaré M. Biden, « nous leur avons donné tous les outils dont ils avaient besoin, nous avons même payé leurs salaires », mais « nous n’avons pas pu leur donner la volonté de se battre pour leur propre avenir », a déploré le chef de l’État américain.

« Nous avons eu tort d’envoyer des troupes américaines se battre alors que les forces afghanes elles-mêmes ne voulaient pas le faire », a déclaré M. Biden.

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