lundi, mai 16, 2022
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EXCISION: UNE PRATIQUE PROHIBÉE QUI REPREND DE L’AMPLEUR CES 2 DERNIÈRES ANNÉES AU SÉNÉGAL

Les mutilations génitales féminines avaient connu une baisse au Sénégal.

Mais ces deux dernières années, un regain a été noté et inquiète les acteurs. C’est pourquoi une nouvelle stratégie nationale pour l’abandon de l’excision a été lancée pour intensifier la sensibilisation et le plaidoyer pour un Sénégal sans mutilations génitales féminines d’ici 2030.


Le Sénégal a élaboré, dans une démarche inclusive et participative, la nouvelle stratégie nationale pour l’abandon de la pratique des Mutilations génitales féminines (Mgf) avec l’appui technique et financier du Fonds des Nations Unies pour la population (Unfpa) et l’Unicef, dans le cadre d’un programme conjoint.

La cérémonie officielle de la Journée internationale de tolérance zéro face aux Mutilations génitales féminines/Excision (Mgf/E) s’est tenue hier, à Dakar. Cette année le thème est « Accélérer les investissements pour mettre fin aux mutilations génitales féminines ».
« L’excision viole les droits humains de la femme et surtout la fille. Sur le plan sanitaire, les études ont montré que l’excision porte atteinte à la santé sexuelle de la femme, à son bien-être. Elle peut porter atteinte à la vie d’une fille. C’est un phénomène néfaste qui mérite d’être éradiqué », a martelé Mame Ngor Diouf, secrétaire général du ministre de la Femme, de la famille du genre et de la protection des enfants.
Eliminer la mutilation génitale féminine d’ici 2030
En 2008, l’Unfpa avait mis en place un programme de lutte contre la mutilation féminine. Dans sa phase 4, il avait noté « dans les différents pays où la pratique persiste, une baisse significative de la prévalence des mutilations génitales féminines (Mgf). « En ce qui concerne le Sénégal, pour les filles de moins de 15 ans, le taux de prévalence était d’environ 18% au début du programme, nous avons réussi à baisser le taux à 16%. Malheureusement, au cours de ces deux dernières années, les résultats de l’Eds (Enquête démographique et de santé) montrent que le taux est en train d’augmenter. D’où la nécessité de mettre en place une stratégie nationale qui nous aide à intensifier nos efforts avec tous les acteurs, pour éliminer la mutilation génitale féminine d’ici 2030 », a défini Cécile Compaoré Zoungrana, représentante de l’Unfpa.
« Un Sénégal sans mutilations génitales féminines où toutes les femmes et les filles jouissent de leur droit à l’intégrité physique », est l’ambition que l’organisation vise et qu’elle espère atteindre d’ici 2030. Elle constitue le cadre de référence des actions pour l’abandon progressif de cette pratique pour les huit prochaines années (2022-2030). Cette stratégie et le plan d’action seront mis en œuvre selon plusieurs axes d’interventions qui sont, entre autres, le renforcement de l’engagement du gouvernement et des collectivités territoriales, le renforcement du dispositif sanitaire.
D’après Onu Femmes Sénégal, près d’une femme sur 4 a subi la Mgf au cours de sa vie au Sénégal. Pour cette organisation, l’excision qui est la forme de Mgf est interdite au Sénégal depuis 1999. « Ces chiffres seraient en-deçà de la réalité, car l’interdiction de cette pratique néfaste, en la faisant entrer dans la clandestinité, complique la collecte d’information », estime-t-elle.

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