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DÉBAT PORTANT SUR LA MODIFICATION DU CODE ÉLECTORAL : LES DÉPUTÉS DE L’OPPOSITION ET DE LA MAJORITÉ AU BRAS DE FER

Pour la modification du code électoral, l’assemblée nationale s’est réunis depuis ce matin en séance plénière. Une rencontre qui n’était pas de tout repos pour l’opposition qui soutient que le code électoral et tout ce qu’il engendre comme irrégularité est loin d’être conforme  à la constitution sénégalaise.

Au cour de la séance plénière les articles L31 et L32 du code électoral actuel qui sont repris dans le nouveau texte ont suscité beaucoup de désaccords lors des débats.

Il s’agit des articles concernant les personnes condamnées pour des délits tels que l’escroquerie ou la corruption et qui ne jouisse plus de leur droit civil ou politique exemple le droit d’être inscrit sur les listes électorales de voter ou de se présenter en tant que candidat aux élections.

L’opposition estime que cette loi vise l’ancien maire de Dakar à savoir Khalifa Ababacar Sall condamné à 5 ans de prison pour escroquerie et le fils de l’ancien président Karim Wade condamné à 6ans pour enrichissement illicite en 2015. Et si les deux hommes ont obtenu une grâce présidentielle il leur faudrait une loi d’amnistie pour recouvrir leur droit civil.

L’opposition parlementaire a jugé ces lois injustes et antidémocratiques d’ailleurs le député lamine Diallo a déposé des amendements qui ont tous étaient rejetés. Raison pour laquelle les députés de l’opposition comptent saisir le conseil constitutionnel. La majorité quant à elle dénote une manipulation politicienne et souligne que cette disposition est présente dans le code électoral depuis 1992 donc il n’y’a rien de nouveau. Elle rappel également le caractère impersonnel de la loi pour démolir l’argumentaire de l’opposition.

La majorité parlementaires affirme avoir accédé à de nombreuses requêtes de l’opposition lors du dialogue nationale. Au total 25 points fond l’objet de consensus avec un  changement important notamment l’élection des maires au suffrage universel jusqu’ici ils étaient élus par les conseillers municipaux. Le montant de la caution pour les candidats ou encore la question du budget unique qui est également un cas épineux sont également abordés.

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