fbpx

Télécommunications

L’Autorité de Régulation des Télécommunications et des Postes (ARTP) du Sénégal assure avoir pris les devants pour lutter contre tout risque sanitaire lié aux Rayonnements Non Ionisants (RNI).

Apprécier l’exposition au danger et l’importance du risque afin de prioriser les actions de prévention à mener. Voilà à quoi se résument les actions menées par l’ARTP face aux problèmes sanitaires qui pourraient émaner des Rayonnements Non Ionisants encore appelés ondes électromagnétiques.

Pour mener à bien cette mission, l’Autorité de régulation renforce ses moyens techniques. Après l’implantation, en 2016, d’une station d’homologation de tous les outils susceptibles d’émettre des RNI, « d’autres outils très innovants, qui sont à la pointe de la technologie, sont en cours d’acquisition et seront en service cette année », a déclaré, mardi à Saly (80 kilomètres à l’Est de Dakar), le Directeur Général de l’ARTP, Abdou Ly.

Ces nouveaux dispositifs permettront à l’ARTP « de savoir si les RNI se propagent dans des proportions admises et supportables par le corps humain », a précisé M. Ly. Il s’exprimait à l’occasion du 5e forum d’échange et de partage sur les secteurs régulés avec les journalistes spécialisés dans les Technologies de l’information et de la communication (Tic).

Parmi ces technologies figure une chaîne de mesures aménagée dans un véhicule équipé pour l’évaluation de l’exposition aux champs électromagnétiques et aux rayonnements ionisants. C’est une solution RNI de la société Wavecontrol.

Elle va comprendre un mesureur portable de champs électromagnétiques, une sonde de mesure continue des champs électromagnétiques conforme à la recommandation en la matière de l’Union Internationale des Télécommunications (ITU, sigle anglais) et une cartographie des électromagnétiques pour des grandes zones telles que des villes (solution à installer sur toits de bâtiments ou toits de véhicules).

Par ailleurs, le régulateur envisage de multiplier ses Centres de Contrôle des Fréquences (CCF). Ainsi, après Dakar, il est prévu d’installer un CFC à Matam (Nord), Kolda (Sud) et au Centre du pays.

A travers ces Centres Régionaux de Contrôle des Fréquences (CRCF), l’ARTP veut décentraliser les activités de gestion et de contrôle, la vérification du respect des règles nationales en vigueur et le contrôle des émissions comme auxiliaire de la politique de gestion du spectre.

En outre, le régulateur compte déployer un réseau fixe de sondes dans les zones à forte concentration radioélectriques ou places publiques. La mise en place d’un centre de contrôle RNI avec la création d’un site web où le public pourra visualiser en temps réel les niveaux d’exposition et la création d’un Observatoire national des RNI sont prévues.

Une campagne de communication autour du projet sera aussi déroulée pour lutter contre les fausses informations liées à l’exposition aux rayons électromagnétiques. Plusieurs rumeurs établissent en effet un lien entre la multiplication des cas de cancer et l’exposition aux RNI. Alors que les études sont, à ce jour, insuffisantes pour confirmer le caractère cancérigène ou non des champs électromagnétiques de basses ou hautes fréquences.



Le chiffre d’affaires du marché des communications électroniques au Sénégal est estimé à 676,0 milliards de F CFA en 2020, soit une baisse de 11,26% par rapport à 2019, d’après le dernier rapport de l’Autorité de régulation des télécommunications et des Postes (ARTP). Cette valeur est répartie comme suit : Le chiffre d’affaires de la téléphonie mobile s’établit à 428 milliards de F CFA en 2020 et 248 milliards de F CFA pour le marché de la téléphonie fixe.

L’ARTP précise que ce repli résulte du recul noté dans les activités de téléphonies fixe et mobile, notamment la fusion des entités SONATEL mobile et SONATEL SA avec comme corollaire la suppression des prestations d’interconnexion entre les deux entités et la baisse drastique du nombre de liaisons louées ainsi que les revenus y afférents.

D’autres facteurs sont également pointés du doigt pour justifier cette diminution. Il s’agit de la résiliation de contrats d’entreprises impactées par la COVID-19 particulièrement les entreprises du secteur du tourisme, les baisses notées sur les revenus des trafics roaming et voix internationale

S’agissant du segment des salariés dans ce secteur, les opérateurs titulaires de licence de réseau de télécommunications ouverts au public et les Fournisseurs d’accès internet, acteurs clés de l’économie numérique emploient, 4.444 personnes en 2020, soit une baisse de 17,07% des effectifs salariés. Les emplois permanents constituent 73% contre 27% d’emplois intérimaires. Ces derniers sont plus touchés par le recul noté des emplois.

Concernant les investissements (hors coûts d’acquisition de fréquences) sur le marché des communications électronique, ils sont évalués à 128,34 milliards de francs CFA en 2020. Un rebond considérable est noté au cours de l’année 2019 avec le rebranding de l’opérateur SENTEL GSM devenu SAGA AFRICA HOLDINGS LIMITED appelé également Free. Il convient de souligner que 53% de ces investissements sont consentis dans les réseaux mobiles et 47% dans les réseaux fixes.

En termes de parts de marché, ARTP révèle qu’au 30 juin 2020, Orange arrivait en tête avec 55,86% suivie de Free (23,77%) puis Expresso avec 20,38%. Elle précise que la part de marché est égale au parc de lignes de téléphonie mobile par opérateur divisé par le parc global de lignes de téléphonie mobile.

TELECOMMUNICATIONS : L’ARTP OUVRE LES PORTES À HÉLIOS TOWERS, LE PREMIER OPÉRATEUR D’INFRASTRUCTURES AU SÉNÉGAL


L’opérateur d’infrastructures est un exploitant de gros établissant ses infrastructures de communications électroniques à des fins de location de capacités à destination de l’Etat, des opérateurs titulaires de licence ou d’autorisation et des fournisseurs de services.

Il s’agit d’une catégorie d’acteurs à accueillir en fonction du niveau de maturité d’un secteur.

En effet, même si les opérateurs de télécommunications titulaires de licences ont l’obligation d’investir dans les infrastructures, l’évolution des marchés de communications électroniques permet d’établir que, de nos jours, les stratégies desdits opérateurs s’orientent plus vers les services, les données que les infrastructures.

En sa qualité de régulateur, investi d’une mission de veille et d’anticipation sur l’environnement, l’ARTP avait entamé les échanges avec des candidats potentiels, depuis un moment, afin de compléter le chainon manquant dans la chaine de valeur des communications électroniques, en l’occurrence un opérateur d’infrastructures.

Ainsi l’arrivée de HELIOS TOWERS n’est que l’aboutissement d’un long processus qui a permis au régulateur d’instruire, dans le respect des règles de transparence et des textes sectoriels en vigueur, le dossier de ce candidat. Ce processus inclusif qui vu l’ARTP mettre en place une commission composée des représentants de la Présidence de la République, du Ministère des Finances et du Budget et du Ministère de l’Economie numérique et des Télécommunications, avait pour objet de veiller à ce que les intérêts de toutes les parties prenantes soient préservés (opérateurs, utilisateurs, Etat etc.).

En tout état de cause, l’arrivée de ce nouvel acteur qui est appelé à vendre ses capacités aux opérateurs, permettra à ces derniers, quelle que soit leurs tailles, de bénéficier d’un égal accès aux infrastructures, sans aucun risque de discrimination.  Son avènement, loin d’être fortuit, obéit à un calcul et une stratégie d’anticipation du régulateur, après l’accueil des fournisseurs d’accès à internet dont l’épanouissement pourrait être inhibé par l’appartenance de la plupart des infrastructures passives comme actives de communications, aux opérateurs titulaires de licences qui sont également leurs concurrents.

C’est la raison pour laquelle, l’opérateur d’infrastructures vient à point nommé en ce sens qu’il permettra de rééquilibrer davantage la concurrence, dans le secteur des communications électroniques, avec bien entendu, la supervision de l’Autorité de Régulation.

Certes, cette catégorie d’acteur rendra plus complexe la régulation qu’elle ne l’est déjà avec les autres nouveaux opérateurs (FAI et MVNO), mais avec les compétences et la rigueur connues du Directeur général de l’ARTP, Monsieur Abdoul LY qui a conduit de main de maître ce dossier, il y’a lieu de ne pas se faire d’inquiétude, à ce sujet.

Le parc global de lignes de la téléphonie mobile au Sénégal s’est établi à 19,078.948 au quatrième trimestre 2020, selon l’Observatoire de la téléphonie mobile de l’Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP).

Ce parc connait une progression de 6,70% par rapport à la même période de 2019 où il s’établissait à 17.948.492 lignes. Comparé au 3ème trimestre 2020, le parc global de lignes de la téléphonie mobile enregistre une hausse de 2,40%.

La répartition de ce parc mobile par opérateur place Orange toujours en tête avec 10.594.894 lignes, soit une part de marché de 55,53% comme au 3ème trimestre 2020. La deuxième place est occupée par l’opérateur Free avec 4.867.312 lignes soit une part de marché de 25,51% contre 25,08% au 3ème trimestre 2020 (+,0,43 point de poucentage). La dernière place est occupée par l’opérateur Expresso avec 3.616.742 lignes, soit une part de marché de 18,96% contre 19,39% au 3ème trimestre 2020 (-0,43 point de pourcentage). Durant la période sous revue, c’est l’opérateur Free qui a gagné des parts de marché en grignotant des points sur Expression, Orange restant stationnaire.

Les données de l’ARTP indiquent une part très prépondérante du parc prépayé avec 18.818.436 lignes (+2,50% par rapport au 3ème trimestre 2020) contre 260.512 (-4,35% comparé au 3ème trimestre 2020) pour le post payé au 31 décembre 2020.

Le taux de pénétration du mobile au Sénégal (rapport entre le nombre total de lignes de téléphonie mobile et celui de la population) est de 114,21% au 31 décembre 2020 contre 114,94% au 30 septembre 2020, soit une légère baisse de 0,73 point de pourcentage. Ce taux de pénétration se situe à 112,65% (contre 113,26% au 3ème trimestre 2020) pour le prépayé et 1,56% (contre 1,68% au 3ème trimestre 2020) pour le post payé.

Le volume des communications émises a augmenté au cours du trimestre sous revue. Il s’est en effet établi à 2,539 milliards de minutes cumulées contre 2,345 milliards de minutes cumulées au 3ème trimestre 2020. Quant à l’évolution mensuelle de l’usage moyen voix sortant par ligne, elle est en dents de scie entre le 3ème et le 4ème trimestre de l’année 2020. Ainsi, de 127 minutes en septembre, elle est passée à 132 minutes en octobre, puis à 149 minutes en novembre avant de descendre à 134 minutes en décembre 2020.

Selon l’ARTP, le trafic SMS sortant des opérateurs se situe à 165 millions en décembre 2020 contre 161 millions en septembre, 167 millions en octobre et 186 millions en novembre de la même année. L’usage moyen sortant par ligne est de 9 SMS en décembre 2020 contre 10 en novembre. Toutefois, il est le même nombre durant les mois de juillet, août, septembre et octobre 2020.