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SURLEFIL

Plaidoyer pour le respect mutuel entre les peuples, le nouveau roman de l’écrivaine franco-sénégalaise est aussi un appel au volontarisme et une dénonciation de la mentalité victimaire. 

En septembre 2002, le Joola sombrait au large du Sénégal, emportant avec lui quelque 2 000 vies. Parce que l’on a trop vite oublié cette catastrophe, bien plus meurtrière que celle du mythique Titanic, la romancière franco-­sénégalaise Fatou Diome a voulu redonner voix aux disparus.

Dans Les Veilleurs de Sangomar, elle imagine les naufragés reçus et entourés de chaleur humaine par les ancêtres, dans un ancien lieu de culte animiste considéré comme un sanctuaire. Avec ce roman sur le deuil, Diome s’interroge surtout sur la manière dont les proches des disparus tentent de combler le vide. Poétique et politique, l’ouvrage explore l’intimité de vies disséminées à travers le monde pour ressaisir l’événement dans toute sa densité.

Jeune Afrique : Comment est née Coumba, le personnage au cœur de votre roman ?

Fatou Diome : Après le naufrage, j’avais rencontré des veuves, des orphelins, des parents ayant perdu un enfant, des fiancées esseulées… Je me suis demandé comment ils vivaient, comment ils luttaient pour ne pas sombrer à leur tour. Au début, Coumba est tétanisée par la disparition de son mari. Elle a moins de 30 ans, une petite fille de 5 mois, elle n’aurait jamais imaginé se retrouver dans cette situation. En tant que veuve, elle subit une très forte pression familiale, sociale, religieuse. Elle invoque les ancêtres pour retrouver son bien-aimé et, toutes les nuits, le convoque à travers sa plume. Se noue alors un long et intense dialogue entre les époux.

Dans ses propos, on devine votre propre amertume. Par exemple lorsqu’elle déclare qu’aucune ville occidentale n’a réservé de minute de silence aux morts du Joola…

Qu’est-ce qui détermine le degré d’émotion quand se produit une catastrophe ? La couleur de la peau ? Le PIB ? Faut-il appartenir à un pays riche pour compter ? Quand de tels malheurs surviennent en Occident, toute l’Afrique s’afflige, les chefs d’État défilent. La réciproque doit être vraie. Mon livre est un plaidoyer pour le respect mutuel et une égale considération des uns pour les autres.

Pour Coumba comme pour vous, écrire est un acte transgressif ?

L’écriture est pour Coumba un jardin secret qu’elle entretient pour redonner un sens à sa vie. Quant à moi, c’est par l’écriture que j’essaie de m’extraire de mes chaos intérieurs depuis l’âge de 13 ans. Mes cahiers accueillent mes confidences avec une infinie patience, sans jamais me juger. Il m’arrive d’écrire juste pour hurler mon impuissance. En m’exprimant, je dis ma présence au monde ; c’est fondamental.

À travers Coumba, vous vous révoltez aussi contre les travers d’un monde qui prive les femmes de leurs libertés…

Je remets en question les traditions qui exigent qu’une veuve reste cloîtrée chez elle plusieurs mois, les religieux obscurantistes qui imposent une pratique intensive de la religion alors qu’eux-mêmes ne connaissent rien ni à la Bible ni au Coran. Je démontre aussi que l’on peut s’extraire de traditions auxquelles on n’adhère pas.

Pourquoi avoir fait intervenir la spiritualité ?

C’est une manière de rappeler que l’Afrique ne commence pas avec l’esclavage et la colonisation, deux tragédies dont on nous rebat les oreilles comme si notre histoire se résumait à cela. Des royaumes ont préexisté. Très structurés, ils se fondaient sur un animisme monothéiste.

Dans tous vos ouvrages, la mer reste présente. Quelle en est la symbolique ?

Il m’a fallu cinq livres pour me rendre compte que la mer était chez moi une obsession. Peut-être parce que c’est une parfaite métaphore de la vie, notamment quand il faut braver les courants, affronter les vagues, trouver la côte paisible où se réfugier. La mer nourrit, emprisonne et tue. Et puis, parfois, c’est par la mer que l’on s’exile, que l’on s’ouvre au monde.

Quelle exilée êtes-vous ?

Je n’en suis pas une. J’ai débarqué en France non pas pour chercher du travail, mais parce que j’étais amoureuse d’un Alsacien. Je fais partie de ces Africains qui ont le privilège d’aller d’un continent à l’autre de leur plein gré. Mon pays s’étend des rives du sud Saloum jusqu’aux bordures du Rhin, et ma vie est un entrelacs de cultures.

Vous créez souvent des néologismes. Comprenez-vous que cela puisse dérouter ?

Un écrivain est un artiste. De la même manière qu’un peintre sélectionne ses couleurs, l’auteur choisit ses métaphores et ses visions mentales pour créer son univers. J’ai un rapport direct, personnel et émotionnel à la langue française, que je remodèle à ma sauce, de simples onomatopées devenant parfois des verbes.

Certains des mots ou des expressions que vous utilisez proviennent-ils de proverbes africains ?

Quand un auteur français blanc crée une belle métaphore, personne ne lui demande s’il réactualise Fénelon ou Anatole France. Si c’est un Africain – pour peu que sa métaphore soit poétique –, elle tient forcément du proverbe et de l’arbre à palabres. Lorsqu’il m’arrive d’emprunter aux proverbes africains, je le signale, de la même manière que je mentionne les références s’agissant de Voltaire. C’est une question de respect, une manière aussi de rendre hommage à ma culture d’origine et à l’éducation que mes grands-parents m’ont donnée.

Sur les réseaux sociaux, certains vous accusent de jouer les toubabs, en raison aussi de votre récent cri d’amour pour la France…

Je vis dans ce pays depuis vingt-cinq ans. Si demain je m’installais en Australie, je penserais à la France et des gens me manqueraient. Je suis triste de voir les nôtres si nécrosés dans leur famille, leur couleur, leur territoire, dans leurs tiroirs identitaires. Ils oublient que plus on maîtrise la culture du lieu où on vit, plus on est respecté.

L’un de vos personnages se demande où va l’Afrique. Le savez-vous ?

C’est à elle de le décider et de s’en donner les moyens. L’Afrique ne peut se contenter de répéter que ce sont les autres qui font d’elle ce qu’elle est. Ce que nous sommes dépend de la façon dont nous nous considérons. Dans mon livre, la génération de Fadikiine, la fille de Coumba, est celle d’une Afrique qui se prépare à changer. Je voudrais en finir avec cette image d’une Afrique supposée impuissante.

Comment faire ?

Il faut rendre à la jeunesse africaine sa dignité. Elle lui a été confisquée par des politiques et des intellectuels qui l’encouragent à se poser en victime en lui répétant que son avenir est à jamais oblitéré par l’esclavage et la colonisation. C’est un sujet très douloureux pour moi, qui me vaut une volée de bois vert chaque fois que je l’aborde. Ressasser les causes supposées de nos malheurs ne change rien à notre destin. Les Chinois ne multiplient pas des tables rondes à longueur d’années pour se plaindre de l’occupation japonaise : ils rivalisent avec les États-Unis. Tout ce temps perdu à fureter dans nos plaies pour trouver le bon endroit à gratter afin d’avoir encore un peu plus mal, nous pourrions l’utiliser à élaborer des projets de développement.

Il faudrait être amnésique ?

Bien sûr que non, mais jouer les victimes n’a jamais forcé le respect. Croyez-vous qu’un ingénieur camerounais évoluant à l’international a envie de sans cesse s’entendre dire qu’il est une victime de la colonisation ? Il y a parmi mes détracteurs des intellectuels en costume-cravate qui exigent une « décolonisation de la pensée ». Ils vomissent sur la France, mais s’inclinent dès qu’elle leur propose un poste. Ils écrivent des livres, mais n’osent pas en parler, préférant répondre avec un « sourire Banania » aux questions des journalistes… Et ce serait moi, la traîtresse à la cause africaine ? Osons nous affranchir de ces concepts pour aller de l’avant. S’arrêter au milieu du gué en ressassant des discours clivants, c’est s’interdire de créer et de progresser.

Vous ne pouvez nier que des injustices découlent de l’esclavage et de la colonisation…

Pourquoi tous les débats sur l’Afrique doivent-ils être rattachés aux concepts de colonialisme et de néocolonialisme ? La vraie question est celle des déséquilibres mondiaux. L’exploitation, aujourd’hui, c’est du dumping économique. Le non-paiement des impôts qu’organisent les multinationales dans les pays africains est favorisé par la corruption et non par la colonisation. Quand des présidents distribuent des billets de banque pour se faire réélire, ce qui est en cause, c’est l’absence d’éducation et de culture démocratique. Utilisons les mots appropriés pour désigner les injustices.

Et comment les faire disparaître ?

Sur le continent, une jeunesse debout essaie de s’en sortir. J’ai envie de partager avec elle ce qui m’a fait avancer : les études, la formation, le travail sans répit, la rigueur, le fait de compter en priorité sur soi-même. J’ai été marchande à 12 ans à Dakar, puis femme de ménage et baby-sitter en France. Des solutions existent, il faut être pugnace. Et les plus riches, plutôt que de se faire construire d’énormes villas, d’aligner les épouses et de dépenser des millions en mariages et baptêmes fastueux, devraient participer à la formation de ces jeunes.

L’immigration n’est donc pas une fatalité ?

Il faut apprendre aux jeunes à lutter, où qu’ils soient. Mais boucler le continent comme un zoo qu’on irait visiter à sa guise sans que les Africains aient eux aussi le droit de bouger n’est pas envisageable. Ils doivent pouvoir bénéficier de l’article 13 de la Déclaration universelle des droits de l’homme. À ce jour, seuls les ressortissants des pays riches en profitent : ils débarquent partout en terrain conquis, le plus souvent sans visa. C’est injuste.

Le rapport des forces ne penche pas en faveur du continent…

Et alors ? Il existe des lois internationales que l’Afrique peut faire appliquer pour servir ses intérêts. Si elle ne peut se permettre de couper les ponts, son estime de soi l’autorise à dire à l’autre, par exemple : « Tu ne profiteras plus de mes ressources sans payer le juste prix. » Où : « Non, la majorité des immigrés n’est pas originaire d’Afrique subsaharienne. » Le problème, c’est aussi que l’Union africaine se tait, laissant ses États se faire écraser séparément.

Vous désespérez de voir l’Afrique s’unir ?

Comment peut-on prétendre au panafricanisme quand le Sénégalais s’estime supérieur au Camerounais, le Camerounais, au Béninois… Et tous refusent de crever l’abcès. Ils sont d’accord pour hurler leur haine commune de l’Occident, mais quand il faut parler d’une seule voix ils préfèrent aller négocier en catimini. Il faudra un jour tirer les leçons de ces errements.

En solidarité avec la marche nationale de protestation contre la hausse de l’électricité et pour la libération de Guy Marius SAGNA et compagnie , tenue hier vendredi à Dakar, le collectif « Aar lou niou bokk » de Ziguinchor était aussi face à la presse. Devant les journalistes Madia Diop Sané et compagnie ont dénoncé les agissements du gouvernement, qu’ils qualifient de peu orthodoxes. Ils ont par ricochet demandé aux juges de penser aux contribuables et d’arrêter de servir de bras armé à l’exécutif.
Moussa NDAW (Ziguinchor)

Africa7RadioTV

Selon le journla l’observateur qui donne l’information l’avocat Me Madické Niang tourne la page à la politique

Le patron de la Coalition Madické 2019 a tourné le dos au monde politique. « J’arrête définitivement la politique », a-t-il annoncé publiquement à ses alliés de la dernière élection présidentielle de février 2019, rapporte L’Observateur.

Pour rappel, Madické Niang a été reçu, récemment, par le Khalife général des Mourides, Serigne Mountakha Mbacké, qui lui a demandé d’arrêter la politique et de se mettre au service exclusif de la communauté. En disciple convaincu, le célèbre avocat applique ainsi à la lettre le « ndigël » de son Khalife.

Kande Sibenk  » quartier propre » a été le leitmotiv des jeunes de ce quartier de Ziguinchor. Ces derniers ont organisé ce dimanche une opération de nettoiement et d’embellissement de leur quartier et des deux voies en pavés qui relient les ronds-points Aline Sitoe Diatta et Kande Baneto.

Malgré leurs maigres moyens, ces jeunes comptent en organiser d’autres mais cette fois ci avec l’implication des autorités et des bonnes volontés.

Moussa NDAW

Africa7 (Ziguinchor)

Le département   d’Oussouye a accueilli ce lundi 09 décembre 2019 Le ministre du tourisme et des transports aériens Alioune Sarr. La station balnéaire de Cap Skiring dans la commune de Diembéring a servi de cadre pour avoir un aperçu sur les potentialités touristiques de la zone.

Cette visite de travail a servi de tribune pour le ministre d’annoncer beaucoup de mesures. Il s’agit entre autres de la construction de deux campements villageois dans les villages de Bouyouye et de Cabrousse pour servir de lieu de mémoire d’Aline Sitoé Diatta la reine du Cabrousse.

Le classement des établissements touristiques, la réouverture de certains hôtels fermés, l’implantation d’une unité de la police touristique et la règlementation du secteur du tourismes sont entre autres promesses faites par Alioune Sarr au nom du gouvernement

Moussa NDAW

Africa7 (Ziguinchor)

Depuis ce 9 décembre 2012 à Paris
Où aux Cieux à 87 ans tu partis,
Nos oreilles orphelines pleurent
Ton verbe honorable, ta verve utile
Les Daaras pleurent leur Maître
Mémorable symbole de l’Elégance
Un érudit savant pédagogue
Un Khalife général inégalable
Un Homme au port imparable!

Tu a été le symbole du bien certifié
Depuis ce 15 août 1925
Où tu vis le jour à Tivaouane
La Sainte terre aux Saints sanctifiés.

En ce jour souvenir, sept ans après
Me reviennent en mémoire ces belles
Conférences-cours magistraux
De savoirs et de savoir-vivre
Ces leçons d’humilité illustres.

J’ai aimé la Parole en t’écoutant
J’ai aimé mon pays en t’écoutant
J’ai compris ma paisible Religion
J’ai compris le sens de la vie.

En t’écoutant dire te voyant sourire,
J’ai compris comment enseigner
Par l’humour sans friser le ridicule
J’ai compris ce que ELEGANCE
Voulait dire…

L’adulte peut courir au rythme
Du jeune mais à l’arrivée il meurt.
« Mag man a xéelu ndaw waaye
Bu àkke dee » disais-tu Patriarche.
Qui m’en dira d’autres aujourd’hui ?

SERIGNE MANSOUR SY
BOROOM DAARA YI… RTA,
Tu nous manques !

L ’Association des Journalistes en migration et Sécurité (AJMS) a appris avec désolation la mort de 62 migrants dont 15 Sénégalais au large de la Mauritanie, le mercredi 4 décembre 2019 à la suite du naufrage de leur embarcation. Selon l’Organisation Internationale pour les Migrations(OIM), 83 candidats à la migration ont réussi à nager jusqu’à la côte mauritanienne sur les 200 qui avaient embarqué à Barra en Gambie à destination de l’Espagne. Ce qui laisse penser à une probable hausse du nombre de victimes à mesure que les heures passent. L’AJMS s’incline devant la mémoire des disparus et prie pour le repos de leur âme.

En revanche, l’AJMS pense que cet énième drame en mer de migrants appelle à une introspection de la part des autorités sénégalaises dont la mission est d’offrir à la jeunesse désœuvrée des possibilités de s’épanouir chez eux plutôt que de mourir en mer dans des conditions plus que dramatiques. On ne dira jamais assez : le lit de l’émigration irrégulière est la pauvreté et le chômage. Deux problématiques que l’Etat du Sénégal à l’obligation de résoudre s’il veut mettre un terme au phénomène « Barça ou Barsaq » qui a décimé tant de foyers depuis 2006. Pour l’AJMS, les autorités doivent revoir leurs politiques de jeunesse afin qu’elles répondent efficacement aux préoccupations des bénéficiaires. Malgré les nombreux programmes et projets mis en place par l’Etat, les jeunes continuent à partir même si les points de départs ont changé (De plus en plus, les sénégalais embarquent à partir de la Gambie pour se rendre en Europe). D’où la nécessité de revoir le dispositif sécuritaire du FRONTEX mis en place par le Sénégal et ses partenaires européens.

L’AJMS pense aussi que la responsabilité des familles dans ces drames est aussi pleine et entière. Du fait de certaines pesanteurs sociales, des familles poussent leurs enfants à se lancer à l’aventure quitte à vendre leurs biens (Selon le journal Libération, les victimes ont payé entre 300 et 500 000 f cfa). Même si la migration est un droit inaliénable consacré par l’article 13 de la Déclaration universelle des Droits de l’Hommes, l’AJMS considère que rien ne vaut de périr en mer. La vie humaine est sacrée                                                                        

Fait à Dakar le 06 Décembre 2019 

Le Président

Daouda Gbaya

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Comme ReseauNews vous le révélait en exclusivité, le consul Général du Sénégal à Milan, Madame Rokhaya Ba Touré, a engagé l’Etat du Sénégal dans une opération immobilière dont elle n’a pas la prérogative. Pourtant, le Ministère des Affaires Etrangères lui avait, suivant le Diplomail N°01022, du 23 Octobre 2018, intimé l’ordre de se rapprocher de l’ambassadeur du Sénégal à Rome. Ce qu’elle a ignoré, opérant un coup de force qui lui est revenu en pleine figure.

Il faut remonter loin, très loin pour situer l’affaire concernant l’achat du consulat du Sénégal à Milan. La volonté de doter le Sénégal d’édifices lui appartenant en terre italienne est un long « film diplomatique » autour duquel gravitent des astuces et des intérêts. A Rome comme à Milan, le Sénégal a toujours souhaité acheter des locaux pour y installer définitivement son Ambassade et son Consulat Général.

Cette volonté qui entre dans le processus de rationalisation des dépenses publiques a été rigoureusement manifesté par l’ancien ambassadeur, Papa Cheikh Sadibou Fall, par ailleurs ancien ministre de l’Intérieur dans le gouvernement du Premier ministre, Macky Sall. Emporté par le naufrage du bateau le Jola, ce juriste de formation est ensuite nommé ambassadeur du Sénégal à Rome en 2005.

Il adressa une lettre le 10 juin 2008, à son ministre de tutelle qui était Cheikh Tidiane Gadio pour l’acquisition d’un immeuble de trois étages, qu’une commission venant du Sénégal avait déjà visité du 28 avril au 3 mai 2008. La lettre de l’ambassadeur est accompagnée de l’offre du propriétaire qui s’élevait à 8 millions cinq cent mille (8.500.000) euros. Les différentes missions menées à Rome par l’Etat du Sénégal à travers la Direction du patrimoine bâti, l’Inspection générale (IGE) et le ministère du budget n’ont pas donné une suite favorable à la demande de Rôme.

En 2013, l’ambassadeur Fall est remplacé par Madame Seynabou BADIANE, contrôleur d’Etat qui ne semble pas faire de ses priorités l’acquisition d’un siège à Rome. Mais l’affaire est ensuite soulevée par le diplomate de carrière, Mamadou Saliou Diouf, nommé ambassadeur du Sénégal à Rome en 2015 en provenance de la Russie.

Diouf sollicite ainsi le ministre Birama Mangara en charge du Budget et Sidiki Kaba des affaires estrangères, afin d’accélérer la cadence pour « la crédibilité du Sénégal auprès de ses partenaires financiers ». Il s’avère aussi que la banque Unicredit était de loin la banque choisie pour l’achat des édifices de Rome et Milan.

Elle ignore les injonctions du Ministère

Le 23 octobre 2018, le ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur, par l’entremise de l’Ambassadeur, Secrétaire général, Mame Baba Cissé, adresse un « diplomail » au consul général du Sénégal à Milan pour lui demander, « pour plus d’efficacité dans la conduite de cette procédure d’acquisition », de se rapprocher de « notre ambassadeur à Rome Quirinal (…) chargé d’en assurer la coordination en étroite collaboration avec vous-même ».

Et le diplomate de préciser à Madame Touré que « Cette option, conforme à l’idée de départ, de mener des négociations conjointes avec les banques en vue de réaliser des économies, au terme de la procédure ».

Sauf que la note diplomatique de Dakar semble tomber dans l’oreille d’un sourd. Constatant l’affaire lui filer, Rome relance Dakar qui s’adresse de nouveau à Milan, qui a déjà entamé et conclu l’achat du Consulat sur un montage financier d’un million trois cent mille (1.300.000) euros. Le payeur à Rome, Isaac Mingou, informé par lettre en date du 15 octobre 2019 par la consul général, oppose son refus diplomatique de payer la banque. Ce refus sera l’élément déclencheur de l’affaire.

Aliou NDIAYE-ReseauNews 

J’image ce scénario onirique où les chefs d’Etat du Mali, du Burkina Faso et du Niger à Pau demandent à la France de retirer ses troupes du Sahel.
Emmanuel Macron accepte cette décision et annonce le retrait immédiat des forces armées françaises et de tous les moyens logistiques déployés dans la région du Sahel.
Les Etats concernés s’organisent promptement, et trouvent immédiatement les moyens d’agir conjointement.

Nos forces armées suréquipées, bien organisées, disciplinées et inter opérables se mettent au pas…et s’engagent au nom de la préservation de notre souveraineté et notre indépendance- si chèrement acquises- dans une guerre commune contre le terrorisme et l’expansion islamiste.

Tous les Etats membre de l’UA adoptent à l’unanimité une résolution dans laquelle tous s’engagent à apporter un soutien financier humain et logistique immédiat dans cette guerre.

Seulement voilà

Peut-on imaginer un seul instant ce schéma dans le contexte actuel où la solidarité entre les pays africains est le plus petit dénominateur que nous avons en commun ?

Comment réussir aujourd’hui ce que nous avons échoué à implémenter depuis le depuis de la crise sécuritaire dans le Sahel?

Où en est la force africaine en attente FAA ? Nous attendons toujours le début du commencement de la première phase de sa mise en œuvre. Sacré chantier !

Quid de la force conjointe du G5 Sahel ? Elle est toujours en attente des financements extérieurs promis par des acteurs étrangers qui chercheront avant tout à préserver leurs intérêts dans la région.

Nos forces armées nationales sont-elles aujourd’hui suffisamment bien équipées, organisées, disciplinées et aux ordres d’un commandement militaire légitime et patriote ?

Quelle alternative politique à la solution militaire?

Le débat aujourd’hui ne doit pas se focaliser sur la présence militaire Française. Mais plutôt sur le contexte permissif.
La France intervient dans les pays du Sahel en vertu d’accords signés par nos états et récemment au Mali sur la base d’une demande expresse de l’état malien dont la survie était menacée, suivant les aveux du premier dirigeant du pays .

Ne soyons pas dupe. Clairement, la France cherche d’abord à préserver sa propre sécurité et à maintenir la menace terroriste loin de ses frontières en déployant près de 6000 soldats et des moyens logistiques colossaux dans le Sahel.

Avec beaucoup de naiveté, beaucoup proposeront de se tourner vers la Russie ou la Chine pour nous accompagner militairement.
Dans l’un ou l’autre des cas, la question de notre souveraineté se pose.

Nos chefs d’Etat ont jusqu’au 16 Décembre pour répondre à la convocation du président français.

Les peuples du Sahel attendent un discours courageux, une réponse claire à la question claire que leur a adressé Emmanuel Macron.

Chers dirigeants, à Pau vous avec une occasion historique de vous assumer sans tourner autour du pot !