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SURLEFIL

Les détails du suicide dramatique d’Abdou Faye, l’ami de Boy Djinné ne sont plus un mystère.

En effet, d’après nos confrères d’IGFM c’est un remord trop pesant que le prévenu ne pouvait plus supporter qui fut le motif de son geste fatal. Ronger par la culpabilité il opte pour une solution radicale: la mort.

La garde à vue a finalement tourné court pour Abdou Faye suite à cet incident tragique, l’ami de Baye Modou Fall a finalement réussi à mettre fin à ses jours après plusieurs tentatives qui se sont soldés par des échecs . C’est dans les toilettes de la cellule de la prison centrale et à l’aide d’un filet de bain que le suicidaire c’est pendu mettant en exécution sa résolution. Du moins c’est ce que révèle les premières informations recueillies.

Abdou n’est pas à son premier coup d’essai, après deux tentatives à la Section de Recherches (Sr) et à la cave du palais de justice de Dakar, il s’est tué car ne supportant pas que son amie soit impliquée dans la cause, il aurait littéralement perdu son sang froid.  Relate nos confrères d’Igfm.

 «Je préfère mourir que de te voir en prison.» Cette phrase, lancée dans un moment de désespoir par Abdou Faye, s’est installée dans son sens quelques heures après sa formulation. Voir sa grande amie, G. Diaw, mêlée dans cette fracassante affaire d’évasion de Baye Modou Fall alias Boye Djiné lui a brisé le coeur. Dès que la demoiselle a été arrêtée par les éléments de la Section de Recherches (Sr) de Colobane, il a pété un câble. La tournure que prenaient les choses, inattendue, le bonhomme tente d’arracher sa «pote» de la cause. «Elle n’est en rien impliquée dans cette affaire. Laissez-la rentrer chez elle», aurait-il juré aux enquêteurs, les suppliant de la retirer de la cause.

première tentative de suicide en se cognant la tête contre le mur des locaux de la Section de recherches. Ce n’était pas la bonne. Maitrisé, il survit. Il ne s’arrête pas pour autant. Avant-hier, mardi 08 juin 2021, l’homme qui semblait dégoûté de la vie, a remis ça.

Déféré à la cave du tribunal de grande instance de Dakar, en même temps que G. Diaw, D. Sy et Cheikh dit Ganila, Abdoulaye s’est, une fois de plus, cogné contre le mur de la cave, Une deuxième tentative qui ne l’achève pas, mais qui l’affaiblit. Lorsque le groupe, avec à leur tête Baye Modou, a connu un 2ème retour de parquet, Faye implore le pardon de la fille : «Balma akh. Li malako teg (Pardonne-moi. Tout est est de ma faute.)»

Il était rongé par la culpabilité et s’en voulait à mort. Là, l’homme était prêt à payer la note salée au prix de sa vie. Confié ainsi que les autres au commissariat central par le parquet, il demande, apprend-on, la permission d’aller dans les toilettes. Là, loin du regard des gardes, il se tue. Avec l’aide, selon les premières informations recueillies, d’un filet de bain, il a écourté sa vie. Un acte qui matérialise les mots qu’il avait lancés à son amie : «Je préfère mourir que de te voir en prison. » G. Diaw ira-t-il ou non en prison ? Abdoulaye Faye n’a pas attendu pour en avoir le coeur net. Du ciel, il suivra la décision que prendra le juge du 8ème cabinet Mamadou Seck, en charge du dossier. 

 

Après l’incident qui c’est produit entre l’avocat maître Babou et le substitut du procureur de diourbel en plein procès, le conseil de l’ordre des avocats du Sénégal qui s’est réuni ce mercredi 9 juin à la maison de l’Avocat suite à l’instruction disciplinaire décidé par le Bâtonnier Me Papa laïty Ndiaye, a fait tomber la sanction.

Maître Babou est reconnu “Coupable » d’avoir livré le substitut du procureur de Diourbel Mamadou Saïdou Diallo, à la vindicte populaire, en lui attribuant, lors d’une audience en correctionnel le 1er juin dernier, des propos que ce dernier n’aurait pas tenu sur le guide des mourides, Cheikh Ahmadou Bamba, Me Babou écope ainsi d’une sanction disciplinaire.

l’Ordre des avocats du Sénégal prononce « la suspension provisoire, avec effet immédiat, de Maître Abdoulaye Babou ».

Ceci, « en application de l’article 19-13 du Règlement N 05/CM/UEMOA relatif à l’harmonisation des règles régissant la profession d’avocat » dans l’espace sous-régional.

 


L’encours des crédits accordés par les systèmes financiers décentralisés (SFD) au Sénégal à leur clientèle s’est établi à 477,271 milliards de FCFA (715,907 millions d’euros) au premier trimestre 2021, selon les données établies par la Direction de la réglementation et de la surveillance des SFD (DRS/SFD).

 Par rapport à la même période de 2020 où il s’élevait à 429,089 milliards de FCFA, cet encours de crédits connait une progression de 11,2%. S’agissant de l’encours des dépôts effectués au niveau des SFD par la clientèle, ils ont augmenté de 8,89% à 395,364 milliards de FCFA contre 363,081milliards de FCFA à fin mars 2020.

Concernant la qualité du portefeuille des SFD, elle s’est dégradée à fin mars 2021. C’est ainsi que le taux de créances en souffrance a augmenté de 3,24 points de pourcentage, passant de 6,29% en mars 2020 à 9,53% en mars 2021. Il reste au-dessus de la norme maximale de 3% (portefeuille à risque à 90 jours) édictée par le dispositif prudentiel. Au 31 mars 2021, les systèmes financiers décentralisés comptaient un sociétariat  de 3 413 260 contre 3 474 360 au 31 mars 2020, soit un léger repli de 1,75%. Indexé à la population sénégalaise, le taux de pénétration des SFD s’est établi à 21,1%, soit 0,4 point de moins par rapport à fin mars 2020.

Le chef de l’Etat Macky Sall a assuré mercredi de l’engagement de l’Etat à travailler à la préservation de la biodiversité et à la restauration des écosystèmes, soulignant dans ce sens « la nécessité d’une actualisation régulière » du Code de l’environnement, d’une « mise en œuvre qualitative de la stratégie nationale de lutte contre l’érosion côtière et d’une maîtrise de l’exploitation des terres agricoles.
Macky Sall, présidant la réunion du jour du Conseil des ministres, est revenu sur la célébration de la Journée mondiale de l’Environnement, le 5 juin, réaffirmant « l’engagement de l’Etat à mobiliser tous les moyens nécessaires à la préservation de la biodiversité et à la restauration des écosystèmes », a-t-on appris du porte-parole du gouvernement.
Il rappelle que « le secteur de l’environnement dispose d’un quota de 10.000 jeunes, dans le cadre du programme d’urgence pour l’insertion socio-économique et l’emploi des jeunes, dont 7000 postes sont dédiés à l’Agence sénégalaise de la reforestation et de la Grande Muraille verte, agence qui doit intensifier ses activités sur le terrain ».
Dans cette perspective, le chef de l’Etat demande au ministre de l’Environnement et du Développement durable, « d’accentuer la sensibilisation des populations, afin de renforcer la protection de nos forêts à travers la poursuite des actions de classement », de « lutte hardie contre les coupes et les trafics illicites de bois » et de « lutte sans relâche contre les feux de brousse ».
Selon le communiqué du Conseil des ministres, il a dans le même temps demandé à Abdou Karim Sall « d’amplifier l’exécution des projets d’aménagement paysager et de réalisation de bois de ville dans nos communes, conformément aux objectifs du PSE vert ».
« Le Président de la République indique, à cet égard, aux ministres en charge de l’Urbanisme, de l’Environnement et des Finances, l’urgence de finaliser les dossiers techniques et financiers nécessaires au lancement des travaux du Parc Forestier Urbain de Dakar Yoff », peut-on lire dans ce communiqué signé du porte-parole du gouvernement, Oumar Guèye.
Dans cet élan, le président Sall « insiste sur l’aménagement paysager rapide du Pôle urbain de Diamniadio, de même que la sauvegarde du potentiel écologique du Pôle du Lac Rose et des cordons dunaires le long de nos côtes », lit-on encore.
Le communiqué ajoute que le président de la République « demande, en outre, au ministre de l’Environnement et du Développement durable d’accélérer la mise en œuvre qualitative de la stratégie nationale de lutte contre l’érosion côtière, à l’image des résultats probants du projet de restauration des plages de Saly-Portudal ».
Il a par ailleurs souligné « la nécessité d’accorder une attention particulière à nos îles qui demeurent des identités remarquables de notre patrimoine historique, culturel et touristique », indique la même source.
De même le président Sall a-t-il rappelé « l’impératif d’assurer la maitrise de l’exploitation des terres agricoles, notamment dans les Niayes, zone qui concentre l’essentiel de notre production horticole ».
Il a invité le ministre de l’Environnement et du Développement durable, « à asseoir avec le ministre de l’Urbanisme, du Logement et de l’Hygiène publique, l’ancrage d’une économie circulaire dans le secteur des déchets, avec la mise en œuvre du Programme de promotion de la gestion intégrée et de l’économie des déchets solides (PROMOGED) », apprend-on de même source.
Elle rapporte que le président Sall « demande, en particulier, aux ministres en charge de l’Environnement et des Transports terrestres, de développer un Plan spécial d’amélioration de la qualité de l’air à Dakar, en relation avec les acteurs des transports et autres parties prenantes ».
Le chef de l’Etat invite par ailleurs le ministre de l’Eau et de l’Assainissement, « en relation avec le ministre de l’Environnement, de lui proposer un système de préservation de la qualité de l’eau dans nos cours d’eau et lacs », selon le communiqué du Conseil des ministres.
Il conclut que le président de la République a enfin signalé au Ministre de l’Environnement et du Développement durable, « la nécessité d’une actualisation régulière du Code de l’Environnement et de sa vulgarisation en vue de son appropriation par les populations ».

BK/ASG

Le Président de la République, Son Excellence Macky SALL a présidé le Conseil des Ministres, ce mercredi 09 juin 2021, au Palais de la République.A l’entame de sa communication, le Chef de l’Etat saisissant l’occasion de la célébration de la Journée de l’Environnement, chaque 05 juin, a réaffirmé l’engagement de l’Etat à mobiliser tous les moyens nécessaires à la préservation de la biodiversité et à la restauration des écosystèmes.

Le Président de la République rappelle que le secteur de l’environnement dispose d’un quota de 10.000 jeunes, dans le cadre du programme d’urgence pour l’insertion socio-économique et l’emploi des jeunes, dont 7000 postes sont dédiés à l’Agence sénégalaise de la Reforestation et de la Grande Muraille verte, agence qui doit intensifier ses activités sur le terrain.
Le Chef de l’Etat demande, à ce titre, au Ministre de l’Environnement et du Développement durable, d’accentuer la sensibilisation des populations, afin de renforcer la protection de nos forêts à travers la poursuite (i) des actions de classement ; (ii) de la lutte hardie contre les coupes et les trafics illicites de bois ; (iii) de la lutte sans relâche contre les feux de brousse, mais aussi d’amplifier l’exécution des projets d’aménagement paysager et de réalisation de bois de ville dans nos communes, conformément aux objectifs du PSE vert.
Le Président de la République indique, à cet égard, aux Ministres en charge de l’Urbanisme, de l’Environnement et des Finances, l’urgence de finaliser les dossiers techniques et financiers nécessaires au lancement des travaux du Parc Forestier Urbain de Dakar Yoff.
Le Chef de l’Etat, dans cet élan, insiste sur l’aménagement paysager rapide du Pôle urbain de Diamniadio, de même que la sauvegarde du potentiel écologique du Pôle du Lac Rose et des cordons dunaires le long de nos côtes.
Le Président de la République demande, en outre, au Ministre de l’Environnement et du Développement durable d’accélérer la mise en œuvre qualitative de la stratégie nationale de lutte contre l’érosion côtière, à l’image des résultats probants du projet de restauration des plages de Saly Portudal.
Le Chef de l’Etat indique, par ailleurs, la nécessité d’accorder une attention particulière à nos îles qui demeurent des identités remarquables de notre patrimoine historique, culturel et touristique.
Le Président de la République rappelle, également, l’impératif d’assurer la maitrise de l’exploitation des terres agricoles, notamment dans les Niayes, zone qui concentre l’essentiel de notre production horticole.
Le Chef de l’Etat invite, par ailleurs, le Ministre de l’Environnement et du Développement durable, à asseoir avec le Ministre de l’Urbanisme, du Logement et de l’Hygiène publique, l’ancrage d’une économie circulaire dans le secteur des déchets, avec la mise en œuvre du Programme de Promotion de la Gestion intégrée et de l’Economie des déchets solides (PROMOGED).
Le Président de la République demande, en particulier, aux Ministres en charge de l’Environnement et des Transports terrestres, de développer un Plan spécial d’Amélioration de la qualité de l’Air à Dakar, en relation avec les acteurs des transports et autres parties prenantes.
Le Chef de l’Etat invite, le Ministre de l’Eau et de l’Assainissement, en relation avec le Ministre de l’Environnement, de lui proposer un système de préservation de la qualité de l’eau dans nos cours d’eau et lacs.
Le Président de la République signale, enfin, au Ministre de l’Environnement et du Développement durable, la nécessité d’une actualisation régulière du Code de l’Environnement et de sa vulgarisation en vue de son appropriation par les populations.
Sur le Climat social, la gestion et le suivi des affaires intérieures, le Chef de l’Etat a insisté sur les points suivants :
– La nécessaire régulation des marchés des denrées et produits essentiels aux ménages par une mobilisation des services compétents du ministère en charge du commerce, afin d’éviter toute spéculation et veiller scrupuleusement à une stabilisation durable des prix des denrées de première nécessité y compris l’aliment de bétail ;
– La relance du cinéma sénégalais par une accélération du programme y relatif, eu égard au rôle que joue le 7ème Art sénégalais dans la valorisation de notre patrimoine culturel et au rayonnement international du Sénégal ;
– La poursuite de la sensibilisation et de la prévention contre la Covid-19 par une accentuation du plaidoyer pour le port obligatoire du masque dans les lieux et transports publics et le déploiement intensif de la stratégie vaccinale au niveau national.
Le Chef de l’Etat s’est, par ailleurs, félicité de l’approbation par le Conseil d’Administration du FMI, de la 3ème revue du Programme économique et financier appuyé par l’Instrument de Coordination de la Politique économique (ICPE).Ce plébiscite du dossier du Sénégal, traduit la bonne tenue des finances publiques et la qualité des réformes d’amélioration de l’environnement des affaires visant le développement du secteur privé.

Le Conseil a examiné et adopté le document de programmation budgétaire et économique pluriannuelle (DPPBEP) 2022-2024 en prélude au prochain débat d’orientation budgétaire.
Le Président de la République a clos sa communication sur son agenda en demandant particulièrement au Gouvernement une bonne préparation de sa tournée économique dans les régions de Saint Louis et Matam du 12 au 19 juin 2021.
AU TITRE DES COMMUNICATIONS
– Le Ministre, Secrétaire général de la Présidence de la République a fait le point sur le suivi des directives présidentielles ;
– Le Ministre des Finances et du Budget a fait une communication sur le document de programmation budgétaire et économique pluriannuelle (DPBEP) ;
– Le Ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur a fait une communication sur la situation internationale ;
– Le Ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération a fait une communication sur les investissements réalisés et projetés dans la région de Matam ;
– Le Ministre de la Santé et de l’Action sociale a fait une communication sur l’état de mise en œuvre de la politique de gratuité de la dialyse ;
– Le Ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural a fait une communication sur la préparation de la campagne agricole 2021-2022 et sur la lutte anti aviaire ;
– Le Ministre auprès du Président de la République, en charge du suivi du Plan Sénégal Emergent a fait une communication sur l’exécution des projets et réformes phares du PSE.
AU TITRE DES TEXTES LEGISLATIFS ET REGLEMENTAIRES
Le Conseil a examiné et adopté :
– Le projet de loi modifiant la loi n°65-60 du 21 juillet 1965 portant Code pénal ;
– Le projet de loi modifiant la loi n°65-61 du 21 juillet 1965 portant Code de Procédure pénale ;
– Le projet de décret fixant les règles d’organisation et de fonctionnement de l’Université Cheikh Anta DIOP de Dakar.
 Fait à Dakar le 09 juin 2021
       Le Ministre des Collectivités Territoriales,
  du Développement et de l’Aménagement des
      Territoires,  Porte-Parole du Gouvernement
             Oumar GUEYE

Ce nouveau gouvernement devra diriger le pays avant le retour des civils prévu pour début 2022.

Le Premier ministre de transition malien Choguel Kokalla Maïga a annoncé ce mercredi son intention de former d’ici à dimanche un gouvernement censé conduire les affaires du pays avant un retour des civils au pouvoir prévu début 2022.

« Sauf avis contraire du président de la transition, avec lequel je m’entretiens quotidiennement, nous avons l’intention au plus tard dimanche d’annoncer aux Maliens la composition du nouveau gouvernement« , a déclaré Choguel Maïga à l’issue d’entretiens avec une délégation de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao).

L’émissaire des Etats ouest-africains, Goodluck Jonathan, est arrivé mardi au Mali pour évaluer si les assurances données par le nouveau président de transition, le colonel Assimi Goïta, suffisent à satisfaire les exigences de la Cédéao quant à un retour des civils au pouvoir après deux coups d’Etat.

La Cédéao a suspendu le 30 mai le Mali de ses institutions après un deuxième putsch en neuf mois, qui a porté de facto le colonel Goïta à la tête de ce pays crucial pour la stabilité du Sahel confronté au djihadisme. La France, engagée militairement au Mali et au Sahel, a quant à elle suspendu ses opérations militaires conjointes avec les forces maliennes.

Le colonel Goïta s’est depuis fait investir président de transition lundi. Face à la réprobation des principaux partenaires de son pays, le colonel Goïta a tenté d’apporter des gages, comme la tenue d’élections présidentielle et législatives « aux échéances prévues », le 27 février 2022.

Il a accédé à une autre demande de la Cédéao en nommant un Premier ministre civil en la personne de Choguel Maïga. Lors de ses entretiens avec Choguel Maïga, la délégation de la Cédéao a « noté la réaffirmation des engagements » de sa part, dont celui de laisser la place à des civils élus début 2022, ainsi que la volonté du nouveau Premier ministre de la transition de former un gouvernement « inclusif« , a dit un des membres de cette délégation, Jean-Claude Kassi Brou, un haut responsable de la Cédéao.

 

Trois gardes pénitentiaires ont été arrêtés et placés en garde à vue hier mardi à la Section de Recherches de Colobane, informe Libération. Ils sont accusés d’avoir aidé Baye Modou Fall à s’évader de prison.

Plusieurs éléments troublants les impliqueraient dans cette rocambolesque affaire notamment le bornage d’un des téléphones du fugitif dans la prison, le soir des faits.

D’après Libération, les gendarmes ont pu réunir des indices graves et concordants établissant cette thèse de complicité interne.

Les mis en cause seront présentés au procureur aujourd’hui mercredi ainsi que Boy Djinné. Le parquet a décidé d’ouvrir une information judiciaire.

 

 

 

Il s’agit de Abdou Faye interpellé au moment de l’arrestation de Boy Djinné à Missirah (Tambacounda) suite à l’évasion de ce dernier. Le présumé complice de Baye Modou Fall a été retrouvé pendu au Commissariat Central.

D’après nos confrères de SeneNews, Abdou Faye s’est suicidé hier dans sa cellule au commissariat central de Dakar. Il y était suite à un retour de parquet.

Le premier magistrat de Cambérène, a fait face aux magistrats ainsi qu’au parquet mardi, au tribunal correctionnel de Pikine, pour «occupation illégale d’un terrain du domaine national et conclusion d’une convention portant sur un terrain du domaine national».
En effet, E. H. Sall, qui a acheté une parcelle, il y a quelques années, a découvert récemment qu’il y a confusion sur le terrain et que le sien a été vendu par le maire de Cambérène à une dame. Le plaignant, craignant se retrouver un jour dans la rue, parce que son terrain a été vendu à quelqu’un d’autre, a découvert, au cours de ses investigations, que le maire n’avait pas qualité à vendre. C’est ainsi qu’il a engagé des poursuites judiciaires contre lui.
Devant le juge, Amadou Samba maire de cambéréne soutient qu’il se trouvait en France, au moment de la vente, et a envoyé l’argent à sa mère pour l’acquisition du terrain.
Il sera édifié sur son sort le 27 juillet prochain.

Ousmane Diankha, enseignant-chercheur en océanographie à l’Université Iba Der Thiam de Thiès (UIDT), a alerté, mardi, sur la menace que représentent les usines de farine de poisson pour les écosystèmes marins, parmi d’autres fléaux écologiques qui planent sur les océans.
« Les petits pélagiques assurent 73% des besoins en protéines animales de la population sénégalaise’’, a dit M. Diankha, enseignant-chercheur en océanographie, écosystèmes marins et côtiers à l’UIDT.
S’adressant à la presse en marge de la Journée des océans, célébrée pour la première fois par l’UIDT, M. Diankha a déploré le fait que ces poissons juvéniles soient capturés et vendus à des usines implantées sur place et transformés en farine de poisson, ’’pour nourrir des espèces dont la production ne nous suffit pas ».
Cette farine est utilisée dans la nourriture de poissons élevés en aquaculture. « Je ne suis pas contre l’aquaculture, mais il faut qu’elle soit responsable’’, a-t-il précisé.
’’Ces usines contribuent à appauvrir nos mers qui, à ce rythme, n’auront plus de poisson dans dix ans’’, a-t-il averti, sans donner de détails sur les tonnages transformés par ces unités.
Il a relevé le ’’paradoxe’’ de Kayar qui abrite en même temps une aire marine protégée et une usine de farine de poisson.
’’Même si elles [les usines] créent des emplois, ce ne sont pas des emplois durables’’, a-t-il dit, rappelant les quelque 600.000 personnes qui vivent de la pêche. Un chiffre qui, pour lui, atteint en réalité le million.
Se penchant sur le cas spécifique du « thiof » (mérou), une espèce de poisson très prisée dans la préparation du « thiébou dieune » (riz au poisson), un plat national au Sénégal, il a rappelé qu’il met des mois pour atteindre la taille de 45 cm, à partir de laquelle il commence à se reproduire.
Né hermaphrodite, ce poisson subit une « inversion de sexe », dès qu’il atteint cette longueur, les plus forts devenant des mâles et les plus faibles, des femelles, a expliqué le professeur d’océanographie, qui avait travaillé à l’aire marine protégée de Kayar.

‘ »Pourtant, dans nos assiettes, nous préférons le petit +thiof+ », a-t-il déploré. Il indique que les hôtels, « pour des raisons esthétiques », choisissent les spécimens de taille intermédiaire, qui « ne débordent pas du plat ».

« Ce faisant, on est en train de piller cette espèce-là, sans le savoir », a regretté M. Diankha, relevant que la surpêche est un autre mal qui frappe les mers.

L’autre menace potentielle pour les océans, est le pétrole que le pays s’apprête à exploiter. « Partout où il y a du pétrole, cela représente un danger pour la mer : Kayar, Sangomar, Saint-Louis, Casamance », a prévenu le spécialiste.
Il relève que le pays n’a pas les moyens de faire face à une marée noire que même les pays riches ont du mal à maîtriser.
Une marée noire dans le delta du Sine-Saloum, par exemple, tuerait toute la mangrove, réservoir de biodiversité, et entraînerait des déplacements de populations vivant principalement de pêche, et qui vont s’appauvrir.
Les marées noires ne se limitent pas seulement à la mer, elles affectent les oiseaux, a-t-il poursuivi. Ce qui lui fait dire que le pétrole est une menace pour la biodiversité et le secteur économique côtier.
Les micro-déchets plastiques ingérés par les poissons sont consommés par les poissons et s’introduisent dans la chaîne alimentaire pour s’accumuler dans le corps humain, a-t-il alerté.
Sur plus de 300 millions de tonnes de plastiques par an, 8 à 12 millions finissent en mer, ont signalé des étudiants dans leur présentation axée sur le thème « Océans, vie et moyens de subsistance », avec comme sous-thème « Océans : réservoir de biodiversité, producteur d’oxygène et régulateur climatique ».

Selon eux, les cinq océans et la dizaine de mers que compte le globe sont des réservoirs de biodiversité.

Si 250.000 espèces ont été déjà découvertes, il n’en est pas de même pour environ deux millions d’autres espèces qui sont dans les profondeurs marines.

Premiers producteurs d’oxygène du globe, devant l’Amazonie, à hauteur de 50%, les océans voient cette production réduite par la pollution qui tue les phytoplanctons, ces micro-organismes marins qui génèrent ce gaz vital.
En plus de la production d’oxygène, les océans ont des fonctions de régulation du climat et d’atténuation des changements climatiques, a-t-il dit.
Ils ont recommandé au public de s’informer sur le fonctionnement des océans, de lutter contre la surpêche, de limiter l’utilisation des plastiques, d’éviter les produits cosmétiques contenant des microbilles, de participer au nettoyage des plages et de promouvoir le recyclage.
A l’intention des autorités, M. Diankha a souligné l’importance de soutenir la recherche-développement.
L’enseignant-chercheur n’a pas manqué de relever les ’’efforts’’ du gouvernement à travers le Code de la pêche, interdisant la capture des juvéniles et la création d’aires marines protégées.
L’UIDT n’exclut pas de délocaliser à l’avenir cette journée dans d’autres localités, comme Kayar ou Mbour pour une sensibilisation de proximité.