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SURLEFIL

 

L’ex-président mauritanien a été envoyé mardi soir en prison sur décision d’un juge.

Il s’agit du juge d’instruction du tribunal de Nouakchott, la capitale, qui a auditionné, mardi 22 juin, l’ancien président mauritanien Mohamed Ould Abdelaziz et a décidé de l’incarcérer.

Des mesures de sécurité strictes ont été imposées aux abords du palais de justice lors de l’audition de l’ancien chef de l’Etat, et en conjonction avec le prononcé de la décision de le renvoyer en prison.

Ould Abdelaziz serait placé dans un appartement privé pendant deux semaines, en raison des mesures sanitaires liées à la pandémie du Covid-19 avant d’être placé en détention à la prison.

L’ex-président mauritanien avait quitté le pouvoir mi-2019, mais une commission d’enquête parlementaire a émis des soupçons sur son implication dans des faits présumés de corruption, blanchiment d’argent, enrichissement illicite ou encore dilapidation de biens publics.

Depuis mars dernier, il est placé sous contrôle judiciaire strict.

À ce jour, 12 912 jeunes âgés de 17 à 27 ans, habitant dans les communes de Golf sud, Sam notaire, Wahinane Nimzat, Niarème Limamoulaye et Gounass, dans le département de Guédiawaye, n’ont pas été déclarés à la naissance, d’après les statistiques fournies par « Touche pas à ma sœur », une Association initiatrice du projet de loi contre le refus de paternité. Parmi eux, 2450 sont des victimes de refus de paternité, 3776 de faux extraits de naissance, et 6686 de négligence parentale.

« Une situation catastrophique qui abrège de facto l’avenir radieux pour des centaines d’entre eux qui ont choisi le chemin de l’école, sans oublier ceux qui excellent dans bien des métiers sans carte nationale d’identité », dénonce Ismaila Kamby, président de ’’Touche pas à ma sœur ».

Parmi les victimes, Fallou Diawara, 18 ans, et élève en classe de 1ère, témoigne : « je serai candidat l’année prochaine. Je n’ai pas encore de papier légal car ma mère dit que mon père avait refusé de me déclarer à ma naissance. Voilà pourquoi, elle avait cherché par d’autres voies à me procurer un extrait de naissance. Cependant, c’est cette année que je me suis rendu compte que le numéro n’a pas été enregistré dans les registres de l’état civil. Ça me fait mal est que je n’ai jamais redoublé de classe ; vous pouvez demander autour de moi, j’ai toujours été parmi les dix premiers avec une moyenne minimale de 13/20. J’aime les études et je prie Dieu de m’aider à devenir Président du Sénégal pour aider ma mère, ma grand-mère. Je remercie aussi monsieur Ismaila KAMBY Président de « Touche pas à ma sœur », il m’a offert des fournitures scolaires.

« J’ai perdu une année »

« Abibatou Diallo est mon nom et je suis en classe de terminal. Moi, j’ai eu un extrait de naissance légal par une procédure au tribunal, avec l’aide et soutien de « Touche pas à ma sœur ». Posez la question à ma mère et vous verrez que je travaille très bien à l’école. Parfois quand je pense que j’ai perdu une année sans partir à l’école à cause d’extrait de naissance, j’ai vraiment mal. D’ailleurs, InshAllah, je ferai tout pour devenir médecin pour soigner les personnes qui sont malades et démunies, gratuitement », a appuyé la jeune fille de 21 ans.

« Mon père ne veut pas me voir », pleure Jean Baptiste Gomis, 23 ans

« On me surnomme Messi comme le grand joueur, je marque des buts et distribue de bonnes passes. Sur le terrain, je suis suivi par deux défenseurs. Je sais là où habite mon père mais lui ne veut pas voir. Pourtant, on se ressemble lui et moi comme deux gouttes d’eaux. Un jour, il est venu suivre mon match avec une école de football et lorsque je l’ai aperçu à la mi-temps, il a vite fait de disparaitre avant même la fin du match. J’en ai parlé à ma mère mais qui ne m’a rien dit jusqu’à présent. Si je réussi au football, je vais soutenir ma mère et mon père, même s’il refuse de me parler ou de me recevoir. C’est lui mon père et tout ce que je lui demande, c’est de me déclarer ou de me donner la photocopie de sa carte d’identité pour que je puisse avoir mon papier d’état civil. C’est mon droit. »

Autre victime, autre histoire poignante, celle de Fatoumata Diaby. Agée de 25 ans, elle est réduite à rester à la maison du fait de la négligence de ses parents. « J’ai été interdite de passer l’examen du bac car on m’a fait comprendre que je détenais de faux extraits et pourtant c’est avec ce document que j’ai passé les examens de l’entrée en sixième et BFEM. Actuellement, je reste à la maison sans rien faire et je vous signale que je n’ai jamais redoublé de classe. Les preuves sont là, mes bulletins et les corrigés de mes copies. Vous croyez que c’est normal ? Je m’en remets à Dieu, peut être que je suis destinée à autre chose mais j’ai la ferme conviction que je pouvais réussir à l’école. Je n’ai rien contre mes parents, ils ne sont pas fautifs, ils n’ont pas eu la chance de fréquenter l’école donc ignorent tout de l’état civil ; wayé Yalla Bax neu (Dieu est Grand) », a-t-elle confié.

 

Le Centre de données de Diamniadio (Data Center) construit au cœur du pôle urbain du même nom, est ‘’une grande révolution pour la souveraineté digitale de notre pays’’, selon Macky Sall qui a procédé mardi à son inauguration.
‘’Avec ce Data Center qui marque notre souveraineté digitale, je ne voudrais plus voir les sociétés nationales et autres structures publiques développer leur propre centre de données qui n’atteindra pas ce standard et sera une grosse dispersion de moyens et d’énergie’’, a-t-il indiqué devant plusieurs ministres et directeurs de société présents à la cérémonie d’inauguration.
Construit sur une superficie d’un hectare le premier Data Center de dernière génération dispose à lui seul d’une capacité de 1000 TO (Tera Octets) en matière de stockage de données numériques pour couvrir toute l’administration avec des niveaux de sécurité, de sûreté, de connectivité et d’hébergement très avancés, a dit le Chef de l’Etat.
Il a instruit l’Agence de Développement de l’Informatique de l’Etat (ADIE) à ‘’bâtir des synergies pour faciliter aux usagers du service public et du secteur privé les démarches et la confection de documents administratifs, le stockage et la sécurisation des données’’.

Et comme pour appuyer le discours du président Cheikh Bakhoum renchérit et déclare «L’Afrique abrite à peine un pour cent des « Data Center » dénombrés à travers le monde, ce qui oblige les pays du continent à héberger la plupart de leurs données à l’extérieur et à payer pour l’accès à celles-ci », a révélé mardi le directeur général de l’Agence de développement de l’informatique de l’Etat (ADIE).

 

Aussi est-t-il « tout à fait normal aujourd’hui que le Sénégal puisse se doter d’une infrastructure de dernière génération qui permettra à notre pays de pouvoir être autonome en matière d’hébergement de données », a dit Cheikh Bakhoum, mardi, à l’inauguration du premier « Data Center’’ national à Diamniadio. 

 

Pour le DG de l’ADIE qui a fait visiter l’infrastructure au chef de l’Etat, le Sénégal compte devenir « un acteur incontournable » en matière d’hébergement de données numériques sur le continent africain. 

 

« Pour la première fois, se félicite-t-il, l’Etat a investi sur un centre de données de dernière génération de type +Tiers 03+ ».

Celui-ci « positionne, dit-il, le Sénégal sur la carte des Data Center au niveau mondial » et en Afrique de l’Ouest, avec presque 1000m2 de salle technique, 600 m2 de bureaux et 1,4 mégawatts de puissance énergétique.

 

Porté par le slogan « maître de données, maître de son avenir », le centre est la « traduction de la mise en œuvre de la stratégie nationale numérique 2025 Smart Sénégal, coordonnée par le ministère en charge de l’Economie numérique ».

 

Cheikh Bakhoum a rappelé que cette stratégie considère le numérique comme le fondement devant supporter l’ensemble des secteurs pour améliorer la productivité et surtout le produit intérieur brut. 

 

L’infrastructure vient ainsi « appuyer l’ensemble des projets et programmes du gouvernement, comme le pôle emploi, la DER [Délégation à l’entreprenariat rapide], le PUDC [Programme d’urgence de développement communautaire], la CMU [Couverture maladie universelle], le PUMA [Programme d’urgence de modernisation des axes et territoires frontaliers], les universités ».

D’après Cheikh Bakhoum, ces programmes « ont aujourd’hui besoin d’une infrastructure de télécommunications de dernière génération ».

 

Le « Data Center » concerne également le secteur privé, les start-ups, les entreprises et les sociétés privés, a relevé M. Bakhoum.

Il souligne qu’à travers cette infrastructure, l’Etat a non seulement la capacité de satisfaire ses propres besoins, mais dispose aussi d’une surcapacité à mettre à la disposition des entreprises privées. 

 

« C’est valable pour la fibre optique mais aussi pour le Data Center avec une salle exclusivement dédiée aux start-ups et au secteur privé », a-t-il expliqué

 

Il évoque des infrastructures « pour tous avec un hébergement sécurisé et moderne et des compétences transversales » qui permettront à l’administration, aux usagers, aux entreprises, mais aussi aux partenaires techniques et financiers de disposer d’un centre de ressources de dernière génération qui leur permette de pouvoir très rapidement implanter leurs projets. 

 

Ce « Data Center » construit sur une superficie d’un hectare, au cœur du pôle urbain de Diamniadio, derrière la Maison des Nations unies, dispose d’une zone technique, d’une zone informatique avec deux salles de 250m2 et d’une zone de supervision pour le centre d’opérations de réseaux qui permet de « pouvoir rapidement agir en cas de défaillance ».

 

En mettant en synergie le « Data Center » de Diamniadio et les autres centres de ressources qui existent au Sénégal, le pays peut « construire un environnement national sécurisé et bâtir sa souveraineté digitale », a assuré le DG de l’ADIE. 

 

Il estime que très prochainement, le Sénégal devra lancer sa stratégie « Cloud gouvernemental » avec le concept « SENCLOUD » pour l’innovation technologique mais aussi pour l’emploi des jeunes.

 

« C’est aujourd’hui une nouvelle ère qui s’ouvre pour le stockage sécurisé des données au niveau du Sénégal et le pays se positionne désormais pour l’hébergement de données en Afrique et dans le monde », a-t-il magnifié devant le chef de l’Etat, l’ambassadeur de la République populaire de Chine, et le directeur de Hawei Sénégal, partenaire du projet. 


Un coup dur pour les orpailleurs clandestins du département de Saraya. Les forces de défense et de sécurité ont tapé fort sur ces chasseurs d’or entre le 13 et le 19 juin derniers. En collaboration avec la Gendarmerie, la Brigade nationale des Sapeurs-Pompiers, la Police nationale, les Douanes, les Eaux et forêts et les Parcs nationaux, la zone militaire n° 4 (Tambacounda-Kédougou) a conduit l’opération «Senouya» pour démanteler des sites d’orpaillage clandestins identifiés dans le département de Saraya et lutter contre les trafics illicites en tous genres menés dans cette zone.

Selon la Direction de l’Information et des relations obliques des armées (Dirpa), le bilan est alléchant. Les forces de défense et de sécurité ont démantelé 05 sites d’orpaillage clandestins. Il s’agit des sites de Niafa Mana Bougou, Sayan Soutou, Mama Kono, Douta et Fadoucou. En plus, l’opération a permis d’interpeller 377 personnes dont 193 Sénégalais et 184 étrangers. Les forces de défense ont également appréhendé 83 femmes. La Dirpa renseigne que la Gendarmerie a déféré 16 personnes parmi celles interpellées pour infractions diverses.

137 groupes électrogènes, 31 marteaux piqueurs, 80 cracheurs… ont été saisis.

Restons avec l’opération «Senouya» pour dire que le matériel saisi est aussi important que le potentiel humain. Les forces de défense ont saisi un véhicule Toyota L 200, 137 groupes électrogènes, 31 marteaux piqueurs, 06 pompes à eau, 80 cracheurs, 01 moto de type Appach, 01 panneau solaire, 19 bidons d’essence, 02 cartons d’huile moteur. Aussi, un débit de boisson clandestin a été démantelé et le matériel, saisi par la brigade de gendarmerie de Saraya. L’état-major général des Armées se félicite de cette opération menée sous le sceau de la collaboration entre les armées et les autres forces de sécurité.

Depuis sa sortie polémique sur les violents événements de mars dernier, le ministre de l’Intérieur, Antoine Félix Diome, est quasi aphone. Aucun mot du locataire de la place Washington pour rassurer des Sénégalais inquiets, ces derniers jours, de leur propre sécurité, rappelle Walfadjri.

Le gouvernement tourné vers d’autres priorités

Le président de la République, Macky Sall, vient d’achever sa tournée économique dans le nord du Sénégal, avec des rivalités malsaines au sein de la majorité présidentielle et des violences qui s’y sont greffées. Au même moment, la mer tuait une dizaine de jeunes sénégalais en moins de 72 heures sans compter d’autres cas d’agressions mortelles, comme ce fut le cas, le mois dernier, de l’étudiante congolaise de quatrième année en banque-assurances, Lotaly Mollet, pour ne citer que ces faits récents.

Les forces de l’ordre réagissent par coups

Pendant ce temps, Police et Gendarmerie multiplient les opérations dites «coup de poing», sanctionnées à chaque fois, aux travers de communiqués, par du triomphalisme. Certes, le travail des forces de sécurité dans la quête permanente de sécurité aux populations, est salutaire. Mais, il existe aujourd’hui toute une série de questions sécuritaires qui mériteraient des explications supplémentaires.

Antoine Diome fait le mort…

Comme par exemple ces «nervis» décriés à tort ou à raison comme «des hors-la-loi», les agressions répétitives et souvent mortelles. Si les sorties médiatiques sur le terrain de certains ministres du gouvernement se sont multipliées ces dernières heures, notamment pour défendre leur secteur de compétence, ce n’est pas le cas du ministre de l’Intérieur, Antoine Félix Diome. Depuis sa sortie jugée catastrophique de mars

dernier à la télévision nationale pour qualifier les manifestations violentes, Antoine Félix Diome s’est emmuré dans un mutisme, que semble même refléter le portail du site du ministère de l’Intérieur.

…Evite les médias tout au contraire de son prédécesseur

A l’opposé de son prédécesseur à la Place Washington, Aly Ngouille Ndiaye, qui n’hésitait pas à disserter en live sur les ondes radiophoniques de sujets brûlants et sensibles de l’actualité, Antoine Diome, lui, semble fuir les médias. Pourtant, un ministre de l’Intérieur se doit de rassurer ses gouvernés. C’est tellement évident que, en France, par exemple, au moindre «fait divers», le ministre de l’Intérieur monte au front pour apporter soutien et réconfort aux victimes et restaurer l’autorité de l’Etat. Il arrive même qu’il se rende sur le lieu aussitôt après en avoir pris connaissance. Et cela a été toujours le cas pour ses successeurs à la Place Beauvau. C’est valable pour Gérald Darmanin. Cela l’est pour presque tous les ministres français de l’Intérieur.

Au Sénégal, vu la polémique sur les nervis et les nombreux cas de noyade et d’agression notés depuis quelque temps à Dakar et à l’intérieur du pays, en aucun moment, on n’a entendu Antoine Diome en disserter. En tout cas, à l’état actuel de la situation, la presse et la population auraient néanmoins pu s’attendre à une série de précisions à même de les rassurer de la part du ministre. Il est vrai que le choix de miser sur la prudence reste toutefois logique pour Antoine Félix Diome. Mais, parler aux citoyens pour les rassurer, consiste à rendre transparentes les choses.

 

La 27ème édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco) se tiendra du 16 au 23 octobre prochain. C’est le ministère burkinabè de la Culture, des Arts et du Tourisme qui a procédé au lancement des activités entrant dans le cadre de la célébration de la biennale du cinéma africain, le lundi 21 juin.

L’évènement était Prévue detrey tenu au mois de février 2021, mais il a été reportée suite à la crise sanitaire liée au Covid-19. C’est donc partie pour cette 27e édition qui a pour thème : « Cinémas d’Afrique et de la Diaspora : nouveaux regards, nouveaux défis ».

Le Sénégal est le pays invité d’honneur. Le comité d’organisation entend réussir ce rendez-vous avec le maintien de toutes les activités prévues et des innovations. Le comité de sélection travaille au choix des films. A en croire les confrères burkinabé, c’est un total de 1132 films qui sont sur la table du comité d’organisation qui est à pied d’œuvre pour une sélection.

Selon le délégué général du festival, pour cette année, « la Place de la révolution, cette année, est réservée à des projections grand public ».

Le Sénégal et le Japon ont signé, ce lundi, à Dakar, deux accords de dons relatifs au financement complémentaire du Projet de réhabilitation du Môle 3 du Port autonome de Dakar et au Programme de soutien d’urgence en réponse à la crise COVID-19. Le tout pour un montant globale de de 4,65 milliards FCFA.

Cette enveloppe est répartie comme suit : le premier accord concerne la deuxième partie du financement du Projet de Réhabilitation du Môle 3 du Port de Dakar, signé en 2016 et dont les travaux sont en cours, pour un montant de 416 millions de yen, soit 2,80 milliards FCFA.

Le second accord est le prolongement d’une série d’initiatives prises par le Japon dans le cadre de la riposte contre la COVID-19. C’est ainsi qu’un montant de 514 millions de yens, soit 2,57 milliards FCFA, s’ajoute au soutien de la république japonaise au Sénégal se rapportant ainsi au Programme de soutien d’urgence en réponse à la crise COVID-19.

La cérémonie a été co-présidée par Amadou Hott, Ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération, et par Arai TASUO, Ambassadeur du Japon à Dakar.

La recrudescence de la violence au pays de l’oncle Sam a encore fait des siennes. Cette fois-ci, deux sénégalais en ont encore fait les frais. Il s’agit d’Abdoulaye Diallo, 24 ans, et d’Abass Mbaye, 29 ans qui viennent croître la listes loin d’être exhaustive des sénégalais tués aux USA.
Les deux victimes ont péri, dimanche dernier, lors d’une fusillade, à Providence (États-Unis).

Selon le quotidien Les Échos qui donne l’information, ils auraient reçu des balles perdues. Pour le moment, il n’y a aucune arrestation. 

Abass Mbaye est arrivé aux États-Unis, il y a seulement une semaine. Il a un jumeau nommé Ibrahima Mbaye qui vit au Togo.


Au Sénégal, 60,7% des entreprises dirigées par des femmes évoquent la difficulté d’accès à l’information comme obstacle principal pour bénéficier des opportunités de la commande publique, notamment les marchés publics. Le constat a été relevé par Mountaga Ndiaye, spécialiste sénior de la banque mondiale en charge des marchés publics au Sénégal lors d’une rencontre d’échanges sur la question.

Il a livré ses chiffres dans le cadre de l’Initiative de financement en faveur des femmes entrepreneures (We-Fi en anglais). Il ajoute que 15,5% d’entre elles évoquent le manque de moyens ; 9% font référence à la lourdeur des procédures et du manque de confiance. D’autres facteurs sont mis en exergue comme le manque d’intérêt  (14,8%).

L’autre fait marquant est que 62,1% des entreprises féminines reconnaissent leur ignorance des règles des marchés publics contre 49,1% des entreprises dirigées par des hommes. Afin d’apporter des remèdes à ces difficultés, l’expert de la banque mondiale mise sur une réforme du droit des marchés publics. concrètement, il propose d’améliorer le langage juridique et l’accès à l’information sur les marchés publics, de rationaliser les procédures de passation des marchés publics et les critères d’attribution des marchés. 

Selon l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD), 33% des entrepreneurs sénégalais sont des femmes. Et les marchés publics représentaient 17% du PIB du Sénégal en 2020, soit 2 000 milliards FCFA.

Dans un rapport intitulé « Note de cadrage macroéconomique 2021-2025 de l’Union » et publié pour en début du mois de juin 2021, l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) a présenté les perspectives économiques de ses Etats membres sur les 5 prochaines années.

Le document publié pour la première fois par la Commission de l’UEMOA, est tout d’abord revenu sur l’état des principaux indicateurs macroéconomiques en 2020, détériorés pour la plupart en raison de la crise sanitaire liée à la Covid-19, avant de prévoir leurs niveaux attendus sur la période 2021-2025.

Un taux de croissance moyen de +7,1% sur la période 2021-2025

Ainsi, le PIB de l’Union est passé de +5,7% en 2019 à un niveau historique de +1,5% en 2020, reflétant un ralentissement sans précédent de l’activité économique sous l’effet des mesures restrictives prises par les gouvernements dans le cadre de la lutte contre la propagation du virus.

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                                                                               Source : DPE/Commission de l’UEMOA

Selon le rapport, l’activité économique de l’Union devrait cependant reprendre en 2021 avec une croissance portée par tous les secteurs qui ressortirait à +5,3% avant de s’accélérer à +6,9% en 2022, puis +7,5% en 2023 et se situer à +7% et +6,9% respectivement en 2024 et 2025.

Un déficit budgétaire global au-dessus de 3% jusqu’en 2024

Au niveau des finances publiques de l’Union, le recouvrement des recettes publiques devrait relativement s’améliorer en 2021 pour atteindre 17,6% du PIB, contre 17,2% en 2020, en lien avec la reprise de l’activité économique attendue. Cette augmentation résulterait aussi bien de la progression des recettes fiscales (+8,1%) que des dons (+11,8%).

Le niveau des recettes devrait néanmoins demeurer en dessous des montants de dépenses publiques nécessaires pour financer les plans de relance économiques et les charges courantes incompressibles (salaires et intérêts de la dette). Il est, en effet, projeté une augmentation de +2,2% des dépenses totales, soit 22% du PIB, tirée par les charges (14,6% du PIB contre 14,5% en 2020) et les acquisitions nettes d’actifs non financiers (7,2% du PIB comme en 2020). Le déficit global ressortirait ainsi à 4,4% du PIB après 5,4% en 2020.

Sur la période 2022-2025, les recettes totales ressortiraient, en moyenne, à 18% du PIB et les dépenses totales à 21%. Le déficit budgétaire global se situerait à 3,8% du PIB en 2022, puis à 3,1% en 2023 et, respectivement, à 2,7% et 2,4% en 2024 et 2025.

Un taux d’endettement inférieur à 50% sur la période 2021-2025

Parallèlement, l’encours de la dette publique se situerait en dessous de 50% du PIB sue la période 2021-2025 (49,8% en 2020), en dépit de sa progression rapide en 2020 (6,5 points de pourcentage).

Le rapport souligne toutefois que la nécessité d’un renforcement des actions visant à assurer une efficacité des investissements publics afin d’atteindre le taux de croissance moyen de +7,1% projeté sur la période 2022-2025 et stabiliser davantage la dette publique.