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COMMUNAUTE

D’après le classement 2021 de l’Ong Reporters Sans Frontières (Rsf) sur la liberté de la presse, le Sénégal a chuté de deux points pour occuper la 49ième position sur 180 places. Le rapport indique également que l’exercice du métier de journalisme est gravement menacé en Afrique et dans le monde.

Le Sénégal n’est pas à l’abri des fossoyeurs de la liberté de la presse. Dans son rapport 2021 sur la liberté de la presse publié hier, l’Ong Reporters Sans Frontières a indiqué que notre pays a connu une chute de deux points par rapport au classement précédent.

Désormais, le Sénégal occupe la 49ème position sur 180 pays dans le monde. Pis, le Sénégal quitte le groupe des pays où la situation est jugée satisfaisante. «Au Sénégal, le code de la presse qui entre progressivement en vigueur maintient des sanctions pénales très lourdes pouvant aller jusqu’à deux ans de prison pour des faits de diffamation. Une évolution d’autant plus inquiétante qu’aucun nouveau pays africain n’a mis fin aux peines privatives de liberté pour des délits de presse en 2020 comme le réclame RSF, notamment en RDC ou en Somalie (161e,+2)», relève Rsf dans son rapport.

Faisant état des atrocités commises à l’égard des professionnels de l’information, Rsf soutient avoir enregistré entre le 15 mars et le 15 mai 2020 trois fois plus d’arrestations et d’agressions de journalistes en Afrique subsaharienne que sur la même période un an plus tôt. «De nombreux pays, y compris parmi les démocraties les plus avancées du continent, ont eu recours à la force et à la loi pour empêcher les journalistes de travailler. Cette augmentation notable des atteintes se reflète dans la dégradation de 13% de l’indicateur exactions du Classement par rapport à l’année dernière et contribue à ce que l’Afrique demeure, en 2021, le continent le plus violent pour les journalistes selonla méthodologie utilisée par Rsf», souligne l’Ong.

Toutefois, Rsf révèle que les plus belles progressions de l’année se trouvent principalement sur le continent africain. «Le Burundi (147e, +13), la Sierra Leone (75e, + 10) et le Mali(99e, + 9) enregistrent tous des améliorations notables, dues notamment à la libération des quatre journalistes du média burundais indépendant Iwacu, à l’abrogation de la loi criminalisant les délits de presse au Sierra Leone et à la baisse du nombre d’exactions au Mali», indique Rsf qui ajoute que l’Europe et l’Amérique (Nord et Sud) restent les continents les plus favorables à la liberté de la presse, même si la zone des Amériques enregistre cette année la plus grande dégradation des scores régionaux (+2,5 %). Toutefois, le continent européen accuse une détérioration conséquente de son indicateur “Exactions”.

«Les actes de violence ont plus que doublé au sein de la zone Union européenne-Balkans, alors que cette dégradation est de 17% au niveau mondial. Les agressions contre les journalistes et les interpellations abusives se sont notamment multipliées en Allemagne, en France (34e), en Italie (41e), en Pologne (64e, -2), en Grèce (70e, -5), en Serbie (93e) et en Bulgarie (112e, -1)», renseigne Reporters Sans Frontières qui ajoute que seuls 12 pays sur 180, soit 7% (au lieu de 8% en 2020), peuvent encore se targuer d’offrir un environnement favorable à l’information.


Les pénuries d’eau sont devenues monnaie courante dans ces localités. Pas une goutte d’eau ne coule des robinets depuis bientôt 4 ans. Une situation qui a poussé le Collectif pour la défense des intérêts des populations de ces communes a monté au créneau pour se faire entendre.

Assane Dione est le président dudit collectif. Ce dernier, joint au téléphone, peint un tableau noir de la situation qui atteste la souffrance des populations. « Nos parents, surtout nos mères, se réveillent à 1 heure pour puiser de l’eau jusqu’à 5 heures.(ndlr: la plupart n’ont pas d’eau même la nuit)

Cette situation dure depuis plus de trois ans et, elle est insupportable », a déclaré Assane Dione. Selon lui, ce qui a accentué ce manque d’eau dans ces différentes, c’est l’élimination du forage de Diofior. Et les populations en souffrent énormément. « Les autorités avaient prévu de faire revenir la situation à la normale au mois de mars, hélas. La situation reste entière. Nous sommes au mois d’avril et rien n’est fait. Nous exigeons que ce forage soit restauré », a martelé M. Dione. Il renseigne qu’en plus de ce manque d’eau, les habitants de ces localités dénoncent la cherté des branchements pour disposer du liquide précieux. Ils disent débourser des montants exorbitants pour ce service. Dénonçant le mutisme des autorités locales qui ne se soucient pas de leur calvaire, Assane Dione et ses camarades sont déterminés à mener le combat pour la résolution du problème. « La population compte aller jusqu’au bout. On va décider de ne plus payer les factures. Nous allons demander aux chefs de ménages d’arrêter de payer s’ils ne sont pas approvisionnés correctement en eau. La situation que nous vivons est chaotique, déplorable. Nous ne pouvons plus continuer ainsi », prévient-il. Avant d’annoncer : « Nous comptons organiser une marche le lendemain de la Korité ».


À l’occasion  de la présentation du rapport annuel d’Amnesty international  ce 07 Avril , Seydi Gassama, Directeur exécutif de la section sénégalaise de cette organisation, a plaidé pour le respect des droits des homosexuels.
«La Constitution du Sénégal protège tous les Sénégalais, protège le droit à la vie de tous les citoyens sénégalais. Même l’Etat ne peut pas prendre la vie de quelqu’un. La Constitution protège tous les Sénégalais contre la torture et les traitements cruels inhumains et dégradants. Tous les Sénégalais sont protégés et cette protection n’exclut aucune catégorie de personnes», fait-il observer. Sans langue de bois, M. Gassama précise : «On ne peut pas accepter que les homos soient torturés, lynchés ou traqués. Le droit à la vie est garanti par la Constitution. Nous demandons à l’Etat de respecter la Constitution en protégeant tous les citoyens.» Dans sa plaidoirie, Seydi Gassama n’a pas eu peur de prononcer les mots : «Quand il s’agit des Lgbt, l’Etat dit qu’on veut leur imposer quelque chose. Il faut arrêter la surenchère, la démagogie. Aucun Etat ne peut obliger le Sénégal à légaliser l’homosexualité. Nous n’avons pas de campagne spécifique pour demander la légalisation de l’homosexualité. C’est d’ailleurs une campagne qui serait vaine et sans succès. Cependant, l’Etat doit assumer ses responsabilités et protéger la vie des présumés homos», rapporte Le Quotidien.

 

Les handicapés diplômés du Sénégal hausse le ton.

En effet ces derniers se sentent exclu dans les programmes d’emplois des jeunes et déplorent que l’Etat du Sénégal ne leur accorde pas d’attention dans sa politique  de recrutement dans la fonction publique. En gros ces jeunes diplômés réclament du travail et ils comptent entamer une marche ce mardi, 06 Avril partant de l’assemblée Nationale jusqu’au rond point de la RTS

Demba Senghor, porte-parole, de l’association des handicapés diplômés  s’adresse à l’État en ces termes : « depuis le mois de septembre, nous nous activons dans ce domaine-là pour (faire état) de la lenteur du recrutement des diplômés handicapés dans la Fonction publique. A cet effet, le président avait donné des directives au ministre (de tutelle) mais depuis lors nous attendons. Et il s’est trouvé qu’au mois de décembre, il y a eu deux tranches de recrutements dont une première de 700. Quand nous avons vérifié cette liste-là, aucun membre de notre association n’y figurait. Donc, nous avions écrit une lettre de protestation que nous avions déposée auprès du Préfet de Dakar. Nous avons été conciliants jusque-là mais cette fois-ci nous considérons que c’est une injustice que nous ne pouvons plus admettre. Nous sommes mis à l’écart ».

 

 

 

 

 



Les producteurs d’oignon de Potou (35km de Louga), confrontés à une surabondance de leur production, ont invité, lundi, l’Etat du Sénégal à intervenir afin de limiter la quantité d’oignons sortant des centres de stockage afin d’éviter une saturation du marché.
‘’La production d’oignon de cette année est bonne, mais les producteurs ont du mal à vendre leurs récoltes. Le prix de 150 francs CFA fixé pour le kilogramme d’oignon ne les arrange pas. Et s’il est maintenu, ils ne pourront pas à éponger leurs dettes’’, a averti le président national de l’interprofession oignon, Mamadou Ba, lors d’une conférence de presse.
‘’Nous demandons à l’Etat du Sénégal d’intervenir afin de réguler cette situation et de faire en sorte que tout le monde y trouve son compte aussi bien le consommateur que le producteur et le commerçant’’, a-t-il renchéri.
Il estime qu’’’il ne sert à rien de faire de bonnes récoltes, si elles ne sont pas commercialisées’’. Pour cette raison, il pense que ‘’l’Etat doit réorganiser la commercialisions de la filière oignon, en fermant tous les centres de stockage le temps d’écouler l’oignon sur le marché’’.
Depuis le démarrage de la campagne de commercialisation, les producteurs de Potou ont mis 50.000 tonnes sur le marché.
‘’C’est une quantité énorme. Si la même quantité est obtenue dans le Fouta et dans les autres zones de production, le marché risque d’être saturé’’, a prévenu Assane Sow, gérant du centre de stockage de Potou.
Il avertit que cette situation risque de tirer davantage le prix de l’oignon vers la baisse. ‘’Tant que nous donnons aux populations plus que ce qu’elles demandent, le prix de l’oignon va continuer à chuter. Actuellement, il est vendu entre 125 et 150F CFA alors qu’il y a quelques jours, il était à plus de 200 francs CFA’’, a-t-il regretté.
Selon lui, ce sont entre 50 et 60 camions chargés d’oignons qui quittent la plateforme de Potou tous les jours, pour rallier les autres villes du Sénégal.
‘’ Et c’est la même chose qui se passe ailleurs. Il est urgent que le l’Etat du Sénégal réorganise la commercialisation pour limiter la quantité d’oignon qui quitte les centres de stockage afin de ne mettre sur le marché que la quantité dont les consommateurs ont besoin’’, a-t-il préconisé.
‘’Si des mesures ne sont pas prises pour harmoniser et organiser les choses, nous allons vers de grandes difficultés’’, a-t-il averti, soulignant que la commune de Potou attend près de 150.000 tonnes d’oignon cette année.
Il a rappelé la présence de riches producteurs qui, selon lui, ne respectent pas les mesures édictées. ‘’Cette situation nous porte préjudice et nous demandons à l’Etat du Sénégal d’intervenir afin de réguler et réorganiser la commercialisation’’, a-t-il dit.
 ‘’Cette année, nous faisons face à une surproduction d’oignons. Et tous les producteurs d’oignons écoulent leurs récoltes au Sénégal. Ce qui fait que nous nous retrouvons avec une surabondance d’oignon dans les marchés et cela pose problème aux producteurs’’, a expliqué la présidente de l’Association des femmes productrices de la commune de Léona, Marie Sow.
Selon elle, le seul moyen de venir en aide aux producteurs est de les aider à commercialiser leurs productions sur les marchés de la sous-région.

 


La communauté chrétienne en pleines festivités de Pâques. Dans son homélie prononcée à l’occasion de la Messe pascale, le Directeur des œuvres du diocèse de Dakar, l’abbé Pascal Fap Téning DIOME, a invité les fidèles à un retour vers Dieu.

« Pendant quarante jours, nous avons préparé nos cœurs durant le carême. Une retraite personnelle et communautaire, a-t-il déclaré. Nous avons été invités à gravir avec notre Seigneur pour faire de nos vies des expressions de son amour, dans la prière fervente, dans la mise à l’épreuve de notre corps, avec le jeûne, et dans le partage. Pendant que le temps du carême finit, laissant place à la joie pascale, il est peut-être bien à notre foi de se souvenir que l’appel du prophète Joël n’en finit pas pour autant. Assurément, il n’y a pas de temps pour s’éloigner de Dieu. L’appel à revenir à notre Seigneur de notre cœur est donc un appel permanent. Quelle que soit la ferveur du carême, ce temps n’aurait de sens s’il n’aménage pas suffisamment dans nos cœurs un terrain propice à renaître à une vie nouvelle avec le Christ mort et ressuscité ». (E-media)

Les chaloupes qui font la liaison entre l’Île de Gorée et le centre-ville de Dakar sont en panne depuis quelques jours. Une situation qui perturbe le quotidien des Goréens du fait que certains travaillent ou étudient en ville et que d’autres quittent Dakar pour travailler dans l’île

Selon le Directeur de Gorée Institute et par ailleurs adjoint au maire, joint au téléphone par Seneweb, «c’est une situation récurrente depuis plus d’un mois. Ce matin, j’étais obligé de louer une vedette pour venir travailler sur l’Île puisqu’on a des invités étrangers. Beaucoup d’élèves vont être en retard car l’unique chaloupe qui assure la liaison malgré une panne a accusé beaucoup de retard ». Mieux, relève monsieur Dia, « le week-end dernier, une chaloupe a eu une panne technique en pleine mer. C’est un gros risque que courent les usagers de ces chaloupes. Il ne faut pas que les autorités attendent qu’il ait catastrophe pour réagir », alerte-t-il.
Les autorités locales de l’île de Gorée vont se réunir aujourd’hui pour trouver une solution. « Le maire (Augustin Senghor) va certainement convoquer une réunion d’urgence pour essayer de trouver une solution face à ce problème », renseigne Doudou Dia.

Rama Yade a été promue ce lundi 29 mars, directrice du pôle Afrique du prestigieux Think Thank américain dénommé « The Atlantic Council ».

Rama Yade qui avait déposé ses valises aux États-Unis vient de décrocher un poste qui la mettra sur orbite. Après avoir totalement disparu du paysage politique français depuis la chute de son mentor Nicolas Sarkozy, l’ancienne secrétaire d’Etat avait tourné la page en s’installant aux Etats-Unis. Et désormais, c’est depuis le pays de l’Oncle Sam qu’elle va pouvoir se reconnecter avec ses origines car son nouveau poste est lié à l’Afrique. En effet, depuis le 29 mars 2021, Rama Yade a été promue directrice du pôle Afrique du Think Thank américain The Atlantic Council qu’elle avait rejoint en 2019.

Fondé en 1961, l’Atlantique Concil est basé à Washington et son dirigeant est Jon Huntsman, Jr. Il est membre de l’Association du Traité Atlantique. En effet, il sied de noter que l’Atlantic Council est un think tank américain spécialisé dans les relations internationales. Il constitue un forum pour des leaders internationaux dans les domaines politiques, d’affaires et intellectuels. Il gère dix centres régionaux et des programmes fonctionnels liés à la sécurité internationale et la prospérité économique mondiale.

Lancé au sommet de Bucarest en 2008, le Réseau des jeunes atlantistes (Young Atlanticist Network) a rassemblé une communauté de leaders émergents qui partagent une vision de coopération euro-atlantique plus étroite fondée sur des valeurs communes. Grâce à des outils en ligne et des événements réguliers, ce réseau sert de forum pour un dialogue ouvert entre les jeunes atlantistes afin qu’ils puissent échanger leurs points de vue sur un éventail de questions internationales. En tant que lieu de rencontre, le réseau permet aux dirigeants mondiaux de s’adresser à la prochaine génération et de partager leur point de vue sur les problèmes actuels. L’organisation a plusieurs pôles géographiques et géopolitiques. Ainsi, Rama Yade dirigera le pôle Afrique qui fut créé en septembre 2009 avec pour mission de transformer les approches politiques américaines et européennes en Afrique en mettant l’accent sur l’établissement de solides partenariats géopolitiques avec les États africains et le renforcement de la croissance économique et de la prospérité du continent.

A travers la nomination de Rama Yade, l’Afrique aura désormais une interlocutrice   directe dont le travail consistera à produire une analyse des forces qui transforment la région, ainsi que des recommandations politiques pour les États-Unis et l’Europe sur la manière de promouvoir des relations plus étroites et productives avec l’Afrique.

Le pôle Afrique devrait, entre autre, promouvoir un partenariat renforcé entre l’Amérique, l’Afrique, les États-Unis et l’Europe, basé sur des valeurs partagées et des intérêts stratégiques communs, et engager son réseau d’entrepreneurs politiques, commerciaux et d’ONG pour développer des idées solutions aux défis régionaux et mondiaux.

Avant la nomination de Rama Yade, c’est l’ancien fonctionnaire du département d’Etat qui a servi comme diplomate dans l’ex-Zaïre, l’ambassadeur Alexandre Cohen qui donnait de la voix sur les questions de gouvernance politique, tout comme Tibor Nagy et Péter Pham. Désormais, c’est Rama Yade qui sera la tour de contrôle dans la region.

Face à la nouvelle romance entre les États-Unis et la France depuis le départ de Donald Trump, les réseaux d’influence de l’Otan positionnent une Française d’origine africaine à la tête du pôle Afrique du puissant groupe d’influence de l’Atlantique. C’est un message codé à l’endroit du mouvement d’émancipation en cours au sein de la jeunesse consciente du continent qui milite en faveur d’un nouveau leadership sur le continent.

Des membres du Parti démocratique sénégalais (PDS) ont exprimé leur volonté de parvenir à vendre 5.000 nouvelles cartes de membre à Kolda avant la tenue des prochaine des élections locales.

‘’Notre objectif est de placer 5000 cartes de membres en perspective des élections locales’’, a déclaré à l’APS, Ndiogou Dème, secrétaire général de la fédération départementale du parti à Kolda.

Il s’exprimait en marge d’une rencontre politique à laquelle ont pris part les responsables libéraux des 15 communes du département.

Les participants à la rencontre se sont engagés à mobiliser les militants à la base pour porter le combat du retour de leur leader Karim Wade au Sénégal.

source  (Aps)

La cinquante-troisième session de la Conférence des ministres africains des finances (COM) s’est ouverte à Addis-Abeba avec des déclarations fortes de dirigeants de haut niveau, parmi lesquels le Premier Ministre d’Éthiopie, Abiy Ahmed et le Premier Ministre de la Barbade, Mia Motley, saluant la décision prise ce vendredi, par les sept plus grandes économies avancées du monde de soutenir l’expansion des Droits de tirage spéciaux du FMI pour aider les pays en développement à faire face à la pandémie de coronavirus.

Félicitant la CEA pour son rôle dans le plaidoyer en faveur des DTS, le Premier Ministre Ahmed déclare : « Les ministres africains des finances et du développement économique, avec la CEA, ont été au premier plan des discussions sur la réponse face à la crise de la COVID19 et ont proposé des solutions qui ont profité non seulement au continent mais au monde, comme l’Initiative de suspension du service de la dette et maintenant la poursuite des Droits de tirage spéciaux ». L’Initiative de suspension du service de la dette (DSSI) a fourni plus de 5 milliards de dollars à l’Afrique en 2020.

Les DTS jouent un rôle influent dans la finance mondiale et aident les gouvernements à consolider leurs réserves et à fournir des devises pour le commerce. Ils sont également utilisés comme base de prêts des facilités de prêt cruciales du FMI en cas de crise, l’institution utilisant les instruments pour calculer ses prêts aux pays dans le besoin.

Le Premier Ministre éthiopien appelle les dirigeants et les institutions du monde entier à soutenir les mesures visant à atténuer les effets de la COVID-19 sur les citoyens et les économies africains.

« L’Afrique a démontré qu’elle est non seulement capable de faire face à cette crise, mais qu’elle est également prête à formuler et mettre en œuvre des solutions », dit-il, ajoutant que les pays africains doivent se concentrer sur la transformation numérique, une économie climatiquement ingénieuse et le cadre institutionnel de mise en œuvre et de responsabilité alors qu’ils réagissent et se réajustent vers une relance résiliente verte face à la pandémie.

« Sur l’économie numérique, nous devons intensifier nos investissements – une tendance suralimentée par la pandémie de COVID-19. L’économie numérique est à la fois une source de croissance et un vecteur clé de la concurrence pour d’autres secteurs productifs ».

Le Premier Ministre exhorte le continent à « bâtir des institutions résilientes capables de mettre en œuvre des réformes pour aider le continent à relever les défis de l’avenir ».

« Cela nécessite des réformes, un consensus, un suivi et un changement de cap. C’est le meilleur ancrage que nous puissions construire alors que nous nous préparons collectivement à la prochaine crise. Nous avons besoin d’institutions continentales, d’institutions régionales et d’institutions nationales pour être solidaires », affirme-t-il.

Le Premier Ministre Motley, qui est également Président du Comité de développement conjoint de la Banque mondiale et du FMI, félicite également le FMI d’avoir agi rapidement pour soutenir les pays, mais déclare que les pays, en particulier les pays vulnérables à revenu intermédiaire, ont besoin de plus de liquidités et demande que « les pays riches s’engagent pour l’autre moitié de leurs DTS supplémentaires et non utilisés aux pays en développement » pour les aider à répondre de manière adéquate à la crise sanitaire et économique déclenchée par la pandémie.

Sur la question de la disponibilité des vaccins dans les pays en développement, le Premier Ministre Motley déclare : « Nous ne pouvons pas laisser la volonté de vacciner le monde aux forces incontrôlées du marché. Nous avons besoin d’une approche globale pour la vaccination. Il ne s’agit pas d’un bien à acquérir, c’est un impératif. Il n’y a pas de retour en arrière. Nous devons réformer la ligne, redoubler d’efforts et aller de l’avant ».

« La COVID-19 nous a arrêtés dans notre élan. Nous avons besoin d’une réponse plus globale à la crise la plus profonde des cent dernières années ».

Pour sa part, la Secrétaire exécutive de la CEA, Vera Songwe, déclare : « Il y a maintenant un réel élan pour une action collective sur les DTS lors des réunions de printemps du FMI et de la Banque mondiale à la suite de la récente réunion des ministres des finances du G7 et nous nous en félicitons ».

Elle ajoute : « Il y a eu un découplage de la réponse du monde entre les pays avancés et les pays en développement. Les économies avancées ont réagi rapidement pour consolider leurs économies en fournissant des milliers de milliards de dollars de liquidités. Sur les vaccins, un découplage d’accès et enfin sur la politique fiscale. Pour mieux construire l’avenir et combler ces lacunes, les DTS constituent la clé des solutions pour les économies émergentes et frontalières ».

Mme Songwe dit que l’Afrique n’est pas encore sortie de la pandémie. Elle a besoin de liquidités pour passer de la réponse à la relance et une prolongation du DSSI jusqu’à la fin de l’année, fait-elle remarquer, ajoutant que l’émission de nouveaux DTS est urgente.

« Alors que le monde développé passe de la réponse à la relance, l’Afrique ne doit pas être laissée pour compte », signale-t-elle, ajoutant que la relance du continent doit être axée sur la création d’emplois et des emplois verts.

L’augmentation de la pauvreté peut conduire à des pièges de pauvreté « de niveaux plus bas et de périodes plus longues », compromettant les acquis. Cela, mentionne Mme Songwe, signifie que des liquidités supplémentaires doivent être acheminées vers le secteur privé et les petites et moyennes entreprises, moteur de l’économie africaine. Les pays doivent mettre en place des réformes propices, ajoute-t-elle.

Le Ministre des finances du Ghana, Ken Ofori-Atta, s’exprimant depuis Accra, déclare : « Notre approche pour vaincre cette pandémie fera la différence entre une décennie perdue et une relance rapide qui nous mette sur une trajectoire de croissance durable ». Il dit que placer l’industrialisation et la numérisation soucieuses du climat à la base de la relance et de la transformation structurelle de l’Afrique est la clé d’une relance verte.

« L’industrialisation de l’Afrique est une bonne stratégie non seulement pour l’Afrique mais aussi pour le monde », déclare le Ministre ghanéen.

Il ajoute que maintenant plus que jamais, l’Afrique doit prioriser le renforcement de la résilience, trouver de nouveaux modèles de financement pour soutenir une relance durable, stimuler les capacités de fabrication nationales pour créer des emplois et atténuer les risques de la chaîne d’approvisionnement mondiale, en tirant parti de l’intégration africaine et des chaînes de valeur régionales et ; intensifier la transformation numérique et l’innovation inclusive.

Le Président sortant du Bureau de la COM et Ministre marocain de l’économie, des finances et de la réforme administrative, Mohamed Benchaâboun, pour sa part déclare : « En effet, les nouvelles technologies numériques permettent non seulement d’augmenter la résilience des pays africains face à des chocs exogènes de plus en plus imprévisibles, mais elles peuvent également initier un processus d’industrialisation durable qui contribuerait à diversifier les économies africaines, à accroître leur valeur ajoutée, à réduire leur dépendance vis-à-vis du monde extérieur, à accroître leur productivité et à améliorer leur capacité de création d’emplois ».

Minouche Shafik, Directrice de l’École d’économie de Londres et ancien Gouverneure adjointe de la Banque d’Angleterre, déclare que les pays africains ont l’opportunité de « brûler des étapes » vers des soins de santé universels abordables en mesure d’aider pendant de telles crises grâce aux innovations numériques et technologiques.

Elle dit que la situation actuelle offre une opportunité « dans laquelle nous pouvons définir un nouveau contrat social en Afrique ».

L’opportunité, déclare Mme Shafik, vient du fait que de nombreux pays africains sont en train de passer d’un contrat social qui repose fortement sur la famille à un contrat dans lequel l’État aide à assumer certaines responsabilités, comme la prise en charge des malades et des chômeurs. L’objectif, ajoute la Directrice de la LSE, est d’obtenir un meilleur équilibre entre la sécurité et les opportunités sur le continent, en s’inspirant de la crise actuelle de la COVID-19.

Les panels de haut niveau se sont concentrés sur la question à savoir si le système multilatéral est préparé pour la crise de la COVID-19 et si le secteur privé en fait assez ; pour gérer la dette et les liquidités et le rôle du secteur privé, et se sont également posés la question à savoir si l’Afrique est prête à financer son propre vaccin.

La réunion hybride de cette année se tient sous le thème, « Industrialisation durable et diversification de l’Afrique à l’ère du numérique dans le contexte de la Covid-19 ».