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Sécurité

 

Du nouveau dans l’affaire présumé de trafic de visa et trafic de passeports diplomatiques pour lesquels les rappeurs  Kilifeu et Simon sont en garde à vue dans les locaux de la DIC.

 

En effet,police italienne, sur réquisition, a informé la DIC avoir arrêté Thierno Amadou Diallo, avec un ancien passeport de Simon trafiqué, avant de le rapatrier. Les faits remontent en 2014.

La fiche d’embarquement, depuis Dakar, a été versé dans le dossier, rapporte le quotidien Libération dans sa livraison du jour.

À propos de Kilifeu, Thier a confié aux enquêteurs que ce dernier l’avait mis en rapport avec Moussa pour disposer d’un passeport diplomatique.

Il a échangé avec ce Moussa qui l’a rassuré au téléphone. Ils seront tous déférés au parquet aujourd’hui lundi.

À signaler que Thier l’auteur de la vidéo compromettante qui mouille le rappeur kilifeu devait être libéré dans les prochains jours, mais il risque de durer en prison.

 

Il y a vingt ans, le matin du 11 septembre 2001 sur la côte est des États-Unis, quatre avions de ligne sont détournés quasi simultanément, transformés en bombes volantes par 19 pirates de l’air. Pour la seconde fois de leur histoire, les États-Unis sont frappés sur leur territoire, dévoilant une vulnérabilité dont ils n’avaient pas conscience. En moins de deux heures, les symboles de la première puissance mondiale sont attaqués, faisant près de 3 000 victimes et des milliers de blessés. Ces attentats, les plus meurtriers de l’Histoire moderne, laissent le monde entier sous le choc et marquent le point de rupture qui a fait basculer le monde dans le XXIe siècle. Retour sur la genèse du 11 septembre 2001.

8h46, le monde s’arrête

Il est 8h46 à New York quand un Boeing 767 du vol American Airlines 11 percute la tour Nord du World Trade Center à près de 800 km/h, avec 92 personnes à son bord, dont cinq terroristes. Le choc de l’impact sur fond de ciel bleu est assourdissant. En ce mardi matin, beaucoup de New-Yorkais sont déjà au travail et sur les trottoirs, stupeur et panique marquent les visages. Les yeux sont rivés vers la tour Nord d’où s’échappent des flammes et d’épaisses fumées dues à l’explosion. Tout s’est passé trop vite. On croit d’abord à un accident.

Dix-sept minutes plus tard, à 9h03, alors que plusieurs chaines de télévision retransmettent déjà l’évènement, le monde entier voit, en direct, le vol 175 d’United Airlines qui s’encastre dans la tour Sud. 65 personnes à bord, dont cinq pirates de l’air. Alors que le feu ravage les étages supérieurs des deux tours, Andrew Card, le chef de cabinet de la Maison Blanche, informe le président George W. Bush : « Un deuxième avion a frappé l’autre tour et l’Amérique est attaquée. »

Mais à 9h37 en Virginie, un troisième avion, le vol 77 d’American Airlines, percute la façade ouest du Pentagone, le quartier général du ministère américain de la Défense, avec 64 personnes à son bord, dont cinq kamikazes.

À 9h59, la tour Sud du World Trade Center (WTC) s’effondre sur elle-même, dans un déluge de poussières et de débris, 55 minutes après l’impact de l’avion.

Le quatrième avion, le vol 93 d’United Airlines, s’écrase à 10h03 dans un champ près de Pittsburg en Pennsylvanie, avec 44 personnes à son bord, dont quatre terroristes. Les passagers du vol se seraient battus avec les pirates de l’air après avoir été informés du drame sur leur téléphone portable. On estime que ce vol, initialement en route vers Washington, avait pour objectif d’attaquer le Capitole.

À 10h28, c’est la tour Nord du WTC qui s’effondre dans un nouveau déluge de gravats et de poussière, 102 minutes après l’impact du vol 11 d’American Airlines. Des centaines de personnes, qui n’ont pas pu être évacuées, ainsi que des sauveteurs montés dans les étages, meurent ensevelis sous les décombres.

L’effondrement des tours cause également d’importants dégâts sur les bâtiments avoisinants, comme la tour n°7 du WTC qui s’effondre à 17h20. Les secours, venus de toutes parts, tentent d’aider les survivants alors que Manhattan est recouverte d’un gigantesque nuage de fumée noire.

Ces quatre attaques, menées en moins de deux heures, ont fait 2 977 victimes, dont 441 secouristes de la ville de New York. Plus de 6 000 personnes sont blessées et certaines développeront des maladies liées aux attaques, notamment à cause de l’atmosphère saturée de particules toxiques qui a persisté pendant plusieurs semaines après les attentats.

Il faudra plus de trois mois pour éteindre l’énorme brasier de débris et nettoyer le site. Le chantier, qui coûtera des centaines de millions de dollars, durera jusqu’en 2007 tandis que celui de la construction du One World Trade Center et du Mémorial du 11-Septembre, situé à l’emplacement des tours jumelles, a déjà commencé.

Retour en arrière

Pour mieux comprendre ce qui a mené aux attentats du 11 septembre 2001, il faut retourner en 1979, au moment de l’invasion soviétique de l’Afghanistan. On est en pleine guerre froide et face à l’expansionnisme de l’Union soviétique, les pays occidentaux, menés par les États-Unis, organisent le soutien aux moudjahidines, les combattants de la résistance afghane, à travers l’envoi d’armes et de financements notamment pour l’entraînement au combat. La participation financière de l’Arabie saoudite varierait, selon les sources, du simple au triple par rapport au budget alloué par le Congrès américain à cette opération.

La CIA, qui centralise les opérations, passe par le biais de l’Inter-Services Intelligence (ISI), les services secrets pakistanais basés à Peshawar, pour redistribuer les armes et les fonds aux différents chefs rebelles. C’est également l’ISI qui se charge exclusivement de l’entraînement des combattants.

À la même époque, on assiste à l’arrivée de volontaires étrangers venus de l’ensemble du monde arabo-musulman porter soutien aux moudjahidines afghans au nom du jihad. Parmi eux trois hommes, Abdullah Azzam, Ayman Al-Zawahiri et Oussama ben Laden qui fondent en 1984 le Maktab al-Khadamat (MAK), le Bureau des services, ou le Bureau afghan, pour collecter des fonds auprès de leurs réseaux dans les pays arabes et occidentaux dans le but de recruter et d’assurer la formation militaire et idéologique des combattants volontaires étrangers.

Abdullah Azzam, d’origine palestinienne, a tissé un solide réseau de relations dans le mouvement islamiste des Frères musulmans après avoir étudié au Caire en Égypte. Charismatique, il est l’homme clé de la politique de recrutement du MAK, décrit par les islamistes radicaux comme « l’imam du jihad » pour son rôle dans le développement du « mouvement de jihad mondial ».

L’Égyptien Ayman Al-Zawahiri, un chirurgien de formation à la tête du Jihad islamique égyptien, arrive en Afghanistan pour « poursuivre la guerre sainte contre les États-Unis et les chasser de la terre des musulmans », après avoir passé trois ans dans les geôles égyptiennes, accusé d’avoir été impliqué dans l’assassinat du président égyptien Anouar el-Sadate en 1981.

Et Oussama ben Laden, arrivé en Afghanistan pour prêter main forte à ses frères moudjahidines. Fils du fondateur de la plus importante entreprise de BTP saoudienne, il fut chargé par le Prince saoudien Turki al-Fayçal de recruter et d’installer les combattants volontaires saoudiens au Pakistan, près de la frontière avec l’Afghanistan. Sous l’influence de son mentor Abdullah Azzam, Ben Laden se radicalise davantage.

Grâce à son réseau international, le MAK établit des antennes de recrutement et de collectes de fonds dans les pays occidentaux, lesquelles opèrent sous le statut d’ONG pour aider la cause moudjahidine en Afghanistan. À l’époque de la guerre froide, l’ennemi était soviétique. C’est ainsi que Mustapha Chalabi, un proche d’Abdullah Azzam, installe le Centre de réfugiés Al-Kifah dans la mosquée Al-Farooq à Brooklyn, et en fait un point de recrutement qui se révélera être un poste clé de l’action terroriste pour les dix ans à venir.

Le MAK, précurseur d’al-Qaïda

Le MAK est, lui aussi, en contact étroit avec l’Inter-Services Intelligence (ISI) par laquelle transitent les fonds envoyés par les États-Unis, l’Arabie saoudite et les pays occidentaux. Même s’il ne joue qu’un rôle minimal pendant la guerre d’Afghanistan, son assise logistique et financière lui confère une structure solide. En 1988, alors que les troupes soviétiques entament leur retrait d’Afghanistan, Oussama Ben Laden fonde al-Qaïda, « la Base », à Peshawar au Pakistan. Dans ce nouveau contexte, des divergences d’opinions opposent Azzam, qui veut tirer profit des fonds pour installer un gouvernement islamique en Afghanistan à Al-Zawahiri, qui veut financer un jihad mondial. Azzam est assassiné le 24 novembre 1989. Al-Zawahiri et Ben Laden font partie des suspects. Le Saoudien prend les choses en main et le MAK est absorbé par al-Qaïda. Al-Zawahiri, lui, reste à la tête du Jihad islamique égyptien.

Le conflit qui a déchiré le MAK au Pakistan se répercute jusqu’à la mosquée Al-Farooq à Brooklyn, où les partisans pro-Azzam de Mustapha Chalabi s’opposent aux partisans de l’islamiste égyptien Omar Abdel Rahman, un nouveau venu, un leader du clan des Égyptiens proche d’Al-Zawahiri. Dans ses prêches, celui qu’on appelle aussi le « cheikh aveugle » s’attaque violemment aux États-Unis et à Israël. Un de ses disciples, l’Égyptien El Sayyid Nosair, est identifié pour sa participation à l’assassinat du rabbin nationaliste Meir Kahane, le 5 novembre 1990 à New York. C’est à cette occasion que le FBI constate la présence des Frères musulmans sur le territoire américain et entame une surveillance étroite d’Omar Adbel Rahman et des activités de la mosquée grâce à un informateur infiltré.

La fin de la guerre en Afghanistan, qui découle de l’éclatement de l’Union Soviétique, marque la fin de la guerre froide. Mais pour les leaders du clan des Égyptiens comme Al-Zawahiri et Omar Abdel Rahman, dont la haine de l’Occident a grandi dans les prisons égyptiennes, la victoire sur l’Union soviétique n’est pas une fin en soi : le combat se poursuit, mais cette fois-ci contre leur ancien défenseur, les États-Unis.

Rupture avec l’Arabie saoudite

Au sortir de la guerre, Oussama Ben Laden, qui a pris du galon dans la sphère jihadiste, rentre en Arabie saoudite.

En 1990 éclate la première guerre du Golfe avec l’invasion du Koweït par Saddam Hussein. Face à la menace irakienne, Ben Laden propose l’aide de ses moudjahidines au roi Fahd. Mais ce dernier refuse et décide de recourir à l’armée américaine. Ben Laden accuse alors la monarchie wahhabite d’ouvrir la « terre sainte » aux « infidèles ». En mai 1991, il quitte l’Arabie saoudite et s’installe au Soudan.

Comme il ne se résout pas à l’idée de démobiliser les moudjahidines aux côtés desquels il a combattu en Afghanistan, il utilise l’entreprise familiale, la plus importante société du BTP saoudien, pour les employer sur un chantier de construction au Soudan. En réalité, Ben Laden se sert de ce chantier pour mettre en place des camps d’entrainements pour ses combattants islamistes tout en continuant son travail de recrutement de volontaires qui sont formés par les vétérans d’Afghanistan. À Khartoum, le régime islamiste d’Omar-el-Béchir approuve l’arrivée de ces « Afghans arabes ».

En 1993, sa famille bloque sa participation dans l’entreprise familiale et le répudie. Début 1994, il est déchu de sa nationalité saoudienne.

1993 : premier attentat sur le sol américain

Le 26 février 1993, un attentat terroriste frappe le World Trade Center (WTC) à New York. Une explosion à la voiture piégée dans le parking de la tour Nord fait 6 morts et 1 042 blessés. Correctement positionnée, la bombe aurait dû provoquer la chute de la tour Nord sur la tour Sud. Ben Laden est immédiatement suspecté. De son côté, le FBI identifie Ramzi Yousef, un terroriste islamique pakistanais, comme l’artificier de la bombe, et parvient à le relier à Omar Abdel Rahman sans pouvoir toutefois démontrer que ce dernier est le commanditaire de l’attaque. Mais, grâce à son informateur infiltré auprès du « cheikh aveugle » comme assistant personnel, le FBI obtient un enregistrement qui lui permet de prouver l’implication du cheikh dans les actions terroristes sur le sol américain. En juin 1993, Omar Abdel Rahman est arrêté et condamné à la prison à vie. Incarcéré en Caroline du Nord, il décèdera en 2017. Ramzi Yousef, le planificateur de l’attentat du WTC, a disparu.

On retrouve pourtant sa trace de manière fortuite à Manille aux Philippines, en janvier 1995, après l’incendie d’un appartement dans lequel le FBI trouve un ordinateur contenant des informations sur un complot de grande envergure : l’opération « Bojinka ». Celle-ci prévoyait la destruction simultanée de 11 avions de lignes américains au-dessus du Pacifique, plan précurseur aux attaques du 11 septembre 2001. En février 1995, Yousef est arrêté au Pakistan et transféré aux États-Unis pour y être incarcéré à perpétuité pour l’attentat du WTC de 1993 et le projet « Bojinka ».

L’arrestation de Ramzi Yousef permettra de faire le lien avec un autre personnage : son oncle, Khalid Cheikh Mohammed. Ce Pakistanais, élevé au Koweït, combat en Afghanistan jusqu’en 1992 et devient le responsable des opérations extérieures d’al-Qaïda en 1996. Il est à l’origine de l’attaque du World Trade Center de 1993, du projet « Bojinka » et sera le cerveau derrière les attaques du 11 septembre 2001.

Ben Laden, ennemi public numéro 1

En 1996, Ben Laden retourne en Afghanistan où les talibans ont pris le pouvoir. Il y est rejoint par Al-Zawahiri, et le Jihad islamique égyptien fusionne avec al-Qaïda. Début 1998, Ben Laden proclame « le jihad contre l’Amérique », accusée d’occuper la péninsule arabique. Considéré par les Américains comme le n°2 d’al-Qaïda, c’est pourtant Al-Zawahiri qui lui souffle la stratégie d’attaque à l’oreille.

Le 7 août 1998, un double attentat frappe simultanément les ambassades américaines de Nairobi au Kenya et de Dar es Salaam en Tanzanie. On dénombre 224 morts dont 12 Américains, et plus de 5 000 blessés. Le FBI, dépêché à Nairobi 12 heures à peine après les attaques, parvient à récolter un numéro de téléphone après l’interrogatoire d’un suspect. Ce numéro de téléphone se révèle être celui d’une maison au Yémen qui sert de relai de communication entre Ben Laden et tous ses partisans à travers le monde. Pour les Américains, cette information prouve qu’al-Qaïda est bien à l’origine du double attentat. Le FBI offre une prime pouvant aller jusqu’à cinq millions de dollars pour toute information susceptible de mener à la capture de celui qui est désormais « l’ennemi public numéro 1 ». Dans le monde des islamistes radicaux, il fait figure de héros.

Les représailles américaines ne se font pas attendre. Le 20 août 1998, l’opération « Infinite Reach » frappe et détruit simultanément une usine pharmaceutique au Soudan, suspectée de fabriquer des armes chimiques pour al-Qaïda et un camp d’entraînement en Afghanistan où Ben Laden avait été repéré par la CIA. Mais c’est un double échec, attribué notamment au manque de précision des informations recueillies par la CIA. Pour les Américains, la pression monte d’un cran et aucune nouvelle frappe de missiles n’est envisageable tant que les informations ne sont pas fiables à 100 %. Pour le président Clinton, ce fiasco vient s’ajouter au tumulte qui le porte en Une de tous les médias américains : l’affaire Monica Lewinsky.

Un dysfonctionnement critique entre les services de renseignement américains

Pendant ce temps, l’enquête sur le réseau al-Qaïda progresse grâce au numéro de téléphone d’une maison au Yémen récolté par le FBI lors de sa mission au Kenya. L’écoute mise en place par la CIA lui permet d’apprendre qu’une importante réunion d’al-Qaïda est prévue le 5 janvier 2000 à Kuala Lumpur, en Malaisie. Mais l’agence de renseignements américaine ne communiquera jamais cette information cruciale au FBI. Plus tard, il sera pourtant démontré que plusieurs personnes présentes à cette réunion ont participé aux attentats du 11 septembre 2001.

Le FBI poursuit son enquête pour démanteler le réseau terroriste, alors que la CIA omet de lui transmettre une seconde information capitale : l’arrivée sur le sol américain de deux Saoudiens membres d’al-Qaïda grâce à des visas à entrées multiples parfaitement en règle. L’enquête révèlera que Khalid al-Mihdhar et Nawaf al-Hazmi étaient présents à la réunion de Kuala Lumpur et qu’ils avaient suivi des formations de pilote aux États-Unis. L’infiltration de « taupes » islamistes aux États-Unis s’est faite sur plusieurs années. Jamais les Américains n’ont soupçonné qu’un tel maillage s’était mis en place.

D’après Jack Cloonan de la cellule Ben Laden au FBI (1996-2002), « si on avait eu connaissance de la présence de ces deux individus sur le sol américain 16 ou 18 mois avant les attentats du 11 septembre, on aurait pu les placer sous surveillance […] et ainsi découvrir une bonne partie de ce qui se préparait. »

Pourtant, une unité spéciale avait été créée au sein de la CIA en 1996 pour lutter contre al-Qaïda et traquer Oussama Ben Laden. Dirigée par la CIA de manière totalement autonome, l’« Unité Ben Laden », qui avait pour nom de code « Alec Station », comprenait également un détachement d’agents du FBI au sein de ses équipes. Il aurait donc été logique que la CIA avertisse le FBI dès la réception de ces informations capitales. Un des arguments avancés par la CIA fut de dire que ces informations ne regardaient pas le FBI mais uniquement la CIA, parce qu’elles concernaient un enjeu confidentiel situé à l’international.

Cette défaillance de communication entre CIA et FBI est en partie imputable au mode de fonctionnement historique entre ces deux agences, régi par le principe de la protection des sources et des contacts, fondamental dans le monde du renseignement. Elle met aussi en évidence les méthodologies opposées des deux agences : les premiers attendent de voir où une nouvelle information peut les mener, alors que les seconds préconisent le passage à l’action.

Pour la Commission d’enquête sur le 11 septembre, la CIA n’avait pas de stratégie opérationnelle pour lutter contre al-Qaïda. Lors de son audition, George Tenet, le directeur de la CIA, reconnaitra avoir « fait des erreurs ». Il sera également reproché au FBI de n’avoir pas su évaluer la menace croissante du terrorisme. Mais la responsabilité de l’administration Bush sera elle aussi mise en cause.

Compte à rebours

Le 12 octobre 2000, moins d’un an avant les attaques du 11 septembre, le destroyer lance-missile américain USS Cole est frappé en son flanc par une embarcation kamikaze chargée d’explosifs alors qu’il est stationné dans la rade d’Aden au Yémen pour se ravitailler. Dix-sept marins sont tués et plus de trente personnes sont blessées. L’attentat est attribué à al-Qaïda.

Les attentats du 11 septembre sont planifiés dans la même logique que ceux des deux ambassades américaines en Afrique, mais avec une surenchère : frapper les symboles des États-Unis, Wall Street, le Pentagone et le Capitole (cible du quatrième avion qui s’est écrasé en Pennsylvanie) directement sur leur territoire, en faisant le plus de victimes et de dégâts possibles.

Sans avoir clairement revendiqué ces attaques, Ben Laden avoue en être l’instigateur. Réfugié en Afghanistan et protégé par le pouvoir taliban qui refuse de le livrer aux Américains, il est localisé dans les massifs montagneux d’Afghanistan. Grâce à l’ISI, les renseignements pakistanais, il parvient toutefois à s’échapper au Pakistan. Le président George W. Bush réclame que Ben Laden soit capturé « mort ou vif », et porte à 25 millions de dollars la prime pour toute information qui aiderait à son arrestation.

En octobre 2001, l’administration Bush lance, avec l’appui des pays occidentaux, la « guerre contre le terrorisme » en Afghanistan. En décembre, dans une vidéo diffusée par Al-Jazeera, Ben Laden déclare que les attentats du 11 septembre visaient le soutien de Washington à Israël.

En 2003, Donald Rumsfeld, le secrétaire à la Défense des États-Unis, ordonne l’attaque contre l’Irak, accusant le parti baasiste de Saddam Hussein de soutenir le terrorisme international.

Khalid Cheikh Mohammed, arrêté en 2003, reconnaîtra sa responsabilité dans l’organisation des attentats du 11 septembre lors de son procès qui s’est ouvert en janvier 2021. Il est à ce jour détenu au camp de Guantánamo à Cuba.

La traque contre Ben Laden s’intensifie à partir de 2007 et s’achève le 2 mai 2011, pendant la présidence Obama, quand il est abattu lors d’une opération commando à Abbottabad au Pakistan. L’annonce de sa mort par Barack Obama déclenche une vague de célébrations aux États-Unis et George W. Bush saluera « une grande victoire pour les États-Unis. »

Ayman Al-Zawahiri, qui a pris la suite de Ben Laden à la tête d’al-Qaïda, serait aujourd’hui, à l’âge de 70 ans, quelque part en Afghanistan.

https://www.rfi.fr/fr/connaissances/20210911-oussama-ben-laden-al-qaïda-et-la-genèse-des-attentats-du-11-septembre-2001

 

Une délégation de la Cédéao a été dépêchée en Guinée après le sommet extraordinaire de ce mercredi et les sanctions a minima, suite au coup d’État militaire du dimanche 5 septembre 2021. La délégation doit rencontrer le nouvel homme fort du pays, le lieutenant-colonel Mamady Doumbouya.

L’avion de la République du Ghana s’est posé vers 10h45 heure locale à l’aéroport de Conakry. À son bord, cette mission diplomatique composée notamment des ministres des Affaires étrangères du Ghana, Mme Shirley Ayorko Botchway, Robert Dussey du Togo, Alpha Barry du Burkina Faso, Geoffrey Onyema du Nigeria, également le président de la Commission de la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (Cédéao), Jean-Claude Kassi-Brou.

Ils ont été accueillis directement, sans déclaration dans un salon VIP par une délégation du CNRD, des proches de Mamady Doumbouya. La presse, sauf la RTG la télévision nationale, a été tenue à l’écart.

Quelques minutes plus tard, un convoi d’une vingtaine de véhicules a quitté l’aéroport sous bonne escorte, direction l’hôtel Riviera, un hôtel de luxe, tout près du QG des forces spéciales, leur base près du palais du Peuple à Conakry. Cette délégation devrait en principe, c’est le programme théorique, quitter Conakry en fin d’après-midi.

La priorité de cette délégation, c’est le sort d’Alpha Condé. L’objectif principal, selon un membre de la délégation, c’est de pouvoir le voir, de s’assurer qu’il va bien et de le faire quitter Conakry au plus vite, « dans les jours qui viennent ». Selon cette source, ce n’est pas un pays d’Afrique de l’Ouest qui serait envisagé s’il quittait le territoire, mais ce ne serait pas non plus hors du continent.

Jusqu’ici, le CNRD, la junte n’a pas donné d’indication sur ses intentions concernant Alpha Condé. Elle n’a pas non plus dévoilé son lieu de détention, mais plusieurs sources renseignées indiquent qu’il se trouverait au QG des forces spéciales. « Alpha Condé est bien traité et voit son médecin régulièrement », répond simplement un membre du CNRD. Pour ce qui est de la suite politique, des contours de la transition, une autre mission diplomatique de la Cédéao est envisagée dans un second temps.

 

Le mouvement y’en a marre est dernièrement éprouver par une série d’arrestation. En effet, deux de ses membres manquent au rang. Il s’agit de killifeu et Simon koukeu tous deux artistes rappeurs engagés interpellés l’un  pour trafic présumé de visas et trafic de passeport diplomatique , l’autre est interrogé sur une somme de 2 millions de Fcfa reçus en échange de la remise de son passeport français à Thierno qui l’aurait même utilisé.

Pour rappel ce fameux Thierno Amadou Diallo est le dénominateur commun dans cette affaire, ami proche des artistes et activistes il avait filmé à son insu kilifeu. Une vidéo dans la quelle le rappeur était sollicité par son ami pour lui procurer un visa de la France. Ce dernier reçoit deux passeports et  la somme de 2 millions de Fcfa . Au cour de la conversation kilifeu  propose  à thier un passeport diplomatique monnayant la modique somme de 5 millions Fcfa.

Landing Mbissane Seck alias Kilifeu  devait être présenté, hier, au procureur, mais il sera finalement déféré aujourd’hui vendredi au parquet qui décidera de son sort.

D’après Les Échos, si la garde à vue de Kilfeu a été prolongée et son déferrement reporté à ce vendredi, c’est à cause de l’arrestation de Simon Kouka, survenu entre temps.

Dans l’affaire parallèle de trafic de passeport diplomatique, El Hadj Diadji Condé, qui a mouillé les deux députés de BBY, a bénéficié d’un retour de parquet, qui va requérir l’ouverture d’une information judiciaire

 

 

 

 

Réunie ce mercredi 8 septembre en session extraordinaire virtuelle sur les situations politiques des Républiques de Guinée et du Mali, l’autorité des chefs d’États et de gouvernement de la Communauté économique des États d’Afrique de l’ouest (CEDEAO) a décidé de suspendre la Guinée de l’organisation sous-régionale et exige la libération sans délais d’Alpha Condé.

Le pays se voit ainsi priver d’accès à toutes les instances de prise de décisions au niveau de la CEDEAO qui demande à ce que l’Union africaine et les Nations Unies lui emboîtent le pas. L’organisation sous-régionale exige, par ailleurs, un retour à l’ordre constitutionnel.

La Guinée est contrôlée depuis dimanche 5 septembre par des putschistes qui ont capturé le président Alpha Condé. Depuis, plusieurs organisations dont la CEDEAO demandent un retour à l’ordre constitutionnel et la libération de l’ex-opposant au pouvoir depuis 2010.

Le rappeur engagé et activiste connu sous le pseudo de kilifeu du groupe de rap Keur gui et membre du mouvement y’en a marre est dans de beaux dras.

En effet, interpellé ce mardi 7 septembre chez lui, le rappeur l’acolyte de thiat n’est toujours pas sortie de l’auberge. Il va d’ailleurs passer sa première nuit dans les locaux de la Division des investigations criminelles (Dic). En fait, il est placé sous le régime de la garde-à-vue, pour escroquerie au visa et trafic indique le site d’information Libération online repris par seneweb.
La source de renseigner que cette affaire «risque de faire beaucoup de dégâts, même au sein de Benno Bokk Yaakar (Bby) ».

La Dic a démantelé un réseau de trafic de faux passeports diplomatiques. Le cerveau mariait ses clientes aux députés de la coalition Benno Bokk Yakaar (Bby) E.S et D.B afin qu’elles puissent obtenir des passeports diplomatiques. Ainsi, chaque épouse payait 4,5 millions de FCFA pour son «précieux» document. Pis, des bulletins d’indemnités parlementaires, des photocopies des passeports diplomatiques authentiques des députés ont été saisis chez le principal présumé trafiquant E. D. Kondé.

Il nous revient égalent que présentement deux victimes, une Guinéenne et une sénégalaise, ont déjà déposé leurs plaintes au niveau de la Division des investigations criminelles (Dic).

La garde-à-vous du sieur Kondé a été prolongée. Toutefois, il sera déféré au parquet très prochainement sauf changement de dernière minute.

Le présumé faussaire sous le coup des plaintes à la Dic, a été arrêté non loin de la Rts.

L’association de malfaiteurs, faux et usage de faux en documents administratifs, escroquerie et trafic de migrants sont visés.

En fait, E.D. Kondé a avoué que «ses collaborateurs députés le recevaient respectivement au niveau de leur bureau et en complicité avec ces derniers, il confectionnait des certificats de mariage à leurs clientes pour l’obtention de passeports diplomatiques». «Le faussaire mentionnait sur ces faux certificats de mariage que ses clients étaient des épouses de ces députés pour qu’elles obtiennent des passeports diplomatiques en vue de convoler en justes noces », informe-t-on.

 

 


À peine installé au pouvoir, Mamady Doumbouya cherche à étaler ses tentacules au niveau de la sous région. Selon des sources bien informées, le nouvel homme fort de la Guinée a câblé, ce mardi, les présidents du Sénégal, Macky Sall, et celui de la Guinée Bissau, Umar Sissoko Embalo.

Même si l’on ignore les sujets de leur discussion, on peut nettement présager que le tombeur d’Alpha Condé cherche à rétablir le bon visionnage avec ces deux pays. Il faut dire que les relations entre Condé et les présidents Sall et Embalo n’étaient pas au beau fixe. Le président déchu de la Guinée n’avait pas bien apprécié la décision du président Macky Sall de fermer les frontières du Sénégal lors de l’épidémie d’Ebola, en 2013.

 

C’est le même reproche que lui a fait, récemment, le président Embalo, quand Condé refusait d’ouvrir les frontières de la Guinée à cause de l’épidémie du Covid-19.

C’est ce dimanche 5 septembre 2021 que Mamady Doumbouya, chef des Forces spéciales, corps d’élite dans l’armée guinéenne, est entrée dans l’histoire après avoir réussi un coup d’Etat contre le régime d’Alpha Condé.

Dans son discours d’après putsch, Doumbouya a appelé à la réconciliation des Guinéens et a tendu la main à la diaspora guinéenne. C’est dans cette perspective qu’il est entré en contact avec ses nouveaux homologues de la sous région.

Au lendemain du coup de force qui a renversé le président guinéen Alpha Condé, le lieutenant-colonel Mamady Doumbouya a reçu ce lundi matin 6 septembre tous les membres de l’ancien gouvernement et les responsables des institutions. Il a ensuite, dans un discours, promis la mise en place d’un « gouvernement d’union nationale » et assuré qu’il n’y aurait pas de « chasse aux sorcières ».

C’était le rendez-vous crucial de cette journée. Les ministres sortants et les responsables régionaux étaient convoqués par les putschistes au palais du peuple pour une réunion dont « tout refus de se présenter sera[it] considéré comme une rébellion », avaient-ils prévenu.

La réunion a été retransmise à l’extérieur du Palais du peuple par des hauts parleurs. À son arrivée, le chef des putschistes, le colonel Mamady Doumbouya a été acclamé. La cérémonie a commencé par une minute de silence à la mémoire des victimes du régime d’Alpha Condé.

Les plus hauts dignitaires du régime d’Alpha Condé ont répondu présents à la convocation. Le Premier ministre Ibrahima Kassory Fofana, le ministre de la Défense Mohamed Diané, le ministre de la Sécurité, le porte-parole du gouvernement, le président de l’Assemblée nationale Amadou Damaro Camara et celui de la Cour constitutionnelle étaient présents. Plusieurs autres ministres ont également participé à cette réunion comme le président de la Haute autorité de la Communication Boubacar Yassine Diallo ou encore le président de la CENI.

Pour les putschistes du Comité national pour le rassemblement et le développement (CNRD), la présence des plus hautes autorités civiles de la capitale guinéenne signe la prise en compte du coup de force de dimanche et leur adhésion. Ils s’assurent ainsi de l’allégeance de ces figures politiques guinéennes.

Après avoir reçu les hommes forts de l’ancien gouvernement, le lieutenant-colonel Doumbouya a tenu un discours dans lequel il a promis la mise en place d’un « gouvernement d’union nationale ». « Les secrétaires généraux des ministères assureront la continuité des services jusqu’à la mise en place du prochain gouvernement », a-t-il précisé. En attendant, les documents de voyage et véhicules de fonction doivent être remis aux autorités.

Côté économie, le chef des putschistes a annoncé une concertation « pour écrire les grandes lignes de la transition » et a également demandé aux compagnies minières de poursuivre leurs activités. « À cet effet, les frontières maritimes restent ouvertes pour les activités d’exportations des produits miniers. Le comité assure les partenaires qu’il respectera toutes ses obligations et rappelle son engagement à favoriser les investissements étrangers dans le pays », a-t-il déclaré.

Réouverture partielle des frontières

De son côté, l’opposition à Alpha Condé, en particulier le collectif de la société civile FNDC, attend la libération d’une petite dizaine de ses représentants. Elle avait appelé la population de Conakry à manifester ce lundi en soutien « à nos héros injustement détenus à la maison centrale » et qui seront libérés, sans grand succès. Une information non confirmée par le CNRD.

Selon une annonce ce lundi du porte-parole de l’armée à la télévision nationale, les frontières terrestres et aériennes ont été rouvertes pour les échanges commerciaux et humanitaires.

L’Union africaine (UA) et la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeoa) ont condamné ce dimanche 5 septembre, le coup d’Etat intervenu en Guinée, et l’arrestation du président Alpha Condé au pouvoir depuis décembre 2010. Et évoquent des sanctions.

« Le président en exercice de l’Union africaine, Félix Tshisekedi, et le président de la commission de l’Union africaine, Moussa Faki Mahamat, condamnent toute prise de pouvoir par la force et demandent la libération immédiate du président Alpha Conde », lit-on dans un communiqué publié sur le site web de l’organisation. Le Congolais et le Tchadien invitent, par ailleurs, le Conseil de Paix et de Sécurité de l’Union à se réunir d’urgence pour « examiner la nouvelle situation » en Guinée et « pour prendre les mesures appropriées aux circonstances ».

Pour sa part, la Cedeao, à travers le Ghanéen Nana Akufo Addo, son président en exercice, a exprimé sa « grande préoccupation » et « condamne avec la plus grande fermeté », la « tentative de coup d’Etat ». L’organisation, dans sa sortie, dit « exiger » le respect de l’intégrité physique du président Condé et sa « libération immédiate et sans condition ainsi que celle de toutes les personnalités arrêtées ». Elle demande, par ailleurs, le retour à l’ordre constitutionnel « sous peine de sanctions ».

En rappel, le président Alpha Condé a été « déposé » ce dimanche par des putschistes conduits par le colonel Mamady Doumbouya, commandant du Groupement des forces spéciales (GPS). Celui que le chef d’Etat guinéen avait fait revenir de l’étranger en 2018 pour diriger l’unité d’élite de l’armée annonce désormais la mise en place d’un Comité national du rassemblement et du développement (CNRD).

Mamady Doumbouya

La Guinée vient de voir son visage changer en cette journée du 5 septembre 2021. En cause, un putsch perpétré par le lieutenant-colonel Mamady Doumbouya, qui vient de mettre aux arrêts le Président Alpha Condé. Patron du Groupement des Forces spéciales de Guinée, qui est Mamady Doumbouya qui aurait un lien avec le Malien Assimi Goïta, lui aussi putschiste.

Un coup d’Etat a été perpétré en Guinée par les forces spéciales. Après avoir annoncé la dissolution de la Constitution, du gouvernement, des institutions et la fermeture des frontières, le colonel Mamady Doumbouya annonce qu’un « Comité national du rassemblement et du développement, CNRD » a pris le pouvoir des mains d’Alpha Condé, arrivé au pouvoir en 2010, et réélu en 2020 pour un troisième mandat après une révision de la Constitution décriée.

Après avoir mis aux arrêts Alpha Condé, le chef des putschistes a appelé ses « frères d’armes à l’unité » et à rester dans leurs casernes. Reste à savoir si les hommes du GPS vont être suivis par le reste de l’armée. D’autant qu’un proche du chef de l’Etat Alpha Condé a confié que « les forces fidèles à Alpha Condé n’ont pas dit leur dernier mot, mais le président est bel et bien entre les mains des putschistes ». Qui est le patron de putschistes ?

Mamady Doumbouya, ancien légionnaire de l’armée française, avait été rappelé en Guinée pour prendre la tête du GPS en 2018. Sa volonté affichée et manifestée, ces derniers temps, d’autonomiser le GPS par rapport au ministère de la Défense avait fini d’installer un climat de méfiance des autorités guinéennes. D’ailleurs, au mois de mai dernier, il avait été fait état de l’arrestation du colonel Doumbouya.

« Il a gravi tous les échelons de l’armée guinéenne. Compte tenu de la menace terroriste au Sahel, le Colonel Mamady Doumbouya a été désigné pour diriger les Forces spéciales de la Guinée, qui ont leur siège à l’entrée de Kaloum, où se trouve le Palais présidentiel. Ils assuraient la sécurité du Président Alpha Condé et couvraient ses déplacements de façon extraordinairement sécurisée », a détaillé Bangaly Touré, journaliste à France 24.

Selon le journaliste, le colonel Mamady Doumbouya est connu pour être un ami du Colonel Assimi Goïta du Mali. Les attaques en Côte d’Ivoire, au Burkina Faso et autre Mali avaient poussé les autorités guinéennes à confier au colonel Doumbouya une mission spécifique de veille contre le terrorisme. D’ailleurs, Mamady Doubouya est présenté comme étant un Malinké, une ethnie bien présente au Mali. Il se dit que les deux hommes ont eu des connexions dans le cadre de la lutte contre le terrorisme dans le Sahel.