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Sécurité


Un étudiant a été tué samedi à Kinshasa par un policier qui lui reprochait de ne pas porter de masque pendant l’enregistrement d’une vidéo.

« Notre camarade Honoré Shama, étudiant de la faculté des lettres de l’Université de Kinshasa, était en tournage d’une vidéo dans le cadre de travaux pratiques en comédie. Un policier lui a demandé de porter son masque pendant le tournage », a témoigné à l’AFP Patient Odia, son camarade présent lors de l’incident.

« Malgré ses explications et après avoir montré le masque, le policier, pris de colère parce qu’il attendait plutôt de recevoir de l’argent, l’a accusé de faire de la résistance et a tiré sur lui à bout portant », ajoute Patient Odia. D’autres témoignages ont été également recueillis par la radio Top Congo, très suivie en République démocratique du Congo ainsi que plusieurs médias en ligne.

« La police a arrêté deux policiers présents pendant l’incident provoqué par leur collègue policier irresponsable en fuite ainsi que le chef de poste de police de Bel Air à Mont Ngafula. Les recherches continuent pour retrouver le policier fugitif », a réagi auprès de l’AFP le général Sylvano Kasongo, chef de la police de Kinshasa.

Le port du masque est obligatoire sous peine d’une amende de 10 000 francs congolais (5 dollars). Mais à Kinshasa, les policiers sont régulièrement accusés de tracasseries et d’empocher l’argent des amendes sans délivrer de reçu.

Depuis le début de la pandémie en mars 2020, la RDC a enregistré 47 786 cas et 1 021 décès, selon les statistiques des autorités sanitaires publiées vendredi. Depuis le 10 juillet, la vaccination est suspendue dans le pays, le stock du vaccin AstraZeneca disponible ayant dépassé sa date de péremption.

La police nationale a été convié dans le combat contre la propagation du coronavirus. Elle a été ainsi appelée à faire respecter la législation  et règlements en vigueur dans le cadre de la gestion de la pandémie de Covid-19.

En effet, à travers une note adressée aux commissaires centraux, aux commissaires urbains et spéciaux, le Directeur de la sécurité publique (Dsp) les invite à veiller à prendre les dispositions nécessaires pour freiner la propagation du virus.

« Je vous instruis de prendre les dispositions nécessaires pour l’application de ces mesures », a demandé le commissaire de police divisionnaire Ibrahima Diop. Il s’agit notamment « d’organiser des opérations ciblées au niveau des marchés, des lieux de commerce, de sport, des transports et salles de spectacle, d’agir avec tact et intelligence pour éviter les incidents sur le terrain ».

 

Mercredi soir, la procureure générale malgache Berthine Razafiarivony a annoncé l’interpellation de six individus ayant tenté d’assassiner le président Andry Rajoelina. Parmi eux, deux Français.

« Plusieurs ressortissants étrangers et malgaches ont été interpellés mardi, dans le cadre d’une enquête pour atteinte à la sûreté de l’Etat », a déclaré la procureure général de Madagascar à la presse. Selon Berthine Razafiarivony, deux soldats français à la retraite font partie des accusés. Le parquet aurait, entre autres, des preuves matérielles contre les interpellés. Le groupe aurait « échafaudé un plan d’élimination et de neutralisation du chef de l’Etat et plusieurs personnalités malgaches ».

Ce n’est pas la première fois que des arrestations ont lieu après des accusations d’atteinte à la sûreté de l’Etat de Madagascar. Le 26 juin, à l’occasion de la Fête de l’indépendance, trois individus avaient été arrêtés. Ils voulaient, selon la justice, assassiner le bras droit du président Rajoelina, le général Ravalomanana.

Cette fois, c’est le président qui était directement visé. Les deux Français arrêtés, Philippe François et Paul Rafanoharana, sont des officiers français saint-cyriens à la retraite.

Berthine Razafiarivony a promis que « toute la lumière sera faite sur cette affaire ». Ironie du sort, le nom de Paul Rafanoharana, conseiller l’archevêque d’Antananarivo, avait été annoncé pour la primature lors du prochain remaniement ministériel. Philippe François, quant à lui, était le président du fonds d’investissement Tsara First et d’autres entreprises qui font office de partenaires de premier plan des entreprises publiques malgaches.

Madagascar connait une crise socio-économique de longue date, le pays a subi de plein fouet les retombées de la pandémie de la Covid-19. Sans oublier la sécheresse, les catastrophes naturelles, la famine, le chômage etc. Au niveau politique, la reconnaissance du statut des opposants a fait polémique ces derniers jours. Une loi voulait que les chefs de l’opposition soient au moins des députés pour que leur statut soit reconnu par la Commission électorale.

Quant à la tentative d’assassinat d’Andry Rajoelina, selon un communiqué du ministre de la Sécurité publique, sorti mercredi, l’enquête aurait pris plusieurs mois. On lit notamment que « la police disposait d’informations depuis six mois, mais ce n’est que maintenant qu’il y avait une opportunité d’arrêter les conspirateurs ». A Madagascar, où 90 % de la population vit avec moins de 2 dollars par jour, cette tentative d’assassinat vient ajouter un peu plus à l’ambiance morose.

Une tentative de Coup d’État a été  déjouée à Madagascar par  les services de sécurité spéciales. Ceux-ci ont démantelé un commando s’apprêtant à attenter  à l’intégrité physique du président Andry Rajoelina.

Selon  les informations obtenues par Financial Afrik, les services spéciaux Malgaches étaient sur une pistes des élements  infiltrés dans le pays en complicité avec des relais sécuritaires internes. Un le plan de déstabilisation des institutions était en cours. Des armes, des munitions et une somme équivalent à 250 milles Euros ont été retrouvés sur ce commando composé de Franco-Malgaches et d’autres complices dont les identités  n’ont pas été dévoilées. 

Cependant plusieurs  personnes ont été appréhendées dont deux Français soupçonnés  d’avoir projeté d’assassiner le président Andry Rajoelina, a indiqué ce  jeudi la procureure générale de Madagascar.

  La  procureure Malgache qui s’est saisie du dossier a ouvert une enquête pour déterminer les tenants et les aboutissants de cette tentative  d’atteinte à la sécurité intérieure de l’ Etat


Le Mali a frôlé le pire. Son Président, le colonel Assimi Goïta, a échappé de justesse à une tentative d’assassinat au couteau, ce mardi, à la Grande Mosquée de Bamako.

Ce jour de fête a failli être transformé en une journée de deuil au Mali. En effet, ce mardi matin, en pleine célébration de l’Aïd el-Kébir, le Président malien, le colonel Assimi Goïta a été visé par une attaque au couteau menée par deux personnes, à la grande Mosquée de Bamako. L’irréparable a failli se produire après la prière, au moment où l’imam se dirigeait vers la sortie de la mosquée pour effectuer le rituel de l’immolation du mouton.

« C’est après la prière et le sermon de l’imam, au moment où l’imam devait aller immoler son mouton, que le jeune a tenté de poignarder Assimi (Goïta) de dos, mais c’est une autre personne qui a été blessée », a confié à l’AFP, le régisseur de la Mosquée, Latus Tourè.

Même son de cloche chez le ministre malien des Affaires religieuses, Mamadou Koné également présent sur les lieux au moment des faits : « Un homme a tenté, tout de suite dans la Grande Mosquée de Bamako, de tuer le Président de la transition avec un couteau », a-t-il déclaré à l’AFP, avant d’ajouter que l’agresseur « a été bien maîtrisé ».

Selon les services de sécurité du chef de l’État malien, qui rassurent que « le Président est sain et sauf », il s’agit ni plus ni moins d’une tentative d’assassinat du colonel Assimi Goïta. « Nous sommes en train de mener l’enquête. Au moins une personne a tenté de l’attaquer avec un couteau, à la Grande Mosquée de Bamako, ce jour », ont-ils assuré. L’enquête pourra certainement apporter la lumière sur cette affaire.

Auteur de deux coups d’État en moins d’un an (août 2020 et mai 2021), le colonel Assimi Goïta s’est imposé comme chef d’État et a été investi dans ses fonctions depuis le 7 juin 2021, après avoir fermé la page Bah N’Daw. le moins que l’on puisse dire est qu’il est soutenu par son peuple qui semble valider ses agissements.


Au moins sept gouvernements africains ont espionné des journalistes et des activistes à l’aide du logiciel Pegasus créé et vendu par une société israélienne, selon une enquête publiée dimanche par un consortium de 17 médias internationaux.

Il s’agit de l’Algérie, de la République démocratique du Congo, de l’Égypte, du Maroc, de l’Ouganda, du Rwanda et du Togo, selon une carte publiée par l’ONG Forbidden Stories, basée à Paris.

Loin d’être une exclusivité africaine, l’espionnage massif mis au jour par Forbidden Stories en partenariat avec Amnesty International révèle en fait que le logiciel espion israélien a été utilisé pour cibler 50.000 numéros de téléphone à travers le monde appartenant à des militants, des journalistes et des leaders politiques.

La liste, qui remonte à 2016, inclut les numéros d’au moins 180 journalistes (dont ceux de la VOA), 600 hommes et femmes politiques, 85 militants des droits humains ou encore 65 chefs d’entreprise, selon l’Agence France Presse.

Dans certains cas, les cibles ont été retrouvées mortes, d’autres contraintes à l’exil.

Android et iOS sans exception

Le logiciel espion Pegasus permet aux gouvernements d’accéder aux messages envoyés ou reçus d’un numéro de téléphone ciblé, mais aussi à la localisation de la personne qui porte le téléphone, ainsi qu’aux photos, aux courriels et aux messages en inbox, selon le quotidien Washington Post.

D’après le journal britannique The Guardian, Pegasus infiltre aussi bien les appareils Android que le iPhone, fabriqué par Apple. Dans certains cas, précise le journal, l’utilisateur du téléphone n’a même pas besoin de cliquer sur un lien ou d’activer une quelconque mise à jour. Il opère en sourdine, échappant même aux antivirus.

La société israélienne NSO Group, qui commercialise le logiciel espion, se défend de toute malveillance, selon le journal indien The Wire. Elle affirme que ses clients se limitent à des « gouvernements approuvés », qui seraient au nombre de 36, précise The Wire.

En 2019, WhatsApp, le logiciel de messagerie racheté par Facebook, avait déposé plainte en 2019 contre NSO.

Au-delà d’Israël

Dans son rapport 2020 sur les « prédateurs numériques », Reporters sans frontières faisait état de plusieurs entreprises basées dans divers pays qui fournissent des outils d’espionnage en Afrique. En plus du groupe NSO, RSF citait aussi Memento Labs (également connu sous le nom de Hacking Team), que l’ONG accusait d’avoir attaqué des journalistes en Éthiopie et au Maroc. Il y avait aussi le groupe Gamma, ou FinFisher, basé en Allemagne, fabricant du logiciel FinSpy.

Suite au  constat fréquent de passagers qui se plaignent avec véhémence de vol, disparition ou spoliation de leurs bagages à leur arrivée à l’Aéroport international Blaise Diagne, l’AIBD promet d’ouvrir une enquête dans l’affaire des vols de bagage à l’aéroport.

« En pareil cas, l’aéroport final de destination est le plus souvent incriminé, même si au cours du trajet, ces bagages ont transité parfois par plusieurs autres aéroports », précise d’emblée Aibd Sa. Pour autant, la direction générale d’Aibd Sa, ainsi que l’ensemble des autorités aéroportuaires concernées notamment le gestionnaire de l’aéroport, ainsi que les compagnies aériennes, «expriment ses regrets et se désolent que de telles forfaitures soient de nature à ternir l’image de marque de ce nouvel aéroport, vitrine de la Téranga sénégalaise ».

Il convient toutefois, selon elle, de préciser que le processus d’acheminement des bagages au niveau de l’Aéroport International Blaise Diagne, du débarquement à la livraison, est transparent et normé. «Premièrement, les compagnies aériennes positionnent toujours des agents de sûreté au niveau des soutes et les bagages sont escortés jusqu’à leur déchargement. Deuxièmement, la distance entre le parking-avion et la zone de livraison des bagages est relativement assez courte et l’itinéraire parsemé de caméras de surveillance qui fonctionnent 24h/24 », fait remarquer Aibd Sa.

N’empêche, «Aibd Sa , prenant acte de ces différentes récriminations, a engagé toutes les structures concernées, notamment le gestionnaire, la société d’assistance au sol, la société responsable de la sûreté aéroportuaire, les compagnies aériennes, les forces de défense et de sécurité et la Haute autorité des Aéroports du Sénégal, pour ouvrir une enquête afin de faire la lumière sur ces accusations prises très au sérieux et qui sont de nature à saper les efforts réalisés au quotidien ainsi que les importants investissements de modernisation en cours pour renforcer la sécurité des biens et des passagers de notre aéroport », annonce Aibd Sa.

 

Une nouvelle attaque terroriste perpétrée par les Shebab ce samedi en plein centre de la capitale somalienne a fait 8 morts selon un dernier bilan.

Une attaque à la voiture piégée revendiquée aussitôt par les islamistes qui tentent de renverser le gouvernement somalien et d’installer la charia à Mogadiscio. Le convoi visé était celui du commissaire de police de Benadir, Farhan Mohamud. Ce dernier a survécu à l’attaque, cependant, des civils et des policiers ont perdu la vie lors de l’explosion.

Les Shebab mènent régulièrement des attentats contre des objectifs gouvernementaux et des civils à Mogadiscio. Ils ont contrôlé la capitale somalienne avant d’en être évincés en 2011 par les troupes de l’Amisom, la force de l’Union africaine, mais ils contrôlent toujours d’importantes zones rurales dans le pays.

Quatre Djambars ont été blessés dans l’accident de leur véhicule survenu mardi au Mali, suite à l’explosion d’un engin explosif improvisé, nous renseigne  l’APS de la Direction de l’information et des relations publiques des armées (DIRPA), vendredi.
’’Le vendredi 9 juillet 2021 vers 13 h, de retour d’une mission sur l’axe Sévaré-Bankhass, un engin blindé de transport de troupes de type puma du DETSEN10/MINUSMA a heurté un engin explosif improvisé (…)’’, a indiqué la DIRPA dans un communiqué.
Le bilan de l’accident s’élève à quatre militaires blessés dont trois fracturés, précise le texte, selon lequel les quatre blessés ont été évacués par hélicoptère sur Sévaré, à l’hôpital de niveau 1 du Detsen 10.

Le Detsen 10, désignant le 10e Détachement sénégalais de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA), compte 850 militaires.

Il a été déployé au Mali entre décembre 2020 et février 2021 pour une durée de 12 mois, rappelle la DIRPA.

L’onde de choc se ressent toujours en Haïti plus de 24 h après l’assassinat du président Jovenel Moïse. Le Premier ministre par intérim Claude Joseph semble pour l’instant aux commandes du pays.

Claude Joseph est le sixième Premier ministre à Haïti en quatre ans. Il avait normalement quitté la primature et félicité son successeur nommé ce lundi 5 juillet par le président. Mais ce dernier n’a finalement pas pu prendre ses fonctions avant la mort de Jovenel Moïse. Claude Joseph prend donc les rênes avec peu de légitimité, souligne Marie Normand, du service International de RFI.

Sa première décision a été de déclarer l’état de siège sur l’ensemble du territoire, ce qui donne concrètement à l’exécutif des pouvoirs renforcés en matière de perquisition et également d’interdiction de réunion. Il a aussi décrété quinze jours de deuil national en hommage à Jovenel Moïse jusqu’au 22 juillet.

Claude Joseph n’a pas été confirmé par le Parlement, puisque celui-ci est caduc depuis janvier 2020, faute d’élections législatives tenues en temps et en heure. « Il est un Premier ministre de facto, il n’est pas question de se rabattre sur un quelconque article de la Constitution pour parler de sa légitimité, insiste Laënnec Hurbon, sociologue et directeur de recherche au CNRS, sur l’antenne de RFI. Il y a une crise de légitimité. »

Cette crise politique avait déjà court à l’issue des deux premières années de son mandat. Le président Jovenel Moïse était contesté. Le pays faisait alors face à une très forte inflation. Il y a aussi un rapport de la Cour des comptes qui le met en cause dans une affaire de possibles détournements de fonds. Dès lors, les appels à sa démission se multiplient ainsi que des mouvements sociaux comme « pays lock » (pays bloqué, en créole) qui paralyser le pays fin 2019. Sa légitimité même au pouvoir était contesté cette année. Une partie de l’opposition estimait qu’il aurait dû quitter le pouvoir dès le mois de février 2021.

L’assassinat est aussi intervenu, alors que depuis plus d’un mois les gangs contrôlent totalement plusieurs quartiers pauvres de Port-au-Prince. Cette mainmise et les affrontements entre bandes armées empêchent d’accéder par la route à toute la moitié sud du pays. Donc cette crise politique sécuritaire est complexe et surtout elle est lourde de conséquences pour la population haïtienne. Elle aspire à vivre une vie décente sans la mainmise des gangs et sans la corruption et l’impunité qui la privent du strict minimum.

Par ailleurs, le Conseil de sécurité de l’ONU va se réunir d’urgence sur la situation haïtienne. Dès mercredi soir, ses 15 membres ont adopté une déclaration à l’unanimité. Ils réclament que les auteurs de l’assassinat du président haïtien soient rapidement traduits en justice pour ce « crime odieux ». Le Conseil de sécurité a aussi « lancé un appel véhément à tous les acteurs politiques en Haïti afin qu’ils s’abstiennent de tout acte violent, ou de toute incitation à la violence ».

De son côté, Washington, très influent en Haïti, appelle à maintenir les élections présidentielle et législatives, prévues le 26 septembre.