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« Si des seringues et des aiguilles standard sont utilisées, il se peut qu’il n’y ait pas assez de vaccin pour extraire une sixième dose d’un flacon », a averti l’EMA dans un communiqué.

L’Agence européenne des médicaments (EMA) a indiqué, vendredi 8 janvier, qu’il est possible d’extraire six doses par flacon du vaccin Pfizer/BioNTech contre le Covid-19. Cette recommendation augmente la capacité d’utilisation des vaccins déjà commandés, alors qu’on utilise pour l’instant cinq doses par flacon. L’agence basée à Amsterdam a toutefois indiqué qu’elle dépendait de l’utilisation de seringues spéciales.

« Si des seringues et des aiguilles standard sont utilisées, il se peut qu’il n’y ait pas assez de vaccin pour extraire une sixième dose d’un flacon », a averti l’EMA dans un communiqué. L’agence a également prévenu que si une dose complète de 0,3 millilitre n’est pas disponible dans le flacon après la cinquième dose, « le professionnel de santé doit jeter le flacon et son contenu ». Les travailleurs de la santé ne devraient pas mélanger les restes de « flacons multiples pour constituer une dose complète », a-t-elle souligné.

L’EMA a autorisé le 21 décembre ce vaccin mis au point par l’alliance de l’américain Pfizer et de l’allemand BioNTech, pour lequel la Commission européenne a aussitôt donné son feu vert. Une dose supplémentaire par flacon pourrait considérablement accélérer le nombre de personnes vaccinées chaque jour en Europe, où de nombreux gouvernements reprochent à l’EMA une procédure jugée trop lente. Cette annonce intervient alors que l’Union européenne a conclu un accord pour l’acquisition de 300 millions de doses supplémentaires du vaccin Pfizer/BioNTech, doublant ainsi la quantité commandée.

 

 

 

Si le Chef de l’Etat a décrété l’état d’urgence assorti de couvre-feu à Thiès et à Dakar, c’est à cause de l’explosion des cas de Covid-19 constatée de manière générale au Sénégal mais particulièrement dans ces deux régions. C’est du moins la justification donnée par le ministre de la Santé et de l’Action sociale, avouant qu’il y a un bond extraordinaire de cas de coronavirus à Dakar et à Thiès.

« En novembre, il y a eu un total de 477 cas. En décembre, nous en avons plus de 3200. Entre novembre et décembre, on est passé de 6 à 77 décès, ce qui veut dire que le nombre de décès a été multiplié par 12 », a déclaré Abdoulaye Diouf Sarr, invité sur la Rts. Avant d’ajouter : « Si on n’arrête pas cette, on risque d’entrer dans une situation que l’on ne pourra pas maitriser ».

À l’instar du chef de l’Etat, le ministre est d’avis que cela est dû au relâchement constaté à tous les niveaux de la société.

Au Sénégal, la sévérité de la Covid-19 est stable en une semaine. L’information a été révélée par le Bureau de Prospective Économique (BPE) composé de Moubarak Lô, directeur général de BPE, Amaye Sy, expert sénior au BPE et El Hadji Tine, expert au BPE. L’objet de ce baromètre est de suivre l’évolution de l’indice de mesure et de suivi de la sévérité de la Covid-19 au niveau mondial.

En effet, le score du Sénégal est de 0,88 au 3 janvier 2021 (contre 0,88 le 27 décembre), soit une sévérité faible. D’après le baromètre, le Sénégal se situe au 62ème rang mondial et au 27ème rang africain. Ce qui correspond à une légère amélioration du rang du Sénégal, en une semaine, en Afrique et dans le monde.

Selon l’étude, en une semaine, la sévérité de la Covid-19 a légèrement augmenté dans le monde, en Afrique, en Asie et en Océanie. Elle est stable en Europe et en baisse en Amérique. Au 3 janvier 2021, Nouvelle Calédonie arrive en tête (avec un score de 1 sur un total possible de 1 dans un échantillon de 166 pays du monde), suivi de Soudan du Sud (1), de Madagascar (0,99), de Saint-Christophe-et-Niévès (0,99) et de la Guinée Bissau (0,99).

Les scores les plus faibles sont détenus par Chypre (0,45), Afrique du Sud (0,45), Espagne (0,45) et Grèce (0,45). Le score moyen des pays de l’échantillon s’affiche à 0,82 le 03 janvier 2021 contre 0,83 le 27 décembre 2020, soit une sévérité globalement faible au niveau mondial.

Par rapport au 27 décembre 2020, les plus fortes progressions de scores dans l’indice (plus fortes baisses de la sévérité) sont affichées par Gibraltar, Haïti, Salvador et Lituanie. Seychelles, Brunei, Cameroun et Bénin enregistrent les plus fortes baisses de scores dans l’indice (plus fortes hausses de la sévérité) en une semaine. « L’analyse par continent montre que, pour l’Afrique, les scores sont compris entre 1 (Soudan du Sud) et 0,45 (Afrique du Sud), avec une moyenne de 0,86 le 03 janvier contre 0,89 le 27 décembre 2020, soit une légère hausse de la sévérité. Namibie, Rwanda, Nigéria et Niger enregistrent les plus fortes progressions de scores dans l’indice en une semaine en Afrique (plus fortes baisses de la sévérité). Seychelles, Cameroun, Bénin et Congo signent les plus fortes baisses de leur score dans l’indice en une semaine (plus fortes hausses de la sévérité), en Afrique », explique-t-on dans l’étude.

 

La sortie au mois d’avril dernier du Pr. Moussa Seydi sur l’absence d’un service de réanimation à Ziguinchor a été mal appréciée par le ministère de la Santé. Ce qui avait donné lieu à un différend entre Seydi et Diouf Sarr, le ministre de tutelle.

Ce mardi, présidant la cérémonie d’inauguration du nouveau bâtiment du Service des maladies infectieuses et tropicales (Smit) de Fann, Macky Sall a invité son ministre à plus d’ouverture par rapport à la posture des universitaires et autres chercheurs.

« Il faut accepter la liberté des scientifiques et la liberté des universitaires. Moi ça ne me gène nullement d’avoir des échanges même contradictoires avec les professeurs, avec les médecins, avec les journalistes. C’est vrai qu’il peut déranger si on n’est pas prêt à accepter la liberté du scientifique, de l’infectiologue. C’est pourquoi j’ai tenu à vous accompagner de la manière la plus forte qui soit », déclare Macky Sall à Seydi, devant son ministre de la Santé.

On ne le dira jamais assez. L’année 2020 a été marquée à jamais par la pandémie de Covid-19 avec son lot de dégâts. Le Coronavirus a été la principale cause des décès de nos illustres personnalités. Pape Diouf, Mansour Kama, Bamba Ndiaye, Babacar Touré… ou récemment, la députée Marie Louise Diouf, ont tous été tous brutalement arrachés à notre affection. Mais, la liste est non exhaustive. D’autres, sont également partis de cause…naturelle. Récit macabre !

PAPE DIOUF, ANCIEN PRÉSIDENT DE L’OM

L’histoire retiendra que le Sénégal a enregistré son premier décès lié au coronavirus : Pape Diouf. Nous sommes le 31 mars. Cette disparition de l’ancien président de l’Olympique de Marseille avait plongé le monde sportif dans l’émoi.

De Pape Diouf, les Sénégalais retiennent un homme qui a su se frayer un chemin dans un univers où peu d’Africains ont réussi. Il était considéré par la jeunesse sénégalaise comme une « référence », car, il est parti de peu pour « atteindre les sommets ».


SERIGNE PAPE MALICK SY, PORTE-PAROLE DE LA FAMILLE SY

Jeudi 25 juin, le Sénégal s’était réveillé dans la tristesse. Le porte-parole du khalife général des Tidianes, Serigne Pape Malick Sy, n’est plus. J

Très jovial et éloquent, Serigne Pape Malick Sy était dépeint comme un marabout très cultivé avec une maitrise parfaite de l’histoire politique du Sénégal.

Il fut porte-parole de la famille Sy à Tivaouane suite au décès de Serigne Abdoul Aziz Sy Al Amine en 2017. Serigne Pape Malick Sy était le fils cadet de Serigne Babacar Sy, 1er khalife de Maodo.

MOUHAMADOU BAMBA NDIAYE, ANCIEN MINISTRE

Mouhamadou Bamba Ndiaye, ancien ministre conseiller chargé des Affaires religieuses sous la présidence de Me Abdoulaye Wade, est décédé le 3 juillet.

Arabisant, Bamba Ndiaye était aussi connu dans le secteur la presse,pour avoir été rédacteur en chef de Finances News Hebdo. Très belle plume, M. Ndiaye avait aussi dirigé le journal Messager.

BABACAR TOURÉ, FONDATEUR DU GROUPE SUD COMMUNICATION

L’annonce du décès de Babacar Touré, le 26 juillet passé, avait sonné comme un glas. Le monde de la presse sénégalaise venait de perdre une vraie icône. Journaliste chevronné et pionnier dans l’entreprise de presse et la formation des journalistes, homme de consensus et de dialogue, Touré aura été de tous les combats pour la liberté et la démocratie. La Maison de presse porte désormais son nom.

MANSOUR KAMA, BOSS DU CNES

On ne peut parler du secteur privé sénégalais sans Mansour Kama. Il a consacré sa vie pour un secteur privé fort et performant. Président de la Confédération nationale des employeurs du Sénégal (Cnes), Kama a aussi été le président du Conseil d’administration de la défunte Sénégalaise des Eaux (SDE).

Il a également assuré de 2014 à 2018 la présidence du Secteur privé pour l’Éducation (FSPE), et dirigé le collège des Directeurs de la Banque régionale de marché (BRM). C’est le dimanche 2 août 2020 qu’il a rendu l’âme à Dakar.

CHEIKH AHMED TIDIANE NIASS, KHALIFE DE MÉDINA BAYE

C’est à l’âge de 88 ans que Cheikh Ahmed Tidiane Ibrahima Niass, le khalife général de Médina Baye, est décédé. C’était le 3 août, à Dakar, à l’hôpital Idrissa Pouye de Grand Yoff. Le patriarche de Médina Baye est décédé des suites d’une courte maladie.

Cheikh Ahmad Tidiane Ibrahima Niass, surnommé « Papa Cheikh » par les disciples, était le quatrième khalife de cette cité musulmane où vivent de nombreux fidèles de la tidjaniya, à Kaolack.


PR IBA DER THIAM, ANCIEN MINISTRE

« L’histoire fut le fil conducteur de sa vie ». Il s’agit bien du Professeur Iba Der Thiam qui s’est éteint le 31 octobre, à l’âge de 83 ans.

Le Sénégal lui doit la ’’révision générale de son histoire’’, un projet du président de la République, Macky Sall.

Déjà, en 1985, alors qu’il était ministre de l’Education nationale en charge de l’Enseignement supérieur, Pr Thiam cumulait ses fonctions avec celles de secrétaire général de l’Association panafricain des historiens et vice-président de l’Association sénégalaise des professeurs d’histoire et de géographie.

BALLA GAYE 1, PARRAIN DU ROI DES ARÈNES

Le mentor et coach de Balla Gaye 2, a été rappelé à Dieu le 15 novembre. Avant sa disparition, il était alité depuis des mois l’obligeant à diminuer ses sorties médiatiques.


PAPA BOUBA DIOP, ANCIEN INTERNATIONAL SÉNÉGALAIS

Dimanche 29 novembre, le monde sportif subissait un nouveau choc avec le décès de Papa Bouba Diop. L’ancien international, âgé de 42 ans, avait finalement succombé des suites de sa longue maladie de Charcot.

De lui, les Sénégalais retiennent particulièrement le but marqué en match d’ouverture de la Coupe du monde 2002, contre l’équipe championne du monde, la France. À sa mort, le chef de l’Etat lui a rendu un vibrant hommage. « La mort de Pape Bouba Diop constitue une perte énorme pour sa famille et pour le sport », a déclaré le président Macky Sall lors de l’hommage national qui lui a été rendu. « Nous avons tous en mémoire ce fameux but, après une course époustouflante, Pape Bouba Diop marqua le tout premier but de l’histoire du Sénégal en Coupe du Monde de football. Face aux champions du monde en titre, Pape Bouba et ses coéquipiers nous offrirent ainsi la victoire qui plaça pour la postérité notre pays sur la planète football », avait salué Macky Sall.


MARIE LOUISE DIOUF, DÉPUTÉE

L’épidémie de Coronavirus a fait ses dégâts à l’Assemblée nationale. La députée Marie-Louise Diouf, infectée avait fini par être terrassée, le 9 décembre, alors que l’institution était en pleine session.

Membre du groupe parlementaire majoritaire Benno Bokk Yaakaar (BBY), Marie Louise Diouf avait été élue sur la liste nationale de la coalition du même nom. Elle militait à Grand-Yoff, à Dakar.

AMADOU BÉCAYE DIOP, MAIRE DE ROSS BÉTHIO

Le maire de la commune de Ross-Béthio, Amadou Bécaye Diop, est décédé dimanche 13 décembre. Le défunt maire était dépeint par ses proches comme ’’un homme social, généreux, humble et qui a servi les populations de Ross-Béthio, avec engagement et détermination’’. C’est lui-même qui avait annoncé à ses proches collaborateurs sa contamination au coronavirus.

GOLBERT DIAGNE, DOMOU NDAR

El Hadji Alioune Badara Diagne Golbert a rendu l’âme, vendredi 6 juin 2020, à l’hôpital régional de Saint-Louis. Sa disparition avait plongé tout Saint-Louis, le Sénégal en général, dans l’émoi et la consternation. L’homme est bien connu et s’est illustré dans le milieu de la culture, particulièrement, l’art dramatique. Avec son décès, le Sénégal a perdu un de ses plus illustres fils. Saint-Louis aussi venait de perdre son emblème, son plus grand défenseur, son deuxième totem, son ambassadeur plénipotentiaire, bref son ange gardien.

ALIOU DIASSÉ, TECHNICIEN À EMEDIA

Lundi 4 mai 2020, le groupe Emedia-Invest perdait l’un de ses plus grands techniciens radio, Aliou Diassé. Brillant et discret, il est parti sur la pointe des pieds après une longue maladie.

SEYDA MARIAMA NIASS, « LA MÈRE DE TOUS »

Seyda Mariama Niass, la fille de Baye Niass a été rappelée à Dieu à son domicile à Mermoz, le 26 décembre 2020. Née en 1932 à Kossi, un village situé à une dizaine de kilomètres de Kaolack, Seyda Mariama Niass s’est très tôt distinguée par son attachement au Coran, comme le souhaitait son père El Hadj Ibrahima Niass Baye. Elle avait créé le complexe Cheikh Al Islam, El Hadj Ibrahima Niass de la Patte d’Oie dédié à l’enseignement général.


IDRISSA DIALLO, PIONNIER DE LA COALITION TAXAWU SENEGAL

Idrissa Diallo, maire de Dalifort, 61 ans, est décédé, lundi 28 décembre 2020, des suites d’une maladie. Proche de Khalifa Sall, l’ancien député était aussi le président du Collectif des familles des victimes du Joola. Sa disparition aura surpris comme l’est la fin tragique de ses 3 enfants emportés par le sinistre naufrage du bateau « Le Joola », le 26 septembre 2020. Le défunt maire de la commune de Dalifort aura marqué la scène politique de son empreinte. Avec sa disparition, la coalition Taxawu Sénégal, perd l’un de ses plus féroces défenseurs.


GÉNÉRAL MAMADOU NIANG, ANCIEN MINISTRE DE L’INTÉRIEUR

Ancien ministre de l’Intérieur du Sénégal, de 2000 à 2003, Général Mamadou Niang est décédé le lundi 28 décembre 2020 à l’hôpital Principal de Dakar, des suites de maladie. Après son passage à la Place Washington, le Général Niang avait été nommé Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Sénégal au Brésil, puis en Grande-Bretagne. Dernièrement, il avait été porté à la tête de la Commission politique du Dialogue national.

 

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Covid-19 / Deuxième vague : Plus de 50 patients sous traitement à Thiès 

Les cas de Covid 19 empruntent « l’autoroute à péage » à Thiès. Le constat est général, il y a une démultiplication des personnes qui ont contracté le virus SarsCov2. D‘ailleurs le comité régional de gestion des épidémies s’est penché sur la situation pour alerter et demander aux populations de redoubler d’efforts.

«On peut dire qu’il y a une nouvelle recrudescence des cas de Covid-19 dans le département de Thiès. Nous avions connu l’accalmie il y a quelques semaines. Mais depuis quelque temps, nous avons commencé à enregistrer un nombre important de cas. A ce jours, dans le district de Thiès, on est à 718 cas déclarés positifs depuis le début de la pandémie avec 600 guéris, 45 décès et actuellement 47 patients qui sont suivis à domicile et 4 autres qui sont dans les centres de traitements au niveau de Thiès et Dakar », informe Dr Moustapha Faye, médecin-chef district sanitaire de Thiès.
A en croire le préfet, les semaines et mois à venir risquent d’être plus difficiles si l’on n’y prend garde. Le préfet du département de Thiès estime qu’il faut encore corser la riposte. Ceci demande une responsabilité beaucoup plus individuelle  que collective. « Nous traversons un trimestre caractérisé par beaucoup d’activités festives. Les gens ont tendance à sortir, à se rassembler dans  les espaces publics et au niveau des restaurants, cela prépare le lit au virus qui nous revient plus virulent et cela doit appeler davantage à la vigilance. Nous avons constaté qu’il y a un accroissement, une augmentation inquiétante des cas.  Face à cette situation, nous devons développer une communication communautaire en allant à la base, parler aux jeunes, parler aux femmes, parler à toutes les catégories sociales pour plus de respect aux mesures édictées par  l’autorité », exhorte Moussa Diagne.

Les collectivités locales appelées à reprendre la dynamique de la première vague

La riposte ne saurait avoir des résultats sans l’implication des collectivités locales. Il leur est donc demandé de réadapter les stratégies antérieures, d’aider davantage les structures sanitaires en les dotant comme elles l’ont été lors de la première vague, de matériels pour renforcer le dispositif existant.

« Nous invitons les collectivités territoriales et les autres acteurs, les particuliers pour un meilleur soutien des forces de défense et de sécurité pour améliorer leur mobilité sur le terrain. Nous invitons également les jeunes à préserver; les anciens qui sont les plus touchés à partir de 60 ans qui sont exposés. Nous ne nous lasserons jamais de le dire », insiste le préfet de Thiès Moussa Diagne. (SENEWEB)

« Je vais bien », rassure Emmanuel Macron dans une vidéo postée sur Twitter

Il a également assuré qu’il rendrait « chaque jour compte de l’évolution de la maladie ».

« J’ai été testé positif, ce qui montre que le virus peut vraiment toucher tout le monde, parce que je suis très protégé, je fais très attention, je respecte les gestes barrières, les distances, je porte le masque, je mets du gel hydroalcoolique de manière régulière et, malgré tout, j’ai attrapé ce virus, se défend le chef de l’Etat. Sans doute un moment de négligence, un moment de pas de chance aussi, mais c’est ainsi. »

Le chef de l’Etat tient également à rassurer les Français. « Je vais bien, j’ai les mêmes symptômes qu’hier, c’est-à-dire de la fatigue, des maux de tête, une toux sèche, comme des centaines de milliers d’entre vous qui ont eu à vivre ce virus ou qui le vivent aujourd’hui », dit-il. Il assure qu’il rendra « chaque jour compte de l’évolution de la maladie », avant de préciser : « Il n’y a normalement pas de raisons que cela évolue mal, mais je fais l’objet d’une surveillance médicale et je vous en rendrai compte de manière totalement transparente. »

Jeudi, nombre de chefs d’Etat et de personnalités politiques se sont isolés à la suite de l’annonce de la contamination du président.

Jair Bolsonaro  LE PRESIDENT DU BRESIL
Jair Bolsonaro a lancé une attaque en règle à l’encontre des vaccins contre le Covid-19, jeudi 17 décembre, n’hésitant pas à assurer que celui de Pfizer pouvait transformer les personnes vaccinées en « femmes à barbe » ou « en crocodiles ». Il a ainsi cité le « contrat de Pfizer », mentionnant la clause : « Nous ne sommes pas responsables de quelconques effets secondaires ». Le président brésilien a ajouté : « Si tu te transformes en crocodile, c’est ton problème », lors d’un discours à Porto Seguro, dans le nord-est du Brésil. « Si tu deviens superman, si une femme commence à avoir de la barbe qui pousse ou si un homme commence à parler avec une voix efféminée, ils [les laboratoires] n’ont rien à voir avec ça », a lancé le dirigeant d’extrême droite sur un ton provocateur. « Le vaccin, une fois qu’il sera certifié par [l’agence régulatrice] Anvisa, sera accessible à tous ceux qui le veulent. Mais, moi, je ne me ferai pas vacciner », a insisté Jair Bolsonaro. Le Brésil est le deuxième pays le plus endeuillé Ces propos ont été tenus par le chef de l’Etat le jour où la Cour suprême a rendu la vaccination contre le Covid-19 obligatoire, mais non « forcée » dans le pays, et ce, malgré les réticences du président. Cela signifie que les autorités ne pourront pas faire usage de la force pour obliger une personne à se faire vacciner, mais qu’elles pourront lui infliger une amende ou lui interdire la fréquentation de certains lieux publics. Le Brésil est le pays le plus endeuillé au monde derrière les Etats-Unis, avec près de 185 000 morts du Covid-19 depuis le début de la pandémie.

L’ancien président du Burundi et ex-haut représentant de l’Union africaine pour le Mali et le Sahel est décédé à 71 ans. Il est mort cette nuit alors qu’il était en train de rejoindre un hôpital parisien.

Pierre Buyoya avait contracté le coronavirus alors qu’il se trouvait à Bamako au Mali. Il était hospitalisé depuis une semaine dans la capitale malienne, placé sous respirateur artificiel. Son état de santé s’est brusquement dégradé et il a été transféré par avion médicalisé à Paris dans la nuit, mais il s’est éteint lors de son arrivée en France avant d’arriver à l’hôpital où il devait être conduit.

Pierre Buyoya était âgé de 71 ans. Il a dirigé le Burundi de 1987 à 1993 et une nouvelle fois de1996 à 2003. Récemment, il venait de démissionner de son poste de haut représentant de l’Union africaine pour le Mali et le Sahel. Une fonction qu’il occupait depuis 2012.