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MALADIE

MOUBARACK LO

Le Sénégal traverse sa 2e vague de coronavirus. Mais, pour Moubarack Lô, il n’y a pas de montée en puissance de nouveaux cas de coronavirus. L’Economiste estime que les chiffres officiels livrés au niveau du ministère de la Santé et de l’Action sociale ne montrent pas une montée de la courbe de contamination. « Il y a une évolution entre novembre et décembre. Au mois de novembre (2020), la maladie avait presque disparu. On avait très peu de cas par jour. Depuis le mois de décembre, on obtient en moyenne, 155 au quotidien. Nous sommes toujours dans cette dynamique. Si on doit monter en flèche, cela supposerait que les cas augmentent tous les jours et qu’on puisse passer de 150 voire 300. Mais, ce n’est pas ce à quoi on constate dans les publications du ministère. On considère qu’il y a une seconde vague, certes. Mais, que ce n’est pas exceptionnel. Même ceux qui étaient testés sont les cas symptomatiques ou bien les contacts qui ont une comorbidité ou des âges avancés », a fait savoir l’ancien conseiller technique à la Primature. M. Lô n’a pas manqué de préconiser une multiplication des tests pour la détection rapide au niveau communautaire. Cela, a-t-il estimé, permettra une prise en charge précoce.

Selon lui, « le couvre-feu permettra de réduire la progression de la maladie. Mais, il n’entre en vigueur que la nuit ». « Tant que vous n’avez pas cette mesure restrictive qui consisterait à empêcher les rassemblements, les transports publics y compris, vous ne pouvez jamais avoir 100% de votre objectif », a-t-il signalé.

 

Difficile de porter un masque pour le président sud-africain, Cyril Ramaphosa, très critiqué pour sa gestion de la pandémie.

L’Afrique reste l’une des zones les moins touchées par la pandémie de Covid-19. Mais le virus est en nette progression sur le continent depuis le mois de décembre selon les chiffres issus de l’Université Johns Hopkins.

Ainsi, au 13 janvier, les cas confirmés de Covid-19 dans les 54 pays africains africains atteignaient 3 105 807 dont 2 538 494 personnes t rétablies . L’on dénombre en outre 74 460 décès. A elle seule, l’Afrique du Sud compte la moitié des cas dénombrés (49,6%), soit 1 259 748 cas dont 34 334 personnes sont décédées. Viennent loin derrière, le Maroc (453 789), la Tunisie (164 936), l’Égypte (151 723), l’Éthiopie (128 992) et la Libye (106 030). Ces 6 pays concentrent 90% des cas confirmés. En septième position, l’on retrouve l’Algérie (102 641 cas déclarés), devant le Nigeria (102 601), le Kenya (98 432) et le Ghana (56 421). Le Sénégal occupe la 20éme place de ce classement avec (21 883) infections dont (489) décès.

       Le président de la République, Macky Sall, a décidé de prendre en charge l’évacuation sanitaire et l’opération de l’étudiant en médecine Sadio Ousmane Diédhiou qui souffre d’une aplasie médullaire. Selon nos sources, dès ce mercredi, la somme va être virée à l’hôpital français qui doit effectuer  l’opération.

L’étudiant en année de thèse de doctorat d’Etat en médecine, Sadio Ousmane Diédhiou, qui souffre d’une aplasie médullaire, entrevoit le bout du tunnel. Sous l’impulsion du ministre de l’Enseignement supérieur, Cheikhou Oumar Hann, et du Directeur du Centre des œuvres universitaires (Coud), Maguette Sène, qui ont porté le dossier auprès du chef de l’Etat, Macky Sall a pris la décision de le prendre en charge.

Selon nos sources, le président de la République compte décaisser 120 millions pour prendre en charge la greffe osseuse et l’évacuation sanitaire, suite à une réduction consentie par le Centre hospitaliers universitaire (Chu) de Bordeaux.

Joint au téléphone, le Directeur du Coud, Maguette Sène, confirme l’information. «Après la levée du fonds organisée par les étudiants et les montants collectés, le chef de l’Etat avait décidé de prendre en charge le restant qui se chiffrait à 180 millions de FCfa. C’est par la suite  qu’un médecin Sénégalais, Dr Gabriel Ngom, qui officie au Centre hospitalier universitaire (Chu) de Bordeaux, sensible au cas de ce Sénégalais, s’est impliqué et est parvenu à obtenir une réduction du coût de l’opération jusqu’à 100 millions. Le Président a donc décidé de le prendre en charge entièrement. Il va décaisser 100 millions pour l’opération et 20 millions pour l’évacuation sanitaire. Il a d’ailleurs donné des instructions pour que le virement soit effectué dès ce mercredi 13 janvier 2021», explique Maguette Sène.

Rappelons que l’étudiant Sadio Ousmane Diédhiou souffre d’une aplasie médullaire, une maladie très rare qui nécessite une greffe de moelle osseuse. Chose qui ne peut pas se réaliser au Sénégal.

C’est pourquoi, de bonnes volontés s’étaient levées pour organiser une collecte de fonds en faveur de ce jeune médecin philanthrope qui a parcouru le Sénégal pour mener des actions humanitaires à travers des consultations médicales gratuites. Il est, en effet, membre fondateur de l’association TYMKAM qui œuvre dans le social.

L’objectif de la levée de fonds était de rassembler les 280.000.000 FCFA nécessaires pour sa prise en charge.

Malheureusement, après des semaines, l’Amicale des étudiants de la faculté de Médecine de l’Ucad et les autres bonnes volontés n’ont pas pu regrouper la somme.

Sous l’impulsion du ministre de l’Enseignement supérieur et du Directeur du Coud, dont la mission est d’héberger, d’assurer la nourriture et la prise en charge médicale et sanitaire des étudiants, le président de la République, Macky Sall, a été saisi. Il a alors décidé de s’impliquer pour sauver la vie de cet étudiant.

 

L’heure est grave. Après le point du jour lu par Dr El Hadji Mamadou Ndiaye, directeur de la Prévention, Pr Mamadou Diarra Bèye, directeur du Samu national, a évoqué la gestion des cas graves. La situation l’exige surtout qu’avec la nouvelle vague qui s’est enclenchée au mois de novembre dernier, le Sénégal fait face à un nombre de décès de plus en plus important et à une flambée continue des nouvelles contaminations des cas contacts et de ceux issus de la redoutée transmission communautaire.

« La situation est très difficile pour la population et pour les soignants tout bonnement parce les cas augmentent de jour en jour, en moyenne une centaine par jour et dans tout le pays, a-t-il d’emblée relevé. Et ce qui est à noter également c’est l’augmentation de plus en plus en notable des cas communautaires. Ce qui témoigne de la circulation active du virus dans la population. »

Un tableau noirci par le « nombre de cas graves en réanimation », a ajouté le Pr Bèye, qui a également fait part de la « cohabitation avec l’augmentation des autres cas en réanimation. » Car a-t-il rappelé : « il ne faut pas oublier que dans les services de réanimation en plus des cas sévères de Covid, on a d’autres pathologies. Ce qui fait que le nombre de lits se met très rapidement en tension. »


300 patients hospitalisés dans les CTE

« Mais au-delà des cas graves traités en réanimation, nous avons également des cas sévères et ça, c’est très important. Parce qu’aujourd’hui ce sont ces cas sévères qui sont dans les CTE (Centres de traitement épidémiologique). Depuis que la prise en charge à domicile a commencé, les cas qui ne présentent pas complication majeure sont pris en charge dans les domiciles avec un suivi mais les cas sévères qui nécessitent une prise en charge rapprochée, l’administration d’oxygène et d’autres médicaments, sont dans les CTE. Il faut noter qu’on en a à peu près 300 et ces patients hospitalisés dans les CTE consomment énormément d’oxygène, avec 10 à 15 litres par minute. D’où la charge de travail et pour ces patients, et pour ces patients la charge de travail est également difficile. Quand on est en surveillance continue, c’est un à trois soignants par patient et ceci de façon très rapprochée. Donc, cela peut donc expliquer très réellement la charge de travail », a souligné Pr Bèye. Qui s’est toutefois réjoui qu’en « pourcentage, (le Sénégal soit) resté quasiment sur un taux de létalité superposable avec la première phase, parce qu’on reste à un taux inférieur à 2,5%. »

Par contre, s’agissant de la prise en charge à domicile qui est une réalité actuellement, il a insisté sur ’l’engagement des familles et des patients. » Parce qu’a-t-il justifié : « au départ, si un triage est fait et qu’on décide de traiter quelqu’un à domicile, il faudra veiller à la contamination et veiller à avertir très rapidement les structures de santé en cas d’aggravation et c’est dans ce cadre-là que le Samu joue un rôle. Parce que, ces alertes nous les recevons sur le 1515 et chaque fois qu’il y a une détresse, il faut appeler très vite. Parce que ce qu’on a noté, pour les cas graves qui arrivent en réanimation, dans plus de 80% des cas, ce n’est pas des patients suivis à domicile mais des patients qui restaient à la maison et qui brutalement présentent des signes de détresse et quand nous intervenons nous nous rendons compte que ces personnes étaient malades depuis au moins dix jours. C’est un message très important parce que pendant ce temps, le risque de contamination a pu être important mais également ces malades arrivent dans des situations vraiment très dramatiques, de sorte que malgré tous les efforts faits dans les services de réanimation, nous déplorons un nombre de décès très élevé.

Pour terminer, il a encouragé tous les soignants, entre autres acteurs de la santé, « sur les efforts qui sont fournis et qui restent encore à être fournis » car « le chemin risque d’être encore long. » D’où son appel à ce que « les gestes barrières rentrent dans nos habitudes mais surtout le plus important éviter les rassemblements et les déplacements inutiles ».

Le nombre total de décès provoqués par le coronavirus en Allemagne a franchi le 10 janvier le seuil des 40 000 morts, a annoncé l’Institut de veille sanitaire Robert Koch (RKI), et la chancelière Angela Merkel a prévenu que les prochaines semaines verraient « la phase la plus dure de la pandémie ».

L’Allemagne a enregistré 465 décès du Covid-19 ces dernières 24 heures, portant le total depuis le début de la pandémie à 40 343, a précisé l’institut. Plus de 1,9 million de personnes ont été contaminées jusqu’à présent, avec près de 17 000 nouveaux cas comptabilisés depuis le 9 janvier. La Belgique, un des pays le plus endeuillés au monde par la pandémie par rapport à son nombre d’habitants, enregistre elle 20 000 décès.

Les hôpitaux au maximum de leurs capacités

Dans son message vidéo hebdomadaire ce 9 janvier, la chancelière Angela Merkel a prévenu que le plein impact de l’intensification des contacts sociaux durant les périodes de Noël et du Nouvel an ne se voyait pas encore dans les statistiques. Elle a averti les Allemands que les semaines à venir constitueraient « la phase la plus dure de la pandémie » à ce jour avec nombre de médecins et personnels médicaux travaillant au maximum de leurs capacités.

L’Allemagne, pays le plus peuplé de l’Union européenne avec quelque 83 millions d’habitants, peine à endiguer la pandémie. Elle a été durement frappée par la deuxième vague du virus après avoir été relativement épargnée par rapport à nombre d’autres pays européens durant la première phase. Le pays vient de prolonger et renforcer un confinement partiel jusqu’au 31 janvier et incite les citoyens à réduire encore davantage leurs contacts.

Plus de 5 000 malades du Covid-19 se trouvent actuellement en soins intensifs en Allemagne et plus de 80% des lits dans les services de soins intensifs sont occupés. Les écoles comme la plupart des magasins non-alimentaires, les bars, restaurants, équipements culturels, sportifs et de loisirs sont fermés jusqu’à fin janvier.

À l’instar d’autres pays européens, l’Allemagne a débuté sa campagne de vaccination fin décembre, avec le vaccin Pfizer/BioNTech administré jusqu’à présent à plus d’un demi-million de personnes. Un deuxième vaccin, celui du laboratoire américain Moderna, va prochainement être utilisé après avoir été autorisé le 6 janvier dans l’Union européenne.

« Le tempo de la vaccination va s’accélérer », assure Angela Merkel

Angela Merkel a admis que la campagne de vaccination avait pris du temps à démarrer mais « le tempo va s’accélérer », a-t-elle assuré. « Ce qui est important, c’est que nous pouvons dire: nous aurons suffisamment de vaccins disponibles pour tout le monde en Allemagne, a-t-elle ajouté. Mois après mois, nous allons vacciner plus de gens et en fin de compte nous serons capables de proposer le vaccin à quiconque le souhaite ».

Les vaccins autorisent « un espoir justifié » que le monde parvienne à vaincre la pandémie, a-t-elle estimé. Mais elle a demandé à ses concitoyens de rester patients, se disant « fermement convaincue » que les restrictions actuellement imposées à la vie quotidienne sont « absolument nécessaires ».

Un sondage effectué par Kantar pour l’hebdomadaire dominical Bild am Sonntag montre que 56% des Allemands sont d’accord avec les dernières mesures adoptées pour lutter contre le virus. Parmi les personnes interrogées, 25% estiment que ces mesures ne vont pas assez loin et 16% seulement les jugent trop strictes.

(avec AFP)

Si le Chef de l’Etat a décrété l’état d’urgence assorti de couvre-feu à Thiès et à Dakar, c’est à cause de l’explosion des cas de Covid-19 constatée de manière générale au Sénégal mais particulièrement dans ces deux régions. C’est du moins la justification donnée par le ministre de la Santé et de l’Action sociale, avouant qu’il y a un bond extraordinaire de cas de coronavirus à Dakar et à Thiès.

« En novembre, il y a eu un total de 477 cas. En décembre, nous en avons plus de 3200. Entre novembre et décembre, on est passé de 6 à 77 décès, ce qui veut dire que le nombre de décès a été multiplié par 12 », a déclaré Abdoulaye Diouf Sarr, invité sur la Rts. Avant d’ajouter : « Si on n’arrête pas cette, on risque d’entrer dans une situation que l’on ne pourra pas maitriser ».

À l’instar du chef de l’Etat, le ministre est d’avis que cela est dû au relâchement constaté à tous les niveaux de la société.

La sortie au mois d’avril dernier du Pr. Moussa Seydi sur l’absence d’un service de réanimation à Ziguinchor a été mal appréciée par le ministère de la Santé. Ce qui avait donné lieu à un différend entre Seydi et Diouf Sarr, le ministre de tutelle.

Ce mardi, présidant la cérémonie d’inauguration du nouveau bâtiment du Service des maladies infectieuses et tropicales (Smit) de Fann, Macky Sall a invité son ministre à plus d’ouverture par rapport à la posture des universitaires et autres chercheurs.

« Il faut accepter la liberté des scientifiques et la liberté des universitaires. Moi ça ne me gène nullement d’avoir des échanges même contradictoires avec les professeurs, avec les médecins, avec les journalistes. C’est vrai qu’il peut déranger si on n’est pas prêt à accepter la liberté du scientifique, de l’infectiologue. C’est pourquoi j’ai tenu à vous accompagner de la manière la plus forte qui soit », déclare Macky Sall à Seydi, devant son ministre de la Santé.