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BIEN ÊTRE

L’hôpital universitaire de Fann a reçu vendredi d’un patient guéri de la Covid-19 un matériel médical d’un coût de 15 millions de francs Cfa destiné au service de réanimation du Centre de traitement des épidémies (CTE), a constaté l’APS.

‘’Ce sont des consommables de réanimation qu’on a pris le temps de chercher avec notre bienfaiteur sur la base de notre expression de besoins ’’, a expliqué le Directeur de l’hôpital de Fann Dr Cheikh Tacko Diop.

Le Directeur de l’hôpital qui a tenu à organiser une cérémonie de remise symbolique veut à travers ’’ce geste spontané d’un citoyen inspirer également d’autres bienfaiteurs qui ont peut-être les moyens de le faire et n’y pensent pas pour soutenir les actions de l’Etat au niveau des Centres de traitement des épidémies’’.

‘’Ce geste va inspirer pas mal de sénégalais qui viendront à la rescousse de cet hôpital mais également d’autres parce que l’Etat ne peut pas tout faire’’, a-t–il dit.

Pour Dr Chaikh Tacko Diop, des hôpitaux ont reçu un contrecoup avec la Covid-19 puisqu’en termes de recettes attendues il y a quelques petites difficultés.

Faisant la situation en fin 2021, les services administratifs de l’Hôpital Fann se sont rendus compte qu’en termes de prévisions de recettes, il y a une perte sèche de milliards de Francs Cfa.

‘’C’est en cela que ce geste est capital et doit être un exemple pour tous ceux qui peuvent le faire’’, a-t -il encore dit.

Le CTE a connu une baisse assez importante des cas mais depuis quelques jours il y a une augmentation exponentielle du nombre, a souligné le responsable de l’hôpital.

Aussi, appelle-t-il les populations à davantage s’armer en respectant les gestes barrières, et à tout faire pour se faire vacciner.

Le bienfaiteur, Omar Baba Bâ, Ingénieur en électrotechnique, la soixantaine considère son geste comme ‘’un devoir citoyen’’.

Hospitalisé pendant tout le mois de janvier 2021 dont une dizaine de jours en réanimation, il a vu ‘’dans quelles conditions les valeureux agents du corps médical s’évertuaient à prendre en charge les malades’’.

C’est pourquoi, il a tenu à faire ce don pour participer au ‘’combat mené par les médecins au service des populations’’.

Des avancées importantes ont été enregistrées dans la lutte contre le tabac depuis 2012 mais il reste à sortir le tabac des boutiques pour le faire commercialiser par des buralistes dont les activités seront soumis à l’autorisation des gouverneurs de région, dit le cancérologue Abdoul Aziz Kassé.
« Il manque à l’appel un dernier arrêté sur les débits de tabac. Si on laisse le tabac se faire vendre dans les boutiques et n’importe où, les jeunes seront de plus en plus exposés et on peut leur vendre du tabac de contrebande sans être inquiété par un organe de contrôle », a-t-il souligné dans un entretien avec l’APS.
Dans les boutiques, « l’accès géographique et financier est beaucoup plus facile pour les jeunes et du coup, si la vente se faisait dans des débits de tabac dédiés, les gouverneurs de région auront la charge de donner des autorisations à des buralistes, c’est-à-dire des bureaux de vente de tabac », a expliqué le professeur Kassé, président d’honneur de la Ligué sénégalaise contre le tabac (LISTAB).
« A l’heure où on cherche à créer des emplois, c’est près de 15 000 buralistes qui seront créés au Sénégal pour autant d’emplois pour des jeunes », a assuré le cancérologue qui a dirigé la LISTAB pendant plus de dix ans avant d’en devenir le président d’honneur.
Avec l’existence de buralistes, « ces jeunes peuvent être encadrés et formés par des organisations comme la LISTAB pour leur faire comprendre les enjeux de cette vente dans cet espace », a-t-il expliqué.
« Vous sortez le tabac des boutiques, vous le faites vendre par des gens qui en réalité ont des recommandations très précises, une réglementation claire sur les procédures de vente et les cibles. Mais si cela n’est pas réglementé et pris en charge par l’Etat, l’industrie du tabac va encourager la création de kiosques, de pousse-pousse, de tabliers pour vendre dans l’informel la cigarette partout et à tout le monde même les mineurs », a souligné le cancérologue.
Selon lui, « l’endroit le plus sensible où il faut agir, pour inciter les gens à arrêter de fumer, c’est bien l’école, puisque 92% des fumeurs ont commencé à l’école, notamment au collège ».
La loi stipule qu’il ne doit pas avoir de point de vente de tabac à moins de deux cents mètres d’un établissement scolaire, mais « malheureusement » boutiques et cantines continuent d’être construites autour des murs des écoles, pour vendre du tabac, a-t-il déploré.
L’argent généré par la vente de tabac par les buralistes serait déposé dans les banques et pourra profiter à la marche de l’économie nationale, a indiqué le spécialiste, selon qui « organiser la vente de tabac a une répercussion importante sur le plan économique ».
Toutefois, a-t-il relevé, « l’industrie du tabac ne nous laisse pas faire et agit au plus haut niveau pour que la vente ne soit pas organisée et interdite aux mineurs ».
Avec des buralistes dans toutes les communes, les ventes illicites et la contrebande de tabac vont diminuer, a assuré le professeur Kassé, appelant la société civile à porter ce combat qui participe à la création d’emplois.
La LISTAB a d’ores et déjà contacté la Délégation à l’entreprenariat rapide des femmes et des jeunes (DER/FJ) pour lui envoyer une présentation sur cette proposition, a-t-il signalé.
Un autre point non encore réglementé concerne les espaces fumeurs, même si la loi spécifie clairement l’interdiction de fumer dans les lieux publics et les lieux ouverts au public, la seule exception portant sur l’aménagement de fumoirs.
Des fumoirs qui doivent avoir des dimensions précises, un système d’extraction de la fumée par une ventilation différente, conditions qui ne sont selon lui respectées nulle part.
Aussi la LISTAB milite-t-elle pour « une interdiction totale sans cette exception qui ouvre la porte au non-respect de cet aspect de la loi », a dit son président d’honneur.
Concernant la lutte anti-tabac au Sénégal, il a reconnu que le gouvernement du Sénégal est à féliciter puisque jusqu’en 2012, « il n’y avait rien dans la lutte contre le tabac, mais deux ans de bataille s’en est suivi » sous l’égide de la LISTAB, pour arriver à faire voter par l’Assemblée nationale la loi anti-tabac en 2014, a indiqué le professeur Kassé, figure majeure de la lutte contre le tabagisme au Sénégal.
« Là, le président (Macky Sall) a été exemplaire puisqu’une semaine après le vote, il a promulgué la loi », a-t-il relevé, ajoutant que par la suite, après « d’âpres batailles, la LISTAB a réussi à faire signer les décrets d’application en 2016 ».
S’agissant de l’usage du tabac, il a cité une étude menée en 2015 par plusieurs organisations dont « Américan Cancer Sociéty », Campaign for Tobacco Free Kids (CTFK) et le Center Disease Control.
Les résultats de cette enquête indiquent selon lui qu’un demi-million d’adultes sénégalais utilisent les produits du tabac avec 11,0 % d’hommes et 1,2 % de femmes.
« Aujourd’hui, on a l’impression en se promenant qu’il n’y a pas beaucoup de fumeurs, mais l’impression à elle seule ne suffit pas, il faudrait refaire cette enquête cinq ans après pour mesurer l’impact de la loi antitabac dans la lutte contre le tabagisme », a commenté le cancérologue.
Il a évoqué une « avancée significative » relativement au prix de la boite de cigarettes qui a triplé, passant de 200 à 600 francs.
Le professeur Kassé a cité également l’interdiction de la publicité sur le tabac, alors qu’avant « il y avait une floraison » de panneaux publicitaires, d’événements dans les marchés ou places publiques ainsi que dans les campus universitaires, pour faire la promotion de marques des cigarettes.
Une « avancée notable » est aussi à lier aux avertissements sanitaires en couleurs et sous forme d’images sur les dangers du tabac, des signes qui occupent 70% de la surface des paquets, a-t-il fait observer.
La Journée de lutte contre le tabac, célébrée chaque 31 mai, porte cette année sur le thème : « S’engager à arrêter de fumer » et sera l’occasion, au Sénégal, de mener un plaidoyer pour l’application dans son intégralité de la loi anti-tabac.

En dépit des encouragements  jugés maladroits du président Macky Sall, les Sénégalais restent très méfiants et ne se bousculent pas pour recevoir l’injection censée les sauver de la pandémie.

Le 23 février dernier, le Sénégal lançait sa campagne de vaccination contre le Covid-19. Trois mois plus tard, quelque 500 000 habitants ont reçu l’une des 800 000 doses livrées par la Chine (Sinopharm) ou dans le cadre du programme Covax destiné à assurer aux pays pauvres l’accès à la vaccination. Avec un peu plus de 50 % des doses reçues écoulées, on est bien loin de l’objectif affiché de 4 millions de vaccinés – soit un quart de la population sénégalaise – d’ici à la fin de l’année 2021. À cette date, Dakar aura encore reçu 6,5 millions de doses supplémentaires.

Serviront-elles seulement ? Rien n’est moins sûr. De toute évidence, les habitants ne se bousculent pas aux portes des hôpitaux et des centres de santé pour recevoir l’injection censée les sauver de la pandémie.

Au début de la campagne, la stratégie était pourtant claire : vacciner d’abord les quelque 20 000 professionnels de santé et les citoyens de plus de 60 ans présentant des comorbidités.

Venaient ensuite les personnes atteintes de maladies chroniques et les plus de 60 ans sans comorbidité. Ce qui représentait 3,5 millions de personnes capables d’absorber les 7,3 millions de doses annoncées pour 2021. Sauf que ce cœur de cible ne semblait pas sensible à la générosité vaccinale de l’État. A la mi-avril, des responsables de la vaccination à Touba ont indiqué à la presse que le vaccin chinois Sinopharm et surtout l’AstraZeneca peinaient à trouver des candidats. Ils couraient ainsi le risque de perdre une partie des 7 000 doses sur les 8 000 livrées. Désormais, pour faire du chiffre, on vaccine tous les candidats au sérum, sans distinction, des adolescents aux personnes du troisième âge, les nationaux comme les étrangers. Tous les postes de santé, notamment à Dakar, sont approvisionnés en vaccins. Les files d’attente sont rares, voire inexistantes. Il faut dire que deux décès attribués à tort ou à raison à l’AstraZeneca sont intervenus au Sénégal.

Résultat, dans toutes les couches sociales du pays, les appréhensions et les préjugés s’ancrent, alimentés par les théories conspirationnistes qui circulent sur les réseaux sociaux. Il y a d’abord la peur d’être les cobayes de l’Occident. On rappelle volontiers la polémique d’avril 2020, lorsqu’un médecin, évoquant un test du vaccin BCG contre le Covid-19 et se voulant « provocateur », s’était demandé si on ne devrait pas faire cette étude en Afrique où il n’y a pas de masques, pas de traitements, pas de services de réanimation suffisamment performants. Ce à quoi son interlocuteur, un chercheur, avait rétorqué : « Vous avez raison, on est d’ailleurs en train de réfléchir à une étude en parallèle en Afrique.»
L’idée de se faire vacciner ramène à l’esprit d’anciens souvenirs qui, dans le contexte actuel, semblent trouver tout leur sens pour qui adhère justement aux thèses complotistes. On soupçonne cette « piqûre de Blancs » d’avoir pour dessein de réduire la natalité jugée trop importante du continent. Aux yeux de certains Sénégalais, pas de doute, le vaccin anti-Covid réduit ou annihile la fertilité des hommes et femmes. Ils ont beau jeu de rappeler la déclaration du président français lors de son premier G20, en 2017. Emmanuel Macron semblait alors regretter que dans certains pays, « [on] compte encore sept à huit enfants par femme ». Facile, dans ces conditions, d’imaginer un complot visant à exterminer les Africains. Dans ce Sénégal à 95 % musulman, on s’est aussi montré particulièrement réceptif aux arguments du « pasteur » musulman africain-américain Louis Farrakhan, de Nation of Islam. Bien qu’écrite en anglais, sa diatribe anti-vaccin Covid adressée aux présidents africains est vite devenue virale sur les réseaux sociaux sénégalais : « Ne prenez pas ce vaccin expérimental. Nous devons donner quelque chose de meilleur à nos populations, avec nos propres virologistes, épidémiologistes et chimistes noirs. »
Les conditions de la suspicion
Dès le départ, on a créé les conditions de la suspicion à l’égard des vaccins. Issus des laboratoires Sinopharm, les premiers sont arrivés dans la cacophonie, le ministre de la Santé ayant initialement affirmé qu’il s’agissait d’un don de la Chine, avant d’être sèchement démenti par le quotidien gouvernemental Le Soleil, selon lequel l’État sénégalais avait déboursé 2,2 milliards de francs CFA (3,3 millions d’euros) pour cette cargaison. Dès le lancement de la campagne, « pour vaincre les réticences de certains », d’après les mots du ministre de la Santé, plusieurs personnalités politiques ou médiatiques avaient payé de leurs personnes, se faisant vacciner les premiers, devant les caméras de télévision. L’infectiologue Moussa Seydi, que le Covid a élevé au rang de vedette, des PCA de sociétés publiques ou encore Hadj Mansour Mbaye, grand notable octogénaire et président des communicateurs traditionnels du Sénégal, tous avaient bien voulu se plier à l’exercice. Et le président Macky Sall n’avait pas été en reste, lui qui avait affirmé : « Je vais me vacciner immédiatement », précisant toutefois qu’il n’exigerait pas de passe-droit.
Privilège de classe
Si les Sénégalais manifestaient peu d’empressement à se faire administrer le vaccin anti-Covid, ils n’en rouspétaient pas moins contre ce privilège de classe qui servait en premier les VIP. La pilule avait d’autant plus de mal à passer que, après s’être fait vacciner en même temps que ses ministres dans la salle des banquets du palais présidentiel, Macky Sall avait cru bon de déclarer devant les caméras : « Si les Sénégalais ne prennent pas les vaccins, je vais les donner à d’autres pays africains qui en ont besoin. » Le président voulait sans doute motiver ses concitoyens. Il n’en a pas moins commis une bourde qui a provoqué un véritable tollé dans la presse et dans l’opinion. On lui a rappelé que les 200 000 doses de vaccin Sinopharm avaient été achetées avec l’argent du contribuable et qu’elles n’étaient donc pas sa propriété. Macky Sall a beau s’époumoner pour persuader ses compatriotes de l’efficacité du vaccin, rien n’y fait. En dépit des images, certains Sénégalais doutent d’ailleurs que le président ait été vacciné : « C’était une seringue vide », a-t-on pu entendre dans la rue.
Le Sénégal n’est pas le seul pays africain à marquer son aversion pour le vaccin anti-Covid. Le Soudan du Sud et le Malawi ont respectivement détruit 60 000 et 16 000 doses, faute de candidats. En Côte d’Ivoire, on a dû ouvrir sans condition la vaccination aux plus de 18 ans afin d’éviter de perdre les 500 000 doses reçues de Covax avant fin juin. Atteindre l’objectif de 60 % de vaccinés fixé par l’Union africaine reste donc un pari difficile.
Pendant ce temps, au Sénégal comme ailleurs sur le continent, le masque anti-Covid est remisé au placard, notamment dans les banlieues dakaroises et à l’intérieur du pays. Les baptêmes, mariages et autres obsèques ont repris leurs droits sous les tentes dressées dans la rue. Et aucune distanciation n’est plus observée dans les transports en commun et taxis collectifs qui chargent à plein. Les crises de paludisme qu’ont connues tous les Sénégalais étant enfants, et l’exposition au soleil, auraient-elles créé une immunité collective insoupçonnée ?

Principales préoccupations des malades d’insuffisance rénale, le Sénégal va bientôt réceptionner le plus grand centre de dialyse de l’Afrique de l’Ouest.

Le projet dont l’exécution est très avancée, a été présenté au chef de l’État cet après-midi par le professeur Abdou Niang qui vient d’être porté à la tête de la commission dialyse de la société internationale de Néphrologie, indique une brève note parvenue à notre rédaction.

Le chef du service de Néphrologie de l’hôpital DALAL JAMM a loué la contribution de la fondation Servir Le Sénégal de la première dame Madame Marième Sall qui a accompagné le projet.

 

le célèbre infectiologue français a été décoré,  le 30 mars 2021, du grade de commandeur dans l’ordre national du lion par le président Macky Sall pour ses efforts dans la lutte contre le Covid-19 et son attachement à ce pays dont il est natif. Une décoration que le français reçoit avec beaucoup de fierté.

En effet, Le professeur Didier Raoult, en visite à Dakar, a été d’abord reçu mardi par le ministre de la Santé et de l’Action sociale, Abdoulaye Diouf Sarr, dans l’entourage de ce membre du gouvernement sénégalais.Puis une audience avec le président de la République, Macky Sall, en fin de journée d’ailleurs c’est à cette occasion qu’il a obtenu cette distinction.

Le professeur de médecine, spécialiste des maladies infectieuses, dirige l’Institut hospitalo-universitaire en maladies infectieuses de Marseille. Il enseigne à la faculté des sciences médicales et paramédicales de Marseille.
Sa visite à Dakar se déroule dans le cadre de ses recherches sur l’émergence des variants du Covid-19, précise le ministère de la Santé et de l’Action sociale.

Durant son séjour, il va « échanger avec les chercheurs sénégalais sur la riposte contre la pandémie » de coronavirus.

Ses échanges avec les autorités sénégalaises portent « également sur le transfert de technologies en matière de recherche ».

est prévue au cours de son séjour à Dakar.
Le médecin français va donner une conférence de presse au siège de l’IRESSEF, mercredi, selon la même source.

Agé de 69 ans, né à Dakar, M. Raoult a connu une notoriété internationale en 2020, lorsque son équipe a proposé un traitement qu’il avait jugé satisfaisant contre le très meurtrier Covid-19.

Il s’agissait d’un traitement à base d’hydroxychloroquine et d’azithromycine, qui a suscité la controverse dans le monde de la recherche.

 


En visite au Sénégal, Didier Raoult a rencontré ses pairs en charge de la riposte anti-Covid-19 et s’est montré admiratif: «nous 
avons beaucoup à apprendre du Sénégal », a-t-il déclaré. Et de lancer une pique qui ne passera pas inaperçue sur les  bords de la Seine : «le conseil scientifique est meilleur ici qu’en France».

En opposition frontale avec l’ordre des médecins et le ministère français de la Santé sur la stratégie de lutte contre la pandémie, le  directeur de l’Institut hospitalo-universitaire (Ihu) de Marseille avait défendu l’usage de la chloroquine dans le traitement de la maladie, s’attirant  les foudres des big pharma et de certains médecins dont il avait dénoncé les relations d’intérêt dans leurs choix de médicaments.

Au delà  de la querelle  scientifique, la controverse, mondiale, a pris des relents idéologiques entre le médicament bon marché, accessible à la périphérie, et l’exorbitant Remdesivir dont le triomphe sur le terrain officiel et auprès de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) avait donné lieu à la flambée des cours des pharmaceutiques à Wall Street. 

Didier Raoult mettra à profit sa visite à Dakar pour étudier de prêt les variants du Covid-19 séquencés par les médecins sénégalais. Au terme de ce séjour, les partenariats seront renforcés entre l’Institut hospitalo-universitaire (Ihu) de Marseille, l’Institut de recherche pour le développement (Ird) et  l’Institut de recherche en Santé, de surveillance épidémiologique du Pr Souleymane Mboup. 

Dans une interview accordée à (www.afrik.com) le Dr Mouhamoudou Saw, président de la commission qualité et membre élu du conseil national de l’Ordre des pharmaciens du Sénégal, livre un regard franc et avisé sur le positionnement et le rôle de la profession dans le pays. Avec des professionnels en officine qui sont souvent les premiers interlocuteurs santé des Sénégalais.

Dans ces extraits de l’interview il nous délivre les rapports  les pharmaciens entretiennent avec  les patients, les médecins, et les tradipraticiens

Le pharmacien occupe donc une place importante dans le système de santé au Sénégal.

Le pharmacien d’officine prend de plus en plus une place prépondérante dans le système sanitaire. Surtout dans les villes. En dehors de la délivrance des médicaments, il y a d’autres services qui sont faits dans les officines pour permettre de pouvoir suivre les maladies chroniques non transmissibles, comme le cholestérol ou le diabète.

Vous allez à la pharmacie, on vous fait une prise de tension, une prise de diabète : vous ne faites pas une queue, ça vous prend une minute de votre temps, vous payez et vous partez. Si vous allez à l’hôpital où vous allez perdre votre matinée.

De la même façon dans ce qu’on appelle la santé de la reproduction, qui est un pilier dans la politique de santé au Sénégal, beaucoup de femmes utilisent les contraceptifs. Et les femmes qui travaillent, comme celles qui ne travaillent pas, vous disent qu’elles préfèrent aller en pharmacie pour avoir leurs produits.

Parce que déjà il y a le secret professionnel, parce qu’il y a un cadre et un certain confort. Si vous allez au niveau des districts sanitaires ou des centres de santé vous allez, encore une fois, perdre votre matinée. Et vous n’aurez pas le même accueil et la même écoute que vous pourrez avoir au niveau des officines de santé. 

 

Le rôle de conseil du pharmacien semble très important…

C’est tellement développé que même les médecins ne sont plus contents du rôle des pharmaciens. Le pouvoir d’achat des populations n’est pas très élevé et certains vous disent que le docteur en pharmacie a des connaissances médicales pour comprendre les maladies et donner des traitements. Donc aujourd’hui effectivement les Sénégalais, dans un premier temps, vont aller voir le pharmacien avant d’aller voir le médecin. Parce qu’ils se disent qu’ils vont économiser par exemple 5 000 FCFA (7,5 euros) de consultation, ou 10 000 FCFA (15 euros) si c’est dans le privé, voire 20 000 FCFA (30 euros) si c’est un spécialiste. Ils ne vont voir le médecin que quelques jours après si la maladie n’évolue pas dans le bon sens. 

Il y a un rapport de proximité

Il y a effectivement cette proximité dans les officines. Le pharmacien peut recevoir quelqu’un et le conseiller, même si la personne n’achète pas de médicaments. C’est une partie du métier de pharmacien. 

Est-ce qu’il y a des tensions avec les médecins quant à cette « concurrence » ? 

Il n’y a pas de tension grave, mais une petite rivalité. Vous savez, et ça c’est sans doute vrai dans tous les pays au monde, les médecins ont un certain complexe de supériorité envers les pharmaciens. Mais également une certaine jalousie. On dit au Sénégal que les pharmaciens sont plus riches que les médecins. C’est une jalousie qui n’est pas dite.

Reste que la frontière entre le conseil du pharmacien et la consultation du médecin est souvent une frontière invisible. Les médecins disent que les pharmaciens doivent rester dans leur rôle de délivrance des médicaments et d’arrêter de donner des conseils parce que ça leur fait perdre des patients.

Au niveau du Sénégal nous gérons ce problème à un niveau supérieur, via l’Inter ordre des professionnels de la santé où l’on cherche des équilibres. Il y a de part et d’autre, parfois, des problèmes à signaler, des médecins qui signalent des pharmaciens qui font des consultations, mais aussi des pharmaciens qui signalent des médecins qui vendent des médicaments.

Comment l’Ordre des pharmaciens et peut-être plus largement les professionnels de santé, se positionnent-ils par rapport à la médecine traditionnelle et aux tradipraticiens ?  

Nous avons une position très tranchée sur la question. Dans l’état actuel des choses, les tradipraticiens ne peuvent pas garantir une sécurité par rapport à leur offre de services. Le gouvernement sénégalais a eu à rédiger une loi sur la médecine traditionnelle. Mais l’Inter ordre des professionnels de la santé a fait une opposition ferme, car il y a énormément de choses obscures dans cette loi.

Quand vous avez des tradipraticiens qui revendiquent leurs compétences par héritage ou alors quelqu’un qui va soigner par des incantations, ce n’est pas possible ! Nous nous sommes opposés à cette loi, car il y a énormément de choses qui ne sont pas maîtrisées. Et nous les professionnels de santé avons un devoir de sécurité par rapport aux Sénégalais.

Pour autant, faut-il rejeter toute la médecine traditionnelle en bloc ?  

La question n’est pas de tout rejeter en bloc. Parce que vous avez plus de 80% des Sénégalais qui utilisent la médecine traditionnelle. Surtout dans les zones rurales où il n’y a pas de médecins.

Mais le problème est que lorsque vous avez un produit qui a été élaboré par un médecin traditionnel, vous n’avez aucune garantie sur la sécurité du produit. Quels sont les effets secondaires ? Comment sont déterminées les doses ? Est-ce que le tradipraticien garantit la qualité de ses produits ? Il y a énormément de questions sans réponse.

Nous souhaitons qu’il y ait une bonne coopération avec les tradipraticiens, mais seulement quand nous aurons des garanties de sécurité sur la santé des Sénégalais.

Jean-Paul Boudeville, alias « papy-pong », a toujours commencé ses journées avec un peu de sport. À 102 ans, il est en convaincu : l’activité physique est le secret de sa longévité. Depuis quelques mois, le confinement affecte un peu sa motivation : « Je me suis moins accroché parce qu’il n’y a pas la compétition derrière ». Jean-Paul Boudeville est un véritable compétiteur, doyen de la Fédération française de tennis de table. Près d’un siècle d’expériences, mais aussi de récompenses et de souvenirs conservés dans une pièce de sa maison.

Tout commence au soir de Noël, en 1926

Son amour pour le tennis de table commence à Noël, en 1926, alors qu’il a à peine huit ans. « J’ai eu un paquet à Noël, des raquettes en liège, un filet qu’on fixait sur la table de la salle à manger et on jouait avec ma grand-mère. A partir de là, j’ai continué. Je ne savais pas que j’allais jouer jusqu’à 100 ans, ça ne m’a jamais traversé l’esprit. » Avant la crise, Jean-Paul Boudeville s’entraînait trois fois par semaine, dans le club qu’il a lui-même fondé en 1946.

Garder la forme, continuer de faire du sport, d’oxygéner ses muscles : de nombreux Français ont trouvé des stratégies pour s’entretenir alors que les salles de sport sont fermées, sauf pour les personnes munies d’uneprescription médicale. Anthony Delord, adepte de musculation, tire par exemple sa voiture avec une corde, à chaque confinement. « C’est une des seules alternatives que j’ai trouvées, étant donné que les salles sont fermées. C’est un besoin que j’ai, ça fait plus de dix ans que je m’entraîne en musculation« , témoigne-t-il.

Un manque sans le sport

L’intéressé précise même qu’il ressent un véritable manque s’il ne peut pas s’entraîner. Le sport fait partie intégrante de son quotidien. De son côté, Maryse Artuso suit des cours de fitness devant sa télévision, trois ou quatre fois par semaine. « Le fait de faire des cours entretient la santé physique et le moral« , confie-t-elle. Toutefois, elle ne cache pas que les liens sociaux tissés dans le cadre du fitness lui manquent beaucoup.

Au Sénégal, la sévérité de la Covid-19 est stable en une semaine. L’information a été révélée par le Bureau de Prospective Économique (BPE) composé de Moubarak Lô, directeur général de BPE, Amaye Sy, expert sénior au BPE et El Hadji Tine, expert au BPE. L’objet de ce baromètre est de suivre l’évolution de l’indice de mesure et de suivi de la sévérité de la Covid-19 au niveau mondial.

En effet, le score du Sénégal est de 0,88 au 3 janvier 2021 (contre 0,88 le 27 décembre), soit une sévérité faible. D’après le baromètre, le Sénégal se situe au 62ème rang mondial et au 27ème rang africain. Ce qui correspond à une légère amélioration du rang du Sénégal, en une semaine, en Afrique et dans le monde.

Selon l’étude, en une semaine, la sévérité de la Covid-19 a légèrement augmenté dans le monde, en Afrique, en Asie et en Océanie. Elle est stable en Europe et en baisse en Amérique. Au 3 janvier 2021, Nouvelle Calédonie arrive en tête (avec un score de 1 sur un total possible de 1 dans un échantillon de 166 pays du monde), suivi de Soudan du Sud (1), de Madagascar (0,99), de Saint-Christophe-et-Niévès (0,99) et de la Guinée Bissau (0,99).

Les scores les plus faibles sont détenus par Chypre (0,45), Afrique du Sud (0,45), Espagne (0,45) et Grèce (0,45). Le score moyen des pays de l’échantillon s’affiche à 0,82 le 03 janvier 2021 contre 0,83 le 27 décembre 2020, soit une sévérité globalement faible au niveau mondial.

Par rapport au 27 décembre 2020, les plus fortes progressions de scores dans l’indice (plus fortes baisses de la sévérité) sont affichées par Gibraltar, Haïti, Salvador et Lituanie. Seychelles, Brunei, Cameroun et Bénin enregistrent les plus fortes baisses de scores dans l’indice (plus fortes hausses de la sévérité) en une semaine. « L’analyse par continent montre que, pour l’Afrique, les scores sont compris entre 1 (Soudan du Sud) et 0,45 (Afrique du Sud), avec une moyenne de 0,86 le 03 janvier contre 0,89 le 27 décembre 2020, soit une légère hausse de la sévérité. Namibie, Rwanda, Nigéria et Niger enregistrent les plus fortes progressions de scores dans l’indice en une semaine en Afrique (plus fortes baisses de la sévérité). Seychelles, Cameroun, Bénin et Congo signent les plus fortes baisses de leur score dans l’indice en une semaine (plus fortes hausses de la sévérité), en Afrique », explique-t-on dans l’étude.