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VIE PUBLIQUE

 

Le maire de Mermoz Sacré cœur  s’est prononcé  sur le projet du chef de le l’Etat concernant la nouvelle carte administrative de la région de Dakar.

Cette division territoriale compte ériger Keur Massar en département ainsi Diamniadio, Keur Massar, Rufisque et les communes de Bambilor et Sangalkam, vont connaître des bouleversements sur le découpage de carte.

Barthélemy Dias ne s’est pas fait prier pour fustiger cette décision. Il a pris d’assaut l’outil de communication préféré des hommes politiques qui sont les réseaux sociaux pour déverser sa colère. En effet sur sa page Facebook le leader politique n’a pas manqué de tirer sur l’état et de dénoncer le silence et l’indifférence de l’opposition.

Il s’est exprimé en ses termes: « L’HISTOIRE retiendra que CETTE AGRESSION contre DAKAR, se fait AVEC LA COMPLICITÈ D’UNE CERTAINE OPPOSITION et dans les jours à venir nous prendrons NOS RESPONSABILITÈS.

TOUS LES PROBLEMES DU SENEGAL SONT LIÈS AUX CALCULS  » DES DEALERS DE L’OPPOSITION « 

SEULE LA LUTTE LIBÈRE….. »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le Président de la République avait annoncé de nouvelles dispositions à l’occasion de sa visite à Keur Massar lors des inondations de 2020.

En effet il s’agit d’un nouveau découpage administratif de la région de Dakar qui va concerner spécifiquement les localités suivantes: Diamniado Keur Massar  Rufisque.

C’est d’ailleurs un document adressé au maire  signé par le sous préfet de Bambilor qui vient conforter la nouvelle. D’après ce dernier, le découpage intervient dans un cadre où l’on souhaite corriger des incohérences spatiales notées dans l’arrondissement de Bambilor dans son état actuel.

L’autorité à également souligner que le président de la République a décidé de réviser le découpage administratif de certaines circonscriptions de la région de Dakar.
C’est dans cet élan qu’il est prévu que Sangalkam et Jaxaay deviennent des arrondissements. Medina Thioub sera rattaché à la commune de Sangalkam et Niacoulrab à celle de Tivaouane Peulh et Niaga. Jaxaay va ainsi rejoindre le département de Keur Massar.

D’après le classement 2021 de l’Ong Reporters Sans Frontières (Rsf) sur la liberté de la presse, le Sénégal a chuté de deux points pour occuper la 49ième position sur 180 places. Le rapport indique également que l’exercice du métier de journalisme est gravement menacé en Afrique et dans le monde.

Le Sénégal n’est pas à l’abri des fossoyeurs de la liberté de la presse. Dans son rapport 2021 sur la liberté de la presse publié hier, l’Ong Reporters Sans Frontières a indiqué que notre pays a connu une chute de deux points par rapport au classement précédent.

Désormais, le Sénégal occupe la 49ème position sur 180 pays dans le monde. Pis, le Sénégal quitte le groupe des pays où la situation est jugée satisfaisante. «Au Sénégal, le code de la presse qui entre progressivement en vigueur maintient des sanctions pénales très lourdes pouvant aller jusqu’à deux ans de prison pour des faits de diffamation. Une évolution d’autant plus inquiétante qu’aucun nouveau pays africain n’a mis fin aux peines privatives de liberté pour des délits de presse en 2020 comme le réclame RSF, notamment en RDC ou en Somalie (161e,+2)», relève Rsf dans son rapport.

Faisant état des atrocités commises à l’égard des professionnels de l’information, Rsf soutient avoir enregistré entre le 15 mars et le 15 mai 2020 trois fois plus d’arrestations et d’agressions de journalistes en Afrique subsaharienne que sur la même période un an plus tôt. «De nombreux pays, y compris parmi les démocraties les plus avancées du continent, ont eu recours à la force et à la loi pour empêcher les journalistes de travailler. Cette augmentation notable des atteintes se reflète dans la dégradation de 13% de l’indicateur exactions du Classement par rapport à l’année dernière et contribue à ce que l’Afrique demeure, en 2021, le continent le plus violent pour les journalistes selonla méthodologie utilisée par Rsf», souligne l’Ong.

Toutefois, Rsf révèle que les plus belles progressions de l’année se trouvent principalement sur le continent africain. «Le Burundi (147e, +13), la Sierra Leone (75e, + 10) et le Mali(99e, + 9) enregistrent tous des améliorations notables, dues notamment à la libération des quatre journalistes du média burundais indépendant Iwacu, à l’abrogation de la loi criminalisant les délits de presse au Sierra Leone et à la baisse du nombre d’exactions au Mali», indique Rsf qui ajoute que l’Europe et l’Amérique (Nord et Sud) restent les continents les plus favorables à la liberté de la presse, même si la zone des Amériques enregistre cette année la plus grande dégradation des scores régionaux (+2,5 %). Toutefois, le continent européen accuse une détérioration conséquente de son indicateur “Exactions”.

«Les actes de violence ont plus que doublé au sein de la zone Union européenne-Balkans, alors que cette dégradation est de 17% au niveau mondial. Les agressions contre les journalistes et les interpellations abusives se sont notamment multipliées en Allemagne, en France (34e), en Italie (41e), en Pologne (64e, -2), en Grèce (70e, -5), en Serbie (93e) et en Bulgarie (112e, -1)», renseigne Reporters Sans Frontières qui ajoute que seuls 12 pays sur 180, soit 7% (au lieu de 8% en 2020), peuvent encore se targuer d’offrir un environnement favorable à l’information.

 

Le khalife général des Mourides, a envoyé ce mardi, 23 mars 2021, une délégation pilotée par Serigne Bassirou Mbacké porokhane pour rencontrer L’opposition regroupée au sein du Front de résistance nationale (FRN). La presse nationale et internationale avait été conviée à cette rencontre.

Le FRN a saisi l’occasion pour dresser une liste de  plusieurs exigences qu’ils fixent au régime actuel. Celles-ci demandent l’instauration d’une véritable démocratie électorale dans notre pays.

. Abdoul Mbaye et Cie ont réclament, entre autres, l’instauration d’une véritable démocratie politique sociale et citoyenne dans notre pays, ainsi que la libération des détenus politiques et la suppression du parrainage

L’ancien Premier ministre, Abdoul Mbaye,  a porté la parole des membres du Front de Résistance National devant l‘émissaire du Khalife général des mourides. Ce pour « demander l’instauration d’une véritable démocratie, l’arrêt des répressions politiques et de l’instrumentation de la justice pour cibler et éliminer de potentiels adversaires aux élections ».

 

Les signataires de la déclaration réclament l’instauration d’une véritable démocratie politique sociale et citoyenne dans notre pays.

D’abord le Frn exige l’arrêt des répressions politiques et de l’instrumentalisation de la justice pour cibler et éliminer de potentiels adversaires à l’élection présidentielle.

Ensuite le Frn demande le rétablissement des libertés démocratiques, d’expressions, de manifestations pacifiques et de  diffusions libres de l’information.

Le Frn exige également la libération de tous les détenus politiques arrêtés lors des émeutes suite à l’arrestation de Sonko.

L’opposition réclame l’identification après enquête indépendante et la poursuite judiciaire des auteurs des tueries et des nervis lors des manifestations et l’indemnisation des familles victimes et des blessés.

Le Frn veut le respect du calendrier et la tenue des locales en 2021, celle des élections législatives en 2022 et celle de la Présidentielle en 2024.

Abdoul Mbaye et Cie exigent l’application des accords consensuels issus de la Commission politique dialogue national

Ils demandent le recouvrement des droits civiques de Karim Wade et Khalifa Sall et la nomination de juge indépendant en lieu et place du conseil constitutionnel pour la proclamation des résultats.

A propos du mandat présidentiel, ils demandent à Macky Sall le renoncement à son ni oui ni non donné en réponse aux questions sur sa candidature éventuelle en 2024 et la confirmation de l’impossibilité d’un 3e mandat consécutive en conformité avec la lettre de la Constitution et de l’esprit de cette dernière tel qu’il a eu à l’exprimer lors du referendum de 2016

Cet engagement du Président Macky Sall doit être public et faire intervenir des garanties aussi nationales qu’étrangères

L’abrogation du système de parrainage et la récusation du Conseil  constitutionnel  dans la validation des dossiers de candidature à la présidence de la république sont également exigées

L’opposition réclame la réécriture des articles L31 et L32 du Code électorale pour mettre fin à l’automaticité de la peine consistant en une suppression des droits civiques en rapport avec la moindre condamnation pénale.

La modification du Code électoral en son article L57 modifiée afin de dissocier le statut d’électeur de la capacité à être éligible est aussi demandée de même que la suppression du statut de non électeur associé à la CNI

L’opposition exige le rétablissement du fichier par un organe indépendant soumis au contrôle des partis politiques

Elle demande la nomination d’un nouveau procureur de la république et d’un Doyen des juges d’instruction.

Le Frn exige la fin du blocage par le Président et le Procureur des rapports de corps de contrôle de l’état épinglant des dignitaires du régime en particulier ceux de l’Ofnac

Mais aussi l’institution de la plainte pour faux dans l’affaire Sall-Petrotim « bloquée depuis deux ans en violation du code de procédure pénale. »

 

Le président de l’ONG Horizons sans frontières (HSF), Boubacar Seye, devra sortir les preuves de ses accusations de détournements de fonds (180 millions d’euros) portées contre l’État du Sénégal. Le Secrétaire d’État aux Sénégalais de l’Extérieur, Moïse Sarr, est très clair sur la question, devant le Jury du dimanche (JDD), ce 17 janvier.

Boubacar Seye, placé en garde-à-vue à la Section de recherches (SR) de Colobane suite à son arrestation vendredi dernier, à l’Aéroport international Blaise Diagne de Diass (AIBD), sera déféré au parquet, demain lundi.

Épisode 1 : « La fin de Kabila »
Épisode 1 : « La fin de Kabila » RFI
Par :Arnaud Zajtman- Esdras Ndikumana – Simon Decreuze -Nicolas Benita
21 mn

Dans ce premier épisode, Arnaud Zajtman et Esdras Ndikumana explorent l’ambiance de fin de règne qui régnait à Kinshasa pendant les semaines qui ont précédé l’assassinat du président congolais Laurent-Désiré Kabila et les éventuels signes avant-coureurs.

Le 16 janvier 2001, Kinshasa bruisse de rumeurs et c’est de la Belgique, l’ancienne puissance coloniale, qu’est venue la confirmation de la mort du président de la République démocratique du Congo. Avec l’aide du régime, Joseph Kabila succède à son père assassiné.

Pour un partage plus facile, ce podcast a été mis en ligne en version mono allégée. Vous avez aussi la possibilité d’écouter ici une version stéréo en haute qualité.

À propos du podcast « L’assassinat de Laurent-Désiré Kabila, un thriller congolais » :

Le 16 janvier 2001, le président congolais Laurent-Désiré Kabila, le tombeur du Maréchal Mobutu, est tué dans son bureau à Kinshasa par l’un de ses gardes du corps. L’assassin est abattu alors qu’il sort du bureau en courant.

85 personnes sont condamnées, les unes à la mort, les autres à de lourdes peines de prison. Vingt ans après les faits, le vendredi 8 janvier 2021, les 23 derniers détenus condamnés dans cette affaire ont finalement été libérés. Mais étaient-ils vraiment coupables ?

Qui sont les vrais commanditaires de l’assassinat du Président congolais ? Pourquoi le soir de l’assassinat, onze ressortissants libanais ont-ils été exécutés à leur tour dans la capitale congolaise ?

Dans un podcast original signé Arnaud Zajtman et Esdras Ndikumana, RFI propose une grande enquête en quatre épisodes avec des témoignages-clefs et de rares archives sonores.

Épisode 1 : « La fin de Kabila »

Épisode 2 : « Tentative de justice » (disponible le 18 janvier)

Épisode 3 : « Des coupables à tout prix » (disponible le 20 janvier)

Épisode 4 : « Qui a fait le coup ? » (disponible le 22 janvier)

nez-vous sur Apple PodcastsDeezerGoogle PodcastsSpotify ou toute autre plateforme via le flux RSS.

Réalisation : Nicolas Benita et Simon Decreuze.

Avec la participation de la sonothèque de RFI.

Boubacar SEYE. Président de Horizon Sans Frontière

Le président de Horizon Sans Frontière n’est pas encore sorti de l’ornière. Placé en garde à vue à la section de recherches de Colobane suite à son arrestation, ce vendredi, à l’Aéroport International Blaise Diagne (AIBD), Boubacar Sèye sera déféré au parquet le lundi 18 janvier 2021. Il fera face au maître des poursuites pour s’expliquer sur les faits qui lui ont valu cette arrestation.

Il aurait été arrêté à cause de ses sorties sur la gestion des fonds injectés dans la lutte contre l’émigration clandestine. Déjà un pool d’avocats a été constitué pour le défendre avec à sa tête, Me Amadou Diallo par ailleurs président d’Amnesty International.

STATU QUO AUTOUR DE LA QUESTION DU FINANCEMENT DES PARTIS POLITIQUES : Un mal entretenu par majorité et opposition

Au cœur du débat public, la question du financement des partis politiques, remise au goût du jour par la menace de dissolution du parti Pastef brandie par le ministre de l’Intérieur et de la sécurité publique, suite à la campagne internationale de levée de fonds initiée par Ousmane Sonko, ne semble pas pour autant s’inscrire dans l’ordre de priorité des acteurs politiques. En effet, alors qu’ils tiennent de façon régulière des rencontres de concertations autour du processus électoral en vue de l’amélioration du système démocratique sénégalais, les acteurs politiques n’ont jamais posé de véritables actes dans le sens de faire bouger les lignes autour de cette question
Véritable serpent de mer au sein du débat politique au Sénégal, la question du financement des partis politiques, semble aussi vieille que le processus électoral sénégalais lui-même. Elle a été seulement remise au goût du jour et au centre du débat public en cours par la menace de dissolution du parti Pastef brandie par le ministre de l’Intérieur et de la sécurité publique, suite à la campagne internationale de levée de fonds initiée par Ousmane Sonko, président de cette formation politique et ses camarades en vue de financer leurs activités.
En effet, cette question de financement des partis politiques, régie par la loi 81-17 du 6 mai 1981 modifiée par la loi 89-36 du 12 octobre 1989 relative aux partis politiques a toujours alimenté le débat public, notamment à la veille des échéances électorales au cours des dernières années. Cependant, malgré la controverse qu’elle suscite au sein de l’opinion, cette question ne semble pas être une priorité pour les différents acteurs du jeu politique.
La preuve, depuis le code électoral consensuel de 1991, ils tiennent de façon régulière des rencontres de concertations autour du processus électoral en vue de l’amélioration du système démocratique sénégalais sans poser de véritables actes dans le sens de faire bouger les lignes autour de cette question du financement de leurs activités politiques. De l’autre côté, les différents régimes qui se sont succédé à la tête du pouvoir exécutif ont semblé également adopter cette même ligne de conduite autour de cette question.

Après le statu quo adopté par le régime socialiste du président Abdou Diouf et par le régime libéral de son successeur, Me Abdoulaye Wade, qui ont rangé dans les tiroirs de la République le fameux rapport du professeur El Hadj Mbodj sur cette question, l’actuel chef de l’Etat semble lui aussi s’inscrire dans cette posture.

En effet, après l’éclatement de l’affaire Lamine Diack, arrêté en 2015 relativement à la procédure de corruption active et passive présumée dans le cadre de l’affaire de dopage des athlètes Russes ouverte par la justice française contre lui, l’ancien président de la fédération internationale d’athlétisme qui a finalement écopé d’une condamnation à quatre ans de prison, dont deux ans avec sursis et 500 000 euros d’amende, avait lors de son audition par les enquêteurs indiqué avoir utilisé une partie des fonds incriminés pour financer l’opposition au président sortant, Me Abdoulaye Wade, lors de la présidentielle de 2012 au Sénégal. Une déclaration qui avait fini de plonger tout un pays dans une vive controverse occasionnant ainsi des arrestations au sein des responsables du parti libéral.
Seulement, comme par le passé, ce débat n’a pas pu apporter grand-chose à la problématique de financement des partis politiques. Puisque, lors du référendum organisé le 20 mars 2016 portant sur la révision de l’actuelle Constitution adoptée en 2001 sous l’ancien régime libéral, l’actuel régime s’est contenté seulement de réaffirmer au niveau des quinze points soumis à la validation du peuple sénégalais, le statut de l’opposition et de son chef que son prédécesseur avait déjà fait inscrit dans la charte fondamentale en passant sous silence la réforme de la loi relative aux partis politiques que d’aucuns jugent obsolète et inadaptée à la situation politique actuelle.
Pis, inscrits au menu du dialogue politique au sein de la commission cellulaire, les échanges autour de cette question du financement des partis politiques ont été renvoyés à l’après audit du processus et du fichier électoral par les acteurs engagés dans ce débat autour du défunt général à la retraite feu Mamadou Niang rappelé à Dieu, le lundi 28 décembre dernier.

 

 

Dans une campagne de levée de fonds internationale, le Parti Pastef d’Ousmane Sonko avait réussi à mobiliser plus de 150 millions de francs CFA. Un acte qui avait poussé le ministre de l’Intérieur, Antoine Félix Diome à évoquer la loi du 6 mai 1981 pour rappeler que les partis politiques ne peuvent bénéficier d’autres ressources que celles provenant des cotisations dons et legs de leurs adhérents et sympathisants nationaux et des bénéfices réalisés à l’occasion de manifestations.

Selon la même loi évoquée par le ministre de l’intérieur, tout parti politique qui reçoit des subsides de l’étranger ou d’étrangers établis au Sénégal s’expose à la dissolution, conformément à l’article 4 alinéa 2 de la loi de 1981. Interpellé sur cette question, Me Doudou Ndoye a décrié l’attitude d’Antoine Félix Diome. « Je trouve que le ministre de l’Intérieur a fait preuve d’excès de zèle. Sur le terrain de la loi, les arguments, qui disent que Pastef n’a pas le droit de faire cela, sont faux. La loi est écrite. Ce n’est pas parce qu’on peut la lire, qu’on la comprend. Lire la loi ne signifie pas la connaître. La loi fait partie d’un système universel de normes. Une loi s’interprète par sa cause, son exposé des motifs et sa raison d’être », a expliqué Me Doudou Ndoye, indiquant que les sénégalais de la diaspora, membre du Parti Pastef ont bel et bien le droit de participer aux activités de leur formation politique. En outre, il a fait savoir que le Parti n’a pas à prouver la provenance de l’argent. C’est plutôt, à son avis, celui qui accuse qui doit apporter ses preuves. « Pastef n’a rien à prouver. La République c’est le respect des libertés. J’ai toujours été rebelle à toute dictature et à toute violation des droits de qui que ce soit dans mon pays. Ce que le ministre a fait n’est pas normal. Je ne suis pas d’accord avec lui. Toute personne qui défend cette thèse contre Pastef je la combattrai parce qu’en le faisant, elle me combat, elle combat le président Macky Sall. Je veux que nous garantissions les droits pour tout le monde. Je ne connais pas Ousmane Sonko. Je ne l’ai jamais vu de ma vie sauf au journal. Je ne sais rien de son parti. Mais, je défends les libertés », a soutenu Me Doudou Ndoye. Pour lui, Pastef ne peut pas être dissout sur la base de cette campagne de levée de fonds. Si on le fait, il prend l’engagement d’assurer gratuitement Ousmane Sonko et ses camarades devant les juridictions compétentes. « Si on le fait, je serai leur avocat, je vais au Conseil constitutionnel et au Conseil d’Etat pour leur défendre », prévient-il, déterminé.

Malgré une suspension de plusieurs heures due à l’après-midi de violences à Washington, les élus du Congrès ont repris leurs débats dans la soirée, et certifié au milieu de la nuit les votes des grands électeurs. Le parti républicain sort de l’épisode déchiré.

Ils ont voulu envoyer, au plus vite, un symbole de continuité démocratique. Après un après-midi de chaos inédit au Congrès, et plus de six heures d’interruption due à l’intrusion violente de partisans de Trump au Capitole, à Washington, les élus des deux chambres ont repris mercredi soir leur séance de certification du vote du collège électoral, pour entériner définitivement la victoire du démocrate Joe Biden à la présidentielle.

A 3h33 du matin heure locale (9h33 à Paris), la barre des 270 grands électeurs en faveur du démocrate a été officiellement franchie après la validation des résultats du Vermont. Quelques minutes plus tard, la session conjointe du Congrès, ultime étape du complexe processus électoral prévu par la Constitution américaine, a pris fin. Epilogue d’une journée inimaginable qui a secoué la capitale fédérale américaine, sans pour autant parvenir à faire dérailler le processus.

« Nous condamnons fermement la violence qui a eu lieu ici, avait martelé le vice-président, Mike Pence, en ouvrant à nouveau les débats. A ceux qui ont semé le désordre au Capitole aujourd’hui : vous n’avez pas gagné. La violence n’a jamais gagné. » Après l’intrusion des manifestants, les élus et leurs employés avaient dû être confinés, puis évacués.

Les uns après les autres, les sénateurs américains se sont succédé pour blâmer les émeutiers. A commencer par le chef de la majorité républicaine, Mitch McConnell, longtemps le plus puissant allié de Donald Trump au Congrès. Appelant les manifestants des « criminels, des brutes », il a affirmé, sans ambiguïté, que le Congrès allait « certifier le vainqueur de l’élection présidentielle 2020 ».

« Image indélébile »

Le chef de file des démocrates à la chambre haute Chuck Schumer a, lui, déploré que le « temple de la démocratie » ait été « profané, vandalisé ». L’événement, provoqué « par les mots, les mensonges » de Donald Trump, restera « une tache sur notre pays, qui ne sera pas facilement lavée. L’image finale, terrible, indélébile du 45e président des Etats-Unis ». Le républicain Mitt Romney, critique fréquent du milliardaire républicain, a abondé en son sens : « Ce qui a eu lieu aujourd’hui est une insurrection incitée par le président des Etats-Unis. »

Conséquences des violences au sein du temple législatif américain, plusieurs sénateurs, qui avaient initialement annoncé qu’ils bloqueraient la certification du vote, ont finalement rétropédalé. A l’instar de Kelly Loeffler, la sénatrice républicaine sortante de Géorgie, qui n’a pas été réélue lors d’élections partielles ce mardi. Sur la scène d’un meeting de Donald Trump lundi soir dans le Peach State, elle s’était engagée à s’opposer à la certification du vote des grands électeurs de l’Etat du Sud. Mais « les événements d’aujourd’hui » l’ont « forcée à reconsidérer » sa décision. « Trop d’Américains sont frustrés par ce qu’ils voient comme un système injuste », a-t-elle cependant affirmé, référence aux nombreuses théories du complot sur des élections « volées » et des « fraudes électorales », défendues par Trump mais sans aucun fondement.