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GOUVERNANCE


Le Comité de suivi de la mise en œuvre des opérations du Fonds de riposte et de solidarité contre les effets du nouveau coronavirus (FORCE Covid-19) a appelé les pouvoirs publics dès à présent à se projeter sur l’ère post-Covid en favorisant des transformations structurelles du tissu socio-économique du pays.

Le Comité de suivi de la mise en œuvre des opérations du Fonds de riposte et de solidarité contre les effets du Covid-19 (FORCE Covid-19), présidé par le Général de division François Ndiaye, qui a déjà présenté son rapport d’activités au chef de l’Etat, estime qu’il s’agira dans cette perspective de faire de cette pandémie, une opportunité, à saisir pour réfléchir sur des stratégies qui pourraient permettre au Sénégal, de régler de manière structurelle, la problématique de la pauvreté.

Dans cette dynamique de réflexion structurelle, ce rapport qui tient sur 213 pages et couvrant la période d’avril 2020 à mars 2021 pourrait être considéré comme un outil d’aide à la décision pour les hautes autorités, note le document citant le président du comité de suivi, le Général François Ndiaye.

En cela, il aurait permis de sensibiliser sur la stabilisation du Registre national unique (RNU) aux fins d’une meilleure cartographie de la pauvreté et de la vulnérabilité tout en améliorant la gouvernance sanitaire.

Ce rapport qui a été élaboré dans le but d’accroitre la transparence et la traçabilité des finances publiques et d’assurer un suivi régulier de l’atteinte des objectifs fixés au FORCE COVID-19 ’’est une synthèse des deux rapports d’étape, traitant de l’impact socio-économique et des conditions générales d’exécution de la mission de suivi avant de formuler des recommandations’’, a-t-on appris de ces concepteurs.

Ces derniers rappellent qu’à la date du 31 mars 2021, ’’le Programme de résilience économique et social (PRES), instrument d’intervention de l’Etat dans la vie économique et sociale du pays pendant la crise sanitaire, affiche un taux d’exécution supérieur à 70 %. Ce qui est appréciable au regard du contexte’’, se félicitent-ils.

Dans une perspective de création d’un répertoire des bonnes pratiques en cas de survenance de pandémie ou crise similaire, le comité assure que ’’toutes les pièces justificatives des dépenses afférentes au fonds, feront l’objet d’une consultation et d’une évaluation citoyenne au siège du Comité pendant une durée de trois mois, avant leur archivage pour d’autres besoins’’.

Le comité de suivi qui n’a pas voulu s’engager dans une dynamique de ’’sanction’’ a par ailleurs fait un diagnostic des faiblesses ou lourdeur administrative en faisant par endroits des recommandations au profit de certains ministères.

Aussi, a-t-il été déploré ’’la faiblesse des effectifs pour assurer un service et une présence effective à l’échelle du territoire national de sapeurs-pompiers’’, alors que deux régions administratives, vingt-deux départements et des zones à risques ’’ne disposent pas encore de caserne de Sapeurs-Pompiers’’.

Le comité a aussi préconisé ’’l’harmonisation’’ des procédures entre la Police et la Gendarmerie (ne relevant pas de la même autorité), surtout en cas de catastrophe sanitaire.

Concernant le secteur de transports terrestres, le comité invite à ’’réformer’’ ce secteur qui ’’baigne dans une certaine informalité’’, insistant qu’à l’avenir, ’’l’option d’un fonds revolving de financement et de garantie soit préconisée à la place de la distribution de cash aux conducteurs de mototaxis’’.  

’’A la lumière de tout ce qui précède, il est évident que la mise en place du Comité, était une nécessité pour le Sénégal’’, note le rapport, dans la mesure où poursuit-il, ’’ce comité aura permis, comme force de proposition, d’entretenir une culture de suivi inclusive et l’obligation de redevabilité institutionnelle visant une gouvernance transparente des finances publiques’’.

Le Fonds de riposte et de solidarité contre les effets du Covid-19 (FORCE Covid-19) a été créé par le président de la République pour appuyer des secteurs de l’économie touchés par la pandémie.

Le chef de l’Etat avait par la suite mis en place un Comité de suivi de la mise en œuvre des opérations du Fonds de riposte et de solidarité contre les effets du Covid-19 (FORCE Covid-19), présidé par le Général François Ndiaye.


La révision exceptionnelle des listes électorales, en vue des élections départementales et municipales du 23 janvier 2022 va se dérouler du samedi 31 juillet au mardi 14 septembre 2021 sur l’ensemble du territoire national.

Cette décision émane du président de la République à travers un décret rendu public ce 26 juillet. Il s’agit notamment du décret 2021- 976 portant révision exceptionnelle des listes électorales.

‘’Il est institué une révision exceptionnelle des listes électorales en vue des élections départementales et municipales du dimanche 23 janvier 2022 sur toute l’étendue du territoire national. Elle se déroulera du 31 juillet au mardi 14 septembre 2021’’, peut-on y lire.

Le document souligne qu’il est prévu une commission administrative au moins par commune, ajoutant que ‘’ces commissions peuvent être fixes, itinérantes’’.

 

’’Leur composition et leur modalité de travail sont fixées par arrêté du Préfet ou du Sous-préfet selon les spécialités locales’’, rapporte le document composé de 11 articles.

 

Le travail de la commission consistera à procéder à l’inscription de nouveaux électeurs, la prise en charge des demandes de changement de circonscription ou d’adresse électorale et la radiation d’électeurs décédés, frappés d’incapacité du fait de la loi ou qui ne désirent plus figurer sur les listes électorales, fait-on savoir.

Elle se chargera également de procéder à la distribution des cartes d’identité biométriques, faisant office de cartes d’électeurs et le changement de statut d’un militaire ou paramilitaire redevenu civil ou inversement.

 

‘’Il importe dès lors de procéder à cette mise à jour du fichier électoral, pour permettre particulièrement aux jeunes citoyens sénégalais qui auront 18 ans révolus à cette date du 23 janvier 2022, mais aussi à tout autre citoyen remplissant les conditions requises et n’ayant pas encore accompli cette formalité de pouvoir s’inscrire’’, précise la même source.

Le Bureau Opérationnel de Suivi du Plan Sénégal Émergent (BOS), accompagné par la Banque Africaine de Développement (BAD), à travers le Projet d’Appui à la Mobilisation des Ressources et l’Attractivité des Investissements (PAIMRAI), a engagé le processus de structuration du projet «Hub minier régional», dont la clôture a été marqué par un Atelier d’Orientation Stratégique du projet. La cérémonie a été co-présidée par le Ministre auprès du Président de la République en charge du suivi du PSE, Abdou Karim Fofana et des Secrétaires Généraux du Ministère des Mines et de la géologie, du Ministère du Développement Industriel et des Petites et Moyennes Industries, et du Directeur Général du Bureau Opérationnel de Suivi du Plan Sénégal Émergent (BOS/PSE) Ousseyni Kane, en présence d’un parterre de responsables de l’administration, d’opérateurs du secteur privé des mines et des hydrocarbures.

L’Atelier d’Orientation Stratégique a réuni l’ensemble des parties prenantes aux fins de s’accorder sur les orientations stratégiques du projet de « Hub minier régional », dont la mise en œuvre est repartie en trois dimensions, notamment, un Hub de services qui permettra de réaliser des actions de sous-traitance opérationnelle; l’implantation d’un Hub logistique, qui disposera de centres de distribution stockant et offrant des consommables, pièces de rechange et équipements ; et la construction d’un Hub académique en vue de mettre à la disposition des opérateurs de la sous-région des centres de formation. A travers le projet «Hub minier régional», le Sénégal affiche son ambition de devenir le centre de référence de services miniers en Afrique de l’Ouest comme le souligne dans son allocution le Ministre auprès du Président de la République en charge du suivi du PSE, Abdou Karim Fofana.

Abdou Karim Fofana, Ministre auprès du Président de la République en charge du suivi du PSE

« Le Hub minier régional fait partie des 27 projets phares du Plan Sénégal Émergent qui ambitionne de faire du Sénégal le centre de référence de services miniers de l’Afrique de l’Ouest. Il s’agit concrètement de bâtir un écosystème qui assure la disponibilité des équipements des services et des ressources humaines qualifiés pour les exploitations du secteur extractif de la sous-région ».

« A ce titre le Sénégal affiche son ambition de se positionner comme un Hub à travers le développement d’une offre complète pour les acteurs du secteur avec des impacts positifs sur la croissance du PIB, les exportations, la substitution aux importations, la création d’emploi et le transfert de technologie ». A ajouté Monsieur Fofana.

Aux termes de l’atelier d’orientation stratégique du projet « Hub Minier Régional », plusieurs décisions ont été adoptées avec le concours des participants à travers un vote. Les décisions stratégiques ont porté sur : le périmètre du projet (inclusion ou non des hydrocarbures) 81% ont voté pour ; sur l’approbation du modèle organisationnel, le modèle mini hubs satellite pour développer le projet a été adopté à plus de 90%; concernant le choix du lieu d’implantation du model central, 51% ont voté pour la ville de Tambacounda et 49% pour Kedougou, pour clore le vote 98.2% ont fait le choix d’un Hub multidimensionnel, comme option pour développer le projet. L’Atelier d’Orientation Stratégique a ainsi marqué la clôture avec succès de la première étape du processus de structuration du projet « Hub minier régional ».

Ousseyni Kane, DG du Bureau Opérationnel de Suivi du Plan Sénégal Émergent (BOS/PSE)

Par ailleurs, Ousseyni Kane a tenu à rassurer les parties prenantes. « Nous allons maintenir le dynamique tout au long de ce processus de structuration, afin de garantir le succès de cet important projet en mettant à la disposition de nos partenaires des livrables pertinents pour l’opérationnalisation du « Hub minier régional » en 2022 ».

 

Le Comité de suivi de la mise en œuvre des opérations du Fonds de riposte et de solidarité contre les effets du Covid-19 (FORCE Covid-19) animera une visio-conférence de presse, mardi 27 juillet, de 10 h à 13h, indique un communiqué transmis à l’APS.

 

’’Le but de cette communication est d’apporter à l’opinion nationale et internationale toutes les informations qui pourraient leur permettre de se faire une claire opinion sur la mise en œuvre des opérations du FORCE Covid-19’’, explique le texte.

 

La même source ajoute que ’’par souci de transparence et pour renforcer l’information des populations, toutes les pièces justificatives des dépenses afférentes au fonds, feront l’objet d’une consultation citoyenne au siège du comité (…) du 28 juillet au 27 septembre 2021’’’.

 

Avant cette visio-conférence, le comité remettra, vendredi, son rapport d’activités au chef de l’Etat.

 

Le Fonds de riposte et de solidarité contre les effets du Covid-19 (FORCE Covid-19) a été créé par le président de la République pour appuyer des secteurs de l’économie touchés par la pandémie. 

 

Le chef de l’Etat avait par la suite mis en place un Comité de suivi de la mise en œuvre des opérations du Fonds de riposte et de solidarité contre les effets du Covid-19 (FORCE Covid-19), présidé par le Général François Ndiaye.

 

AU TITRE DES MESURES INDIVIDUELLES

 

Le Président de la République a pris les décisions suivantes :

 

Monsieur Babacar SAMB, Inspecteur de l’Enseignement élémentaire, matricule de solde n° 600.610/A, est nommé Inspecteur des Daaras au Ministère de l’Education nationale.

 

Madame Yaye Fatou Diagne, Psychologue, est nommée Coordonnateur national du Programme de Modernisation et de Gestion des Marchés (PROMOGEM) au Ministère du Commerce et des Petites et Moyennes Entreprises.

 

 Fait à Dakar le 14 juillet 2021

 

Le Ministre des Collectivités Territoriales,

du Développement et de l’Aménagement des 

Territoires, Porte-Parole du Gouvernement

 

Oumar GUEYE

Le Président de la République, Son Excellence Macky SALL a présidé le Conseil des Ministres, ce mercredi 14 juillet 2021, au Palais de la République.

 

A l’entame de sa communication, le Chef de l’Etat a insisté auprès des populations, sur l’impératif de respecter les mesures barrières, le port systématique du masque, la limitation des rassemblements et déplacements au regard de la multiplication fulgurante, aux plans mondial, continental et national, des infections de Covid-19.

 

Le Président de la République invite, à cet égard, le Ministre de la Santé et de l’Action sociale, (i) à intensifier la remise à niveau des Centres de traitement des épidémies (CTE) ; (ii) à poursuivre la dotation des structures sanitaires et des services spécialisés en intrants et équipements de première nécessité, mais également (iii) à mobiliser l’ensemble des personnels de santé afin d’asseoir la maitrise rapide de cette nouvelle poussée de la pandémie. 

 

Le Chef de l’Etat rappelle, dans le contexte des préparatifs de la Tabaski, des vacances scolaires et des déplacements qui en découlent, l’urgence d’impliquer les relais communautaires et les acteurs sociaux (notabilités religieuses et coutumières, ASC, jeunes, femmes etc.) dans la sensibilisation des populations, mais surtout d’accélérer le déploiement de la campagne de vaccination de proximité avec l’acquisition effective de nouvelles doses de vaccins par l’Etat. 

 

Le Président de la République demande, dans cet élan, au Gouvernement, d’assurer un suivi rapproché de l’exécution du projet d’implantation au Sénégal, par l’Institut Pasteur de Dakar, d’une industrie de production de vaccins avec le soutien des partenaires techniques et financiers.

 

Poursuivant sa communication, le Chef de l’Etat invite, durant cette période de recrudescence de la pandémie, les Gouverneurs de Région, à relancer les actions des comités régionaux de gestion des épidémies. 

 

Le Président de la République demande, également, au Ministre de la Santé et de l’Action sociale, de renforcer la veille sanitaire en accentuant la communication et la présence sur le terrain et de présider, chaque semaine, le Comité national de Gestion des Epidémies (CNGE), avec la participation de toutes les parties prenantes.

 

Abordant la question relative à la préparation de la Tabaski, le Chef de l’Etat exhorte le Ministre de l’Elevage et des Productions animales à consolider avec les acteurs, les efforts de facilitation consentis par l’Etat afin d’assurer un approvisionnement correct du marché en moutons.

 

Le Président de la République invite, en outre, le Ministre du Commerce à renforcer les dispositifs de surveillance de l’approvisionnement des marchés en denrées de première nécessité et à lutter contre toute forme de spéculation sur les prix des produits essentiels.

 

Sur le suivi de la campagne de production agricole 2021, le Chef de l’Etat demande au Ministre de l’Agriculture, dans un contexte d’installation progressive de l’hivernage sur l’étendue du territoire national, de veiller à l’accélération de la mise en place et de la distribution des engrais, semences et matériels agricoles.

 

Le Président de la République informe, enfin, le Conseil qu’il procédera, ce jour, à la réception et à la remise d’équipements agricoles (tracteurs, motoculteurs) destinés aux producteurs (coopératives, GIE et entrepreneurs agricoles). 

 

Sur la question liée à la participation du Sénégal aux Jeux Olympiques de Tokyo 2020, le Chef de l’Etat rappelle toute l’importance qu’il accorde à la bonne préparation et à la participation honorable des athlètes sénégalais. Il demande, dans cette perspective, au Ministre des Sports de prendre toutes les dispositions nécessaires à cet effet. 

 

Revenant sur la nécessité de la continuité du travail gouvernemental et de l’innovation dans l’action et la communication publiques, le Chef de l’Etat rappelle que la tenue du Conseil des Ministres va observer, à partir de ce jour, une pause de quelques semaines, qui ne signifie pas arrêt des activités gouvernementales. Dès lors, le Chef de l’Etat rappelle qu’il n’y a pas de vacances gouvernementales.

 

Le Président de la République insiste sur la nécessité pour le Gouvernement, durant cette période particulière, d’accentuer une présence plus accrue sur le terrain, pour assurer le suivi sectoriel des politiques publiques et de prendre en charge les urgences de l’hivernage (campagne agricole, gestion des inondations et assistances aux populations sinistrées suite aux fortes pluies, gestion des examens et concours, suivi des revendications sociales etc.)

 

Revenant sur les récentes inaugurations et lancements de nouveaux projets d’envergure nationale, le Chef de l’Etat félicite le Ministre en charge de l’Industrie, le Ministre de l’Eau et de l’Assainissement et le Ministre de la Jeunesse, pour la bonne organisation des cérémonies respectives de lancement de la 2ème phase du Parc industriel de Diamniadio, d’inauguration du DAC de Keur Momar SARR et de l’usine d’eau de Keur Momar SARR (KMS III).

 

Ces nouvelles infrastructures industrielles, hydrauliques et agricoles, consolidées et réalisées, illustrent la pertinence et la crédibilité du Plan Sénégal Emergent (PSE).

 

Le Président de la République demande au Gouvernement de poursuivre le rythme d’exécution rapide des projets dans l’innovation, et en mode « Fast Track », ce qui conduira inexorablement le Sénégal vers l’émergence.

 

Sur le Climat social, la gestion et le suivi des affaires intérieures, le Chef de l’Etat, demande, dans le cadre de sa politique d’inclusion sociale, au Ministre en charge du Développement communautaire, de veiller au suivi permanent de la mise en œuvre de la stratégie nationale de protection sociale qui s’appuie sur les performances du Programme national des Bourses de sécurité familiale et du Programme d’Appui aux filets sociaux dont le monitoring doit être renforcé.

 

Le Président de la République indique, enfin, l’urgence d’un meilleur suivi des interventions sociales de l’Etat par la mise en place effective du Registre national unique (RNU).

 

Le Chef de l’Etat a clos sa communication sur son agenda diplomatique, notamment sur sa visite d’amitié et de travail effectuée, les 12 et 13 juillet 2021, en République Islamique de Mauritanie.

 

AU TITRE DES COMMUNICATIONS

 

 – Le Ministre, Secrétaire général de la Présidence de la République a fait le point sur le suivi des directives présidentielles ;

 

 – Le Ministre des Finances et du Budget a fait une communication sur l’exécution budgétaire 2021 ;

 

– Le Ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur a fait une communication sur la situation internationale ; 

 

– Le Ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération a fait une communication sur le projet de production de vaccins contre la Covid-19 ; 

 

– Le Ministre de la Santé et de l’Action sociale a fait une communication sur le bilan de la pandémie COVID-19, sur la stratégie nationale de vaccination contre la COVID-19 et sur la situation de la campagne de vaccination contre la Covid-19 ;

 

– Le Ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural a fait une communication sur la campagne agricole 2021 et sur la lutte anti aviaire ;

 

– Le Ministre du Commerce et des Petites et Moyennes entreprises a fait une communication sur :

 

– L’exposition universelle de Dubaï qui se tiendra du 1er octobre 2021 au 31 mars 2022,

 

 – La commercialisation des productions agricoles,

 

– Le programme de modernisation des marchés ; 

 

– Le Ministre de l’Elevage et des Productions animales a fait une communication sur l’approvisionnement du marché en moutons pour la Tabaski ;

 

– Le Ministre auprès du Président de la République, en charge du suivi du Plan Sénégal Emergent a fait une communication sur l’opérationnalisation du Plan de Relance de l’Aviculture sénégalaise (PRAVIS).

 

AU TITRE DES TEXTES LEGISLATIFS ET REGLEMENTAIRES

 

Le Conseil a examiné et adopté :

 

– Le projet de loi autorisant le Président de la République à ratifier l’Accord entre le Gouvernement de la République du Sénégal et le Gouvernement de l’Etat du Qatar portant sur l’exploitation des services aériens entre leurs territoires respectifs et au-delà ;

 

– Le projet de loi portant Code de la Route ;

 

– Le projet de loi d’orientation relatif au système national de la planification ;

 

– Le projet de loi modifiant la loi n°2009-05 du 09 janvier 2009 autorisant la prise de participation majoritaire de l’Etat dans la société anonyme dénommée « AIDB », précisant les modalités d’affectation de la « RDIA » et l’autorisation de la grever d’un privilège.

 

– Le Projet de décret portant création et fixant les règles d’organisation et de fonctionnement du Programme de Modernisation et de Gestion des Marchés (PROMOGEM).

 

AU TITRE DES MESURES INDIVIDUELLES

 

Le Président de la République a pris les décisions suivantes :

 

Monsieur Babacar SAMB, Inspecteur de l’Enseignement élémentaire, matricule de solde n° 600.610/A, est nommé Inspecteur des Daaras au Ministère de l’Education nationale.

 

Madame Yaye Fatou Diagne, Psychologue, est nommée Coordonnateur national du Programme de Modernisation et de Gestion des Marchés (PROMOGEM) au Ministère du Commerce et des Petites et Moyennes Entreprises.

 

 Fait à Dakar le 14 juillet 2021

 

Le Ministre des Collectivités Territoriales,

du Développement et de l’Aménagement des 

Territoires, Porte-Parole du Gouvernement

 

Oumar GUEYE

 

 

Le Comité de suivi de la mise en œuvre des opérations du « Force-Covid-19 » présidé par le Général François Ndiaye va rendre compte au président de la république Macky Sall et aux sénégalais sur les dépenses et paiements effectués avec les moyens du fond force Covid-19.

En effet le président Sall avait délivré un budget de 1000 milliards pour atténuer la détresse des sénégalais en cette période marquée  par des restrictions qui empiète sur l’économie.

Le Forum civil sera enfin servi. Birahim Seck coordonnateur dudit forum a lancé un appel depuis le mois de mars pour la « reddition des comptes qui est une exigences constitutionnelle ».

« Conformément à l’article 7 du décret n°2020-965 du 17 avril 2020, le Comité de suivi de la mise en œuvre des opérations du FORCE COVID-19, a le plaisir d’informer le grand public, les institutions et les partenaires, de la présentation du rapport final de ses activités à Son Excellence Monsieur le Président de la République, le jeudi 16 juillet 2021, à 11 heures au Palais de la République. A la suite de cette présentation, le Comité animera une visioconférence de presse dont la date et les modalités vous parviendront dans les meilleurs délais », informe le communiqué du Comité Force Covid-19..


Le dispositif de pompage des eaux de pluies est désormais ’’opérationnel’’ à Keur Massar et tous ses « points critiques’’ sont entièrement équipés, a assuré, jeudi, le ministre des Collectivités territoriales, du Développement et de l’Aménagement des Territoires, Oumar Guèye.

« Nous pouvons dire que le dispositif de pompage est opérationnel et là, c’est un record, c’est vraiment une performance qu’il faudrait saluer », a déclaré le porte-parole du gouvernement.

 

Il s’exprimait à l’issue d’une visite des travaux de construction des ouvrages de lutte contre les inondations dans le département de Keur Massar et environ (banlieue de Dakar).

 

Ces ouvrages selon lui très avancés, s’inscrivent dans la phase 2 d’urgence du Projet de gestion des eaux pluviales et d’adaptation au changement climatique (PROGEP).

 

« Nous avons visité tous les sites sans exception. Nous pouvons dire sans peur de nous tromper que tous les points critiques sont à l’heure actuelle tous équipés et quasiment opérationnels. Je dis quasiment simplement parce qu’il y a quelques coffrets à installer et ça va l’être dans les trois, quatre jours à venir », a-t-il indiqué.

 

M. Guèye a longuement salué le travail des sapeurs-pompiers et des entreprises engagées, de même que la contribution de l’administration territoriale et des élus de cette partie de la banlieue de Dakar.

 

Il a réitéré la volonté des pouvoirs publics de protéger les populations des inondations avec l’aboutissement des chantiers engagés.

Le Président de la République, Son Excellence Macky SALL a présidé le Conseil des Ministres, au Palais de la République, ce lundi 05 juillet 2021.

A l’entame de sa communication, le Chef de l’Etat a demandé au Gouvernement de renforcer le dispositif préventif de sensibilisation et de lutte contre la pandémie de COVID-19 avec la recrudescence des cas notée ces derniers jours.

Le Président de la République invite le Ministre de la Santé à accentuer le plaidoyer sur le port systématique du masque, la limitation des rassemblements, ainsi que le déploiement soutenu de la campagne vaccinale. 

 

Le Chef de l’Etat a décidé, compte tenu de la situation de la pandémie Covid-19, de tenir les manifestations et évènements officiels dans la sobriété et le respect strict des mesures barrières. 

 

Poursuivant sa communication, le Président de la République a salué le vote et la promulgation de la première loi de finances rectificative pour l’année 2021, de même que le bon déroulement du débat d’orientation budgétaire, étape qui détermine les perspectives économiques, sociales, budgétaires et financières pour les trois (03) prochaines années.

Le Président de la République félicite le Gouvernement, notamment, le Ministre des Finances et du Budget et le Ministre en charge des relations avec les institutions et leurs services, pour la qualité des documents présentés et la pertinence des réponses apportées lors des débats à l’Assemblée nationale. 

Le Chef de l’Etat invite, dès lors, le Gouvernement à intensifier la mise en œuvre des programmes et projets, en vue d’améliorer en permanence, dans l’équité sociale et territoriale, le bien-être des populations.

Le Président de la République demande, au Ministre des Finances et du Budget et au Ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération, d’engager sans délai, toutes les diligences pour accélérer les décaissements liés à l’exécution des projets sectoriels, avec un suivi adéquat au sein des départements ministériels.

Le Chef de l’Etat rappelle, en outre, au Gouvernement, toute l’importance qu’il accorde à la mise en œuvre accélérée du Programme d’urgence pour l’insertion socio-économique et l’emploi des jeunes « XËYU NDAW ÑI », à sa territorialisation, en veillant à l’opérationnalisation des différents volets « Recrutements » des 65000 emplois, « Formations » et « Financements », outre l’application urgente de nouvelle convention Etat-Employeur qui vise 20.000 emplois. 

 

Le Chef de l’Etat exhorte, aussi, le Gouvernement, à intensifier les réformes d’amélioration de l’environnement des affaires, mais surtout, à accélérer les programmes prioritaires (PUDC, PUMA, PROMOVILLES, PACASEN, PACASEN RURAL etc.) dans les territoires, afin d’asseoir l’attractivité du Sénégal aux investissements directs étrangers (IDE) et le développement durable.

 

Le Président de la République demande, par ailleurs, aux Ministres en charge des Finances et de l’Economie, de faire une évaluation de l’exécution du plan de relance issu du PAP2A.

 

Le Chef de l’Etat indique l’urgence d’approfondir et de renforcer le dialogue économique, Etat-Secteur privé, en vue d’élargir les bases de croissance économique et les opportunités de création d’emplois, en mettant l’accent sur les filières artisanales et les zones économiques spéciales (ZES).

Le Président de la République invite le Ministre des Finances et du Budget et le Ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération, à lui faire parvenir, avant fin juillet 2021, un rapport exhaustif sur la mutualisation des doctrines d’investissement du FONSIS et de la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC). 

Le Chef de l’Etat demande, dans cette optique, au Ministre en charge des Finances, de finaliser la stratégie de gestion du Portefeuille de l’Etat. 

 

Abordant la question liée au développement du secteur de l’hydraulique et à l’accès universel de l’eau, le Président de la République rappelle, au Gouvernement, la priorité qu’il accorde au développement du secteur de l’hydraulique urbaine et rurale et particulièrement à l’accès universel de l’eau potable.

Le Chef de l’Etat demande, dans cette dynamique, au Ministre de l’Eau et de l’Assainissement, de veiller à la gestion optimale du patrimoine hydraulique national, en parfaite concertation avec les populations et les acteurs du secteur.

Il invite, toutefois, l’Office des Forages ruraux (OFOR) à réadapter ses interventions, en vue d’améliorer le système de gestion concertée de l’eau potable en milieu rural, en veillant à l’équilibre financier et social durable du secteur.

 

Le Président de la République invite, le Ministre de l’Eau et de l’Assainissement, à veiller à la consolidation des performances techniques et financières de la SONES, en termes d’investissements de développement d’ouvrages et de réseaux hydrauliques.

 

Le Chef de l’Etat demande, dans cet élan, au Ministre de l’Eau et de l’Assainissement d’accélérer les travaux de sécurisation durable de l’alimentation en eau des zones rurales, de la Capitale et de la Petite Côte avec l’amorçage du PREFERLO, la construction de l’usine de dessalement des Mamelles et le renouvellement des réseaux.

 

Sur le Climat social, la gestion et le suivi des affaires intérieures, le Président de la République magnifie le consensus politique et la qualité des concertations relevant du dialogue politique, entamé depuis 2019, dont les résultats ont permis l’actualisation consensuelle du Code électoral.

 

Il a, par ailleurs, félicité l’ensemble des parties prenantes, acteurs politiques, administration, société civile et bonnes volontés, qui ont assuré avec leur engagement, l’ouverture et la disponibilité de l’Etat, la crédibilité de notre processus démocratique et électoral.

Le Chef de l’Etat demande, à cet égard, au Ministre de l’Intérieur, de mettre en œuvre toutes les diligences nécessaires, pour une parfaite organisation des élections territoriales en janvier 2022.

Sur la relance des domaines agricoles communautaires (DAC), le Président de la République rappelle leur place notable dans la valorisation du potentiel agricole, l’émergence d’une agriculture moderne et la création d’emplois dans nos territoires.

Le Chef de l’Etat a clos sa communication sur son agenda, en informant le Conseil, qu’il procédera au lancement de la deuxième phase du Parc industriel de Diamniadio, le mardi 06 juillet 2021 et à l’inauguration de l’usine KMS III et du DAC de Keur Momar SARR, le samedi 10 juillet 2021. 

 

AU TITRE DES COMMUNICATIONS

 

 – Le Ministre de l’Intérieur a fait une communication sur le processus relatif à l’élaboration d’un nouveau Code électoral.

AU TITRE DES TEXTES LEGISLATIFS ET REGLEMENTAIRES

 

Le Conseil a examiné et adopté :

 

– Le projet de loi portant Code électoral.

 

 

        Fait à Dakar le 05 juillet 2021

 

       Le Ministre des Collectivités Territoriales,

    du Développement et de l’Aménagement des 

       Territoires, Porte-Parole du Gouvernement

 

 Oumar GUEYE

 

Entre la loi et le lexique, il y a le péril (Par Babacar Justin Ndiaye)

SÉNÉGAL-TERRORISME: ENTRE LA LOI ET LE LEXIQUE, IL Y’A LE PÉRIL (PAR BABACAR JUSTIN NDIAYE)

L’Assemblée nationale a voté, dans le tumulte, le Projet de loi soumis et défendu par le gouvernement de la République. Le volet institutionnel est ainsi fermé mais la partie politique reste encore béante et effervescente. D’où la nécessité de promener un faisceau de lumière plus technique que politique, surl’objet, le moteur et les implications de la modification. Une mouture nettement renforcée voire corsée qui modifie substantiellement et revigore grandement le Code pénal et le Code de procédure pénale.

En rattachant solidement et globalement cette vigoureuse initiative à la lutte contre le terrorisme, l’Exécutif montre un cocktail de forces et de faiblesses. Visiblement, l’État a le double culte de la loi et de l’ordre (posture irréprochable et encourageante) mais ne possède pas le sens du lexique exact et approprié ; encore moins celui du parfait cadrage de la menace indexée. Une menace qui n’est pas imaginaire. Loin s’en faut.
En termes justes, le Sénégal n’est pas sous l’emprise démentielle du terrorisme, malgré sa proximité avec un État agressé ou terrassé par le phénomène. Preuve que le gouvernement ne dort pas. Par contre, le Sénégal est gravement guetté par le péril dérivé ou découlant du terrorisme. Terrorisme ! C’est justement cette sémantique boueuse, vaseuse et non claire, abusivement employée aussi bien dans l’exposé des motifs que dans les discours, qui a conduit le Député Sérigne Mansour Sy Djamil à pousser le débat jusqu’aux entrailles de l’Histoire (évocation des noms de Cabral, de Neto etc.) et jusqu’aux limites de la philologie.
Pourtant l’actualité surchauffée de la sous-région et le panorama en feu du Sahel apportent de l’eau et beaucoup d’eau au moulin du gouvernement logiquement alarmé par le brasier malien et par les étincelles en Mauritanie où le bras de fer risqué entre deux Généraux ayant des clientèles politiques et tribales dans l’armée mauritanienne peut déboucher sur une grosse secousse. Un pays voisin et partenaire pétro-gazier du Sénégal. Faut-il y ajouter que l’exploitation optimale du pétrole sénégalais est tributaire de la stabilité en Mauritanie ? Bref, le terrorisme n’est pas patent dans l’espace nationalmais imminent, puisque le Sénégal est désormais en « full contact » avec le djihadisme, au vu du tampon malien qui a sauté. Et du glacis mauritanien qui est éprouvé.
Question : l’Exécutif devait-il attendre que le pays fût allumé pour inventer la parade ? Certainement pas ! Autre question de taille : pourquoi de gros pans de l’opinion publique n’ont pas donné leursassentiments à une loi très prospective en matière de défense et de sécurité nationales ? Autrement dit, pourquoi l’Exécutif et sa majorité parlementaire ont perdu la bataille de l’opinion ? Pourtant, force est de reconnaître que dans ces deux domaines cruciaux, le gouvernement n’a pas mis la charrue avant les bœufs. Bien au contraire. Mais, il n’a pas efficacement ou suffisamment communiqué autour…de la charrue et des bœufs.
En effet, la politique de protection du sanctuaire national est excellente. La Défense étant constitutionnellement la chasse gardée ou le domaine réservé du Président de la république, on peut dire que Macky Sall a remarquablement anticipé, en mettant en place un dispositif bien gradué ou échelonné d’ouest en est, de Dakar à Tambacounda. Le GARSI de la gendarmerie (cantonné à Kidira) écume, c’est-à-dire veille sur toutes les terres que baigne la Falémé, frontière naturelle et juridique avec le Mali. Le chapelet de bases est allongé par les nouveaux camps militaires de Koungheul et de Goudiry. L’aérodrome réactivé et agrandi de Kaolack maximise les capacités logistiques. Dans le même ordre d’idées, les Forces spéciales – réels atouts dans la guerre asymétrique contre le terrorisme – sont équipées et entrainées. Enfin, le Renseignementnational dans ses diverses branches (les canaux d’informations de la Police, les bulletins réguliers de la Gendarmerie et les renseignements à caractère strictement militaire) tourne à plein régime. En un mot, le pays est paré.
Regrettablement, la mauvaise et globale communication du gouvernement – jamais à flux continus et soutenus –, la prestation moyenne d’un Ministre de la Justice sans talent oratoire et un fâcheux concours de circonstances (le départ médiatiquement très bruyant du Général Jean-Baptiste Tine du Haut-Commandement de la Gendarmerie) ont ancré chez nombre de citoyens, le sentiment fort que le Projet de loi, transformé en loi,neutralise l’opposant qui a constitutionnellement pignon sur rue, avant de boxer sévèrement le terroriste.
Enfin, sur le terrain prosaïque de la vie de tous les jours, les modifications relatives au Code pénal et au Code de procédure pénale vont engendrer des situations cocasses et injustes : les pilleurs associés d’un magasin Auchan à Dakar seront traités comme des terroristes du Sahel ; tandis que les bandes de voleurs de bétail dans le Ferlo garderont leurs statuts de voleurs ordinaires. Pourquoi les vaches de Ranérou sont-elles moins sécurisées que les cageots de bière des supermarchés de Rufisque ? Entre Dakar et Linguère, le Code pénal fera des contorsions dignes d’un trapéziste. Manifestement, l’équité judiciaire accuse un retard par rapport à l’équité territoriale.
Par Babacar Justin Ndiaye