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POLITIQUE

 

Il n’y a, pour le moment, aucune certitude sur la tenue du pèlerinage à la Mecque pour l’année 2021. Cependant, le Sénégal prend les devants dans la préparation. C’est ce qui motive la rencontre, ce vendredi, entre le ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur et les voyagistes sénégalais.
Les discussions de cette rencontre, qui s’est tenue dans les locaux du ministère des Affaires étrangères, ont tourné autour de l’organisation de l’édition 2021 du pèlerinage aux lieux saints de l’Islam. « Nous n’avons pas encore la confirmation que le Hajj aura bien lieu mais nous avons bon espoir que l’édition de cette année aura lieu », a soutenu Aissata Tall Sall, précisant que si elle aura lieu, elle sera différente des précédentes éditions en raison de la crise sanitaire.

Aissata Tall Sall a profité de cette rencontre pour poser sur la table le débat relatif à la rationalisation des voyagistes privés.

A l’en croire, l’effectif pléthorique des voyagistes privés est souvent source de nombreuses difficultés. « Avec un nombre restreint de pèlerins, 300 voyagistes privés, c’est beaucoup. C’est à cause de cette situation que le Sénégal a connu dans le passé des voyagistes privés qui ont encaissé des billets d’avion sans pour autant respecter leurs engagements », rappelle-t-elle avec regret.
Non sans indiquer que le Sénégal doit anticiper sur ces problèmes. « C’est une question privée entre le voyagiste et le candidat mais l’Etat ne peut pas être absent », soutient-elle.

Poursuivant, elle a annoncé la mise en place, d’un cahier de charges qui va imposer des obligations et des conditions aux voyagistes privés.
Porte-parole des voyagistes privés, Palla Mbengue a magnifié cette initiative novatrice. Selon lui, il y avait un cahier de charges, mais il est toujours bon de l’améliorer. Cela, dit-il, ne fera que du bien aux pèlerins et au pèlerinage.
En outre, il a fait savoir que l’Etat doit organiser ce secteur afin de préserver les droits des pèlerins et permettre aux voyagistes privés de réaliser des bénéfices.

Le Gouvernement Gambien a annoncé dans un communiqué transmis à Financial Afrik sa décision de présenter l’ancienne Vice-Présidente de la Gambie, Fatoumata CM Jallow Tambajang, comme candidate au poste de Vice-Présidente de la Commission de l’Union Africaine.

Selon la Présidence gambienne sa candidate dispose de tous les atouts nécessaires pour remplir cette fonction au niveau de l’institution panafricaine où elle portera haut la voix des peuples du continent. En effet, en février prochain, les chefs d’Etat et de Gouvernement de pays membres de l’Union Africaine se réuniront lors du sommet ordinaire pour élire une nouvelle Commission, qui dirigera l’organisation pendant les quatre prochaines années.

Mme Jallow Tambajang a joué un rôle de premier plan dans les plateformes nationales et continentales, avec une carrière de plus de 35 ans, notamment au service des Nations Unies et de son pays en tant que conseillère politique, ministre et, vice-présidente de la République. Ancienne fonctionnaire du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), elle a longtemps travaillé sur la gestion du développement international, l’égalité des sexes, la politique et la formation.

Au sein du gouvernement gambien, elle a occupé plusieurs postes, notamment celui de conseillère politique pour les femmes auprès de trois présidents successifs, de ministre de la santé, de la protection sociale et des affaires féminines, avant de devenir vice-présidente entre 2017 et 2018.
Sa carrière distinguée lui a valu plusieurs prix, dont celui de membre de la République de Gambie, MRG, (1994) et de personnalité éminente de l’OUA (1990) pour son leadership exemplaire dans la défense de la cause des femmes. Elle a également été l’architecte de ‘la Coalition 2016’, qui a rassemblé huit partis politiques pour déraciner la dictature de 22 ans de Yayah Jammeh.

Si Mme Jallow Tambajang est élue à ce poste, elle prévoit de poursuivre un programme ambitieux tourné vers l’avenir, en cherchant à accélérer l’adoption et l’exécution de l’Agenda 2063 de l’UA et des objectifs de réforme institutionnelle de l’organisme pour aider l’UA à relever les défis auxquels le continent et ses peuples sont confrontés.

Sa candidature au poste de Vice-Président de la commission selon les informations en notre possession a déjà reçu l’aval du bloc des Etats membres de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).
Le vice-président sortant qui n’a pas brigué un nouveau mandat était un ressortissant Ghanéen pays membre de la CEDEAO. Ainsi la région compte conserver le poste. La Gambie ne doit ménager aucun effort pour battre campagne auprès des chefs d’Etat des autres communautés régionales pour pouvoir s’assurer d’une éclatante victoire.

La candidate Gambienne croisera le fer avec une candidate présentée par le Rwanda avec un autre candidat. Ce sera un duel de femmes, soufflent des habitués des joutes de l’Union Africaine estimant que du moment que le poste de président de la commission reviendra à un homme, seul candidat ; celui de vice-président reviendra à une femme pour respecter la règle de la parité. Cependant, il sied toutefois de souligner que fu fait de la nouvelle disposition instituée par les réformes Kagamé, il est spécifié que la région qui remporte le poste de la Présidence ou de la Vice-présidence ne présente plus de candidats aux postes de Commissaires.

Reste à résoudre cette difficulté :l’Afrique de l’Ouest qui ambitionne, à travers le Nigeria, de briguer le poste de commissaire Paix, Sécurité et Affaires politiques, devrait arrondir les angles dans une stratégie de realpolik. Du côté Gambien, la présidence assure avoir le soutien préalable de la région.

Le président Habib Niang responsable politique de l’Apr (Thiés) a été reçu par le général Ousmane Sy directeur général de la police nationale ce vendredi matin dans les locaux du ministère de l’intérieur. Cette visite entre dans le cadre de la sensibilisation à la pandémie de la Covid-19 initiée par Habib Niang. En effet la police nationale a mis sur pied un programme de sensibilisation des populations sur le port de masques. Pour faciliter la tâche à nos vaillants policiers monsieur Niang a décidé de leur offrir 3000 masques en guise de participation symbolique. Car il estime que tous les citoyens, les leaders et responsables politiques doivent accompagner la police car notre sécurité dépend d’eux d’où la nécessité de les soutenir.
Le directeur général de la police nationale général Ousmane Sy a salué le geste de monsieur Niang qui n’est pas à sa première pour rappel les femmes des policiers du camp Michel Le Grand ont reçu des masques. Pour terminer la cérémonie qui a été tenue dans la plus grande sobriété en présence du général Yague adjoint du directeur général et de ses collaborateurs. Un cadeau a été offert au président Habib Niang par le général Ousmane Sy directeur général de la police nationale comme il est de coutume chez les policiers.

Le spectre d’un troisième confinement plane toujours sur la France face aux nouveaux variants plus contagieux du Covid-19, alors que l’exécutif a défendu ce jeudi 21 janvier sa campagne de vaccination très décriée. Tous les Français qui le voudront, seront vaccinés contre le coronavirus d’ici la fin de l’été, a déclaré Olivier Véran. Le ministre de la Santé a ainsi annoncé une montée en puissance de la vaccination alors que dans l’après-midi, il affirmait l’inverse.

De l’ambition, Olivier Véran n’en a pas manqué devant les caméras de TF1. « Nous sommes en mesure de vacciner 1,3 ou 1,4 millions de François à la fin du mois de janvier, 43 millions à la fin du mois de juin, ça monte, et 70 millions, c’est-à-dire la totalité de la population française d’ici à la fin août. Cela si la totalité des vaccins que nous avons commandés sont validés par les autorités sanitaires européennes et mondiales. »

Problème : quelques heures plus tôt, devant la Commission des lois du Sénat où il défendait le prolongement de l’état d’urgence sanitaire demandé par le gouvernement, le ministre s’est montré beaucoup plus prudent.

« Nous ciblons 15 millions de personnes vaccinées d’ici avant l’été, a-t-il confié aux sénateurs. Cela représente une grosse partie de la population à risque de formes graves. Quoique, si on ajoute toutes les personnes qui ont des maladies chroniques et les personnes âgées de 60 ans et plus, on est plus proche des 25 à 30 millions de personnes. Ce qui veut dire que même avec la meilleure organisation et tous les approvisionnements qui arriveraient en temps en heure, nous ne pourrions avoir vacciné tous les publics fragiles d’ici à l’été. Raison pour laquelle nous demandons la poursuite d’ailleurs de mesures de protection sanitaire jusqu’à l’automne. »

Variant anglais et spectre du reconfinement

Si la situation empirait, notamment avec un développement du « variant anglais » du virus, nettement plus contagieux, « nous pourrions être amenés à prendre des mesures plus dures, ça peut aller jusqu’à un confinement si la situation devait l’exiger », a déclaré le ministre de la Santé Olivier Véran au « 20 heures » de TF1.

Mais « nous n’en sommes pas là aujourd’hui », a assuré le ministre, souhaitant « donner sa chance de fonctionner » au couvre-feu désormais avancé à 18 heures sur tout le territoire et qui a permis une baisse de l’incidence épidémique dans les 15 départements où la mesure a été appliquée dès début janvier.

L’inquiétude n’en est pas moins très présente et le président Emmanuel Macron a annoncé jeudi soir que la France exigera, à partir de dimanche, un test PCR négatif réalisé 72 heures avant le départ pour la plupart des voyageurs européens voulant entrer sur son territoire, « hors voyages essentiels ».

Macron : « 66 millions de procureurs »

Dans une allusion aux critiques sur la gestion de la crise sanitaire, Emmanuel Macron avait regretté plus tôt ce jeudi la « traque incessante de l’erreur » en France.

« Nous sommes devenus une nation de 66 millions de procureurs, a dénoncé le président français. Ce n’est pas comme ça que l’on fait face aux crises ou que l’on avance. Chacun fait des erreurs chaque jour. Celui ou celle qui ne fait pas d’erreur, c’est celui qui ne cherche pas ou qui ne fait rien, qui mécaniquement fait la même chose que la veille. Nous avons besoin d’avoir des femmes et des hommes qui cherchent, qui ont la capacité à inventer ce qui n’est pas encore perceptible, et à se tromper, pour pouvoir corriger le plus vite possible et s’améliorer. Voilà ce qui fait une grande nation. »

Sur Twitter, les réactions de responsables politiques n’ont pas tardé, pour fustiger une nouvelle « petite phrase » du chef de l’État. « Virus ou pas, il y a au moins une chose qui ne change pas, c’est la propension d’Emmanuel Macron à vilipender les Français à tout bout de champ », a lancé la présidente du Rassemblement national Marine Le Pen.

« Macron, pour qui il manquait « un roi à la France », a vraiment un grave problème avec la démocratie. En 2022, dehors le monarque ! », a affirmé le député La France Insoumise Adrien Quatennens, tandis que le dirigeant communiste Fabien Roussel a ironisé : « Ben faut changez de taf ! »

Pour l’ancien candidat socialiste à la présidentielle Benoît Hamon, « si les Français renâclent, […] n’est-ce pas aussi parce qu’ils ont été les témoins d’un pouvoir qui ne reconnait aucune erreur ? » Quant à l’ancien macroniste Aurélien Taché, député et co-président des Nouveaux démocrates, il parle, lui, « de citoyens, qui comme dans tout régime démocratique, demandent des comptes à leurs gouvernants et à qui la figure du roi ne manque pas ».

 

 

Après le Brexit, le Royaume Uni poursuit son repositionnement en Afrique en reconduisant des accords bilatéraux et en se positionnant dans le secteur privé . Ainsi, en marge de la conférence UK-Africa Investment, tenue le 20 janvier , la CDC a annoncé son engagement à investir à nouveau plus d’un milliard de dollars dans les entreprises africaines en 2021. Les marchés clés comme l’Égypte, l’Éthiopie, le Kenya, le Nigéria et les marchés frontières les plus difficiles sont ciblés.

Cet engagement permettra à CDC d’investir dans de nombreux entrepreneurs et PME africains prometteurs, et continuera à stimuler une croissance inclusive et la création d’emplois sur le continent, où plus de la moitié du portefeuille de l’institution est désormais investie. Les fonds seront investis dans les institutions financières, les infrastructures et le climat, les services, la fabrication, l’agriculture, l’immobilier et la technologie. En 2020, CDC a engagé plus d’un milliard de dollars en Afrique, l’accent étant mis sur la reprise économique du COVID-19. Le CDC a injecté des liquidités systémiques sur les marchés financiers, fourni des capitaux aux entreprises qui fournissent des biens et services essentiels, pris de nouveaux engagements envers les fonds africains et protégé les entreprises existantes pour les aider à maintenir l’emploi.

Les investissements directs étrangers en Afrique devront diminué de 30% en 2021. A ce propos, Nick O’Donohoe, PDG de CDC, a déclaré: «2020 a été une année difficile pour les économies et les entreprises africaines, qui ont été fortement affectées par le COVID-19. En tant qu’investisseur d’impact et DFI, CDC s’engage à fournir des investissements à long terme, en particulier dans les périodes difficiles. Alors que les IDE continuent de baisser, nous maintenons notre engagement inébranlable envers les entreprises africaines qui jouent un rôle de premier plan dans l’accélération du développement économique et humain de l’Afrique. Aux côtés de nos partenaires du Bureau des affaires étrangères, du Commonwealth et du développement et du Département du commerce international, nous avons concentré nos efforts sur la préservation des gains de développement durement gagnés au cours des vingt dernières années et sur le fait que la reprise de l’Afrique après le COVID-19 soit inclusive et durable. “

Le rythme d’investissement maintenu par les CDC fournit un financement contracyclique à un moment critique pour le continent. L’activité d’investissement du fonds équivaut à une proportion toujours plus grande d’investissements directs étrangers en Afrique.Revendiquant le statut du grand investisseur de développement bilatéral au monde en Afrique, CDC a investi plus de 2,7 milliards de livres sterling dans des entreprises africaines au cours des trois dernières années. En 2019, les investissements de CDC ont soutenu plus de 320000 emplois directs en Afrique, contribuant à près de 1,5 milliard de dollars de taxes aux économies locales.

Les investissements dénoués en 2020 comprennent:

· Un investissement de 100 millions de dollars américains dans Helios Investors IV pour développer les entreprises leaders du marché à travers le continent

· La création d’une plateforme biopharmaceutique de 750 millions de dollars américains pour élargir l’accès aux médicaments génériques de spécialité en Afrique

· Le lancement du BlueOrchard Covid-19 Emerging and Frontier Markets MPME Support Fund, qui vise à soutenir plus de 200 millions d’emplois dans les marchés frontaliers et émergents

· Un investissement supplémentaire de 40 millions de dollars américains dans Liquid Telecom pour stimuler la croissance des écosystèmes numériques

· Une garantie de 50 millions de dollars américains par MedAccess – une filiale du CDC – à l’UNICEF pour améliorer l’accès et l’accessibilité des fournitures médicales COVID-19 pour les pays à revenu faible et intermédiaire.

Mercredi en conseil des ministres, Macky Sall a demandé au ministre de la Santé de mener ‘’sans délai les activités de sensibilisation et de préparation technique des opérations de vaccination contre le Covid-19’’.
Les forces de défense et de sécurité vont aider au déploiement rapide de la stratégie de vaccination, selon le communiqué du conseil des ministres.
Macky Sall a aussi demandé ‘’au ministre de la Santé (…) de poursuivre et finaliser les discussions et les partenariats entamés pour l’établissement d’une plateforme numérique de suivi de la vaccination, et de l’intégrer dans la stratégie de vaccination [contre le] Covid-19’’.
Evoquant cette stratégie vaccinale, Le Quotidien affiche à sa Une : ‘’Macky pique à vide’’.
’’Le gouvernement a décidé de finaliser la stratégie vaccinale en faisant adhérer massivement les populations à travers des actions de sensibilisation. Pour l’instant, il faudra s’atteler à la préparation technique des opérations de vaccination, alors que le choix du vaccin retenu n’est pas encore fait’’, lit-on dans le journal.
L’Observateur souligne que le ministre de la Santé ‘’tient ses comités pour la vaccination des Sénégalais’’.
’’Le ministre de la Santé, Abdoulaye Diouf Sarr, comptera sur l’avis des professionnels de la santé avant de lancer la campagne de vaccination contre la Covid-19 au Sénégal. L’équipe déjà mise sur pied sera renforcée par d’autres experts dans les prochains jours’’, souligne L’Obs.
Sur le plan épidémiologique, Vox Populi note une aggravation de la situation.
‘’Les terrifiants chiffres des dernières 72h : 31 morts, une moyenne de 10 décès par jour depuis lundi. Le taux de positivité explose à 18,12%, 250 cas positifs en 24h’’, explique le journal.
Selon le journal L’As aussi, ‘’la Covid-19 intensifie sa cadence morbide’’.

‘’Entre le dimanche 17 janvier et le mardi 19 janvier, le Sénégal a enregistré les décès de 31 individus des suites du coronavirus. Le pays compte également 45 cas graves (….)’’, souligne la publication.
Depuis le 2 mars 2020, le pays a enregistré au total 23 642 cas positifs de coronavirus dont 546 décès, 19 730 guéris et 3 365 personnes encore sous traitement.
Enquête pose ‘’l’équation religieuse’’ et écrit : ‘’L’application des mesures édictées par les autorités sanitaires pour lutter contre la pandémie de coronavirus est prônée par les grands chefs religieux. Malgré leur influence sur la vie spirituelle des fidèles, ces derniers éprouvent plus de difficultés à se faire entendre sur des questions sociétales’’.
Dans le cadre des stratégies de lutte, Source A rapporte que ‘’le préfet de Dakar s’est accordé avec les maires du département, sous la houlette des sous-préfets, pour que de nouvelles heures d’ouverture et de fermeture des marchés soient aménagées’’.

 

 

Le Président de la République, Son Excellence Macky SALL a réuni, en visioconférence, le Conseil des Ministres ce mercredi 20 janvier 2021.

A l’entame de sa communication, le Chef de l’Etat a présenté les condoléances de la Nation à la Oumah Islamique, à la communauté Khadrya en particulier, suite au rappel à Dieu du Khalife de Ngourane, Cheikh Nah Mamadou SECK.

Le Président de la République a, dans son intervention, rappelé au Gouvernement qu’il a promulgué le 19 janvier 2021, la loi numéro 2021-18 modifiant la loi 69-29 du 29 avril 1969 relative à l’état d’urgence et à l’état de siège.

A titre de rappel,  » la modification applicable, consacre l’entrée en vigueur, d’un troisième régime juridique, qui gouverne désormais la gestion des catastrophes naturelles ou sanitaires ».

En conséquence, le Chef de l’Etat signale que l’état d’urgence n’est plus de vigueur. Toutefois, il précise le déploiement de nouveaux dispositifs de gestion des catastrophes et crises sanitaires, avec la mise en œuvre par les membres du Gouvernement, les gouverneurs, les préfets, de mesures sécuritaires et sanitaires adaptées. Il s’agit notamment, du couvre-feu, de la réglementation des rassemblements, réunions et du port de masque, ainsi que l’organisation des déplacements et du fonctionnement des transports publics et des commerces.

Le Président de la République demande, à ce propos, aux membres du Gouvernement de veiller, chacun en ce qui le concerne, à l’exécution stricte des mesures de gestion de la catastrophe sanitaire, valables pour un mois renouvelable, sur l’étendue des régions de Dakar et Thiès, avec un maintien du couvre-feu, de 21 h à 05 h du matin.

Le Chef de l’Etat invite, dans ce contexte, les populations, à accentuer la mobilisation communautaire et le respect des mesures barrières en vue de freiner la propagation de la pandémie de Covid-19.

Le Président de la République demande, enfin, au Ministre de la Santé et de l’Action sociale, d’engager sans délai, les activités de sensibilisation et de préparation technique des opérations de vaccination contre la Covid-19, des populations cibles-prioritaires. Les forces de défense et de sécurité seront mises à contribution pour accompagner le déploiement rapide de la stratégie de vaccination.

Le Chef de l’Etat demande, à ce sujet, au Ministre de la Santé et de l’Action sociale, de poursuivre et finaliser les discussions et les partenariats entamés pour l’établissement d’une plateforme numérique de suivi de la vaccination et l’intégrer dans la stratégie de vaccination anti Covid-19.

Poursuivant sa communication, le Président de la République a rappelé au conseil, avoir mis en place la Couverture Maladie Universelle (CMU), en 2014, pour améliorer durablement la situation sanitaire des populations et assurer une performance globale de notre système de santé.

Au regard de l’engagement des communautés et des premiers résultats satisfaisants notés, le Chef de l’Etat demande au Gouvernement de renforcer l’organisation, le fonctionnement et le financement durable de la CMU, en accentuant le soutien et l’encadrement des mutuelles de santé fonctionnelles, dans tous les secteurs de la vie économique et sociale.

Le Président de la République se félicite, dans cette dynamique, de l’engagement du Gouvernement du Japon à contribuer au financement, à hauteur de quarante (40) milliards de francs CFA, de la deuxième phase du Programme Couverture Maladie Universelle, que l’Etat va lancer, en 2021, après validation finale de l’évaluation des activités de la phase initiale.

Abordant la question liée à la consolidation des dispositifs de promotion de la sécurité de proximité, le Chef de l’Etat invite le Ministre de l’intérieur, à consolider, avec les ministères, les collectivités territoriales et autres partenaires de l’Etat, les résultats notables de la politique de promotion de la sécurité de proximité et de formation citoyenne des jeunes.

Le Président de la République, dans cette perspective, informe le conseil avoir décidé de proroger pour un (01) an, la durée de service des Assistants à la Sécurité de Proximité (ASP), de la promotion 2014 en exercice.

Le Chef de l’Etat demande, enfin, au Ministre de l’Intérieur, d’engager la réflexion sur la pérennisation du modèle des assistants à la sécurité de proximité (ASP), en envisageant, la création d’un corps spécial pour ces personnels.

Sur la question liée à la recherche scientifique et au suivi de l’installation du supercalculateur, le Président de la République demande au Ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, de prendre les dispositions nécessaires, pour sécuriser les conditions d’installation et d’opérationnalisation du supercalculateur de Diamniadio, en mettant en place un mécanisme de gouvernance et d’utilisation, par les structures publiques et privées, de cet important outil de recherche de dernière génération.

Sur le climat social, la gestion et le suivi des affaires intérieures, le Chef de l’Etat demande aux Ministres en charge de l’Education et de la Formation professionnelle, d’accélérer la mise en œuvre d’un programme national de modernisation des établissements scolaires publics, en accordant une priorité aux anciennes écoles érigées avant l’indépendance et dans les années 60.

Le Président de la République demande également aux ministres concernés d’engager avec le ministère et les acteurs de l’artisanat, des partenariats opérationnels, en vue de relancer l’acquisition, par l’Etat et ses démembrements, des tables bancs, dans le cadre du Projet du Mobilier national et de la relance de l’économie.

Sur la stabilité sociale dans le secteur éducatif, le Chef de l’Etat demande au Gouvernement de réfléchir sur des dispositions pratiques permettant le paiement systématique des indemnités liées aux examens et concours.

Le Président de la République demande, notamment, aux ministres concernés de poursuivre le dialogue avec les syndicats d’enseignants et d’assurer le suivi effectif des engagements de l’Etat.

Le Chef de l’Etat invite, enfin, le Ministre des Finances et du Budget, à relancer les prêts DMC, qu’il convient d’intégrer dans un vaste programme de financement du logement pour les enseignants avec le soutien du système bancaire national.

Le Président de la République a clos sa communication avec son agenda diplomatique.

AU TITRE DES COMMUNICATIONS

-  Le Ministre, Secrétaire général de la Présidence de la République a fait le point sur le suivi des directives présidentielles ;

-  Le Ministre des Finances et du Budget a fait une communication sur le démarrage de l’exécution budgétaire 2021 ;

-  Le Ministre des Affaires Etrangères et des Sénégalais de l’Extérieur a fait une communication sur la situation internationale ;

-  Le Ministre de la Santé et de l’Action sociale a fait une communication sur la stratégie nationale de vaccination contre la COVID-19 ;

-  Le Ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural a fait une communication sur la campagne de commercialisation de l’arachide 2021 ;

-  Le Ministre du Tourisme et des Transports aériens a fait une communication sur le plan de relance de la Compagnie nationale Air Sénégal et les réformes du secteur des transports aériens ;

-  Le Ministre de l’Elevage et des Productions animales a fait une communication sur le plan directeur d’investissements de l’levage en partenariat avec la Banque Africaine de Développement (BAD) ;

-  Le Ministre auprès du Président de la République, en charge du suivi du Plan Sénégal Emergent a fait une communication sur les projets phares du PSE.

AU TITRE DES TEXTES LEGISLATIFS ET REGLEMENTAIRES

- L’Etablissement public de Santé de niveau 2 de Kédougou est dénommé « Centre hospitalier régional Amath DANSOKHO de Kédougou ».

- L’Etablissement public de Santé de niveau 2 de Sédhiou est dénommé « Centre hospitalier régional Amadou Tidiane BA de Sédhiou ».

- L’Etablissement public de Santé de niveau 2 de Kaffrine est dénommé « Centre hospitalier régional Thierno Birahim NDAO de Kaffrine ».

Joe Biden, lors de son discours après sa prestation de serment en tant que 46e président des États-Unis, le 20 janvier 2021 déclare :

« Je sais que les forces qui nous divisent sont profondes et réelles », avant de multiplier les appels à l’unité.

 

« La démocratie est précieuse, la démocratie est fragile, et aujourd’hui mes amis, la démocratie l’a emporté », a déclaré Joe Biden lors de son discours d’investiture, multipliant les appels à l’unité. Lors d’une allocution d’une vingtaine de minutes, le 46e président des États-Unis a également promis d’être « le président de tous les Américains ».

Concernant la lutte contre le Covid-19, qui a fait plus de 400 000 morts  aux États-Unisle président a demandé aux Américains de mettre de côté leurs différences pour faire face au « sombre hiver » qui arrive et à la « phase la plus dure et mortelle » de la pandémie.

Sur l’aspect politique, Joe Biden a tenté de renouer les liens entre deux Amériques divisées. « La solution n’est pas de se replier sur soi. Il faut arrêter cette guerre bien peu civile qui oppose les rouges et les bleus », a-t-il déclaré.

Symbole de cette division, le président sortant Donald Trump, qui n’a pas participé à la passation de pouvoir et refusé de concéder sa défaite durant plusieurs mois après l’élection n’a pas été évoqué une seule fois lors de la cérémonie.

 

La transition entre l’administration Trump et Biden a notamment été marquée par des débordements historiques, comme l’invasion du Capitole par des partisans de Donald Trump le 6 janvier dernier. Face à ces dissensions qui minent la société américaine, Joe Biden a invité les citoyens « à recommencer à travailler ensemble, nous entendre, nous respecter ». « La vie politique n’a pas besoin d’être un incendie qui détruit tout sur son chemin », a-t-il estimé.

Toujours sans nommer son prédécesseur, le nouveau président a appelé les Américains à rejeter la manipulation des faits, en référence à Donald Trump qui, a de nombreuses reprises, dénoncé des fraudes au scrutin sans apporter de preuves.

 « Tous les désaccords ne doivent pas mener à la guerre totale. (…) Il y a la vérité et il y a les mensonges, les mensonges prononcés pour le pouvoir et pour le profit. Et chacun d’entre nous a le devoir et la responsabilité, en tant que citoyens Américains, et particulièrement en tant que dirigeants, (…) de défendre la vérité et de combattre les mensonges », a-t-il ajouté.

Joe Biden a également affiché sa volonté de « vaincre » le « suprémacisme blanc » et le « terrorisme intérieur ». « Avec de l’unité, nous pourrons faire de grandes choses, vaincre ce virus, lutter contre l’injustice raciale et faire en sorte que les États-Unis deviennent à nouveau une force de bien dans le monde »,

Lucie Mouillaud. Correspondante RFI à Kampala,

En Ouganda, retour d’internet après un blackout complet de toute connexion depuis mercredi 13 janvier, la veille des élections. La connexion a été partiellement rétablie, ce lundi matin, deux jours après l’annonce des résultats officiels de la présidentielle. Les réseaux sociaux restent inaccessibles sans VPN pour le moment

 

Le président sortant Yoweri Museveni, au pouvoir depuis 35 ans, a été réélu avec 58,64% des voix, contre 34,8% pour son principal adversaire Bobi Wine. La contestation attendue des résultats reste pour l’instant timide à Kampala. La ville reste calme.

Les grands mouvements de contestation attendus n’ont finalement pas eu lieu dans la capitale, après un scrutin sous haute sécurité et une campagne marquée par de nombreuses violences.

La Plateforme d’unité nationale (NUP), le parti de l’opposant Bobi Wine, a rejeté hier, dimanche, les résultats annoncés par la commission électorale et de son côté, Joel Ssenyonyi, porte-parole du parti, a également demandé aux Ougandais d’utiliser tous les moyens légaux pour poursuivre le changement, sans clairement appeler la population à manifester.

Depuis ce lundi matin, les forces de l’ordre bloquent l’accès au siège du parti à Kampala. Bobi Wine se dit toujours assigné à résidence dans sa maison à Magere, au nord de la capitale. Ce week-end, des militaires entouraient sa propriété et aucun visiteur n’a été autorisé à rentrer.

C’est l’élection la plus frauduleuse que l’Ouganda ait connu. […] Nous rejetons les résultats annoncés et nous appelons tous nos soutiens et tous les amis de l’Ouganda à faire de même. Toutes les options pacifiques, non violentes et respectueuses de la Constitution sont sur la table. Dès que je pourrais communiquer avec les leaders de mon parti, nous allons nous réunir. Et puisqu’il semble que internet soit de retour, je vais organiser un meeting virtuel avec les leaders de mon parti et nous informerons les Ougandais de notre plan pour la suite.

Bobi Wine, opposant et leader de la Plateforme d’unité nationale (NUP)

« Internet a été rétabli ce lundi après cinq jour de blocage complet, de tous les réseaux, partout dans le pays. Le gouvernement avait décidé de couper les connexions la veille du scrutin présidentiel. Le porte-parole du gouvernement, Ofwono Opondo, a conseillé aux internautes et notamment ceux de l’opposition de ne pas utiliser la connexion pour promouvoir de la propagande haineuse, des menaces ou de l’intimidation. »

Le retour d’internet se traduit aussi par le retour sur les routes de Kampala des chauffeurs et applications de transport, durement impactés par la coupure des réseaux.

« J’ai arpenté les routes et j’ai souffert. Chercher des clients n’était vraiment pas évident. Mais maintenant, je vais très bien, parce qu’internet est revenu. Et j’ai déjà un client, je suis très content. »

La coupure a eu des conséquences économiques