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POLITIQUE

 


Le Sénégal avait recensé 6 032 379 de pauvres en 2018 contre 5 832 008 en 2011 soit plus de de 200 000 nouveaux pauvres recensés, selon l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD) qui a indiqué dans un rapport final de l’Enquête harmonisée sur les conditions de vie des ménages (EHCVM) menée de septembre à décembre 2018 et d’avril à juillet 2019.

S’exprimant sur cet état de fait, le leader du mouvement Tekki n’a pas épargné Macky Sall qu’il accuse d’être la cause de la dilapidation des ressources naturelles du Sénégal. Dans sa chronique hebdomadaire, Mamadou Lamine Diallo estime que le chef de l’Etat, avec l’aide de ses affidés, appauvrit le pays encore plus à cause de la corruption de son régime. A en croire le député, malgré les nombreuses politiques sociales mises en place, le résultat reste le même.

« Macky Sall a aggravé la pauvreté au Sénégal par la corruption de son régime. Les faits sont têtus. Sans la Covid-19, la pauvreté a augmenté dans notre pays et surtout dans les régions du Sud. La propagande du régime sur les politiques luttant contre les inégalités ville-campagne et urbains-ruraux a reçu une volée de bois vert. Le PSE ( Plan Sénégal émergeant) et ses différentes béquilles, les, PROMOVILLE (Programme de modernisation des villes), PUDC (Programme d’urgence de développement communautaire), … et les bourses familiales ne marchent pas », a-t-il déploré.

Le parlementaire s’est en outre désolé du manque d’eau ainsi que de l’ingérence de la Banque Mondiale dans la politique du Sénégal. Selon lui, « la rente gazière à venir devrait permettre de nous émanciper de la Banque Mondiale et résoudre définitivement le problème de l’eau potable partout au Sénégal ».

Les projets non pas marché encore moins les réalisations, a renchéri Mamadou Lamine Diallo. Qui s’offusque en ces termes. « On est frappé par le scandale des éléphants blancs du régime. J’ai toujours été choqué par les chantiers du building administratif Mamadou Dia et l’université Amadou Mahtar Mbow, parce que je connais ces grandes personnalités. Le building administratif sera fermé pour six mois au moins. C’est scandaleux pour une simple réfection d’un building construit pendant la période coloniale ».


L’Association des femmes juristes du Sénégal (AJS), par la voix de sa présidente, Aby Diallo, a appelé, jeudi, au respect et à l’application de la loi instituant la parité homme-femme lors des investitures des candidats aux élections communales et départementales du 22 janvier prochain.

 

‘’Le Sénégal a voté une loi sur la parité depuis 2010, mais nous avons vu qu’il y a des insuffisances sur son application. Il est donc du devoir de l’AJS de rappeler que la loi doit être respectée, appliquée et bien appliquée’’, a-t-elle notamment déclaré.

 

La présidente de l’AJS intervenait lors d’un panel portant sur le thème : ‘’l’effectivité de la loi sur la parité : une exigence aux élections locales de 2022’’.

 

La juriste a expliqué que les femmes remplissaient toutes les conditions requises pour diriger une collectivité locale ou siéger à l’Assemblée nationale en plus d’être apte à pleinement participer aux instances de prise de décisions dans toutes les structures nationales.

 

Il faut que les autorités institutionnelles respectent cette loi par l’intermédiaire des députés à l’Assemblée nationale du Sénégal alors qu’elles ont ratifié des conventions internationales qui les obligent à la respecter, a laissé entendre Mme Diallo.

 

‘’Notre rôle est de rappeler l’obligation de respecter cette loi. C’est un idéal que nous sommes en train de poursuivre afin d’avoir les 50 % de femmes au sortir d’élections locales ou législatives’’, a-t-elle insisté en ajoutant qu’il faudrait pour cela une volonté politique et sociale.

 

L’adoption de la loi 2010-11 du 28 mai 2010 instituant la parité absolue Homme-Femme exige une représentation égale des hommes et des femmes dans les instances électives et semi-électives.

 

Le Laboratoire de recherches économiques et monétaires (LAREM), de concert avec le Forum/réseau africain sur la dette et le développement (AFRODAD), a organisé le 23 septembre 2021, une conférence panafricaine sur la dette et le développement. Cette rencontre qui a pour thème majeur « l’endettement et le développement au Sénégal » a pour objectif principal de réunir les acteurs de développement afin d’échanger sur des fondamentaux économiques en Afrique.

Ainsi, universitaires, experts du secteur privé et de la société civile, représentants des institutions internationales, décideurs, opérateurs économiques, étudiants… ont débattu sur les questions de développement au Sénégal et en Afrique.

Pour le représentant du ministère des Finances et du Budget, Babacar Cissé, le Sénégal présente un portefeuille d’endettement soutenable et reste très prudent en matière de gestion de sa dette. Depuis 2012, souligne-t-il, le pays de la Teranga élabore une Stratégie de dette à moyen terme (SDMT), conformément aux textes de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). Le responsable a indiqué que cette règle –  qui exige aux États membres d’élaborer une stratégie d’endettement public à annexer à la loi de finances – permet au Sénégal de déterminer son portefeuille de la dette (s’il est viable ou non).

Evoquant les statistiques, Babacar Cissé a fait savoir que l’encours de la dette publique du pays s’est situé à 62,8% du PIB à fin 2020. Concernant le poids de la dette moyenne, il s’est chiffré à 21,5% entre 2007 et 2011.

Pour sa part, l’économiste sénégalais Ndongo Samba Sylla est formel. Pour lui, le pays à l’image des autres Etats africains, présentera toujours un ratio d’endettement élevé. « Ceci du fait que nos pays sont toujours dans un schéma de spécialisation primaire c’est-à-dire qu’ils exportent des produits de base, très volatils », a-t-il fait savoir. Il suffit, souligne-t-il, que les matières premières baissent pour voir une situation budgétaire difficile pour honorer le service de la dette.

Parmi les interventions ayant meublé les discussions, l’on cite celle du professeur Babacar Sene. Selon le directeur du Centre de recherche d’économie appliquée (CREA), l’heure est au changement de paradigme d’endettement pour l’Afrique. Le continent doit migrer aujourd’hui vers d’autres types d’endettement notamment les eurobonds pour financer son développement, soutient-il.

Selon le professeur, l’Afrique est faiblement représentée sur le marché international des eurobonds avec un taux d’émission de 5%. Pourtant, elle a une marge de manœuvre pour bénéficier de ses obligations avec des maturités très longues pouvant aller de 40 à 60 ans et des taux d’intérêt relativement bas.

« Les pays africains doivent tout faire pour intégrer leurs marchés financiers afin de tirer le maximum de profit des liquidités », a recommandé l’économiste, espérant voir un jour des « Africans Bonds ».

La journée a été riche en enseignements économiques, et a permis aux acteurs d’aborder plusieurs angles relatifs au développement de l’Afrique.

Créée en 2011, le LAREM est un des pôles de recherche en sciences économiques de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD). Il organise des séminaires annuels pour des débats économiques notamment dans les domaines monétaire et financier.

 

www.financialafrik.com


Le Sénégal vient de bénéficier d’une enveloppe de 30 millions de dollars, soit 16,8 milliards FCFA, du fonds de l’OPEP, l’Organisation des pays exportateurs de pétrole, pour la construction du tronçon routier Louga-Keur Momar Sarr dans le nord-ouest qui constitue la première phase d’un vaste projet.

 » L’accès à cette zone ainsi que le transport et la transformation de la production agricole constituent un handicap sérieux et une entrave au développement de cette région « , indiquait en effet en août dernier la BAD dans un rapport sur le projet Louga-Keur Momar Sarr-Mbane-Richard long de 126 km.

S’étendant sur 54 km, la route Louga-Keur Momar Sarr permettra à terme de rendre accessible les zones de production agricole du Nord, de réduire le temps et les coûts de déplacement ainsi que de favoriser la circulation des personnes et l’échange de marchandises entre le Sénégal et la Mauritanie. Ce tronçon améliorera en outre l’accès aux services sociaux d’environ 1 million de personnes vivant dans ces localités.

Relevons qu’outre le Sénégal, le Ghana a obtenu également une enveloppe de 50 millions de dollars du fonds de l’OPEP pour soutenir le commerce agricole au niveau international.

Créé en 1976, le fonds de l’OPEP a à ce jour engagé plus de 22 milliards de dollars dans des projets de développement dans plus de 125 pays membres.

 

Le chef de l’Etat, Macky Sall, a quitté Dakar lundi matin pour se rendre à New York (Etats-Unis), où il participera à la 76e session de l’Assemblée générale des Nations unies, a-t-on appris de la présidence sénégalaise.

 

Au cours de son séjour, il va s’adresser à la séance plénière de l’Assemblée générale des Nations unies et prendra part à des événements prévus en marge de cette réunion.

 

Selon un communiqué du pôle chargé de la communication à la présidence de la République, Macky Sall ‘’aura également plusieurs entretiens bilatéraux’’ avec des dirigeants d’autres pays.

 

Son retour à Dakar est prévu samedi prochain, selon la même source.

 

La télévision publique algérienne a annoncé la mort de l’ex-président Abdelaziz Bouteflika, rapporte l’Agence France-Presse. Il est décédé ce vendredi à l’âge de 84 ans.

La nouvelle de la mort d’Abdelaziz Bouteflika a été annoncée par un bandeau déroulant à la télévision nationale algérienne, citant un communiqué de la présidence de la République : « Décès de l’ancien président Abdelaziz Bouteflika ». Depuis sa chute spectaculaire en avril 2019 sous la pression de l’armée et de la rue, l’ancien chef de l’État était resté retranché dans la solitude dans sa résidence médicalisée de Zeralda, à l’ouest d’Alger.

Abdelaziz Bouteflika naît en 1937 à Oujda, au Maroc, où son père avait émigré très jeune, mais il n’oublie pas ses racines. Quand en 1956, en pleine guerre d’Algérie, les indépendantistes demandent aux étudiants de rejoindre le mouvement de libération nationale, il entre très vite au FLN. Il devient même secrétaire particulier du colonel Boumédiène.

En 1962, il n’a que 25 ans lorsque l’Algérie obtient son indépendance. Abdelaziz Bouteflika est nommé ministre de la Jeunesse puis ministre des Affaires étrangères, le plus jeune à ce poste dans le monde. Il l’occupera pendant 16 ans, à une époque où son pays joue un rôle important au sein du mouvement des non-alignés.

À la mort de son mentor Boumédiène, il est écarté de la vie politique, poursuivi pour détournement de fonds. Abdelaziz Bouteflika laisse passer l’orage. Après des années de décennie noire, il se présente en 1999 à la présidentielle avec le soutien des militaires.

Après deux mandats, il modifie la Constitution, ce qui l’autorise à rester au pouvoir pour un troisième, puis un quatrième mandat qu’il commencera dans un fauteuil roulant, affaibli par un accident vasculaire cérébral. Des élections à chaque fois contestées. Sa chute était devenue inéluctable après des semaines de manifestations massives contre sa volonté de briguer un cinquième quinquennat.

 

A quelques heures de l’arrivée du Président de la République à Touba pour les besoins du Grand Magal 2021, Serigne Cheikhouna Mbacké Ibn Serigne Mourtada Mbacké Ibn Serigne Touba Khadimou Rassoul sort de son hibernation.

Il demande à tous les talibés de respecter la consigne du Khalife Général des Mourides Serigne Mountakha Mbacké Bassirou qui veut que le Président Macky soit bien  accueilli , sans heurts et, avec tous  les honneurs.

 

« L’appel du Khalife Général des Mourides Serigne Mountakha Mbacké Bassirou ne doit pas tomber dans l’oreille d’un sourd. Il doit être appliqué à la lettre par tous ceux qui se réclament talibés  de Serigne Touba. Le Président de la République sera là dans le cadre d’un évènement religieux et il faut respecter, par dessus le marché, la sacralité des Lieux. Les huées et autres actes déviants , voire désobligeants n’auront point de  place dans cette visite. Qu’on le comprenne comme tel », a dit le fils du fils cadet du Fondateur du Mouridisme.

Serigne Cheihouna Mbacké Mourtada , de mitrailler le Maire de la Ville de Touba : » Touba a le plus piètre Maire du Sénégal. Abdoulahat Ka n’a nullement l’étoffe ni le charisme nécessaires pour être Maire d’une Ville de la dimension de Touba qui se trouve être, du reste, la 2ème du pays.

Qu’on se dise la vérité : ce n’est pas avec cet homme que Touba va décoller, va sortir de l’ornière. Depuis son arrivée à la tête de cette municipalité, il n’y a rien fait sinon, faire prospérer ses propres affaires et celles de ses complices(…). La Mairie est comme sa vache laitière. Il faut que cela cesse . Il a une vision très courte de la gouvernance locale. Il ne doit plus être reconduit sinon, ce sera la catastrophe pour toutes les populations.Touba doit être gérée autrement « , fulmine le petit-fils de Bamba.

Par Younoussa

AU TITRE DES MESURES INDIVIDUELLES

 

Le Président de la République a pris les décisions suivantes :

 

Monsieur Baye Moctar DIOP, Conseiller des Affaires étrangères principal, précédemment Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République du Sénégal en République fédérale démocratique d’Ethiopie et Ambassadeur, Représentant permanent auprès de l’Union Africaine à Addis-Abeba, est nommé Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République du Sénégal auprès de Sa Majesté Philippe, Roi des Belges, avec résidence à Bruxelles, en remplacement de l’Ambassadeur Amadou DIOP, admis à faire valoir ses droits à une pension de retraite. 

 

Monsieur Mohamed Lamine THIAW, Conseiller des Affaires étrangères principal, précédemment Ministre – Conseiller à l’Ambassade du Sénégal au Japon, est nommé Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République du Sénégal auprès de Son Excellence Madame Sahle-Work Zewde, Président de la République fédérale démocratique d’Ethiopie, et Ambassadeur, Représentant permanent auprès de l’Union Africaine à Addis-Abeba, en remplacement de Monsieur Baye Moctar DIOP, appelé à d’autres fonctions.

 

Monsieur Youssoupha DIOP, Professeur d’Enseignement moyen principal, est nommé Consul général de la République du Sénégal à Casablanca (Royaume du Maroc), en remplacement de Monsieur Massamba SARR, admis à faire valoir ses droits à une pension de retraite. 

 

Monsieur Babou SENE, Chancelier des Affaires étrangères principal de classe exceptionnelle, est nommé Consul général de la République du Sénégal à Dakhla (Royaume du Maroc). 

 

Monsieur Abdoulaye SY, Ingénieur technologue en génie électromécanique, est nommé Directeur des Equipements scolaires au Ministère de l’Education nationale, poste vacant.

 

Le Président de la République a également procédé à la nomination de Professeurs titulaires et de Professeurs assimilés au niveau des Facultés et des Ecoles de l’Université Cheikh Anta DIOP de Dakar.


     Fait à Dakar, le 15 septembre 2021

 

             Le Ministre des Collectivités Territoriales,

             du Développement et de l’Aménagement des 

             Territoires, Porte-Parole du Gouvernement

 

              Oumar GUEYE

 

Le Président de la République, Son Excellence Macky SALL a présidé le Conseil des Ministres, ce mercredi 15 septembre 2021, au Palais de la République.

A l’entame de sa communication, le Chef de l’Etat est revenu sur la préparation du Grand Magal de Touba qui sera célébré le 26 septembre 2021.

 

Dans cette optique, le Président de la République demande au Gouvernement de prendre toutes les dispositions sanitaires, sécuritaires, logistiques, hydrauliques, électriques et d’assainissement requises, en vue du déroulement satisfaisant de cet événement international, qui rassemble des populations venues de l’intérieur du pays, de la sous-région et du reste du monde.

 

Dans le contexte de pandémie de Covid-19, le Chef de l’Etat invite, le Ministre de la Santé et de l’Action sociale, à déployer sur le terrain, en relation avec les Autorités religieuses et le Comité d’organisation, un dispositif avancé de sensibilisation et de dotation de masques aux populations ; à renforcer notamment le personnel de santé, les équipements et la dotation en médicaments des structures sanitaires de la Région de Diourbel. 

 

Le Président de la République a informé le Conseil, qu’il se rendra à Touba, le Samedi 18 septembre 2021, pour une visite de courtoisie au Khalife général des Mourides et procéder par la même occasion, à l’inauguration de l’Hôpital de niveau 3 de Touba qui compte 300 lits.

 

Le Chef de l’Etat a indiqué que la réalisation de cet établissement sanitaire de dernière génération, un modèle en Afrique, illustre son ambition de doter Touba et son agglomération d’infrastructures multisectorielles de grande envergure, au regard du développement urbain et du rayonnement religieux de la localité.

 

Abordant la question liée à l’intensification de la modernisation des structures et services de santé, le Président de la République a rappelé que la pandémie de Covid-19 a révélé l’urgence de poursuivre l’exécution d’un plan cohérent d’investissement dans le secteur de la santé, soutenu par la mobilisation de ressources humaines de qualité.

 

Le Chef de l’Etat indique, dans cette perspective, après la réalisation de quatre (04) nouveaux hôpitaux (Kaffrine, Kédougou, Sedhiou et Touba), la construction en cours de l’hôpital de Matam, à Ourossogui et le lancement prochain des travaux de la Polyclinique de l’Hôpital principal de Dakar, l’urgence de finaliser le programme spécial de reconstruction et de modernisation des établissements de santé. 

 

Le Président de la République invite, dès lors, le Ministre de la Santé et de l’Action sociale, à lui proposer, avant la fin du mois d’octobre 2021, un nouveau dispositif de gouvernance (Conseil d’Administration et organigramme des directions) et de renforcement des performances des hôpitaux et structures de santé.

 

 

Poursuivant sa communication, le Chef de l’Etat a rappelé l’importance primordiale qu’il accorde à l’accélération du déploiement des financements destinés aux jeunes et aux femmes, dans le cadre du Programme d’urgence pour l’insertion socio-économique et l’emploi des jeunes « XËYU NDAW ÑI ». Ce programme inclusif consacre « la territorialisation équitable des financements par département et par commune.

 

Le Président de la République exhorte, à cet égard, le Ministre des Finances et du Budget, les Ministres sectoriels et le Délégué général à l’Entreprenariat rapide des femmes et des jeunes, à lancer sans délai, au niveau national, les opérations de financement, sur la base des nouvelles requêtes émanant des Pôles Emploi et entreprenariat des jeunes (via les comités de crédits locaux).

 

Dans cet élan, le Chef de l’Etat signale l’urgence du financement prioritaire des artisans du Sénégal avec le concours de leurs organisations professionnelles et des chambres des métiers. 

 

Sur le projet de construction des Maisons de la Jeunesse et de la Citoyenneté, le Président de la République signale qu’il constitue une priorité pour l’action gouvernementale et demande, à ce propos, aux membres du Gouvernement impliqués dans le projet, de mettre en œuvre toutes les diligences requises, en vue d’accélérer les travaux prévus dans les huit (08) premiers départements ciblés ((Pikine, Guédiawaye, Fatick, Kaolack, Goudiry, Vélingara, Matam et Podor). 

 

Sur le climat social, la gestion et le suivi des affaires intérieures, le Chef de l’Etat a insisté sur les points suivants :

 

1- la commémoration de l’anniversaire du bateau le « Joola » qui sera célébrée le 26 septembre 2021 : à ce propos, il est demandé (i) au Gouvernement de prendre toutes les dispositions habituelles, en rapport avec les autorités territoriales et les familles des victimes, en vue de la bonne organisation des cérémonies d’hommage à Dakar et à Ziguinchor, (ii) au Ministre en charge de la Culture, la nécessité d’accélérer les travaux d’édification du Mémorial-Musée dédié aux disparus, (iii) au Ministre en charge des Finances de renforcer significativement les ressources allouées à l’Office des Pupilles de la Nation ;

 

2- le contenu des programmes audiovisuels et le nécessaire contrôle des messages publicitaires : sur ce point, le Président de la République, constatant la récurrence de la diffusion d’émissions et de films, dont les contenus heurtent nos valeurs culturelles républicaines, et la publication des messages publicitaires qui remettent en cause l’image de nos institutions, l’autorité de l’Etat, l’unité nationale et la stabilité sociale, demande au Ministre en charge de la communication et au CNRA de dérouler les mesures législatives et réglementaires appropriées, afin de renforcer l’encadrement strict des contenus et programmes audiovisuels, conformément aux principes et valeurs de la République.

 

Sur le suivi de la coopération et des partenariats, le Chef de l’Etat est revenu sur la cérémonie qu’il a présidée, le 09 septembre 2021, marquant l’entrée en vigueur du MCA Sénégal II, qui donne ainsi le coup d’envoi de l’exécution des travaux sur cinq (05) ans, de cet important projet consacré entièrement au secteur de l’électricité et financé à hauteur de 550 millions de dollars US, soit 330 milliards de FCFA, sous forme de don du Gouvernement américain avec une contribution sénégalaise de 50 millions de dollars US, environs 25 milliards de FCFA.

 

Le Président de la République a renouvelé ses chaleureux remerciements au Gouvernement américain et exhorte tous les services de l’Etat concernés, à travailler en mode Fast track, pour l’exécution intégrale du projet, dans les délais impartis.

 

Revenant sur la participation du Sénégal à l’Exposition Universelle de « Dubaï 2020 », le Chef de l’Etat a indiqué que cette exposition représente, à la fois une vitrine et une opportunité pour consolider l’attractivité et le rayonnement international du Sénégal.

 

Le Président de la République demande, à cet égard, au Ministre en charge du Commerce de prendre toutes les dispositions nécessaires en liaison avec l’APIX pour un succès du Forum économique du Sénégal à Dubaï, prévu les 13 et 14 octobre 2021. Il indique que ce Forum devra mobiliser les grands investisseurs privés internationaux et asseoir le dynamisme ainsi que la crédibilité du Plan Sénégal Emergent.

 

Le Chef de l’Etat a clos sa communication par son agenda diplomatique.

 

 AU TITRE DES COMMUNICATIONS

 

 – Le Ministre, Secrétaire général de la Présidence de la République a fait le point sur le suivi des directives présidentielles ;

 

 – Le Ministre des Finances et du Budget a fait une communication sur l’exécution budgétaire 2021. 

 

 – Le Ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur a fait une communication sur la situation internationale ;

 

 – Le Ministre de la Santé et de l’Action sociale a fait une communication sur le dispositif sanitaire mis en place pour le Grand Magal de Touba ;

 

 – Le Ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural a fait une communication sur la situation pluviométrique et la campagne agricole 2021-2022 ;

 

 – Le Ministre de l’Eau et de l’Assainissement a fait une communication sur l’évaluation de la réforme de l’hydraulique rural ;

 

 – Le Ministre du Travail, du Dialogue social, des Organisations professionnelles et des Relations avec les Institutions a fait une communication sur la préparation de la 3ème conférence sociale. 

 

AU TITRE DES TEXTES LEGISLATIFS ET REGLEMENTAIRES

 

Le Conseil a examiné et adopté :

 

– Le projet de décret portant dénomination de la sphère ministérielle « SPHEREX » du 2ème arrondissement de Diamniadio : « Sphère ministérielle Habib Thiam ».

 

– Le projet de décret abrogeant et remplaçant le décret n°2017-170 du 27 janvier 2017 portant partie réglementaire du Code électoral ;

 

– Le projet de décret portant application de la loi n° 2021-23 du 02 mars 2021 relative aux contrats de partenariat public-privé ;

 

– Le projet de décret portant création et fixant les règles d’organisation et de fonctionnement du Lycée d’Excellence Mariama BA de Gorée.

 

AU TITRE DES MESURES INDIVIDUELLES

 

Le Président de la République a pris les décisions suivantes :

 

Monsieur Baye Moctar DIOP, Conseiller des Affaires étrangères principal, précédemment Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République du Sénégal en République fédérale démocratique d’Ethiopie et Ambassadeur, Représentant permanent auprès de l’Union Africaine à Addis-Abeba, est nommé Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République du Sénégal auprès de Sa Majesté Philippe, Roi des Belges, avec résidence à Bruxelles, en remplacement de l’Ambassadeur Amadou DIOP, admis à faire valoir ses droits à une pension de retraite. 

 

Monsieur Mohamed Lamine THIAW, Conseiller des Affaires étrangères principal, précédemment Ministre – Conseiller à l’Ambassade du Sénégal au Japon, est nommé Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République du Sénégal auprès de Son Excellence Madame Sahle-Work Zewde, Président de la République fédérale démocratique d’Ethiopie, et Ambassadeur, Représentant permanent auprès de l’Union Africaine à Addis-Abeba, en remplacement de Monsieur Baye Moctar DIOP, appelé à d’autres fonctions.

 

Monsieur Youssoupha DIOP, Professeur d’Enseignement moyen principal, est nommé Consul général de la République du Sénégal à Casablanca (Royaume du Maroc), en remplacement de Monsieur Massamba SARR, admis à faire valoir ses droits à une pension de retraite. 

 

Monsieur Babou SENE, Chancelier des Affaires étrangères principal de classe exceptionnelle, est nommé Consul général de la République du Sénégal à Dakhla (Royaume du Maroc). 

 

Monsieur Abdoulaye SY, Ingénieur technologue en génie électromécanique, est nommé Directeur des Equipements scolaires au Ministère de l’Education nationale, poste vacant.

 

Le Président de la République a également procédé à la nomination de Professeurs titulaires et de Professeurs assimilés au niveau des Facultés et des Ecoles de l’Université Cheikh Anta DIOP de Dakar.

 

             Fait à Dakar, le 15 septembre 2021

 

             Le Ministre des Collectivités Territoriales,

             du Développement et de l’Aménagement des 

             Territoires, Porte-Parole du Gouvernement

 

              Oumar GUEYE

 

 

 

14 septembre 2017-14 septembre 2021,voilà maintenant quatre années, que l’ancien ministre, M.DJIBO LEYTI KA, est allé répondre à l’appel de son seigneur après d’éminents et loyaux services rendus à la nation sénégalaise.
Avec sa disparition, c’est un véritable baobab de la haute administration sénégalaise qui s’était effondré, une véritable icône qui a marqué le paysage politique et administratif de notre pays. L’homme restera toujours pour moi, un modèle de patriotisme, de générosité, de citoyenneté et d’attachement aux valeurs républicaines, qui a marqué d’une pierre blanche, son passage dans les différents départements régaliens dont il avait la charge.

 

Le ministre d’état M.DJIBO KA avait une très haute idée de la culture étatique qui représentait pour lui un véritable sacerdoce. Pour dépeindre cet illustre patriote dont la vie se confondait avec le respect des institutions de la république, je citerai quelques anecdotes dont j’ai été témoin en ayant eu le privilège de le côtoyer et de servir sous son magistère lorsqu’il avait en charge le stratégique département de l’Intérieur.
Le ministre d’état M.Djibo Ka était un homme pragmatique, rigoureux, organisé ,moderne et surtout courageux. Il a été l’initiateur des « JOURNÉES PORTES OUVERTES « du ministère de l’intérieur qui avaient permis au public de découvrir et de se familiariser avec les différentes structures de ce département notamment la police nationale. C’est avec lui,que les fonctionnaires de police du Sénégal ont commencé à prendre part aux missions de maintien de la paix de l’ONU. Nous en savons quelque chose, puisque nous avions eu le privilège de gérer les dossiers relatifs à ces questions.

Le ministre d’état M.Djibo Ka, nous a beaucoup soutenu dans la gestion et l’administration de l’AS Police. Il n’hésitait pas à me recevoir pour apporter sa contribution lorsqu’il était sollicité. En 1993,alors que l’équipe de volley-ball de l’AS Police championne du Sénégal devait représenter notre pays à la coupe d’Afrique des clubs champions en Tunisie, lorsque je suis allé le rencontrer dans son bureau, il à appelé séance tenante devant moi, l’ambassadeur d’une puissance étrangère pour solliciter son appui. Non seulement sa requête à été favorablement accueillie, mais il a demandé à son directeur de cabinet de m’accompagner auprès de cette autorité pour récupérer l’important matériel  sportif que cette dernière a bien voulu mettre à notre disposition pour nous permettre d’équiper convenablement notre club pour les besoins de cette compétition internationale.

D’ailleurs, chaque fois que notre équipe remportait des trophées au plan national, il tenait à ce que nos sportifs soient honorés en sa présence, soit dans la cour du ministère de l’intérieur, soit à l’école nationale de police au cours d’une cérémonie de sortie de promotion.

Le 16 février 1994,alors que des policiers étaient sauvagement assassinés et blessés sur le boulevard du Général de Gaulle, il a fait montre d’un courage, d’un sang-froid et d’une sérénité exemplaires. Il m’avait confié en ma qualité de chef de la division de l’administration des personnels,en collaboration avec le service social, la gestion administrative de ce dossier dramatique.

Le ministre d’état M.Djibo Ka, m’a donné l’opportunité de me perfectionner en m’offrant une bourse étrangère. A mon retour, compte tenu de mes excellents résultats, il m’a félicité très chaleureusement verbalement et par écrit. Par ailleurs, il m’avait confié la rédaction du projet  de réinsertion  des policiers radiés, dans la police  municipale. Mais, ce qui m’a le plus marqué chez ce grand monsieur, c’est sa disponibilité et son sérieux dans le traitement des dossiers…

Par  Bassamba Camara commissaire divisionnaire de police de classe exceptionnelle à la retraite.