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Nécrologie

 

Mabousso Thiam, fils de l’ancien Premier ministre sénégalais Habib Thiam, est mort ce dimanche à Dakar.

Ancien administrateur de RFI, économiste et personnalité respectée et appréciée au Sénégal, Mabousso Thiam  était notamment passé par la Banque centrale des États d’Afrique de l’Ouest (BCEAO) et fut directeur général de l’Agence de développement et d’encadrement des petites et moyennes entreprises (ADEPME).

Diplômé de l’Institut international de banque et d’économie (France), Mabousso Thiam était également titulaire d’une Maîtrise en droit privé de l’université Cheikh Anta Diop (Ucad) de Dakar.

Il a démarré sa carrière à Interpral Paris, société spécialisée en négoce international, en 1979.

Il était également passionné de musique, la guitare solo était son instrument favori.

Mabousso Thiam était membre du groupe Daaray Samadhi, avec l’écrivain et économiste Felwine Sarr,  qui s’est plusieurs fois produit au festival de jazz de Saint-Louis.

L’inhumation est prévue ce lundi 26 juillet à 10h30 au cimetière musulman de Yoff, dans le strict respect des mesures sanitaires. Les condoléances seront reçues à la sortie du cimetière, informe un communiqué de la famille.


Les funérailles nationales du président haïtien assassiné Jovenel Moïse ont débuté vendredi dans la ville de Cap-Haïtien, une cérémonie placée sous haute sécurité dans le pays rongé par les violences et la pauvreté.

La métropole septentrionale d’Haïti était relativement calme au matin, après une journée de tension jeudi. Des policiers ont été déployés un peu partout dans les rues. Jovenel Moïse, tué le 7 juillet à son domicile de la capitale Port-au-Prince par un commando armé, était originaire du Nord du pays.

Le cercueil de M. Moïse, recouvert du drapeau national et de l’écharpe présidentielle, était exposé sur une esplanade, ornée de fleurs. La dépouille était gardée par des soldats des Forces armées d’Haïti.

La veuve du président, gravement blessée dans l’attaque, était présente à Cap-Haïtien, le bras en écharpe après avoir été soignée dans un hôpital de Floride. Des représentants de délégations étrangères, du corps diplomatique et les membres du gouvernement se succédaient pour lui présenter leurs condoléances.

Le président américain Joe Biden a de son côté annoncé vendredi l’envoi en Haïti d’une délégation menée par Linda Thomas-Greenfield, l’ambassadrice des Etats-Unis à l’ONU.

Un bataillon rendra les honneurs militaires au chef de l’Etat, avec notamment l’hymne présidentiel qui sera suivi de l’hymne national. La cérémonie religieuse sera dirigée par cinq prêtres.

Martine Moïse et un fils du président devraient prendre la parole lors de l’oraison funèbre, selon les explications du chef de protocole du Palais national, l’ambassadeur Yves Mazile.

L’assassinat de Jovenel Moïse, qui était âgé de 53 ans, a encore davantage plongé dans l’incertitude le pays et fait resurgir des tensions historiques au sein de la population.

Présent à Cap-Haïtien, le directeur général de la police nationale, Léon Charles, a notamment été pris à partie jeudi par des habitants qui lui reprochent d’avoir échoué à protéger le président Moïse, l’enfant du pays.

Ariel Henry, le nouveau Premier ministre qui a pris ses fonctions mardi, a promis de traduire en justice les assassins de Jovenel Moïse.

L’onde de choc se ressent toujours en Haïti plus de 24 h après l’assassinat du président Jovenel Moïse. Le Premier ministre par intérim Claude Joseph semble pour l’instant aux commandes du pays.

Claude Joseph est le sixième Premier ministre à Haïti en quatre ans. Il avait normalement quitté la primature et félicité son successeur nommé ce lundi 5 juillet par le président. Mais ce dernier n’a finalement pas pu prendre ses fonctions avant la mort de Jovenel Moïse. Claude Joseph prend donc les rênes avec peu de légitimité, souligne Marie Normand, du service International de RFI.

Sa première décision a été de déclarer l’état de siège sur l’ensemble du territoire, ce qui donne concrètement à l’exécutif des pouvoirs renforcés en matière de perquisition et également d’interdiction de réunion. Il a aussi décrété quinze jours de deuil national en hommage à Jovenel Moïse jusqu’au 22 juillet.

Claude Joseph n’a pas été confirmé par le Parlement, puisque celui-ci est caduc depuis janvier 2020, faute d’élections législatives tenues en temps et en heure. « Il est un Premier ministre de facto, il n’est pas question de se rabattre sur un quelconque article de la Constitution pour parler de sa légitimité, insiste Laënnec Hurbon, sociologue et directeur de recherche au CNRS, sur l’antenne de RFI. Il y a une crise de légitimité. »

Cette crise politique avait déjà court à l’issue des deux premières années de son mandat. Le président Jovenel Moïse était contesté. Le pays faisait alors face à une très forte inflation. Il y a aussi un rapport de la Cour des comptes qui le met en cause dans une affaire de possibles détournements de fonds. Dès lors, les appels à sa démission se multiplient ainsi que des mouvements sociaux comme « pays lock » (pays bloqué, en créole) qui paralyser le pays fin 2019. Sa légitimité même au pouvoir était contesté cette année. Une partie de l’opposition estimait qu’il aurait dû quitter le pouvoir dès le mois de février 2021.

L’assassinat est aussi intervenu, alors que depuis plus d’un mois les gangs contrôlent totalement plusieurs quartiers pauvres de Port-au-Prince. Cette mainmise et les affrontements entre bandes armées empêchent d’accéder par la route à toute la moitié sud du pays. Donc cette crise politique sécuritaire est complexe et surtout elle est lourde de conséquences pour la population haïtienne. Elle aspire à vivre une vie décente sans la mainmise des gangs et sans la corruption et l’impunité qui la privent du strict minimum.

Par ailleurs, le Conseil de sécurité de l’ONU va se réunir d’urgence sur la situation haïtienne. Dès mercredi soir, ses 15 membres ont adopté une déclaration à l’unanimité. Ils réclament que les auteurs de l’assassinat du président haïtien soient rapidement traduits en justice pour ce « crime odieux ». Le Conseil de sécurité a aussi « lancé un appel véhément à tous les acteurs politiques en Haïti afin qu’ils s’abstiennent de tout acte violent, ou de toute incitation à la violence ».

De son côté, Washington, très influent en Haïti, appelle à maintenir les élections présidentielle et législatives, prévues le 26 septembre.

Suite aux meurtres perpétrés sur le président haïtien Jovenel Moïse et de son épouse Martine Moïse,  les questions concernants les circonstances et les commanditaires de l’assassinat du chef de l’État et de son épouse demeurent nombreuses et sans réponse.

Qui a mobilisé ce commando composé d’individus parlant anglais et espagnol ? Pour l’heure, aucune revendication n’a été faite.

Mais quatre «mercenaires» impliqués dans l’assassinat du président haïtien ont été tués et deux autres ont été arrêtés, a annoncé mercredi soir le directeur général de la police nationale d’Haïti, Léon Charles. « Quatre mercenaires ont été tués, deux ont été interceptés sous notre contrôle. Trois policiers qui avaient été pris en otage ont été récupérés», a-t-il affirmé à la télévision.

Jovenel Moïse était un président largement décrié. L’opposition politique et une large part de la société civile réclamaient son départ du pouvoir, mais en aucun cas sa mort. Au contraire, ses détracteurs voulaient le voir poursuivi en justice afin qu’il réponde aux accusations de corruption et de détournements qui le visaient.

Son impopularité avait aussi grandi face à la volonté de changer la Constitution par voie de référendum, alors que la loi haïtienne interdit les référendums constitutionnels. Mais une fois encore, cela ne semble pas être un motif pour organiser cette attaque ciblée, dans laquelle l’épouse du président a également succombé.

Par ailleurs, comment expliquer l’entrée d’hommes armés dans la résidence présidentielle pourtant sous haute surveillance, sans apparemment faire un seul mort dans les rangs de l’unité chargée de la sécurité de Jovenel Moïse ? Comment ce commando a-t-il ensuite pu partir sans être jamais inquiété ? Ces interrogations poussent désormais tout le monde à la plus grande prudence en Haïti.

 

 

 

 

 

En Haïti, le premier ministre sortant, Claude Joseph, a annoncé l’assassinat du président Jovenel Moïse, tué dans une attaque de commando armé dans la nuit de mardi à mercredi 7 juillet dans sa résidence privée. La première dame est quant à elle, blessée.

« Vers une heure du matin, un groupe d’individus non identifiés, dont certains parlaient en espagnol, ont attaqué la résidence privée du président de la République et ainsi blessé mortellement le chef de l’Etat », a annoncé le chef du gouvernement dans un communiqué cité par France 24. « Condamnant cet acte odieux, inhumain et barbare », le premier ministre appelle « la population au calme » et assure que « la situation sécuritaire du pays » est « sous contrôle ». « Toutes les mesures ont été prises pour assurer la continuité de l’Etat et protéger la Nation», a-t-il ajouté.

Jovenel Moïse était arrivé au pouvoir en 2017, après deux ans de transition et l’annulation à plusieurs reprises de l’élection présidentielle. En juin 2016, il avait finalement été élu dès le premier tour d’une élection marquée par un taux d’abstention proche des 80%.

 

Sidi Traore, le chauffeur au volant du camion malien qui à percuté la voiture de nos confrères de Leral tv ayant occasionné la mort de 3 parmi eux a fait face au juge.

En effet, ce jeudi 10 juin, le transporteur Agent aux Grands moulins de Bamako (Mali), a comparu pour les délits d’homicide involontaire et de défaut de maîtrise, suite à cet tragique accident , survenu sur la route de Kédougou.
Avançant à pas feutrés, la mine triste et le visage renfrogné, le chauffeur malien Sidy Traoré, âgé de 29 ans, est condamné à une peine d’un an d’emprisonnement ferme.

Le juge du tribunal de Tambacounda a prononcé également à son encontre le paiement d’une amende de 106 000 F CFA. Le coupable a vu aussi son permis être suspendu pour une durée de deux ans.

Pour sa défense il déclare:«Je revenais du Mali pour Dakar à bord de mon camion remorque, en compagnie de mon apprenti. Seulement, en cours de route, le pneu avant gauche du véhicule a éclaté et le véhicule a bifurqué vers la gauche pour ensuite heurter un véhicule qui roulait dans le sens inverse».

Cependant, ses allégations ont été balayées d’une revers de main  par le substitut du procureur qui est revenu sur les déclarations des victimes. Lesquelles ont rapporté que le Malien tentait de faire un dépassement, malgré ses véhémentes dénégations. Sur les défaillances techniques, le prévenu répond au juge Pape Sangoné Sall avoir vérifié tous les pneus du véhicule avant son départ du Mali sans rien constater d’anormal. Loin d’être convaincus par les déclarations du chauffeur, le parquetier a requis l’application de la loi, compte tenu de la constance des faits.

En l’absence des familles des trois victimes, les intérêts civils ont été réservés.

Abou Ousmane Sy (journaliste), Mamadou Yoro Diallo (cadreur) et Ousmane Ndiaye (chauffeur) sont décédés le lundi 31 mai à Kédougou, lors de la tournée économique du président Macky Sall.

 La voiture de l’équipe de reportage, qui avait devancé le cortège présidentiel resté à Tambacounda, a eu un choc frontal avec le « camion fou » conduit par Sidy Traoré.

 

 

 

Alors que le monde de la presse ne se remet toujours pas de la tragédie survenue hier lundi 31 mai suite à l’accident mortel sur la route de Kédougou qui a coûté la vie à trois envoyés  spéciaux de l’entreprise de presse  Leral tv; on apprend avec amertume le décès d’un monteur et caméraman à Asfiyahi.

La victime se prénomme Abdou Guéye Diouf, du haut de ses 27 bougies  il a été violemment arraché à la vie à un âgé si jeune.

En effet, le cameraman a été mortellement renversé par une voiture vers l’échangeur de Malick Sy, à hauteur des 4C, dans la nuit du samedi au dimanche dernier, informe une source à Asfiyahi. L’accident s’est produit vers 1h du matin. Le chauffeur qui a percuté son scooter est passé sur son corps avant de prendre lâchement la fuite . La police le recherche activement.

 

 

 

 

 

 

Le président Macky Sall a présenté, ce lundi, ses ’’condoléances les plus attristées’’ aux familles des trois reporters du site d’information Leral.net . Les victimes ont péri en fin de matinée, dans un accident de la circulation survenu alors qu’ils tentaient de rallier Kédougou avant l’arrivée du chef de l’Etat, en tournée, dans la zone.

’’Suite à l’accident sur la route de Kédougou qui a coûté la vie à trois (03) journalistes du site d’informations leral.net et fait deux blessés, en fin de matinée, Macky Sall, président de la République du Sénégal, présente ses condoléances les plus attristées à l’administrateur du Groupe, à la rédaction de Leral.net, aux famille des victimes et à l’ensemble de la presse sénégalaise’’, a indiqué le ministre en charge du pool communicaion de la présidence.

Selon Seydou Guèye, ’’la voiture de l’équipe de reportage, qui avait devancé le cortège présidentiel resté à Tambacounda, a eu un choc frontal avec un camion’’.

’’Immédiatement alertés, les éléments de la Gendarmerie et les Sapeurs-pompiers se sont rendus sur les lieux pour faire les constats et apporter les premiers secours aux blessés’’, a t-il ajouté.

Selon lui, ’’le président de la République a donné des instructions pour la prise en charge rapide des blessés à l’hôpital régional de Tambacounda, et leur évacuation à Dakar’’.

 

 

 

 

 

Trois morts et deux blessés graves ont été enregistrés ce matin en prélude  de la tournée présidentielle dans la région de Kédougou.

Il s’agit des journalistes de Leral TV, dont trois ont péri sur le coup, Abou Mamadou Sy (Journaliste),Mamadou Yoro Diallo (Cameramen), Ousmane Ndiaye (Chauffeur ), renseigne nos confrère de Seneweb. Les deux blessés ont été évacués à l’hôpital de Kédougou.

L’accident s’est produit suite à une collision avec camion dont le chauffeur est actuellement arrêté. 

Il est en train d’être auditionné sur les circonstances du drame, rapporte nos confrères de la Rfm.

Selon des informations de PressAfrik, le véhicule des journalistes de Leral TV n’était pas dans le convoi du président de la République, Macky Sall. En réalité, l’équipe de Leral voulait devancer le chef de l’Etat à Kédougou où il doit se rendre ce lundi dans le cadre de sa tournée économique entamée depuis le week-end. 

Au moment où ces lignes sont écrites, le président Sall est toujours à Tambacounda où il séjourne depuis dimanche. Notre source informe qu’un communiqué est en train d’être rédigé dans ce sens.  

L’ensemble du groupe Africa 7 renouvelle son soutien et sa solidarité à nos confrère de Leral tv et présente  ses condoléances les plus attristées au parents des victimes et à toute la famille de la presse.

Le fondateur de Jeune Afrique s’est éteint ce lundi 3 mai à l’âge de 93 ans. Il était hospitalisé à Paris depuis la fin du mois de mars.

Né à Djerba le 2 avril 1928, dans une Tunisie sous protectorat français, Béchir Ben Yahmed, fondateur et patron historique de Jeune Afrique, est décédé lundi 3 mai à l’hôpital parisien Lariboisière des suites d’une contamination au Covid-19.

Militant du Néo-Destour aux côtés de Habib Bourguiba, Béchir Ben Yahmed avait été, très jeune, ministre dans le premier gouvernement de la Tunisie indépendante. Mais la tentation du journalisme l’habitait déjà : en 1956, il lançait l’hebdomadaire L’Action puis, en 1960, Afrique Action qui, un an plus tard, allait devenir Jeune Afrique.

Après avoir mené de front ses carrières ministérielle et journalistique, il avait finalement opté pour la seconde et, pour se donner les moyens de son indépendance, avait décidé en 1962 de quitter Tunis pour Rome. Puis, deux ans plus tard, pour Paris où le groupe est toujours installé.

Fondé pour accompagner le mouvement d’émancipation des peuples qui, à l’orée des années 1960, accèdent à l’indépendance, Jeune Afrique a pris une part active dans tous les combats qui ont depuis rythmé l’histoire du continent : contre les partis uniques et pour la démocratisation dans les années 1970-1980, pour l’indépendance économique dans les années 1990-2000 et pour l’inclusion de l’Afrique dans la mondialisation dans les années 2000-2020.

Considéré à ses origines comme une gageure, le groupe qu’il a créé célèbre cette année son soixantième anniversaire. Véritable école de journalisme où sont passés Frantz Fanon, Kateb Yacine et, plus récemment, les prix Goncourt Amin Maalouf et Leïla Slimani, « JA » a marqué des générations de lecteurs. Son influence lui a même valu d’être qualifié de « 55e État d’Afrique ».

Autour de l’hebdomadaire Jeune Afrique, un groupe s’est constitué au fil des années, s’étoffant d’autres titres, de lettres d’information, d’une maison d’édition, d’un département consacré à l’organisation d’événements et, bien sûr, de sites d’information en ligne. À la fin de la décennie 2000, Béchir Ben Yahmed avait passé les rênes du groupe à ses fils, Amir et Marwane, ainsi qu’au directeur de la rédaction, François Soudan. Son épouse Danielle, qui a joué un rôle essentiel à son côté tout au long de l’histoire du journal, avait notamment lancé la maison d’édition du groupe.

Toujours passionné par l’actualité, il s’était investi en 2003 dans un nouveau projet : La Revue, magazine de réflexion sur l’actualité internationale (et non plus seulement africaine) qui fut mensuel pendant plusieurs années avant de devenir bimestriel.

Témoin privilégié de tous les soubresauts de l’Afrique et du Moyen-Orient, observateur et éditorialiste engagé, Béchir Ben Yahmed a fréquenté tout au long de sa carrière des personnalités déterminantes pour le continent : le Sénégalais Senghor, l’Ivoirien Houphouët-Boigny, le Marocain Hassan II ou encore les Français Jacques Foccart – dont il a coédité les Mémoires – et François Mitterrand.

Dans les années 1960, il avait côtoyé Che Guevara à Cuba, rencontré à Hanoï, en pleine guerre du Vietnam, Ho Chi Minh, et bien connu l’Égyptien Nasser, le Ghanéen Nkrumah, le Congolais Lumumba et l’Algérien Ben Bella.

Avec lui, c’est l’un des derniers grands témoins de l’Afrique des indépendances et de la période postcoloniale qui disparaît.