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INTERNATIONAL

Réunis en session extraordinaire le 2 février 2021, les chefs d’Etat de CEDEAO ont désigné le Sénégal comme pays candidat pour assurer la présidence en exercice de l’Union Africaine pour la période 2022 – 2023.

Selon un communiqué ayant sanctionné cette rencontre virtuelle présidée par le Ghanéen Nana AKufo-Addo, les chefs d’Etat de la région ont « instruit le président de la commission de la CEDEAO à prendre les mesures nécessaires pour la communication immédiate de cette candidature à la Commission de l’Union Africaine ».

Par ailleurs, indique-t-on, la conférence a instruit également la commission à proposer pour adoption par la prochaine session ordinaire, « un mécanisme clair de rotation des candidatures en vue de permettre à chacun des Etats membres de légitimement avoir l’opportunité de présider la conférence de l’Union Africaine ». Depuis 2002, le Nigéria, le Ghana, le Bénin et la Guinée sont jusque-là, les Etats de la CEDEAO à présider l’instance continentale.

Sauf cataclysme, le président sénégalais Macky Sall succédera donc au Congolais Félix Tsisékédi (RDC) à la présidence de l’UA. Ce dernier prendra ses fonctions le 6 février, le Sud-africain Cyril Ramaphosa étant arrivé au terme de son mandat.  

On en sait un peu plus sur les deux mineurs inculpés comme adultes après l’incendie criminel qui a tué cinq membres d’une même famille sénégalaise à Denver. Le premier se nomme Kevin Bui et tout indique qu’il est un parent de Tanya Bui (23 ans) arrêtée en marge de l’enquête pour détention d’armes et trafic de drogue.

Kevin Bui fait face à un total de 60 chefs d’accusation répartis entre le meurtre au premier degré avec une extrême indifférence, la tentative de meurtre avec une extrême indifférence, le cambriolage, voies de fait, armes mortelles, etc, rapporte Libération online.

L’autre jeune homme de 16 ans, Gavin Seymour, fait face à un chef d’accusation de meurtre après délibération.

Le drame s’est produit le 5 août 2020, Djibril et Adja Diol, un couple, ont été tués dans un incendie d’une maison avec leur fille de trois ans, Khadija. Également tué dans l’incendie, Assane Diol et sa fille, Awa Beye. L’incendie s’est produit dans le 5300 bloc de la rue North Truckee à Denver vers 2:30 h du matin.

Un vaste réseau de trafic de drogue qui opérait entre le Maroc et le Sénégal a été démantelé par l’Office central de répression du trafic illicite de stupéfiants (Ocrtis) en synergie avec la police marocaine. Le cerveau de la bande, un transitaire sénégalais utilisait le « GP » (Gratuité Partielle) pour tromper la vigilance des forces de l’ordre. 

Le réseau en question, basé à la lisière de Rabat (Maroc), est géré au royaume chérifien par une Sénégalaise qui y vit depuis plusieurs années, informe L’Observateur de ce mercredi. 

Pour approvisionner le marché, la présumée trafiquante, qui opérait avec des compatriotes et des ressortissants du Maroc, utilisait comme moyen les « GP ». Mais, malheureusement pour elle, elle a sollicité les services d’une « GP » sénégalaise qu’elle ne connaissait pas. 

Cette dernière, méticuleuse et très regardante sur les colis qu’elle a en charge de convoyer au Sénégal, avait des doutes sur le colis bien emballé. Après vérification, elle a eu la surprise de tomber sur des kilos de haschich (une drogue douce, dérivée du cannabis). 

Craignant d’être arrêtée une fois atterri à Dakar, la « GP » alerte les éléments de l’Ocrtis, qui lui conseillent de saisir la police marocaine qui va établir un piège pour arrêter la trafiquante sénégalaise. 

La « GP» informe sa cliente qu’elle ne va plus voyager et qu’elle devrait venir récupérer son colis. Futée, la trafiquante sénégalaise envoie un jeune ivoirien qui a été arrêté.

Les coordonnées mentionnées sur l’emballage du fameux colis ont été envoyés aux policiers sénégalais de l’Ocrtis qui ont ouvert une enquête, rapporte la même source.

Ce qui a permis de mettre la main sur le cerveau du réseau, un transitaire, A.F. Georges, officiant en tant qu’associé dans une société de transit dakaroise. Ses deux acolytes, P. Sow domicilié à Sicap Foire, agent administratif dans une société de la place et M. Sarr, ont été arrêtés. 

Les mis en cause ont été déférés vendredi dernier au parquet de Dakar.

 

Joe Biden continue de détricoter la politique de son prédécesseur. Mardi 2 février, il a signé trois décrets présidentiels sur l’immigration. Il s’agit, a déclaré le président américain, de rétablir la réputation d’accueil des États-Unis.

« Je ne fais pas de nouvelle loi, j’élimine les mauvaises politiques », lance Joe Biden, masqué, depuis le bureau ovale. Le président veut notamment s’occuper du sort des enfants séparés de leurs familles   à leur arrivée aux États-Unis. Pour cela, le premier décret prévoit la mise en place d’un groupe de travail chargé de retrouver les parents des centaines d’enfants dont les familles n’ont pas encore été localisées.

« Nous allons travailler à effacer la honte morale et nationale de la précédente administration, qui a littéralement arraché les enfants des bras de leurs familles, de leurs pères et de leurs mères à la frontière, sans avoir aucun plan, aucun pour que ces enfants, qui sont toujours en détention, puissent retrouver leurs familles. »

Le deuxième décret réinstaure des voies d’immigration légale supprimées par l’administration Trump, et le troisième prévoit de faciliter la naturalisation des migrants présents depuis de longues années sur le sol américain.

Joe Biden bat des records avec le nombre de décrets qu’il a signés depuis son entrée en fonction. Mais pour que son héritage soit pérenne, il lui faudra faire voter des lois. Un texte sur l’immigration a déjà été transmis au Congrès. Mais les élus n’ont pas commencé à l’examiner, et il faudra le vote de sénateurs républicains pour qu’il soit adopté.

Cette réforme majeure sera pilotée par son ministre de la Sécurité intérieure, Alejandro Mayorkas, dont la nomination a été confirmée ce mardi au Sénat. C’est le premier Américain d’origine hispanique à occuper ce poste.

Alors que les autorités japonaises ont été contraintes de reporter d’un an les Jeux Olympiques d’été initialement prévus à Tokyo en 2020, elles ont profité de ce délai pour demander au président sénégalais Macky Sall s’il accepterait d’allumer la flamme de cette édition désormais calée du 23 juillet au 8 août 2021. Par ce geste, l’Empire du Soleil Levant souhaite mettre le phare sur une démocratie africaine et un partenaire historique.

Deux conseils viennent rejoindre l’équipe de l’ancien président américain, qui venait de perdre cinq de ses membres. En cause, des divergences sur la stratégie à adopter face au procès en destitution qui se profile.

Donald Trump a annoncé dimanche 31 janvier avoir recruté deux nouveaux avocats pour le défendre dans le procès en destitution qui doit démarrer le 9 février. La veille, la presse américaine affirmait que cinq de ses avocats avaient jeté l’éponge après des désaccords sur la façon de procéder pour sa défense. Les «très respectés avocats plaidants» David Schoen et Bruce L. Castor Jr vont désormais diriger son équipe, a indiqué Donald Trump dans un communiqué.

Les forces armées ont arrêté la cheffe de facto du gouvernement birman Aung San Suu Kyi, a indiqué ce lundi 1er février le porte-parole de son parti, la Ligue nationale pour la démocratie (LND). L’armée a dans la foulée annoncé l’état d’urgence dans le pays pour une durée d’un an au terme duquel elle promet de nouvelles élections et un transfert de pouvoir. Aung San Suu Kyi a exhorté la population à « ne pas accepter le coup d’État ».

y a encore peu d’images de cette nuit birmane, et pour cause. Dès 3 heures, heure locale, ce lundi matin, le réseau internet s’effondre : 75 % des niveaux ordinaires, puis c’est le black out, notamment dans la capitale. Les réseaux de téléphonie mobile sont également partiellement interrompus. Le soulèvement militaire a commencé.
La présence de militaires est rapportée dans les rue de Naypyidaw et à Rangoun. Le porte-parole de la Ligne nationale pour la démocratie confirme qu’Aung San Suu kyi et le président birman ont été emmené par l’armée. « Nous avons entendu dire qu’elle est détenue à Naypyidaw. Nous supposons que l’armée est en train d’organiser un coup d’État. »
Le gouverneur de Rangoun, des artistes, des leaders de la société civile et de nombreux politicens de zones à minorités ethniques font également parti de cette importante vague d’arrestations. Parmi eux, le cinéaste Min Htin Ko Ko Gyi interpellé à son domicile à 3h30 ce lundi matin. Il est connu pour ses prises de paroles contre l’armée.
Nouvelles élections après un an d’état d’urgence
Arrêt également des programmes de la radiotélévision nationale du Myanamar avant la lecture d’un communiqué militaire à 8 heure heure locale, affirmant que la Tatmadaw, le nom des forces armées birmanes, dit avoir pris le pouvoir. Les militaires estiment qu’il s’agit d’un coup d’État conbstitutionnel. Ils proclament l’état d’urgence pour un an et installent pour cette période le vice-président U Myint Swe à la tête de l’État. « L’armée remet le pays sous dictature militaire », a fait savoir Aung San Suu Kyi dans un communiqué diffusé par son parti. La dirigeante arretée exhorte la population à « ne pas accepter le coup d’Êtat ».

Quelques heures plus tard, l’armée birmane a promis de nouvelles élections une fois que l’état d’urgence d’un an proclamé à la suite de son coup d’État serait écoulé. « Nous mettrons en place une véritable démocratie multipartite », ont déclaré les militaires dans un communiqué publié sur leur page Facebook, ajoutant que le pouvoir sera transféré après « la tenue d’élections générales libres et équitables ».

Ce lundi matin, seuls ceux qui ont accès à une connexion wi-fi dans certains endroits peuvent encore communiquer avec l’extérieur. Les routes sont bloquées tout autour de Rangoun. Une forte affluence aux distributeurs automatiques de monnaie a provoqué une fermeture des banques, meme si de nombreux et magasins sont encore ouverts.

L’armée dénonce des fraudes
Cette décision est nécessaire pour préserver la « stabilité » de l’État, ont fait savoir les militaires dans leur communiqué. Ils ont accusé la commission électorale de ne pas avoir remédié aux « énormes irrégularités » qui ont eu lieu, selon eux, lors des législatives de novembre, remportées massivement par le parti d’Aung San Suu Kyi.

Ces arrestations et l’instauration de l’état d’urgence sont intervenues quelques heures avant que le Parlement issu des dernières législatives n’entame sa première session depuis les dernières élections.

Les militaires dénoncent depuis plusieurs semaines des fraudes lors des législatives de novembre, remportées massivement par la LND. Sous prétexte de la pandémie de coronavirus, les élections « n’ont pas été libres, ni justes », avait assuré la semaine dernière lors d’une conférence de presse le porte-parole de l’armée, le major général Zaw Min Tun. Les militaires affirment avoir recensé des millions de cas de fraude, dont des milliers d’électeurs centenaires ou mineurs.

Tensions entre civils et militaires
Ces derniers jours, la tension était devenue très forte entre les militaires et le gouvernement civil, rapporte notre ancienne correspondante à Rangoun, Sarah Bakaloglou. Les militaires avaient dans un premier temps évoqué un possible coup d’État lors d’une conférence de presse. Le chef de l’armée, le général Min Aung Hlaing – sans doute l’homme le plus puissant de Birmanie – avait déclaré que la constitution pouvait être « révoquée » dans certaines circonstances.

Plus d’une dizaine d’ambassades, dont celle des États-Unis et la délégation de l’Union Européenne, avaient exhorté ce vendredi la Birmanie à « adhérer aux normes démocratiques », rejoignant l’ONU dans un chœur d’inquiétudes internationales sur un possible coup d’État. « [Nous] nous opposons à toute tentative de modifier le résultat des élections ou d’entraver la transition démocratique en Birmanie », avaient-elles écrit.

Des véhicules blindés circulaient alors dans Rangoun notamment, même si les militaires avaient dit que c’était un contrôle de routine. Des Birmans s’étaient rassemblés en soutien aux militaires dans les rues du centre économique du pays. Par ailleurs, des policiers étaient arrivés en grand nombre dans la capitale Naypidaw où se trouvent Parlement, la dirigeante Aung San Suu Kyi et le président birman.

Ce week-end, les militaires  avaient semblé calmer le jeu, quand ils avaient dit qu’ils protégeraient la Constitution. Les médias avaient alors mal interprété leurs propos.

Washington menace de réagir
Cependant, ces tensions entre le gouvernement civil et les militaires ont été toujours présentes depuis l’arrivée au pouvoir de la Ligue Nationale pour la démocratie. Aung San Suu Kyi souhaitait notamment changer la Constitution qui donne un pouvoir incontournable à l’armée birmane avec trois ministères-clés (l’Intérieur, la Fdéfense et les Frontières) et 25% des sièges garantis au Parlement pour les militaires.

Le parti d’Aung San Suu Kyi, prix Nobel de la paix 1991, très critiquée à l’international pour sa gestion de la crise des musulmans rohingyas mais toujours adulée par une majorité de la population, a remporté une victoire écrasante en novembre. Il s’agissait des deuxièmes élections générales depuis 2011, année de la dissolution de la junte qui a régné pendant un demi-siècle sur le pays.

L’Australie, ainsi que les États-Unis et le Japon, ont appelé l’armée birmane à libérer tous les dirigeants arrêtés. Tokyo demande à l’armée birmane de « rétablir le système politique démocratique » dans le pays. Le Royaume-Uni, mais aussi le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, et le président du Conseil européen Charles Michel ont condamné « fermement » dans un communiqué l’arrestation « illégale » de la prix Nobel de la paix et le coup d’État. De son coté, la Chine appelle les Birmans à « régler leurs différends » dans le cadre de la loi.

Fait rare dans un pays du Golfe, les Émirats arabes unis ont annoncé ce samedi 30 janvier la décision d’ouvrir la voie à la naturalisation de certaines catégories d’étrangers. Une façon de contribuer au « développement et à la prospérité du pays ».

« Nous avons adopté un amendement à la loi pour accorder la citoyenneté des Émirats arabes unis aux investisseurs, aux personnes talentueuses parmi lesquelles les scientifiques, les docteurs, les ingénieurs, les artistes, les écrivains et leurs familles », a déclaré le Premier ministre de la fédération de sept émirats et souverain de Dubaï, cheikh Mohammed ben Rached Al-Maktoum, dans une série de tweets.

C’est une révolution. Cet amendement offre une opportunité rare dans les pays du Golfe tant l’accès à la nationalité des monarchies arabes est limité; Il permet aussi aux naturalisés de garder leur citoyenneté d’origine, a précisé le Premier ministre. Même si les contours de cette mesure ne sont pas encore clairement définis, la nationalité émirienne ne sera toutefois accordée qu‘au compte-gouttes.

L’initiative est destinée à assurer la contribution des citoyens naturalisés au « développement et à la prospérité du pays », a souligné le gouvernement. Aux Émirats, les étrangers constituent autour de 90 % des quelque 10 millions d’habitants du pays et l’économie a durement été touchée par la crise sanitaire.

Toutefois, pas question que ce processus soit accessible à tout le monde, les personnes éligibles à ce dispositif seront triées sur le volet. Le choix sera d’ailleurs confié aux services du gouvernement fédéral, aux cabinets des souverains des sept émirats qui composent la fédération et aux conseils exécutifs locaux. De plus, il faudra remplir des « critères bien définis » en fonction de chaque catégorie professionnelle pour en bénéficier.

Cette initiative est un pas supplémentaire dans la stratégie des Émirats arabes unis pour attirer sur son sol les investisseurs et professionnels avec de fortes compétences. Dernièrement, les mesures d’incitation ont été multipliées, avec notamment l’octroi de permis de séjour de longue durée – jusqu’à 10 ans – pour les spécialistes et les personnes dotées d’un grand savoir-faire.

Après le Sénégal, c’est autour du Rwanda d’occuper la première place africaine en termes de gestion  de la pandémie de Covid-19. Cette fois -ci, c’est l’Institut Lowy Sydney (ILS)  qui décerne la palme à ce pays d’Afrique de l’est.

D’après  une étude publiée jeudi 28 janvier par l’institut, le pays des mille collines se classe 1er en Afrique et 6e  dans le monde avec une moyenne de 80, 8.

L’indice a évalué 98 pays sur la base de 6 critères dont les cas confirmés du nouveau coronavirus, les décès et les dispositifs de dépistage. À l’échelle continentale, le Rwanda est suivie par le Togo (72,8) et  la Tunisie (66,7). Le Mozambique pointe à la 4e place (60,2) devant Malawi (60,2).

Par ailleurs, la palme mondiale revient  à la Nouvelle Zélande (94,4) qui a été élue meilleure élève en matière de gestion de la pandémie. Elle est suivie par le Vietnam (90,8), le Taiwan (86,4), la Thaïlande (84,2) et le Cyprus (83,3). Le Brésil de Jair Bolsonaro  a été élu plus mauvais élève de ce classement avec une moyenne de 4,3.

Commentant  ce rapport, l’institut a  tenu à préciser qu’aucun système politique ne sort vainqueur en termes de gestion de la pandémie. « Certains pays l’ont mieux géré que d’autres, mais la plupart des pays ne se sont distingués que par leurs mauvais résultats », rapporte l’étude.

Pour rappel,  l’Afrique est la région la moins touchée par le cas de coronavirus mais actuellement, le continent fait face à une deuxième vague plus meurtrière. Selon les dernières chiffres, le nombre de cas connaît une évolution spectaculaire sur le continent. Et situation risque de s’aggraver dans la mesure où beaucoup de pays africains ne recevront leurs premières doses de vaccins qu’au mois de mars prochain.

Les Nigérians ont jusqu’au 9 février pour relier leur numéro de carte SIM à un numéro national d’identité, sous peine de voir leur ligne téléphonique suspendue. Plus de 200 millions de personnes doivent donc s’assurer d’avoir un numéro unique d’immatriculation (NIN) s’ils veulent continuer à utiliser leur téléphone. Officiellement, il s’agit de limiter les fraudes et de mieux planifier certaines politiques budgétaires. Mais la tâche est aussi chaotique que titanesque dans le pays le plus peuplé d’Afrique, surtout en aussi peu de temps.

En pleine deuxième vague de la pandémie de coronavirus, ils sont des milliers à se presser dans les centres d’enregistrement pour obtenir un NIN, un numéro national d’identité.

Il y a environ 1 000 bureau d’enregistrement sur le territoire nigérian – où près de 100 millions de personnes ne seraient pas correctement enregistrées.

Pour pousser la population à faire ces démarches, le gouvernement fédéral prévoit de suspendre toutes les lignes téléphoniques qui ne serait pas reliée à un numéro NIN d’ici début février.

Manuel raconte l’inquiétude des Nigérians : « Sans téléphone on ne peut rien faire. Et maintenant, si vous perdez votre téléphone, ce n’est plus possible d’obtenir une nouvelle carte SIM sans un numéro d’identité. Les gens sont inquiets, donc ils doivent bien essayer de s’enregistrer. »

En début de semaine, les opérateurs téléphoniques avaient reçu moins de 50 millions de numéro d’identification national selon la commission nigériane des communications, alors que le pays compte plus de 200 millions de cartes SIM actives.

La collecte et la gestion de ces données pose question, estime Fabian. « Il y a des gens qui ne sont pas enregistrés à la banque, beaucoup qui n’ont pas de numéro d’identité… et pourtant ils sont Nigérians. Donc je suppose que le gouvernement veut collecter un maximum de données sur ses citoyens. »

Les autorités nigérianes ont confirmé que les ressortissants étrangers étaient également concernés par ces mesures.