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INTERNATIONAL

La Banque mondiale a approuvé aujourd’hui un financement supplémentaire de 5 millions de dollars de l’Association internationale de développement (IDA) afin d’assurer au petit État insulaire de Cabo Verde un accès abordable et équitable aux vaccins contre la COVID-19. Il s’agit de la première opération financée par la Banque mondiale en Afrique pour soutenir les plans de vaccination nationaux anti-COVID et contribuer à l’achat et la distribution de vaccins conformément au mécanisme COVAX.

Ce financement supplémentaire permettra aux autorités caboverdiennes d’acheter et de distribuer plus de 400 000 doses de vaccin, ainsi que des équipements de protection individuelle, notamment des masques, et d’autres fournitures médicales essentielles pour garantir une campagne de vaccination efficace. Le projet financera également des équipements pour la chaîne du froid et le transport des vaccins et il s’attachera à améliorer les infrastructures sanitaires dans le but de rouvrir le pays au tourisme. Il s’inscrit dans la continuité de l’aide apportée dans le cadre du projet d’intervention d’urgence COVID-19 à Cabo Verde (a).

« Alors qu’une deuxième vague de coronavirus touche durement les populations et les économies africaines, entraînant la fermeture des écoles et des entreprises, nous intensifions nos efforts pour aider les pays à acheter et à distribuer des vaccins, des tests et des traitements, et à renforcer leurs systèmes de vaccination, explique Ousmane Diagana, vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique de l’Ouest et centrale. Cabo Verde a une longue expérience des campagnes de vaccination et est bien préparé pour commencer à vacciner ce mois-ci. Il s’agit d’une étape cruciale pour assurer l’avenir de la population du pays, rétablir l’emploi et relancer une industrie du tourisme frappée de plein fouet par la pandémie. »

La crise de la COVID a ébranlé l’économie caboverdienne, dont le PIB devrait enregistrer une contraction de 11 % en 2020. Dans ce petit État insulaire situé au large de l’Afrique de l’Ouest, les arrivées de touristes ont chuté de 70 % en 2020, le chômage a atteint près de 20 % et le taux de pauvreté a plus que doublé, passant de 20 % à 45 %. Si les deux tiers des décès surviennent chez les plus de 65 ans, les jeunes actifs sont les plus touchés économiquement par le virus.

« Après plusieurs mois de travail intensif et d’étroite collaboration, nous sommes très heureux que la Banque mondiale ait approuvé ce financement supplémentaire pour aider Cabo Verde à acheter et à distribuer des vaccins contre le virus de la COVID-19 », souligne le vice-Premier ministre et ministre des Finances Olavo Avelino Garcia Correia. « Ce financement vient compléter les mesures de grande envergure que le Cabo Verde a rapidement mises en place dès le début de la pandémie. À présent, nous avons hâte de vacciner la population au plus vite afin de pouvoir relancer la croissance économique en mettant l’accent sur la diversification et la résilience. »

Dans la perspective du plan de vaccination national contre la COVID-19, les autorités de Cabo Verde ont réalisé, avec l’aide de la Banque mondiale, de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et du Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF), une évaluation de l’état de préparation du pays au déploiement des vaccins. Cet exercice a montré que les préparatifs étaient bien engagés, que le cadre juridique et le processus d’identification de la population cible étaient en place, et que Cabo Verde pouvait désormais bénéficier de la garantie de marché du mécanisme COVAX afin de procéder à l’achat de vaccins.

Face à la pandémie, le Groupe de la Banque mondiale a réagi rapidement pour venir en aide à Cabo Verde, en concentrant son action sur trois axes : sauver des vies, protéger les pauvres et mieux reconstruire. Sur le plan sanitaire, une opération d’urgence de 5 millions de dollars et un don supplémentaire de 940 000 dollars par le biais du Mécanisme de financement d’urgence en cas de pandémie (PEF) ont permis au pays d’acquérir des équipements médicaux essentiels. En outre, l’activation d’une option de tirage différé en cas de catastrophe (Cat DDO), d’un montant de 10 millions de dollars, a aidé à combler le déficit de financement budgétaire dû au choc économique et aux mesures sanitaires.
Pour protéger les plus vulnérables, une enveloppe de 3 millions de dollars a été réaffectée dans le cadre du Projet d’inclusion sociale et un financement supplémentaire de 10 millions de dollars a été approuvé afin d’étendre le versement d’allocations monétaires d’urgence à davantage de ménages en difficulté.

Le Projet pour l’amélioration de l’éducation et le développement des compétences a également permis d’acheter des tablettes et des téléviseurs pour faciliter l’apprentissage à distance pendant le confinement.
Concernant la relance de l’économie, un financement supplémentaire par le biais du Projet d’accès au financement pour les micro, petites et moyennes entreprises aide les PME à accéder au crédit pour faire face aux conséquences de la pandémie. Un montant supplémentaire de 25 millions de dollars a également été récemment approuvé pour renforcer la résilience budgétaire et réformer les entreprises publiques.

La Banque mondiale, l’une des principales sources de financements et de connaissances pour les économies en développement, prend des mesures rapides et de grande envergure en vue d’aider ces pays à faire face aux conséquences de la COVID-19 sur le plan sanitaire, social et économique. Une enveloppe de 12 milliards de dollars est notamment destinée à aider les pays à revenu faible et intermédiaire à assurer l’achat et la distribution de vaccins, de tests et de traitements contre la COVID-19 et à renforcer leurs systèmes de vaccination. Elle s’inscrit dans le cadre plus large de la réponse mobilisée par le Groupe de la Banque mondiale face à la pandémie, qui aide actuellement plus de 100 pays à renforcer leurs systèmes de santé, protéger les ménages les plus pauvres et installer les conditions propices à la préservation des moyens de subsistance et de l’emploi pour les populations les plus durement touchées.

L’Assemblée des 123 États parties à la Cour pénale internationale doit élire ce vendredi son futur procureur. Fatou Bensouda quittera ses fonctions le 15 juin, après un mandat de neuf ans. Son successeur devra recueillir les voix de 62 Etats pour prendre à son tour les commandes de l’accusation. Quatre candidats sont en lice pour cette question.

Le futur procureur de la CPI devra diriger un bureau de plus de 300 personnes et un budget de 50 millions d’euros. Sur son bureau, le vainqueur trouvera des enquêtes pour crimes contre l’humanité et crimes de guerre ouvertes dans 13 pays. 

La campagne ouverte il y a 18 mois, aura été émaillée de rebondissements, de tractations et de coups bas. Parmi les rescapés de cette course, on trouve le favori, Karim Khan, qui est l’actuel chef de l’enquête de l’ONU sur les crimes de l’État islamique, basée en Irak. Charismatique, passionné, le britannique a été notamment l’avocat de plusieurs accusés devant la CPI et le tribunal pour l’ex-Yougoslavie, où il avait démarré au bureau du procureur. 

En deuxième position, on retrouve Fergal Gaynor. L’Irlandais a été l’avocat des victimes dans l’affaire Kenyatta devant la CPI et il représente d’autres victimes dans les affaires Afghanistan et Palestine. 

Deux autres candidats, soutenus par une petite poignée d’États, sont en lice. L’Espagnol Carlos Castresana, est l’ex-patron de la Commission contre l’impunité au Guatemala et l’Italien Francesco Lo Voï, l’actuel procureur général de Palerme. 

Le futur procureur de la CPI aurait dû être élu par consensus. Mais lundi 8 février, à 15 minutes de la désignation de Karim Khan, l’Espagne a rompu la difficile entente sans que l’on sache très bien s’il s’agissait d’un ultime élan d’orgueil pour sauver son propre candidat ou d’une dernière manœuvre dans cette élection très disputée. 

Le taux d’inflation dans la zone de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA  a enregistré une légère baisse de 0,2 point de pourcentage au terme du mois de décembre 2020 comparé au mois précédent, selon les données de la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO).

Ce taux d’inflation est en effet ressorti, en glissement annuel, à 2,3% à fin décembre 2020, après une réalisation de 2,5% au mois de novembre 2020.

Selon les services de la Banque Centrale, « la décélération du rythme de progression des prix est essentiellement imprimée par la composante Alimentation, dont la contribution à l’inflation totale est passée de 2,0 points de pourcentage en novembre 2020 à 1,9 point de pourcentage en décembre 2020, en lien avec l’amélioration de l’offre de céréales, de légumes ainsi que de tubercules et plantains dans la plupart des pays de l’Union ».

Par ailleurs, la composante  Logement, dont la contribution a diminué de 0,1 point de pourcentage, en rapport avec la baisse des prix du charbon de bois, a également contribué au ralentissement de la progression des prix au cours de la période sous revue.

 

 

Après analyse d’un échantillon de sang d’une femme décédée début février, les autorités sanitaires de la RD Congo ont annoncé, dimanche, le retour du virus Ebola dans l’est du pays. L’Organisation mondiale de la santé a dépêché une équipe d’épidémiologistes sur place.

Déjà confrontée à la pandémie de Covid-19, la République démocratique du Congo doit désormais faire face au retour du virus Ebola. Les autorités ont en effet annoncé, dimanche 7 février, la « résurgence » du virus dans l’est du pays, après la mort d’une femme, trois mois après la déclaration de la fin d’une épidémie précédente.

Il y a une « résurgence du virus d’Ebola dans l’est de la RDC, a déclaré le ministre congolais de la Santé ,Eteni Longondo, à la télévision d’État, la RTNC.

Il a précisé que cet « autre épisode de la maladie à virus Ebola » avait été localisé dans la zone de santé de Biena, dans le Nord-Kivu (Est).

« Il s’agit d’une cultivatrice, épouse d’un survivant de la maladie à virus Ebola, ayant présenté en date du 1er février, les signes typiques de cette maladie », très contagieuse, a ajouté le ministre. Décédée le 3 février, l’analyse de l’échantillon de son sang prélevé avant sa mort a abouti à un résultat positif au virus Ebola, a indiqué le ministère de la Santé dans un communiqué.

Le village de Biena se trouve sur le territoire de Butembo où « des épidémiologistes de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) sont en train d’enquêter sur place » et où « plus de 70 contacts ont été identifiés », écrit le bureau Afrique de l’Organisation mondiale de la santé dans un communiqué, daté dimanche, de Brazzaville.

« La désinfection des sites visités par le patient est également en cours », ajoute l’OMS soulignant que Butembo « était l’un des épicentres de la précédente épidémie d’Ebola dans l’est de la RD Congo » et qu’il « n’est pas rare que des cas sporadiques surviennent après une épidémie majeure ».

Ce nouveau cas a été enregistré après l’annonce, le 18 novembre 2020, de la fin officielle de la onzième épidémie de la maladie à virus Ebola dans la province de l’Équateur, dans le nord-ouest, qui a causé le mort de 55 personnes sur 130 cas recensés.

C’est le 16 octobre 2020 que le dernier malade d’Ebola avait été déclaré guéri dans cette province congolaise.

Risque « permanent » 

Dimanche, le ministre Eteni n’a pas déclaré la douzième épidémie d’Ebola. Mais, il avait prévenu mi-novembre que « le risque élevé de résurgence (de la maladie à virus Ebola) reste permanent » en RD Congo.

La dixième épidémie d’Ebola, la plus meurtrière dans le pays, a été déclarée le 1er août 2018 dans l’Est. Sa fin a été officiellement déclarée le 25 juin 2020 : « Il y avait 3 481 cas, 2 299 décès et 1 162 survivants », selon des chiffres de l’OMS.

Pour enrayer cette 10e épidémie, la RD Congo avait eu recours, pour la première fois, à la vaccination sur plus de 320 000 personnes dans cette zone instable, avec deux vaccins de deux laboratoires différents (Merck et Johnson&Johnson).

La même stratégie avait été utilisée pour venir à bout de la 11e épidémie qui s’était déclarée dans une région difficile d’accès de la province de l’Équateur, dans le nord-est.

Le résumé de la semaineFrance 24 vous propose de revenir sur les actualités qui ont marqué la semaine

Identifié en 1976 par Peter Piot et une équipe internationale dont le professeur congolais Muyembe, le virus Ebola se transmet à l’homme par des animaux infectés.

La transmission humaine se fait par les liquides corporels, avec pour principaux symptômes des fièvres, vomissements, saignements, diarrhées.

Depuis la grande épidémie de 2013-2016 en Afrique de l’Ouest (11 000 morts), et l’exportation de quelques cas en Occident via des humanitaires, l’OMS redoute à chaque résurgence d’Ebola une propagation du virus dans le monde. L’agence onusienne avait d’ailleurs élevé la précédente épidémie dans l’est au rang d’urgence sanitaire internationale.

La RD Congo fait aussi face à l’épidémie de Covid-19 avec 23 599 cas et 681 décès.

Le Maroc a remporté la finale de la sixième édition du Championnat d’Afrique des Nations face au Mali (2-0). Une victoire qui clôt une compétition âprement disputée qui avait démarré le 17 janvier dernier.

La cinquième édition du Championnat d’Afrique des Nations (CHAN 2020), qui s’est terminée ce dimanche 7 février par une victoire du Maroc face au Mali, était un peu un tour de chauffe pour le Cameroun, qui se prépare à accueillir la CAN 2022.

Le Maroc a remporté pour la deuxième fois l’édition 2020 du CHAN (la deuxième fois de suite également), qui se jouait au Cameroun en battant  2-0 le Mali, réduit à dix en fin de match, en finale dimanche à Douala grâce notamment aux buts de Sofiane Bouftini (69′) et Ayoub El Kaabi (79′).

Le chef de l’État tchadien Idriss Déby Itno a été investi par son parti candidat à un sixième mandat, en vue de l’élection présidentielle du 11 avril.

Au pouvoir depuis 30 ans, le chef de l’État tchadien Idriss Déby Itno a été investi sans surprise, samedi 6 février, par son parti candidat à l’élection présidentielle du 11 avril, pour laquelle il fait figure de grandissime favori pour obtenir un sixième mandat à la tête du pays.

Idriss Déby Itno, âgé de 68 ans, dirige le Tchad d’une main de fer, mais il est largement soutenu par la communauté internationale, qui voit en lui un allié essentiel dans la lutte contre les jihadistes et un élément stabilisateur dans la région, alors que son pays est entouré d’États aussi faillis que la Libye, la Centrafrique ou le Soudan.

L’armée tchadienne fournit aux Casques bleus de l’ONU au Mali l’un de leurs principaux contingents et passe pour la plus aguerrie des participants à la force conjointe du G5 Sahel (Mauritanie, Mali, Burkina Faso, Niger et Tchad).

« Si l’émotion d’être investi candidat à une élection présidentielle est toujours forte, celle que je ressens aujourd’hui a une portée plus grandiose », a déclaré Idriss Déby Itno, devant les militants de son parti, le Mouvement patriotique du salut (MPS).

« Permettez-moi, mes frères et sœurs, de vous dire que c’est après une mûre et profonde introspection, que j’ai décidé de répondre favorablement à cet appel, cet appel du peuple », a-t-il poursuivi, après été désigné candidat par acclamation par les membres de son parti.

Des manifestations de l’opposition

L’opposition a appelé samedi à des manifestations pour réclamer plus de justice sociale et l’alternance politique, qui ont été interdites par les autorités, au motif qu’elles risquent « d’engendrer des troubles à l’ordre public ».

Arrivé au pouvoir par les armes en 1990 en renversant Hissène Habré, avec le soutien de la France, Idriss Déby est élu président à la suite de la première élection pluraliste en 1996 en recueillant 69 % des voix au second tour. Réélu depuis toujours au premier tour, le président tchadien est accusé de fraudes électorales par l’opposition.

Durant son discours d’investiture, il a déclaré vouloir « endiguer le terrorisme et l’insécurité en vue de permettre à notre pays de poursuivre sa marche sur la voie de l’émergence ».  

Face à lui, douze responsables de partis politiques de l’opposition ont scellé mardi « une alliance électorale » pour présenter un candidat unique à l’élection présidentielle.

« Il ne s’agit ni d’une fusion, ni d’un regroupement de partis, ni d’une coalition de partis, mais d’une alliance électorale dénommée Alliance Victoire. En adhérant à ce manifeste, chaque parti signataire renonce à présenter à titre individuel un candidat à la présidentielle », ont déclaré les douze signataires, parmi lesquels Saleh Kebzabo et Mahamat Ahmat Alabo, deux ténors de l’opposition. Saleh Kebzabo était arrivé en deuxième position de l’élection présidentielle en 2016, recueillant 12,8 % des voix.

Ce manifeste ne donne de détails ni sur la date, ni sur le nom du candidat qui sera choisi pour représenter l’opposition. Les candidatures pour l’élection présidentielle doivent être déposées entre le 13 et 26 février.

Certains partis n’ont, pour l’heure, pas rejoint l’alliance, notamment le mouvement de Laokein Kourayo Medar, arrivé en troisième position en 2016, tout comme Les Transformateurs de l’opposant Succès Masra.

Déjà favorite pour prendre la tête de l’Organisation mondiale du commerce, Ngozi Okonjo-Iweala est désormais la seule candidate, suite au retrait de la ministre sud-coréenne Yoo Myung-hee. Seule l’administration de Donald Trump s’était, jusqu’à présent, ouvertement opposée à la candidature de la Nigériane.
Elle navigue désormais seule en tête. La Nigériane Ngozi Okonjo-Iweala pourrait devenir la première directrice générale de l’Organisation mondiale du commerce, à condition toutefois que la nouvelle administration Biden lui donne sa bénédiction.

La seule autre candidate à ce poste restant encore en lice, la ministre sud-coréenne du Commerce Yoo Myung-hee, a officiellement renoncé, vendredi 5 février, à briguer ce mandat. 

Mme Yoo a consulté les États-Unis, qui sous Donald Trump étaient son principal soutien, et d’autres capitales et « décidé de renoncer à sa candidature », a précisé le ministère sud-coréen du Commerce dans un communiqué.  

La candidate nigériane « ne sera pas automatiquement désignée. Le choix exige un consensus, qui en pratique veut dire que les États-Unis adhèrent au consensus », a toutefois tempéré un diplomate européen en charge du commerce à Genève à l’AFP, tout en expliquant que le retrait de la candidate coréenne laissait entendre que c’est exactement ce qui est en train de se passer. 

D’autant que Mme Yoo a souligné ses échanges avec Washington dans le communiqué annonçant sa décision. 

Le processus de désignation d’un successeur au Brésilien Roberto Azevedo, parti un an avant la fin de son mandat pour raisons familiales, est dans une impasse depuis l’automne. 

Le comité chargé de la succession avait annoncé, le 28 octobre, que la candidate la mieux placée pour faire l’objet d’un consensus était la Nigériane, qui se fait appeler Dr Ngozi. 

Barrage des États-Unis 

En plus d’être la première femme à la tête de l’OMC, elle serait la première directrice générale originaire d’Afrique. Mais les États-Unis, sous la présidence de Donald Trump, lui ont barré la route, soutenant Mme Yoo, première femme à avoir été ministre du Commerce dans son pays, en arguant du fait qu’elle avait 25 ans d’expérience dans le domaine. 

La position de l’ex-administration Trump a poussé le processus dans l’impasse. La docteure Ngozi Okonjo-Iweala n’a pas crié victoire. Elle a indiqué attendre la fin du processus de sélection soulignant que « l’OMC doit tourner son attention vers la pandémie de Covid-19 et la reprise économique mondiale », a indiqué sa porte-parole. 

Un diplomate européen s’est réjoui de la nouvelle. « Nous saluons l’esprit de responsabilité de cette décision. C’est une heureuse nouvelle pour le multilatéralisme. Plus rien ne s’oppose à ce que les membres désignent très rapidement la candidate nigériane, la docteur Ngozi Okonjo-Iweala qui a remporté le processus de sélection », a-t-il indiqué à l’AFP. 

 « Avec l’impulsion de sa nouvelle directrice générale, l’OMC pourra envisager ses négociations sur les subventions à la pêche et préparer sa 12e conférence ministérielle en 2021 », a-t-il souligné. 

Crise économique et guerre commerciale  

Et de fait les dossiers ne manquent pas pour tirer l’OMC de sa crise quasi existentielle. Le prochain chef de l’institution devra affronter la crise économique, mais aussi la crise de confiance dans le multilatéralisme et dans le bien-fondé de la libéralisation du commerce mondial, le tout sur fond de guerre commerciale entre les deux premières puissances économiques, la Chine et les États-Unis. 

À la mi-octobre, Ngozi Okonjo-Iweala avait indiqué vouloir se donner deux priorités pour montrer que l’OMC est indispensable. 

Elle souhaite pouvoir présenter, à la prochaine Conférence ministérielle de l’organisation, un accord sur les subventions à la pêche – qui est pour l’heure au point mort – pour démontrer que l’OMC peut encore produire des avancées multilatérales. L’autre priorité c’est de rebâtir l’organe de règlement des différends – le tribunal de l’OMC – qui a été torpillé par l’administration Trump et est en état de mort cérébrale. « Je suis la candidate de la réforme », avait-elle alors affirmé. 

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Pour l’heure, l’administration de Joe Biden n’a pas dit si elle soutiendra la candidature de la nigériane et la future représentante au commerce, Katherine Tai, n’a été ni auditionnée ni confirmée par le Congrès américain pour pouvoir prendre les rênes de la politique commerciale internationale des États-Unis. 

Le porte-parole de l’OMC, Keith Rockwell, a dit pour sa part que « la Corée du sud n’a pas encore indiqué ce qu’elle allait faire en termes de soutien à Mme Ngozi ». 

L’OMC a une réunion prévue le 1er et le 2 mars de son Conseil général, mais le porte-parole a souligné que ce calendrier pouvait être accéléré si besoin. 

Avec AFP 

George Weah Junior, fils de l’actuel président du Libéria, a été interpellé mardi 2 février en France par les forces de l’ordre pour tapage nocturne. Il festoyait avec des amis sans considération pour les mesures sanitaires et le couvre-feu de 18h à 6h du matin, actuellement en vigueur.

Une ambiance de boîte de nuit: la musique au maximum des décibels, des cris, des rires, un stroboscope, des fêtards ivres. Et le matin, des cadavres de bouteilles de champagne sur les trottoirs. Des scènes devenues habituelles pour les habitants de Saint-Germain-en Laye en région parisienne.

Depuis le premier confinement, George Weah Junior organise des soirées clandestines très régulièrement dans son appartement sans se soucier des mesures de distanciation physique. Avec beaucoup de monde sur sa terrasse de 50 m², on peut imaginer que cela fait du bruit et agace ceux qui respectent le couvre-feu. C’est d’ailleurs pour tapage nocturne que la police a débarqué et comme à son habitude George Weah Junior s’est défendu : il estime avoir le droit de faire ce qui lui plaît quitte à payer régulièrement des amendes pour non respect des gestes barrières.

Mais surtout, il n’hésite pas à brandir son passeport diplomatique devant les forces de l’ordre. Sauf que cette fois, l’homme est interpellé et même arrêté pour « outrage » et « rébellion ». Il est convoqué ce jeudi 4 février au commissariat. La justice devra vérifier l’étendue de son immunité diplomatique.

Une première pour la justice internationale. La Cour pénale internationale (CPI) a jugé coupable jeudi 4 février Dominic Ongwen, pour des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité commis en Ouganda. Il s’agit du premier jugement d’un ancien enfant-soldat devenu commandant, dans son cas du groupe rebelle ougandais l’Armée de résistance du Seigneur (LRA), qui a massacré plus de 100 000 personnes et enlevé 60 000 enfants dans quatre pays africains.

À 45 ans, Dominic Ongwen a été reconnu coupable de 61 chefs d’accusation, dont celui de grossesse forcée qui n’avait jusqu’à présent jamais été prononcé par la CPI.

« Sa culpabilité a été établie au-delà de tout doute raisonnable », a déclaré le président de la cour, Bertram Schmitt, prononçant le verdict à l’encontre de Dominic Ongwen, qui était au total visé par 70 chefs d’accusation, parmi lesquels ceux de meurtre, de viol, d’esclavage sexuel et de conscription d’enfants-soldats.

Surnommé la « fourmi blanche », il était jugé pour son implication dans une série de massacres perpétrés dans les années 2000 par le groupe baptisé l’Armée de résistance du Seigneur (LRA), qui a mené une guerre brutale en Ouganda et dans trois autres pays afin d’établir un État basé sur les dix commandements de la Bible.

Dominic Ongwen a nié ces accusations « au nom de Dieu », et ses avocats avaient plaidé l’acquittement, soulignant qu’il avait lui-même été victime de la brutalité du groupe rebelle, dès son plus jeune âge.

Ce procès, qui a duré cinq ans, est unique car c’est la première fois que comparaissait une personne à la fois victime et auteure présumé de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité : Dominic Ongwen a été enlevé enfant par la LRA alors qu’il se rendait à l’école.

« La chambre est consciente qu’il a beaucoup souffert », a déclaré le juge Schmitt. « Cependant, il s’agit dans cette affaire de crimes commis par Dominic Ongwen en tant qu’adulte responsable et commandant de l’Armée de résistance du Seigneur. »

Commandant « féroce » et « enthousiaste »

Fondée il y a trois décennies par Joseph Kony, un ancien enfant de chœur catholique devenu prophète autoproclamé, la LRA a lancé une rébellion sanglante contre le président Yoweri Museveni dans le nord de l’Ouganda.

Selon l’ONU, les rebelles ont massacré plus de 100 000 personnes et enlevé 60 000 enfants lors de violences qui se sont étendues à trois autres pays africains : le Soudan, la République démocratique du Congo et la République centrafricaine.

Ce procès marque « une étape importante car c’est la première et la seule fois qu’une affaire de la LRA est jugée dans le monde », a déclaré Elise Keppler, directrice adjointe du programme Justice internationale de l’ONG Human Rights Watch.

Selon les procureurs, Dominic Ongwen a été un commandant « féroce » et « enthousiaste » de la LRA. Il était chargé de la brigade Sinia de Joseph Kony, qui a notamment enlevé des jeunes filles et des femmes réduites à l’état de domestiques et d’esclaves sexuelles.

Il était accusé notamment de massacres dans les camps de réfugiés de Lukodi, de Pajule, d’Odek et d’Abok, en Ouganda.

À l’ouverture du procès, l’accusation avait montré des vidéos tournées après une attaque de la LRA contre le camp de Lukodi, montrant des enfants éventrés et les corps calcinés de bébés enterrés à la hâte.

Que « rien ne soit laissé en vie », ordonnait-il à ses troupes

Lors d’une autre attaque contre le camp de réfugiés d’Odek en 2004, Dominic Ongwen a ordonné à ses troupes que « rien ne soit laissé en vie », ont déclaré les procureurs, citant des messages radios.