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INTERNATIONAL

 

L’ambassadeur d’Italie en République démocratique du Congo, Luca Attanasio, a été tué ce lundi 22 fevrier lors d’une attaque contre un convoi de l’ONU près de la ville de Goma. L’information a été confirmée par le ministère italien des Affaires.

L’ambassadeur est mort de ses blessures. La cible de l’attaque serait l’enlèvement du personnel de l’ONU. Selon les médias italiens, l’attaque a eu lieu vers 8h00 GMT près de la ville de Kaniamahoro. Le garde du corps ainsi que le chauffeur de l’ambassadeur y ont aussi perdu la vie.


L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) déploie des équipes d’experts pour appuyer les autorités nationales dans leurs efforts visant à accélérer la riposte et à éviter des infections à grande échelle, contre les nouvelles épidémies d’Ebola en Guinée et en République démocratique du Congo (RDC),

« Nous sommes à pied d’œuvre et nous passons rapidement à la vitesse supérieure pour devancer le virus. Avec les experts et les fournitures d’urgence déjà sur le terrain, la riposte est en bonne voie », a déclaré Dr Matshidiso Moeti, directrice régionale de l’OMS pour l’Afrique, lors d’une conférence de presse virtuelle. « Notre action collective et rapide est cruciale pour éviter la propagation incontrôlée du virus Ebola dans le contexte de la pandémie de COVID-19, qui a déjà mis les travailleurs et les structures de santé à rude épreuve. »

En Guinée, un vol humanitaire est arrivé le 15 février à N’Zérékoré avec 700 kilos de matériel médical offerts par l’OMS et ses partenaires. Un lot de plus de 11 000 doses du vaccin contre Ebola devrait arriver en Guinée ce week-end. De plus, plus de 8 500 doses seront expédiées des États-Unis pour un total de 20 000 doses. La vaccination devrait commencer peu après. Une équipe de vaccination de 30 personnes a déjà été mobilisée sur place et est prête à se déployer dès la réception des vaccins.

Dans le même temps, en RDC, quatre cas d’Ebola ont été confirmés jusqu’à présent, dont deux décès présentant un lien épidémiologique. L’OMS dispose d’une vingtaine d’experts sur le terrain, qui soutiennent les autorités sanitaires nationales et provinciales. 8000 doses de vaccins étaient encore disponibles dans le pays à la fin de la 11ème épidémie d’Ebola. La vaccination des personnes à haut risque a été officiellement lancée à Butembo, l’épicentre de l’épidémie, le 15 février. À ce jour, près de 70 personnes ont été vaccinées. Le déploiement rapide des vaccins témoigne de l’énorme capacité locale mise en place par l’OMS et ses partenaires lors des précédentes épidémies.

D’une manière générale, l’OMS a débloqué 1,25 million de dollars US pour soutenir la réponse en Guinée et pour renforcer la préparation à la lutte contre la maladie à virus Ebola dans les pays voisins : en Côte d’Ivoire, en Guinée-Bissau, au Liberia, au Mali, au Sénégal et en Sierra Leone. En outre, le Fonds central d’intervention des Nations Unies pour les urgences humanitaires a débloqué 15 millions de dollars US pour soutenir la réponse en Guinée et en République démocratique du Congo ainsi que la préparation dans les pays voisins.

L’épicentre de l’épidémie d’Ebola en Guinée étant une zone frontalière, les pays de la sous-région dont le Sénégal, sont en état d’alerte élevé et renforcent les mesures de santé publique et la surveillance dans les villes et communautés frontalières afin de détecter rapidement les éventuelles infections transfrontalières et d’y répondre.

La réponse en cours en Guinée et la préparation des pays voisins s’appuient sur l’expérience acquise lors de l’épidémie d’Ebola de 2014-2016 en Afrique de l’Ouest. L’OMS et ses partenaires avaient collaboré avec les équipes nationales pour renforcer les capacités dans tous les domaines essentiels de la surveillance et de la riposte.

L’épidémie d’Ebola en Afrique de l’Ouest avait commencé en Guinée et s’était propagée au-delà des frontières terrestres vers le Liberia et la Sierra Leone. Lorsqu’elle a finalement été maîtrisée, 28 000 cas et 11 000 décès avaient été enregistrés, ce qui en fait l’épidémie la plus meurtrière depuis que le virus a été détecté pour la première fois en 1976, avant la détection de la Covid-19. L’Afrique a franchi la barre des 100 mille morts.

La maladie à virus Ebola est une maladie virale grave et aiguë, extrêmement mortelle. Elle se caractérise par l’apparition soudaine de fièvre, une faiblesse intense, des douleurs musculaires, des maux de tête, des nausées et des maux de gorge. Elle peut être suivie de vomissements, de diarrhées, d’une altération des fonctions rénales et hépatiques et, dans certains cas, d’hémorragies internes et externes.

Le Fonds monétaire international (FMI) dresse la liste des 25 pays au PIB par habitant le plus faible.

La majorité des 25 pays les plus pauvres du monde se trouvent en Afrique. Ces économies totalisent un produit intérieur brut (PIB) de 401 milliards de dollars, d’après les dernières estimations du FMI, moins que le PIB d’Israël (409 milliards de dollars). Ces pays, les plus pauvres de la planète, affichent un PIB par habitant moyen de 633 dollars. A titre de comparaison, le PIB par habitant de la France s’élève à 44 770 dollars en 2021.

Sur les 25 pays, 21 sont africains et 4 hors Afrique (Afghanistan, Yemen, Haïti et Tadjikistan). En trio de tête, figurent le Burundi 1er du classement ( pays le plus pauvreau monde), avec un PIB par tête de 267 dollars en 2021 (+1,1% par rapport à 2020), le Sud Soudan au 2e rang avec un PIB par tête de 323 dollars (+6,6% sur un an) et le Malawi au 3e rang avec un PIB de 397 dollars par habitant, attendu en recul de 0,5% par rapport à 2020. A l’opposé de l’échelle, le Burkina Faso et le Tadjikistan (851 dollars par habitant), l’Ethiopie (918 dollars par habitant) et l’Ouganda (971 dollars par tête) ferment la marche.

Les 25 pays au plus faible PIB par habitant en 2021

Pays PIB/habitant en dollars en 2021 Evolution en 2020-2021

1- Burundi 267 +1,1%

2- Sud Soudan 323 +6,6%

3- Malawi 397 -0,50%

4- Mozambique 431 -5,3%

5- Sierra Leone 471 -9,1%

6- RD Congo 478 +4,6%

7- Afghanistan 506 +1,4%

8- Zimbabwe 516 -44%

9- Centrafrique 522 +8,8%

10- Madagascar 554 +7,6%

11- Niger 567 +5,8%

12- Yemen 573 -11,2%

13- Erythrée 632 +8,0%

14- Liberia 646 -1,2%

15- Haïti 697 -4,8%

16- Tchad 710 +10,9%

17- Soudan 714 -2,9%

18- Togo 759 +10,0%

19- Gambie 809 +8,4%

20- Rwanda 820 -0,4%

21- Guinée-Bissau 843 +9,9%

22- Burkina Faso 851 +10,7%

22- ex-Tadjikistan 851 +2,0%

24- Ethiopie 918 -5,7%

25- Ouganda 971 +6,1%

 

Les 12 pays devant prendre part à la Coupe d’Afrique des nations U17 prévue du 13 au 31 mars au Maroc sont désormais dévoilés avec les qualifications du Cameroun et du Congo, nous renseigne l’APS.

 

Selon un courrier de la Confédération africaine de football envoyé aux pays membres de la zone UNIFFAC (Union des fédérations de football de l’Afrique centrale), il a été décidé que le Cameroun et la République du Congo représenteront la région lors de la CAN du mois prochain au Maroc.

 

Ces deux pays sont champion et vice-champion de la zone du tournoi de qualification de la CAN 2019.

Les raisons avancées pour faire ce choix sont ’’l’absence d’un pays hôte ayant soumis une lettre de garantie du gouvernement pour organiser le tournoi, l’absence d’une machine IRM dans la plupart des pays de la zone, des restrictions de la pandémie de la Covid-19, le temps restreint pour trouver un pays hôte après le désistement des pays initialement proposés (Guinée Equatoriale, Gabon et Cameroun’’.

 

Outre le pays hôte, le Maroc et les deux représentants de l’Afrique centrale que sont le Cameroun et le Congo, on trouve l’Algérie pour la zone nord, le Nigeria et la Côte d’Ivoire pour la zone ouest B de l’Union des fédérations ouest-africaines (UFOA), la Tanzanie et l’Ouganda pour la zone CECAFA (Afrique de l’est).

 

Le tirage au sort de la CAN U17 2021 aura lieu ce mercredi au Maroc avec le Cameroun détenteur du trophée joué en Tanzanie en mars 2019.

 

L’actuel vice-président de la Banque mondiale pour les Infrastructures a été choisi pour succéder au Français Philippe Le Houérou à la tête de l’IFC, filiale de la Banque mondiale dédiée au secteur privé. Selon le site de Jeune Afrique et celui de la Banque mondiale, visités par Emedia.sn, le comité de sélection, présidé par l’Indonésienne Mari Pangestu, et chargé d’évaluer les candidats pour prendre les rênes de l’IFC, a rendu son verdict et le choix a été porté sur le Sénégalais Makhtar Diop, un économiste et homme politique né en juin 1960 à Dakar.

Il a exercé les fonctions de ministre de l’Économie et des Finances dans le second gouvernement de Moustapha Niasse, sous la présidence d’Abdoulaye Wade, au début des années 2000.

Makhtar Diop est vice-président de la Banque mondiale pour les Infrastructures depuis le 1er juillet 2018. Cette vice-présidence regroupe les pôles Énergie et industries extractives, Transport et développement numérique et Financement des infrastructures et partenariats public-privé (PPP). Dans le cadre de ce poste stratégique, M. Diop supervise les actions menées par la Banque mondiale pour combler le déficit d’infrastructures dans les économies émergentes et en développement, tout en développant des solutions durables.

Daria Tchoultsova et Katerina Bakhvalova, correspondantes de la chaîne d’opposition Belsat basée en Pologne, avaient été arrêtées le 15 novembre dans un appartement. Elles venaient d’y filmer la violente dispersion d’une manifestation d’hommage à un militant d’opposition, Roman Bondarenko, mort quelques jours plus tôt après une arrestation musclée.

« J’ai montré ces événements à l’antenne, et on me jette en prison pour ça, en fabriquant des accusations », avait déclaré mercredi soir Katerina Bakhvalova, dans sa dernière prise de parole avant que la Cour ne se retire pour délibérer. Le Parquet accusait les deux journalistes d’avoir incité la population à manifester illégalement par leur reportage, ce qui a « porté gravement atteinte à l’ordre public ».

Les deux jeunes femmes de 23 et 27 ans ont plaidé non coupable, s’estimant victimes de la répression contre le vaste mouvement de contestation qui a éclaté après la réélection d’Alexandre Loukachenko  en août 2020, un scrutin émaillé d’accusations et de fraudes massives.

Lors du procès, enfermées dans la cage des prévenus, souriantes et défiant l’accusation, elles brandissaient leurs doigts en V, symbole de victoire et signe de ralliement des détracteurs d’Alexandre Loukachenko, à l’autoritarisme revendiqué, souligne Sophia Khatsenkova, du service International de RFI.

Reporters sans Frontières a dénoncé cette condamnation que l’ONG juge arbitraire et a appelé à la libération immédiate de deux journalistes. Par ailleurs, leur avocat a annoncé qu’elles allaient faire appel.

 

Parallèlement, le procureur général a annoncé ce jeudi qu’une enquête concernant le décès en novembre de Roman Bondarenko avait blanchi la police. Il est « établi qu’aucun des employés des organes du ministère de l’Intérieur n’a de lien avec les blessures physiques ayant entraîné la mort » du jeune homme, selon un communiqué du Parquet.

Le président de la FIFA, Gianni Infantino, est arrivé à Dakar ce mercredi, 17 février 2021, peu après 17 heures, pour une visite de courtoisie. Accompagné de sa délégation, le Suisse a été accueilli par le président de la fédération sénégalaise de football, Me Augustin Senghor, par ailleurs candidat à la présidence de la Confédération africaine de football (CAF).

Infantino sera reçu le même jour par le président de la République, Macky Sall. Il faut signaler Infantino vient de la Mauritanie, pays d’Ahmed Yahya, un autre candidat à la présidence de la CAF, où il a assisté à l’ouverture de la Coupe d’Afrique des Nations des moins de 17 ans (CAN U-17).

La réunion annuelle internationale du projet de recherche-action visant à évaluer le bilan Carbonne des écosystèmes agrosylvopastoraux sahélien s’est ouverte mardi, à Dakar, avec la participation de plusieurs experts.

Le projet dénommé ‘’séquestration de Carbonne et émission de gaz à effet de serre dans les écosystèmes (agro) sylvopastoraux dans les Etats sahéliens du CILSS (CASSECS)’’ est financé par l’Union européenne (UE) pour un montant de 5 millions d’euros et couvre le Sénégal, le Niger et le Burkina Faso.

Lancé en janvier 2020, pour une durée de quatre ans, ce projet est porté par l’Institut sénégalais de recherches agricoles du Sénégal (ISRA).

‘’Au Sahel, l’Elevage pastoral valorise un milieu extrême. Alors qu’il est accusé d’émettre trop de gaz à effet de serre par kilogramme de lait ou de viande produit, une recherche menée au Sénégal montre que les territoires pastoraux peuvent en réalité avoir un bilan Carbonne neutre : les émissions sont composées par la séquestration de carbone dans les sols et la végétation’’, a déclaré le directeur général de l’ISRA, Momar Talla Seck, à l’ouverture de la rencontre.

‘’L’avis le mieux partagé est que les changements climatiques observés depuis ces dernières décennies à l’échelle planétaire, corrélés à une augmentation exponentielle de l’émission anthropique des gaz à effet de serre, fragilisent considérablement l’équilibre des systèmes pastoraux sur lesquels des millions de personnes dépendent pour leur survie’’, a-t-il ajouté.

Pour sa part, le Conseil technique numéro 1 du ministère de l’Agriculture et de l’équipement rural, Younoussa Mballo, a magnifié le travail déjà abattu par le projet.

‘’Des progrès remarquables ont été noté depuis le démarrage effectif du projet. Il s’agit entre autres de l’obtention d’outils et protocoles de manipulation, de la production de données ainsi que la réalisation d’une série d’essais’’, a-t-il expliqué.

‘’Des avancées sont aussi notées dans l’amélioration du dispositif de bilan à l’échelle nationale, la co-conception et la diffusion d’options d’atténuation de l’impact de l’Elevage sur le changement climatique, la formation et le renforcement des compétences sur l’évaluation de l’impact environnemental des systèmes d’Elevage’’, a-t-il ajouté.

De son côté, le directeur de l’Elevage, Docteur Dame Sow, a estimé que les résultats des recherches du projet ‘’pourraient apporter des réponses concluantes face aux questions d’atténuation des gaz à effet de serre, mais aussi d’adaptation aux changements climatiques pour les pasteurs dans un contexte où les ressources sur lesquels reposent le maintien de leurs activités sont menacées’’.

Il a félicité l’ensemble des partenaires impliqués dans cette initiative avant de les encourager à poursuivre ce chantier qui, selon lui, ‘’produira des enseignements dont nous pourrons tout un chacun tirer profit’’.

SG/MD

Le Britannique a été élu procureur pour un mandat de neuf ans, vendredi 12 février, lors d’un vote à bulletin secret. Faute d’avoir atteint un consensus, les États-parties ont dû, pour la première fois, en passer par un vote.

Après des mois de consultations, c’est finalement Karim Khan qui a été choisi pour succéder à la Gambienne Fatou Bensouda  au poste de procureur de la Cour pénale internationale (CPI). Les 123 pays membres l’ont désigné vendredi au cours de la session annuelle de l’Assemblée des États-parties qui s’est tenue à New York.

L’élection s’est tenue en deux tours, le Britannique étant passé à trois voix de la majorité – fixée à 62 voix – lors du premier tour. Il remporte l’élection devant l’Irlandais Fergal Gaynor (42 voix), l’Espagnol Carlos Castresana Fernandez (5 voix) et l’Italien Francesco Lo Voi (3 voix).

Cet avocat spécialiste des droits humains âgé de 50 ans a récemment dirigé une enquête spéciale de l’ONU sur les crimes du groupe État islamique. Il a également exercé dans plusieurs tribunaux internationaux et spéciaux, au Rwanda, en Sierra Leone, au Liban, au Cambodge et en l’ex-Yougoslavie. Il a aussi été le conseil de l’ex-président libérien Charles Taylor, condamné en 2012 à 50 ans de prison pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité.

Karim Khan a aussi défendu, devant la CPI, les intérêts de l’ancien vice-président du Kenya, William Ruto, du Congolais Jean-Pierre Bemba et de Saïf al-Islam Kadhafi, le fils de l’ancien dirigeant libyen.

Échec du consensus

Initialement prévue du 7 au 17 décembre, la session de l’Assemblée des États-parties avait été divisée en deux parties distinctes, renvoyant l’élection du procureur au 12 février. La phase de nomination du procureur a été repoussée pas moins de neuf fois, les consultations avec les États-parties ne permettant pas de déboucher sur un consensus.

Quatre candidats avaient été désignés par un comité d’experts. Une nouveauté, censée garantir plus de transparence dans un processus généralement marqué par des tractations intenses entre les États. Des mesures inédites avaient été mises en place par la Cour pour éviter les campagnes privées, comme l’audition filmée des candidats ou la publication de rapports détaillés sur les choix du comité d’experts chargé de la sélection initiale.

Mais ces candidats présélectionnés, parmi lesquels figuraient deux Africains, avaient été jugés trop inexpérimentés par plusieurs États membres. La liste avait alors été élargie à de nouveaux concurrents, et c’est à ce stade que le nom de Karim Khan était apparu.

Les consultations conduites à New York avaient toutefois échoué à faire émerger un candidat consensuel. Jusqu’au bout, la compétition se sera jouée entre Karim Khan et Fergal Gaynor, issu de la première sélection.

Pressions

L’élection de Karim Khan intervient à un moment où la CPI a fait l’objet d’une pression très forte de la part des États-Unis – pression qui pourrait toutefois s’atténuer avec l’arrivée au pouvoir de Joe Biden

Parmi les premiers dossiers sur lesquels Karim Khan devra se pencher figurent l’enquête sur les crimes de guerre en Afghanistan, qui pourrait impliquer Washington, et celle – controversée – sur les Territoires palestiniens.

L’actuelle procureure, Fatou Bensouda, dont le mandat a été marqué par une forte opposition africaine à la Cour, restera en poste jusqu’au 16 juin. En octobre dernier, elle assurait toutefois à Jeune Afrique que la confiance avec le continent avait été restaurée.

Elle avait également prodigué quelques conseils à son successeur : « Quelle que soit la personne qui me remplacera, je lui conseillerais d’être extrêmement prudente, parce qu’à ce poste, quoi que vous fassiez, on vous reprochera de le faire pour des raisons politiques, avait-elle averti. Il est primordial de se tenir à l’écart de toute considération politique et de n’être guidé que par le droit. La crédibilité de la Cour en dépend. »

En tant que Conseiller Spécial du Président de la BOAD, Monsieur DIOUF éclairera de ses avis, résultant de sa riche expérience de plus de 30 ans dans le secteur bancaire africain et international, les dossiers stratégiques de l’Institution, pour lesquels le Président de la BOAD voudra bien le solliciter.

Spécialiste de l’audit, de la Gouvernance et du financement bancaire, Ibrahima DIOUF a démarré sa carrière en tant que Chef de Service des Opérations puis Chargé de Clientèle à la BICIS –DAKAR (SENEGAL) en 1989 avant de rejoindre la CBAO Dakar au poste de Directeur des grandes entreprises. Il a ensuite occupé les fonctions de Vice-président pour CITIGROUP Dakar, Bruxelles puis Londres, où il a intégré le Siège du groupe comme « Senior Auditor » et Chef de mission. Directeur Groupe, Risques Opérationnels & Contrôle Interne auprès de BARCLAYS BANK Africa et basé à DUBAI de 2007 à 2011, il a piloté entre autres, le contrôle et les risques opérationnels pour les marchés émergents, (UAE & Région du Golf, Egypte & Afrique du Nord, Afrique Sub-saharienne, Inde & Océan Indien, Pakistan et Russie).

Avant de rejoindre le Cabinet du Président de la BOAD, Monsieur DIOUF occupait depuis septembre 2016, le poste d’Administrateur Directeur Général d’EBI SA, filiale internationale du groupe bancaire panafricain Ecobank Transnational Incorporated (ETI) pour la zone France, Royaume- Uni, Chine et Emirats Arabes Unis.

Membre du Comité Exécutif (GEC), Senior Vice-Président et Directeur en charge de l’Audit Interne du Groupe ETI de juillet 2011 à août 2016, il a

été un interlocuteur privilégié auprès des Banques centrales du continent Africain et joué le rôle de conseil à la Direction générale sur les projets stratégiques.

Au moment de quitter ETI, Monsieur DIOUF était par ailleurs Président du Conseil d’Administration de AFRICA RAPIDTRANSFER SA (France) et Administrateur de Ecobank Sénégal.

Ibrahima DIOUF est titulaire d’un Executive MBA de la Harvard Business School (Advanced Management Program – AMP/Boston-USA), et d’un MBA obtenu à l’Université de Dallas -Texas (USA) en International Business Management.

En réaction à sa nomination, Mr Ibrahima DIOUF :”Je suis très heureux de revenir en Afrique et surtout d’intégrer la famille de la BOAD. C’est un grand privilège que de travailler aux côtés du Président Ekué que je remercie pour sa confiance. Notre seul objectif est de participer au développement économique de notre région qui, in fine, se mesurera à l’aune de l’impact social et environnemental des actions de notre Institution sur les conditions de vie de nos populations”.

Le Président Serge EKUE sur le choix porté sur Mr DIOUF : “Monsieur Ibrahima DIOUF est un haut cadre africain qui a une bonne connaissance du secteur de la Banque en Afrique et au niveau international. Je suis convaincu qu’avec son expertise reconnue, nous pourrons ensemble donner une autre dimension au rayonnement de la Banque”.