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Le fondateur et patron de Twitter, Jack Dorsey, estime que la décision de bannir Donald Trump de la plate-forme était « la bonne » mais constitue néanmoins un « échec » et « établit un précédent » qui lui semble « dangereux » par rapport au pouvoir détenu par les grandes entreprises.

« Je ne ressens aucune fierté à l’idée que nous ayons dû bannir @realDonaldTrump », a tweeté Jack Dorsey, mercredi 13 janvier. Dans une série de messages, il revient sur la décision du réseau social de bannir indéfiniment le président sortant des États-Unis pour avoir encouragé les violences du Capitole. C’est un « échec de notre part à promouvoir une conversation saine », a-t-il poursuivi, et ce genre de mesures « nous divise. Elles limitent les possibilités d’expliquer, de se racheter, d’apprendre. »

Twitter était le principal outil de communication du milliardaire républicain, qui s’en servait au quotidien pour s’adresser directement à ses 88 millions d’abonnés. Donald Trump a aussi été suspendu de Facebook, Snapchat, Twitch et, depuis ce mardi, de YouTube pour une semaine. La plate-forme de vidéos de Google faisait face à une pression croissante d’ONG et de personnalités.

Mais la décision de Twitter est de loin la plus emblématique. Le bannissement du chef d’État américain a été salué par de nombreux élus, mais il a aussi suscité des critiques d’associations et de dirigeants, comme la chancelière Angela Merkel, inquiets du pouvoir des entreprises technologiques. « Cela établit un précédent qui me semble dangereux : le pouvoir qu’un individu ou une entreprise a sur une partie de la conversation publique mondiale », admet Jack Dorsey dans ce monologue introspectif.

 

Les géants du web continuent leur offensive contre le réseau social Parler, très prisé par les conservateurs américains et en particulier les partisans de Donald Trump.

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Après l’annonce le 8 janvier de la suspension de l’application par Google, puis la décision le lendemain d’Apple de retirer le réseau social Parler de sa plateforme de téléchargement, la décision d’Amazon était attendue.

Dans une lettre adressée au site conservateur, le géant du web dit avoir « observé récemment une augmentation persistante de contenus violents ». Amazon a donc décidé de mettre un terme à sa relation avec Parler, en réponse après les événements qui se sont produits cette semaine à Washington.

Alternative à Facebook pour les pro-Trump

Amazon héberge les serveurs de cette application et en les arrêtant, le géant du web rendra inaccessible cette application tant décrié. « Il est possible que le réseau social ne soit plus accessible sur Internet pendant une semaine » a annoncé le fondateur de Parler. Depuis quelques mois, Parler était l’application qui connaissait la plus forte croissance aux États-Unis.

Inaccessible

Les partisans de Donald Trump cherchaient une alternative à Facebook et Twitter. Apple avait même classé Parler comme l’application gratuite numéro un pour ses iPhone. Ce réseau social ne devrait donc plus fonctionner à compter de ce 10 janvier et ne pourra plus être accessible tant qu’un nouveau service d’hébergement n’aura pas été trouvé.

Vue aérienne de la fuite de pétrole provenant du navire MV Wakashio près de la Pointe d’Esny, à l’île Maurice, le 8 août 202

Des experts japonais dépêchés sur place ont examiné une douzaine de zones sous-marines à 800 mètres au Nord-Ouest de l’épave du vraquier MV Wakashio.

Une bombe à retardement. Les coraux de l’île Maurice n’ont pas été directement endommagés par la marée noire provoquée par le naufrage du vraquier MV Wakashio, mais sont menacés à long terme, ainsi que les mangroves, ont estimé mardi 25 août des experts japonais.

Le MV Wakashio, exploité par la compagnie japonaise Mitsui OSK Lines, a heurté le 25 juillet un récif de cette île de l’Océan indien. L’épave s’est brisée en deux, trois semaines plus tard, après une course contre la montre pour pomper le carburant qu’elle contenait encore.

Le navire a laissé échapper au moins 1 000 tonnes de fioul de ses flancs, qui ont souillé les côtes – notamment des espaces protégés abritant des forêts de mangrove et des espèces menacées – et les eaux cristallines qui attiraient de nombreux touristes avant la pandémie de coronavirus.

Retirer la partie restante de l’épave du récif

Les experts japonais dépêchés sur place ont expliqué mardi lors d’une vidéoconférence avoir examiné une douzaine de zones sous-marines à 800 mètres au Nord-Ouest de l’épave. Ils n’y ont pas découvert de dommages sur les fonds marins et leurs récifs coralliens. La plus longue partie de l’épave, débarrassée des hydrocarbures et débris présents, a été coulée lundi à grande profondeur au large, selon les autorités, une opération qui a pris plusieurs jours. Mais le reste du navire, la poupe surmontée de la superstructure, reste échouée sur le lieu du naufrage.

Les experts japonais ont noté que de minuscules débris de cette épave tombaient dans la mer, car l’ensemble oscille au gré des vagues sur le récif sur lequel le navire s’est échoué. « Si cette situation continue, cela pourrait mettre en danger les coraux et les tuer », a déclaré Noriaki Sakaguchi, spécialiste des écosystèmes auprès de l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA). Des initiatives pour retirer les particules du vraquier tombées dans l’eau risqueraient par ailleurs d’abîmer le corail, lequel est aussi endommagé par les cordes des barrières flottantes mises en place contre la marée noire, selon lui.

La seule solution serait donc de retirer la partie restante de l’épave du récif, ont conclu les experts japonais.

Selon l’agence Bloomberg, l’Américain Elon Musk est devenu ce jeudi l’homme le plus riche du monde avec une fortune évaluée à 188,5 milliards de dollars devant Jeff Bezos. Par ailleurs, l’agence Bloomberg qui tient un index des milliardaires révèle que c’est la première fois depuis octobre 2017 que le fondateur d’Amazon est délogé de la première marche du podium.

Cependant,  en 2020, la société fondée par Elon Musk a marqué tous ses buts, avec le soutien non seulement de la Nasa mais aussi de l’US Air Force et de la FCC. Avec Starlink, la société pourrait être valorisée jusqu’à une centaine de milliards de dollars. Cette ascension d’Elon  Musk est évidemment corrélée aux performances du titre Tesla qui ne finit pas de grimper.

C’est pourquoi, ce jeudi à 17h (heure française), Tesla  gagnait encore près de 5% à Wall Street. Durant une année, l’action du constructeur a grimpé de 740%. Mais,  grâce à ses actions (il possède environ 20% du capital), Elon Musk a ainsi gagné 150 milliards de dollars sur cette période. Ce qui a valu une rection d’Elon Musk sur twitter en son temps.

Toutefois, d’aucuns pensent qu’il s’agit évidemment de fortunes virtuelles, pourtant en grande partie dépendantes des cours de Bourse des entreprises. Pour rappel,  le mois dernier, Elon Musk affichait encore une fortune de 128 milliards d’euros très loin des 182 milliards de Jeff Bezos.

Malgré une suspension de plusieurs heures due à l’après-midi de violences à Washington, les élus du Congrès ont repris leurs débats dans la soirée, et certifié au milieu de la nuit les votes des grands électeurs. Le parti républicain sort de l’épisode déchiré.

Ils ont voulu envoyer, au plus vite, un symbole de continuité démocratique. Après un après-midi de chaos inédit au Congrès, et plus de six heures d’interruption due à l’intrusion violente de partisans de Trump au Capitole, à Washington, les élus des deux chambres ont repris mercredi soir leur séance de certification du vote du collège électoral, pour entériner définitivement la victoire du démocrate Joe Biden à la présidentielle.

A 3h33 du matin heure locale (9h33 à Paris), la barre des 270 grands électeurs en faveur du démocrate a été officiellement franchie après la validation des résultats du Vermont. Quelques minutes plus tard, la session conjointe du Congrès, ultime étape du complexe processus électoral prévu par la Constitution américaine, a pris fin. Epilogue d’une journée inimaginable qui a secoué la capitale fédérale américaine, sans pour autant parvenir à faire dérailler le processus.

« Nous condamnons fermement la violence qui a eu lieu ici, avait martelé le vice-président, Mike Pence, en ouvrant à nouveau les débats. A ceux qui ont semé le désordre au Capitole aujourd’hui : vous n’avez pas gagné. La violence n’a jamais gagné. » Après l’intrusion des manifestants, les élus et leurs employés avaient dû être confinés, puis évacués.

Les uns après les autres, les sénateurs américains se sont succédé pour blâmer les émeutiers. A commencer par le chef de la majorité républicaine, Mitch McConnell, longtemps le plus puissant allié de Donald Trump au Congrès. Appelant les manifestants des « criminels, des brutes », il a affirmé, sans ambiguïté, que le Congrès allait « certifier le vainqueur de l’élection présidentielle 2020 ».

« Image indélébile »

Le chef de file des démocrates à la chambre haute Chuck Schumer a, lui, déploré que le « temple de la démocratie » ait été « profané, vandalisé ». L’événement, provoqué « par les mots, les mensonges » de Donald Trump, restera « une tache sur notre pays, qui ne sera pas facilement lavée. L’image finale, terrible, indélébile du 45e président des Etats-Unis ». Le républicain Mitt Romney, critique fréquent du milliardaire républicain, a abondé en son sens : « Ce qui a eu lieu aujourd’hui est une insurrection incitée par le président des Etats-Unis. »

Conséquences des violences au sein du temple législatif américain, plusieurs sénateurs, qui avaient initialement annoncé qu’ils bloqueraient la certification du vote, ont finalement rétropédalé. A l’instar de Kelly Loeffler, la sénatrice républicaine sortante de Géorgie, qui n’a pas été réélue lors d’élections partielles ce mardi. Sur la scène d’un meeting de Donald Trump lundi soir dans le Peach State, elle s’était engagée à s’opposer à la certification du vote des grands électeurs de l’Etat du Sud. Mais « les événements d’aujourd’hui » l’ont « forcée à reconsidérer » sa décision. « Trop d’Américains sont frustrés par ce qu’ils voient comme un système injuste », a-t-elle cependant affirmé, référence aux nombreuses théories du complot sur des élections « volées » et des « fraudes électorales », défendues par Trump mais sans aucun fondement.