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AFRIQUE/EUROPE

Après le ralentissement sans précédent qu’a connu l’économie de la zone UEMOA induit par la crise sanitaire de la Covid-19, l’on note une accélération de la reprise depuis le début de cette année 2021.

Ainsi, le taux de croissance du PIB réel de l’Union s’est établi à +3,2% au premier trimestre 2021, en rythme annuel, après une croissance de +1,8% au trimestre précédent, selon les données officielles de la BCEAO rendues publiques lors de la 2ème réunion ordinaire de 2021 du Comité de politique économique, tenue le 9 juin dernier.

Cette évolution est portée par le dynamisme de l’ensemble des secteurs de l’économie, sous l’effet du regain de vigueur de la demande intérieure.

En outre, la Banque centrale prévoit une croissance de +5,6% fin 2021, loin du taux de croissance de +1,8% enregistré à fin 2020.

Maintien des taux directeurs

Toutefois, conscient que la consolidation de la reprise de l’activité économique dans l’Union serait portée par une bonne exécution des plans de relance, le maintien des mesures de soutien budgétaire et monétaire, le Comité de politique monétaire a décidé de la poursuite de sa politique monétaire accommodante en maintenant inchangés les taux directeurs de la Banque centrale.

Ainsi, le taux d’intérêt minimum de soumission aux opérations d’appels d’offres d’injection de liquidité et le taux d’intérêt du guichet de prêt marginal, établis respectivement à 2% et 4% depuis le 24 juin 2020, restent en vigueur au moins jusqu’à la prochaine session du Comité de politique monétaire.

Sur les 132 banques que compte  la zone UEMOA, 10 se sont distinguées comme les plus profitables en 2019 avec des niveaux de rentabilité représentant parfois jusqu’à 74% de leurs chiffres d’affaires.

Entendons par profitabilité, la marge nette générée par la banque qui est le  rapport du résultat net par le PNB (produit net bancaire, le chiffre d’affaires). Ce ratio permet de mesurer la part que représente le profit dans le revenu généré par ces établissements.  

Dans ce classement qui repose sur des données de la BCEAO (banque centrale des Etats d’Afrique de l’Ouest),  c’est l’Union togolaise de banque (Togo) qui s’approprie la 1ere place avec un niveau de rentabilité de 74,23% adossé à un bénéfice de 11,579 milliards FCFA pour un chiffre d’affaires de 15,598 milliards FCFA. La filiale ivoirienne du groupe  Coris Bank arrive au 2e rang avec une profitabilité de 53,57%. Dans ce top 10, la Côte d’Ivoire a raflé 4 places, suivi du Burkina Faso représenté par 3 banques. Pour espérer voir une banque du Sénégal, il faut remonter jusqu’aux  5e et 9e rangs.

Le groupe bancaire burkinabé Coris Bank a aligné 2 filiales dans ce classement  notamment celles de la Côte d’Ivoire à la 2e place et du  Burkina Faso à la 3e place.

Au regard de ces résultats, les plus importantes banques de la région en termes de total bilan n’offrent pas toujours les meilleures performances. C’est le cas de la Société Générale dont aucune des filiales dans la sous-région ne figure même dans le top 20.

 

À peine 24 heures après la démission du Premier ministre centrafricain, Firmin Ngrebada, et de son gouvernement, le Président Faustin-Archange Touadéra a déjà trouvé un nouvel occupant pour le poste. Il s’agit de Henri-Marie Dondra.

Il occupait, depuis l’avènement de Faustin-Archange Touadéra à la tête de la Centrafrique, le poste de ministre des Finances et du Budget. Homme de confiance du chef de l’État centrafricain, Henri-Marie Dondra, 55 ans, est un cadre du Mouvement Cœurs Unis (MCU), le parti présidentiel. Député de ce parti, élu dès le premier tour des dernières élections législatives, dans le premier arrondissement de Bangui, il avait été pressenti pour prendre la tête du Parlement. Mais finalement, le choix a été porté sur Simplice Mathieu Sarandji qui occupe le perchoir, depuis le 5 mai dernier.

La nouvelle de la nomination de Henri-Marie Dondra en tant que Premier ministre a été communiquée aux Centrafricains, vendredi, par la lecture à la radio nationale du décret pris par Faustin Archange Touadéra à cet effet. L’homme qui prend la succession de Firmin Ngrebada est un technocrate dont les compétences en matière de finance internationale ne souffrent d’aucune ambiguïté. Il a sans doute les armes pour gérer un pays dont la situation économique est difficile et où la crise sécuritaire et humanitaire sévit toujours, avec plus de 700 000 déplacés internes et près de la moitié de la population pouvant à peine satisfaire leurs besoins alimentaires.

Il est vrai que grâce à l’appui des Russes, des avancées notoires ont été observées depuis décembre dans la reconquête du pays autrefois en grande partie contrôlé par les groupes armés rebelles. Plus des deux tiers du territoire centrafricain ont déjà été repris aux rebelles. La présence de la Russie, dont l’influence grandit en Centrafrique, jette un froid sur les relations entre la France et le pays de Faustin Archange Touadéra. Sur l’échiquier diplomatique, le nouveau Premier ministre paraît moins porté vers la Russie que son prédécesseur qui, la semaine dernière encore, s’y était rendu pour négocier de nouveaux investissements dans son pays.

Le Premier ministre centrafricain Firmin Ngrebada a présenté sa démission et celle de son gouvernement au président Touadéra.

C’est par ce tweet que Firmin Ngrebada a annoncé sa démission et celle de son gouvernement.

« Nous allons savoir d’ici quelques heures si le Premier ministre est reconduit par le président », a précisé Albert Yaloké Mokpémé, le porte-parole de la présidence, à l’Agence France Prese. Firmin Ngrebada occupait le poste de Premier ministre depuis février 2019.

Il avait été l’un des grands artisans de l’accord de paix de Khartoum, en février 2019. Cet accord a été passé entre les autorités et les groupes armés qui contrôlaient 80% du territoire centrafricain à l’époque.

Depuis fin décembre 2020, mois de la réélection contestée du président Touadéra, l’armée nationale a réussi à reconquérir de larges pans du territoires aux mains de groupes rebelles, mais seulement grâce à l’appui de nombreux paramilitaires envoyés par la Russie.

Deux jours après sa gifle contre le Président français, Damien T, l’auteur de l’affront  infligé à  Emmanuel Macron, lors d’un déplacement dans la Drôme mardi, a été condamné, jeudi 10 juin en comparution immédiate  d’une peine de 18 mois de prison, dont quatre mois de prison ferme et 14 avec sursis.

 

Le parquet avait requis 18 mois de prison ferme. Cette gifle, « parfaitement inadmissible », est un « acte de violence délibérée », a soutenu le représentant du ministère public, face à l’homme de 28 ans, cheveux longs, t-shirt vert et lunettes sur le nez, jugé en comparution immédiate. Son acte a suscité l’indignation unanime de la classe politique française.

Interpellé avec lui, son camarade « Arthur C. sera convoqué en justice pour la fin du second semestre 2022 afin de répondre des infractions en lien avec les armes détenues illégalement » trouvées à son domicile, a précisé le procureur de la République, Alex Perrin.

 

Résidant à Saint-Vallier, au nord de Valence, les deux hommes avaient été arrêtés tout de suite après les faits. Ils sont « tous deux inconnus des services judiciaires et des services de renseignements ». Ils sont membres d’associations de leur commune « en lien avec les arts martiaux, le Moyen-âge et l’univers mangas », a rappelé le magistrat.

Lors de son audition, Damien T., « en couple, sans enfant, sans profession », a reconnu « avoir porté un coup au chef de l’État et avoir prononcé des paroles dénonçant la politique ».

Proche, selon lui, de « la mouvance des Gilets jaunes » et partageant des « convictions politiques traditionnelles de droite ou d’ultra-droite » sans être « d’aucun parti ni militantisme exprimé », il a affirmé avoir « agi d’instinct et ‘sans réfléchir’ pour exprimer son mécontentement », a encore expliqué Alex Perrin.

 

Ce nouveau gouvernement devra diriger le pays avant le retour des civils prévu pour début 2022.

Le Premier ministre de transition malien Choguel Kokalla Maïga a annoncé ce mercredi son intention de former d’ici à dimanche un gouvernement censé conduire les affaires du pays avant un retour des civils au pouvoir prévu début 2022.

« Sauf avis contraire du président de la transition, avec lequel je m’entretiens quotidiennement, nous avons l’intention au plus tard dimanche d’annoncer aux Maliens la composition du nouveau gouvernement« , a déclaré Choguel Maïga à l’issue d’entretiens avec une délégation de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao).

L’émissaire des Etats ouest-africains, Goodluck Jonathan, est arrivé mardi au Mali pour évaluer si les assurances données par le nouveau président de transition, le colonel Assimi Goïta, suffisent à satisfaire les exigences de la Cédéao quant à un retour des civils au pouvoir après deux coups d’Etat.

La Cédéao a suspendu le 30 mai le Mali de ses institutions après un deuxième putsch en neuf mois, qui a porté de facto le colonel Goïta à la tête de ce pays crucial pour la stabilité du Sahel confronté au djihadisme. La France, engagée militairement au Mali et au Sahel, a quant à elle suspendu ses opérations militaires conjointes avec les forces maliennes.

Le colonel Goïta s’est depuis fait investir président de transition lundi. Face à la réprobation des principaux partenaires de son pays, le colonel Goïta a tenté d’apporter des gages, comme la tenue d’élections présidentielle et législatives « aux échéances prévues », le 27 février 2022.

Il a accédé à une autre demande de la Cédéao en nommant un Premier ministre civil en la personne de Choguel Maïga. Lors de ses entretiens avec Choguel Maïga, la délégation de la Cédéao a « noté la réaffirmation des engagements » de sa part, dont celui de laisser la place à des civils élus début 2022, ainsi que la volonté du nouveau Premier ministre de la transition de former un gouvernement « inclusif« , a dit un des membres de cette délégation, Jean-Claude Kassi Brou, un haut responsable de la Cédéao.

 

Nabil Karoui, chef d’un parti libéral arrivé second à la présidentielle de 2019 en Tunisie, a été hospitalisé trois jours après avoir entamé une grève de la faim pour protester contre son maintien en détention provisoire, a indiqué mardi une source judiciaire.

« Le médecin a demandé que M. Karoui soit transféré à l’hôpital en raison de son état de santé » et il subit des examens après avoir été admis lundi soir, a déclaré à l’AFP le porte-parole du tribunal de première instance de Tunis, Mohsen Dali.

Nabil Karoui, chef du parti Qalb Tounès et membre de la coalition gouvernementale, proteste contre son maintien en détention provisoire au-delà des délais légaux dans le cadre d’une enquête pour blanchiment, et réclame sa libération.

Selon le parti, le fondateur de la principale chaîne privée tunisienne Nessma TV (en partie détenue par l’ancien chef d’état italien Silvio Berlusconi) est détenu de façon « illégale » depuis l’expiration le 5 mai de la durée maximale de détention provisoire, qui est de six mois en Tunisie, et ne peut être prolongée que sur décision d’un juge.

Poursuivi depuis 2017 dans le cadre d’une affaire de blanchiment d’argent et fraude fiscale, Nabil Karoui avait été arrêté en 2019. Il avait alors passé plus d’un mois en prison en pleine campagne électorale, ce qui avait laissé craindre une instrumentalisation de la justice.

Libéré, il a été de nouveau été arrêté en décembre dernier, et se trouve depuis en détention préventive pour la même affaire.

Nabil Karoui, dont le programme pour la présidentielle était axé sur l’anti-islamisme et la lutte contre la pauvreté, avait été largement battu par Kaïs Saied, universitaire néophyte en politique, sur fond de rejet des élites au pouvoir depuis la révolution de 2011.

 

Le Président français Emmanuel Macron a été giflé par un homme lors d’un déplacement à Tain-l’Hermitage, dans la Drôme, mardi 8 juin, à la mi-journée, a confirmé l’entourage du chef de l’État, en attestant auprès de l’AFP de l’authenticité d’une vidéo circulant sur les réseaux sociaux. Deux personnes ont été interpellées, a annoncé la préfecture peu après les faits.

Dans l’extrait diffusé sur Twitter, Emmanuel Macron est vu s’approchant d’un groupe de personnes massées derrière des barrières, puis échanger brièvement avec un homme. Saisissant l’avant-bras du président, l’individu semble lui porter ensuite un coup sur la joue, l’entourage d’Emmanuel Macron évoquant une « tentative de gifle ». Le chef de l’État a poursuivi sa visite, a indiqué l’Élysée.

Dans cette même vidéo, juste avant la gifle, est hurlé le cri de guerre royaliste « Montjoie Saint-Denis ! », ainsi que « À bas la macronie ».

Quelques heures plus tard, le chef de l’État a voulu relativiser l’incident, dénonçant des « faits isolés », commis par « des individus ultraviolents » qui ne doivent pas, selon lui, « prendre possession du débat public ». 

« Je ne voudrais pas que des individus isolés ou des gens qui vont vers les extrêmes puissent, en quelque sorte, faire oublier le reste », a-t-il expliqué dans un entretien au quotidien régional le Dauphiné, ajoutant que ce type d’agression ne l’arrêterait pas.

Deux personnes, dont l’auteur de la gifle, ont immédiatement été interpellées et étaient entendues « par la brigade de gendarmerie de Tain-L’Hermitage », a indiqué la préfecture de la Drôme. 

« Les deux hommes interpellés sont deux Drômois âgés de 28 ans, inconnus de la justice », précise Alex Perrin, procureur de la République à Valence. « À ce stade des gardes à vue, leurs motivations ne sont pas connues », a ajouté le magistrat, sans préciser davantage le profil des suspects.

Selon cette source, l’incident s’est produit « vers 13 h 15 » après qu’Emmanuel Macron a visité le lycée hôtelier de Tain-l’Hermitage, où il a échangé avec des acteurs de la restauration sur le grave manque de main-d’œuvre dans le secteur, à la veille de la réouverture des restaurants en salle.

S’il est parfois pris à partie verbalement durant ses sorties, voire hué et insulté avec virulence comme en 2018 par des Gilets jaunes au Puy-en-Velay, Emmanuel Macron n’avait jamais été agressé physiquement depuis son arrivée à l’Élysée.

  Voici le vidéo de l’incident!    

 

Une bonne nouvelle, c’est ainsi que de Nigérians ont qualifié la mort d’Abubakar Shekau, chef du groupe Boko Haram, annoncé dimanche par son rival de l’Etat islamique dans un enregistrement audio.

Dans son enregistrement, Iswap décrit comment ses troupes, envoyées dans l’enclave de Boko Haram, dans la forêt de Sambisa, ont découvert Shekau assis dans sa maison et ont engagé le combat.

« Il a battu en retraite et s’est échappé, errant à travers la brousse pendant cinq jours. Néanmoins les combattants (de l’Iswap) ont continué à le chercher et à le traquer jusqu’à ce qu’ils soient capables de le localiser », raconte la voix.

Après l’avoir débusqué dans la brousse, les combattants d’Iswap l’ont sommé, lui et ses partisans, de se repentir, mais Shekau a refusé et s’est donné la mort, poursuit-elle.

Pour beaucoup, la disparition de cette figure du terrorisme dans le pays devrait laisser céder la place à un nouveau départ.

« C’est une nouvelle que beaucoup de Nigérians ou beaucoup de (pays) africains attendent parce que nous devons garder à l’esprit, que nous soyons des terroristes ou que vous le soyez, nous devons garder à l’esprit qu’il arrive un moment où nous devons mettre fin à ce qui semble être une vie, pour un nouveau départ.’’, explique Abubakar Ibrahim Askira, activiste nigérian.

Un nouveau départ, mais non sans élaguer les causes endogènes de la crise. Au Nigeria, le manque d’opportunités pour les jeunes est pointé du doigt.

 » La cause de cette crise est le manque d’emplois. Si les jeunes ont un emploi, il n’y aura pas de crise dans ce pays. », souligne Andrew Anjukuyi Hena, qui réside à Maiduguri, épicentre des exactions de la secte islamiste.

Des jeunes plongés dans l’oisiveté sont jugés perméables aux discours des djihadistes. Et n’hésitent pas à rejoindre leurs rangs.

Montée en puissance du groupe Etat islamique

La montée en puissance du groupe Etat islamique dans le pays inquiète. Cette entité qui semble désormais sur le point d’absorber les combattants de Boko Haram et de prendre possession de ses anciens territoires, cela signifie que l’Iswap dispose désormais d’une plus grande zone sous son contrôle, mais aussi de plus de combattants et d’armes à disposition.

« Si l’Iswap convainc les forces de Shekau de le rejoindre, il contrôlera la majorité des forces ennemies et sera en outre présent dans l’essentiel des zones échappant au contrôle gouvernemental dans le nord-est », explique dans une note Peccavi Consulting, une société d’évaluation du risque spécialiste de l’Afrique.

Toutefois, l’Iswap va probablement devoir convaincre ou combattre d’autres factions de Boko Haram loyales à Shekau, qui disposent encore d’importants bastions notamment de part et d’autre de la frontière avec le Cameroun à Gwoza, Pulka, et dans les montagnes de Mandara, ainsi qu’au Niger.

« Ce n’est peut-être pas fini, l’Iswap va devoir soumettre ou convaincre ces groupes de s’unir à lui, pour consolider totalement son contrôle », a expliqué une source sécuritaire.

Depuis le début des exactions du groupe islamiste Boko Haram en 2009 dans le nord-est du Nigeria, près de 36.000 personnes ont perdu la vie alors que deux millions ont été obligés d’abandonner leurs habitations.


Le ministre des Affaires étrangères, de la coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger Nasser Bourita, a réagi à la déclaration de Pedro Sanchez, président du gouvernement espagnol sur la crise diplomatique entre Rabat et Madrid. Le chef de la diplomatie marocaine a réitéré que « la crise bilatérale n’est pas liée à la question migratoire ».

Nasser Bourita, ministre des Affaires étrangères, de la coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, n’a pas véritablement apprécié la dernière sortie de Pedro Sanchez, président du gouvernement espagnol sur la crise diplomatique entre Rabat et Madrid. «  Le Maroc n’a pas l’habitude de s’engager dans des polémiques au sujet des déclarations de hauts responsables de pays étrangers. Toutefois, le commentaire de ce jour (31 mai) de Monsieur le président du gouvernement espagnol, rejetant la déclaration marocaine en la liant à la migration, suscite une grande surprise et appelle des précisions  », a indiqué Nasser Bourita.

Le chef de la diplomatie marocaine s’interroge sur la déclaration marocaine à laquelle le président Pedro Sanchez fait référence et précise que toutes les dernières déclarations de responsables diplomatiques marocains, y compris le ministre, l’ambassadrice du Maroc à Madrid et le directeur général, n’évoquent aucunement la question migratoire. Il rappelle que la déclaration du 31 mai de son département, «  largement reprise, du reste, par les médias espagnols, n’aborde que brièvement la question migratoire, et justement pour rappeler la bonne coopération  ».

«  Il est donc légitime de se demander si Monsieur le président du gouvernement espagnol a bien lu les différentes déclarations inhérentes à cette crise et en particulier celle d’aujourd’hui  », poursuit-il. «  Par ailleurs, ce n’est pas aux responsables étrangers de définir quel ministre marocain doit parler de quels sujets  », martèle Nasser Bourita, ajoutant qu’au Maroc, la gestion de la crise concerne plusieurs institutions et départements étatiques, dont le ministère des Affaires étrangères qui ne fait que porter, dans le cadre de ses attributions, la position nationale, aux niveaux diplomatique et médiatique.

«  Le Maroc a souligné, à plusieurs reprises, que la crise bilatérale n’est pas liée à la question migratoire. La genèse et les raisons profondes de la crise sont désormais bien connues, notamment de l’opinion publique espagnole. Évoquer la migration ne doit pas être un prétexte pour détourner l’attention des véritables causes de la crise bilatérale  », a ajouté Nasser Bourita.