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Infrastructures


C’était ce mercredi 14 juillet 2021 qu’avait démarrer les opérations de forage des puits de développement du champ Sangomar.
 Le puits SNP-20 fait partie des 21 puits de développement de la phase 1 du projet.

Ils permettront de produire à partir du quatrième trimestre 2023 près de 100 000 barils de pétrole par jour. En effet, informait récemment le groupe Woodside Sénégal, en tant qu’opérateur et son partenaire, la Société des pétroles du Sénégal (Petrosen), le forage des puits sera effectué par deux navires de forage : l’Ocean BlackRhino et l’Ocean BlackHawk. L’Ocean BlackRhino est arrivé le 10 juillet 2021 dans nos eaux plus précisément à l’emplacement du premier puits de développement, dénommé SNP-20, du champ Sangomar.

L’Ocean BlackHawk arrivera à la mi-2022. Une flotte de trois navires de ravitaillement et de trois hélicoptères supportera les navires de forage en assurant le transport des matériaux, équipements et personnel nécessaires à la campagne. Les navires de ravitail- lement opéreront à partir de la base logistique de la société Senegal supply base (Ssb) située au Mole 1 du Port au- tonome de Dakar (Pad)».

Les 23 puits seront reliés par un réseau de sys- tèmes sous-marins progressivement installés sur le champ entre 2021 et 2023.

Près de 100 000 barils de pétrole par jour attendus à partir du quatrième trimestre 2023

Lors de la signature de la décision finale d’investissement, les autorités avaient annoncé l’arrivée du Fpso, c’est-à-dire du navire spécialement conçu pour le traitement des hydrocarbures et le stockage du pétrole, au large des côtes sénégalaises pour 2022, permettant ainsi le début de la phase de mise en service pour un début de production en début 2023. Situé à 100 km au large de nos côtes, dans les blocs de Rufisque offshore, Sangomar offshore et Sangomar offs- hore profond, ce champ pétrolier produira dans sa première phase, selon les experts, «un total de 230 millions de barils avec une production journalière estimée à 100 000 barils par jour».

De quoi faire entrer bientôt le Sénégal dans le cercle restreint des pays producteurs de pétrole… mais aussi de gaz ! ce n’est pas pour rien, du reste, que le président de la République vient d’effectuer un séjour réussi en Mauritanie, pays avec lequel il partagera la production du fabuleux gisement de gaz Grand Tortue Aymehim situé à leur frontière…

 

La banque indienne Exim Bank of India a prêté 35,26 millions de dollars au Sénégal dans son projet d’électrifier le sud du pays

Dans son projet de moderniser le pays, le président du Sénégal, Macky Sall, préfère s’endetter à coup de milliards de FCFA. Ainsi, en dépit de la crise sanitaire, le président sénégalais se tourne vers ses partenaires financiers pour emprunter sans compter. Si ce n’est pas le FMI, c’est la Banque Mondiale ou encore les banques d’affaires.

En tout cas, la semaine dernière, Lecourrier-du-soir.com a appris du média Business Standard, basé en Inde, que la banque indienne Exim Bank of India a prêté 35,26 millions de dollars au gouvernement du Sénégal afin de financer un projet d’énergie solaire confié à la société indienne Kalpataru Power Transmission.

D’après la même source, la banque Exim Bank of India a signé le accord avec le ministère sénégalais de l’Economie, dirigé par Amadou Hott. L’objectif est de construire et d’installer 200 KV de câble-électrique reliant Tanaff à Ziguinchor, sur une distance d’à peu près 92 kilomètres.

La source ajoute que ce projet permettra de fournir de l’électricité à des localités du sud du pays à savoir Tambacounda, Zinguinchor et Tanaff.

 

Une  convention globale de 6,75 millions d’euros soit 7,7 milliard FCFA a été signée, vendredi 9 juillet 2021, entre l’Etat du Sénégal et la Banque européenne d’investissement (BEI) pour la mise en place d’une usine de production de vaccins contre le Covid-19. Le montant va financer  la réalisation d’études de faisabilité technique et la préparation d’un pole de production régionale au sein de l’Institut  Pasteur de Dakar. L’initiative est soutenue par le Gouvernement du Sénégal et les partenaires financiers internationaux.

Le financement non remboursable comprend 4,75 millions d’euros de la Commission européenne et de la Banque européenne d’investissement (BEI), 200.000 euros  de l’Allemagne et 1,8 million d’euros de la France.  La construction de la nouvelle usine devrait commencer cette année, avec une production de 25 millions de doses de vaccin par mois d’ici la fin de l’année 2022.

« La Banque européenne d’investissement est heureuse de soutenir des études de faisabilité technique et de préparation de projets pour la première usine africaine de fabrication de vaccins contre la COVID-19 à l’Institut Pasteur de Dakar. Au cours des prochains mois, nous intensifierons la coopération avec le gouvernement sénégalais et les partenaires financiers, techniques et pharmaceutiques internationaux pour débloquer des financements à grande», a déclaré M. Ambroise Fayolle, Vice-président de la Banque européenne d’investissement.

“Considéré comme l’un des rares pays du continent ayant les capacités de devenir un pôle de fabrication de vaccins en Afrique », le Sénégal va bénéficier de la collaboration de la société financière internationale (IFC) pour produire des vaccins anti-Covid-19.

A cet effet, l’IFC et quatre autres institutions (l’Agence française de développement, la Société de financement du développement international des États-Unis, la Commission européenne et la Banque européenne d’investissement) se sont engagées ce 9 juillet à décaisser 14 millions de dollars, soit 7,7 milliards FCFA, de subventions couplées à un appui supplémentaire en faveur de l’institut pasteur de Dakar.

Cet accompagnement vise à financer la construction d’une nouvelle unité de production de vaccins, notamment contre la Covid-19 au sein de l’institut. Un projet évalué à 200  millions de dollars, soit plus de 111 milliards FCFA,  et cofinancé par le fonds global d’affectation spéciale du Japon (Comprehensive Japan Trust Fund, CJTF).

Cette initiative à terme va accroître l’approvisionnement du continent en vaccin contre la Covid-19 et réduire la dépendance de l’Afrique vis-à-vis de l’occident sur ce pan, quand on sait qu’elle importe 99 % de ses vaccins.

Notons que ce projet vise également à outiller l’institut pasteur de Dakar en vue produire localement 60% des vaccins administrés en Afrique d’ici 2040.


Le dispositif de pompage des eaux de pluies est désormais ’’opérationnel’’ à Keur Massar et tous ses « points critiques’’ sont entièrement équipés, a assuré, jeudi, le ministre des Collectivités territoriales, du Développement et de l’Aménagement des Territoires, Oumar Guèye.

« Nous pouvons dire que le dispositif de pompage est opérationnel et là, c’est un record, c’est vraiment une performance qu’il faudrait saluer », a déclaré le porte-parole du gouvernement.

 

Il s’exprimait à l’issue d’une visite des travaux de construction des ouvrages de lutte contre les inondations dans le département de Keur Massar et environ (banlieue de Dakar).

 

Ces ouvrages selon lui très avancés, s’inscrivent dans la phase 2 d’urgence du Projet de gestion des eaux pluviales et d’adaptation au changement climatique (PROGEP).

 

« Nous avons visité tous les sites sans exception. Nous pouvons dire sans peur de nous tromper que tous les points critiques sont à l’heure actuelle tous équipés et quasiment opérationnels. Je dis quasiment simplement parce qu’il y a quelques coffrets à installer et ça va l’être dans les trois, quatre jours à venir », a-t-il indiqué.

 

M. Guèye a longuement salué le travail des sapeurs-pompiers et des entreprises engagées, de même que la contribution de l’administration territoriale et des élus de cette partie de la banlieue de Dakar.

 

Il a réitéré la volonté des pouvoirs publics de protéger les populations des inondations avec l’aboutissement des chantiers engagés.

 

Le ministre de l’Économie, du Plan et de la Coopération, Amadou Hott, et Selva Kumar, représentant régional d’Eximbank Inde basé à Abidjan, ont signé mercredi 7 juillet un accord de prêt relatif au projet de construction de la liaison 225 Kv Tanaff-Ziguinchor (Sud du pays), pour un montant de 19 milliards de FCFA.

Ce projet devrait contribuer à la sécurisation de l’approvisionnement électrique dans la partie du Sud du Sénégal. Il devrait renforcer le désenclavement électrique de la zone sud et ainsi permettre une meilleure exploitation de son potentiel économique.

Ce financement vient en complément de celui de 200 millions de dollars pour la réalisation de la ligne électrique Tambacounda-Kolda-Ziguinchor et des postes associés de Kolda et Ziguinchor dont les travaux sont achevés.

Pour Amadou Hott, l’Inde est un partenaire très dynamique du Sénégal et participe, depuis quelques années, à des programmes stratégiques dans le développement du Sénégal, comme l’électrification rurale, l’agriculture, les transports et la santé dans le cadre de la lutte contre la Covid-19.

Selon l’APS, avant de poser la première pierre de ce chantier, le président Sall a mis en service la centrale solaire du Parc industriel intégré de Diamniadio et visité cinq nouvelles industries implantées sur ce site.
La première phase du projet inauguré en 2018 a été construite par CGCOC group co.ltd. Plus de 235.000 mètres d’espaces de hangar, un immeuble ainsi qu’un parc logistique seront aménagés dans la deuxième phase, sur une superficie de 40 hectares.
Une dizaine d’entreprises (textile,numérique, pharmaceutique), dont une chinoise, sont déjà installées au parc industriel intégré de Diamniadio.
Pour la deuxième phase, l’Etat du Sénégal ambitionne de renforcer le potentiel économique du pays en mettant à la disposition des industriels des espaces dédiés combinant d’une part des infrastructures et services fiscaux et non fiscaux significatifs et exceptionnels.

 

La troisième concertation nationale consacrée à l’analyse, l’amendement et la validation de la feuille de route du Sénégal pour des systèmes alimentaires durables s’est ouverte ce mardi à Dakar.

A moins de deux mois du Sommet mondial sur les systèmes alimentaires durables, le document consensuel à présenter lors de cette rencontre, prévue en septembre 2021 à New-York, est en cours de finalisation. Celui-ci devra « mettre en évidence des actions spécifiques et des partenariats pour des transformations quantitatives des systèmes alimentaires et nutritionnels à l’échelle nationale », a fait savoir le Coordonnateur résident du système des Nations Unies, Siaka Coulibaly.

Ledit document devra par ailleurs permettre de souligner les grandes lignes d’actions prioritaires pour les 10 prochaines années.

A en croire M. Coulibaly, le Sommet mondial sur les systèmes alimentaires est une opportunité pour le Sénégal de mettre en place des plans de relance qui inverseront les tendances actuelles et modifieront les modes de consommation et de protection actuels en faveur d’un monde plus durable. Tout cela, en consolidant les résultats déjà acquis par le pays.

« Un accord au sortir de cette concertation permettra au Sénégal de se protéger sur le long terme et bâtir une feuille de route stratégique pertinente », a-t-il dit.

Siaka Coulibaly a en outre souligné la nécessité de concevoir des solutions innovantes pour le financement des systèmes alimentaires afin de les rendre plus durables, plus équitables et plus résilientes.

De son côté, le Groupe Thématique Développement Rural et Sécurité Alimentaire (GTDRSA) a rappelé l’importance d’avoir des politiques et des investissements qui créent des opportunités de travail décent et d’agro-entrepreneuriat pour les femmes et les jeunes et soutiennent leur autonomisation en tant qu’acteurs et leaders des systèmes alimentaires.

De plus, le GTDRSA a plaidé en faveur de l’accélération de l’adaptation de l’agriculture et des systèmes alimentaires au changement climatique, l’accroissement des investissements pour la sécurité alimentaire, la nutrition, les systèmes alimentaires durables et le développement territorial et la promotion d’une approche holistique « One Health » fondée sur la science, afin d’améliorer les résultats de santé publique.

Le ministre sénégalais de l’Agriculture et de l’Equipement rural, Moussa Baldé a quant à lui réitéré l’engagement du gouvernement du Sénégal d’être aux côtés de tous les acteurs sur le chemin de la construction de systèmes alimentaires durables et équitables.

Le Sommet mondial sur les systèmes alimentaires est une initiative du Secrétaire général de l’Organisation des Nations unies, António Guterres. Il entre dans le cadre de la Décennie d’action instaurée pour atteindre les Objectifs de Développement Durable (ODD) à l’horizon 2030.

 

Un organisme de régulation du secteur des hydrocarbures vient de voir le jour au Sénégal. Ce comité est composé de quinze membres dont sept sont issus de l’Administration publique.

Cinq représentants du secteur privé national et des entreprises du secteur des Hydrocarbures, un de la Société civile et deux représentants des syndicats constituent les huit autres membres du CNSCL, officiellement installés ce jeudi 01 juillet 2021.

Selon le Secrétaire Permanent du Comité d’orientation stratégie du pétrole et du gaz (COS PETROGAZ) et Président dudit Comité, Ousmane Ndiaye, plus de 80% des moyens utilisés dans l’exploration, le développement et la production des hydrocarbures en Afrique proviennent de l’étranger.

« Ainsi, notre stratégie de création de valeurs vise à réduire les importations en optimisant la production locale », a fait savoir M. Ndiaye qui présidait la cérémonie solennelle d’installation des membres du CNSCL.

La création du Comité national de suivi du contenu local a pour objectif de permettre au Sénégal de tirer le meilleur profit des richesses qu’apportent le pétrole et le gaz. Cela en veillant sur les importations du matériel destiné à l’exploitation de ces ressources, à la production, mais aussi à la main d’œuvre qui sera utilisée sur les différents sites.

Les quinze membres du CNSCL ont donc pour mission de définir, dans un cadre proposé par le secrétariat technique, les méthodes de fonctionnement qui régiront ces différents aspects.

A travers ce comité, le secteur privé local bénéficiera également d’un accompagnement devant lui permettre de tirer le maximum de profit des partenariats mis en place avec les majors pétroliers.

Le Comité national de suivi du contenu local est l’organe de pilotage et pilier essentiel dans le dispositif de la politique du contenu local. Il a pour rôle principal de s’assurer d’une mise en œuvre efficace et effective de la politique du contenu local élaborée par l’Etat du Sénégal.

Le Sénégal se fixe comme objectif d’atteindre 50% de contenu local à l’horizon 2030. Autrement dit, il s’agit de permettre aux entreprises sénégalaises de capter 50 % des activités pétrolières et gazières.

« Le contenu local dans le secteur des hydrocarbures renvoie à l’ensemble des initiatives prises en vue de promouvoir l’utilisation des biens et des services nationaux ainsi que le développement de la participation de la main-d’œuvre, de la technologie et du capital nationaux dans toute la chaîne de valeur de l’industrie pétrolière et gazière », selon la Loi sur le contenu local.

Le gouvernement sud-coréen a construit le campus de l’Institut supérieur de l’enseignement professionnel (ISEP) à Diamniadio, au Sénégal, et la cérémonie d’inauguration s’est déroulée mardi (heure locale) en présence du président sénégalais Macky Sall, d’après l’annonce de l’Agence coréenne de coopération internationale (KOICA) ce mercredi.

La KOICA a injecté 9,4 millions de dollars durant les six années passées pour la construction de ce campus situé à 30 km à l’est de la capitale du Sénégal, Dakar. L’ISEP à Diamniadio est spécialisé dans les technologies de l’information et de la communication et l’automobile. Le campus est composé de trois bâtiments de salles de classe et aussi d’un amphithéâtre, d’une bibliothèque et d’un centre de formation de techniques automobiles.

Le président Macky Sall, l’ambassadeur de Corée du Sud au Sénégal, Kim Ji-jun, la représentante du bureau de la KOICA au Sénégal, Lee Nam-soon, et la directrice de l’ISEP à Diamniadio, Mbossé Ndiaye Gueye, étaient présents à la cérémonie d’inauguration.

Sall a remercié le gouvernement sud-coréen Corée et la KOICA pour leur contribution à l’amélioration des enseignements professionnels dans son pays et a souhaité l’élargissement des coopérations bilatérales dans divers domaines.

Outre cette construction, la KOICA soutiendra la création d’un centre d’incubation de jeunes pousses et d’un «makertspace» à l’ISEP de Diamniadio. Ce projet sera financé à hauteur de 7,5 millions de dollars jusqu’en 2024 et vise à cultiver l’esprit d’entreprise des étudiants et créer des emplois de qualité en favorisant la mise en place d’un écosystème entrepreneurial au Sénégal.

Le projet portant sur le chemin de fer reliant Dakar à Tambacounda « avance à grands pas » et devrait aboutir à un train plus moderne à écartement standard, a assuré le chef de l’Etat Macky Sall.

’’Je suis heureux d’annoncer que le projet de chemin de fer Dakar Tambacounda avance à grands pas’’, a-t-il notamment déclaré lors de la cérémonie d’inauguration de l’Institut supérieur d’enseignement professionnel (ISEP) de Thiès.

Il a indiqué avoir rencontré la semaine dernière une deuxième fois, une délégation canadienne, après des échanges en novembre 2020.
Selon lui, les partenaires canadiens travaillent avec le Sénégal sur ce projet avec la perspective de mettre en place un train à ’’écartement standard’’.
Il s’agit de réaliser près de 656 km entre Dakar et Tambacounda, auxquels s’ajouteront 194 km de bretelles, pour relier la voie principale aux différents ports du Sénégal, dont le Port de Dakar, celui de Bargny Sendou, le port de Ndayane, mais aussi les zones minières comme les ICS et GCO, à Mboro et Diogo, dans la région de Thiès.
’’Bientôt, ce train se mettra donc à siffler ici à Thiès, mais cette fois-ci avec une sonorité différente, puisqu’il s’agira d’un train plus moderne et rutilant’’, a assuré le président.
L’ISEP de Thiès trouvera dans la renaissance du rail, « une formidable source d’apprentissage et de valorisation des compétences », a-t-il soutenu.