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ENVIRONNEMENT

Le niveau de l’eau en amont du barrage de Diama est en train de baisser « pour préparer le passage de la crue sans grande conséquence sur Saint-Louis », où le niveau du fleuve a atteint 0m,58, sur une cote d’alerte qui est de 1m,75, indique la Division régionale de l’hydraulique.

« Globalement le niveau amont » du barrage de Diama « est en train d’être abaissé pour préparer le passage de la crue sans grande conséquence sur Saint Louis. Cet abaissement permet de moduler les eaux vers Saint-Louis et l’embouchure, sa proximité favorise l’évacuation rapide des eaux », informe-t-elle dans un bulletin.

 

Elle note que le niveau du fleuve Sénégal à Diama, en amont du barrage, « est à 2m, 19 IGN le 26 Juillet 2021 à 8 h 00″, alors qu’à la même période de l’année dernière, il était à la cote 2m, 17 IGN ». Le débit lâché étant « égal à 128 m3 /s contre 543 m3 /s en 2020 ». 

 

Le même bulletin renseigne que le niveau du fleuve Sénégal à Saint-Louis « est à la cote de 0m, 58 à l’échelle le 26 Juillet 2021 à 8 h 00 contre 0m, 69 en 2020 à 08 h 00 », rappelant que « la cote d’alerte à la station de Saint-Louis est de 1m, 75 ».

 

« A Richard -Toll, le plan d’eau était à la cote de 2m, 65 le 25 Juillet 2021 à 8 h 00 et ce matin à 8 heures la cote est à 2m, 63 contre 2m, 77 en 2020 à 8 heures. La tendance est à la baisse de 2 cm », indique le bulletin de la Division régionale de l’hydraulique, avant de rappeler que « la cote d’alerte à la station de Richard-Toll est de 3m, 35 ».

 

A Podor, renseigne la même source, « le plan d’eau était à la cote de 2m, 77 le 25 Juillet 2021 à 8 h 00 et ce matin à 8 heures la cote est à 2m, 78 contre 3m, 26 en 2020 à 8 heures. La tendance est à la montée de 1 cm », pour une cote d’alerte de 5 mètres à la station de Podor.

 

Elle est de 8 mètres à Matam où « le plan d’eau était à la côte de 2m, 01 le 25 Juillet 2021 à 8 h 00 et ce matin à 8 heures la cote est à 2m, 01 contre 4m, 18 en 2020 à 8 heures ». La tendance étant stationnaire, indique le même bulletin.

 

Sur le fleuve Sénégal à Bakel, où la cote d’alerte est de 10 mètres, « le plan d’eau était à la côte de 2m, 52 le 25 Juillet 2021 à 8 h 00, et ce matin à 8 heures la cote est à 2m, 54 contre 4m, 94 en 2020 à 8 heures », avec une « tendance est à la montée de 2 cm ».

 

Le niveau du Bafing en amont du barrage de Manantali « est à 194, 24 le 26 Juillet 2021 à 8 h 00. A la même date de l’année dernière, le niveau était à la cote 195, 09 m. Le débit déversé hier est à 211 m3/s contre 287 m3/s à la même date l’année dernière », renseigne le même bulletin.

 

Et de rappeler que « la cote normale de la retenue est de 208,05 m IGN et la cote exceptionnelle est de 211 mètres ». 

 

Sur la Falémé à Kidira, poursuit la même source, « le plan d’eau était à la côte de 1m, 43 le 25 Juillet 2021 à 8 h 00 et ce matin à 8 heures la cote est à 1m, 46 contre 2m, 06 en 2020 à 8 heures. La tendance est à la montée de 3 cm ».

 

Sur le Bakoye à la station de Oualia, relève le bulletin, « le plan d’eau était à la cote de 1m, 42 le 25 Juillet 2021 à 8 h 00 et ce matin à 8 heures la cote est à 1m, 39 contre 2m, 19 en 2020 à 8 heures. La tendance est à la baisse de 3 cm ».


Plus de 3 000 agents de l’Unité de coordination et de gestion des déchets solides (UCG) sont mobilisés pour la collecte d’ordures. Près de 6 000 tonnes de déchets ont été produites rien qu’à Dakar, à l’occasion de la fête de Tabaski. D’où l’appel des agents du nettoiement à de meilleurs comportements contre les dépôts sauvages d’ordures.

Les agents du nettoiement sont sur le terrain. Du coup, on respire mieux dans les maisons surtout au lendemain de la célébration de l’Aïd El Kébir dite Tabaski.

Mais, le constat est fait par un agent de l’UCG : « le Sénégal produit trop d’ordures ». A cela s’ajoute les dépôts anarchiques, relève-t-il, pour s’en désoler. Près de 6 000 tonnes de déchets ont été produites rien qu’à Dakar, à l’occasion de la fête de Tabaski. D’où l’appel des agents du nettoiement à de meilleurs comportements contre les dépôts sauvages d’ordures.

Il est difficile, par ailleurs, de nettoyer les marchés occupés par les commerçants et les foirails avec les moutons invendus , grognent les agents du nettoiement.

« Climat », le nouvel album international du chanteur et compositeur sénégalais, Oumar Pène, est un « cri de cœur » et un appel à une prise de conscience sur la réalité et les dangers liés au réchauffement climatique et au terrorisme.

 

Fidèle à son engagement, le chanteur interpelle le monde sur les défis de l’heure, marquant ainsi son retour sur le marché musical international, huit ans après son dernier disque intitulé « 40 ans en musique ».

 

« Le Climat est une situation qui nous interpelle tous. Le réchauffement climatique est quelque chose qui existe. Je vois des gens qui n’y croient pas, alors que cela doit interpeller les consciences », a déclaré Oumar Pène à l’issue d’une séance d’écoute et une présentation de l’album à la veille de sa sortie sur les plateformes digitales.

 

Dans certains pays, il y a une avancée des océans avec les phénomènes côtiers qui font souffrir des populations et le Sénégal n’est pas épargné, a rappelé le chanteur en présence de journalistes et de fans triés sur le volet.

 

« Chez nous, dans la langue de Barbarie, à Saint-Louis, vous voyez ce qui s’y passe, les gens souffrent. Avec nos maigres moyens, si ces phénomènes nous tombent dessus, que ferions-nous ? », s’est interrogé le leader du Super Diamono, tout en soulignant la nécessité pour les décideurs de prendre davantage conscience de la situation.

 

« Si jamais un tsunami survient quelque part, cela peut créer des situations catastrophiques, pour éviter cela, nous devons prendre conscience que le réchauffement climatique est bien réel », a-t-il insisté

 

Sur un autre plan, Oumar Pène s’intéresse dans ce nouvel album à la question relative au terrorisme en sensibilisant notamment les jeunes.

 

« Il faut prendre conscience que les terroristes sont des gens puissants, assez riches, donc il faut protéger nos jeunes parce que s’ils n’ont pas du boulot pour subvenir à leurs besoins, ils deviennent des proies faciles, on peut les acheter pour les indiquer des chemins assez tortueux », a-t-il fait observer.

 

« Le Sénégal est épargné jusque-là, mais il ne faut jamais se dire que cela n’arrive qu’aux autres. Ce qui se passe dans les pays limitrophes peut nous arriver aussi », a averti l’artiste qui prie pour que le bon Dieu épargne encore le pays.

 

S’agissant du disque, tous les 9 morceaux sont des nouveautés « Won Naa la ko », « Wéthié », « Merci » ou encore « Emergence » sauf un « Fakatal » (une reprise chantée en 2003 dans l’album Kaarapit), chantés en wolof avec une couleur musicale « afro feeling » propre au « Super Diamano » adaptée à la jeune génération par le biais de l’ »afro pop » et de l’ »afro beat ». 

 

Les instruments à cuivre, une marque du Super Diamano, sont bien présents dans cet album réalisé par le bassiste sénégalais Hervé Samb, lequel avait déjà participé à la réalisation en 2013 du précédent album d’Oumar Pène.

 

Oumar Pène cultive le lien intergénérationnel en invitant le rappeur Faada Freddy dans son album avec le morceau « Lu tax ».

 

« C’est une bénédiction de faire un duo avec Oumar Pène, un grand maître, un parrain et un coach. Il nous a toujours transmis cette fureur de vaincre et ce courage d’aller de l’avant », a ainsi témoigné le rappeur qui considère Oumar Pène comme un « un symbole de réussite ».

 

A côté de cet album international orienté vers une consommation digitale, un autre disque sera mis sur le marché local réalisé par le bassiste Dembel Diop.

 

Oumar Pène reste constant dans sa musique avec ses rythmes et mélodies, une chose qu’il dit avoir cultivé toute sa vie durant.

 

« Cette musique, c’est toute une vie, c’est comme un tracé que l’on emprunte à chaque fois », a affirmé le chanteur qui prépare ainsi sa prochaine sortie à travers un traditionnel concert dédié à ses fans, le 14 août prochain.

 

 

La troisième concertation nationale consacrée à l’analyse, l’amendement et la validation de la feuille de route du Sénégal pour des systèmes alimentaires durables s’est ouverte ce mardi à Dakar.

A moins de deux mois du Sommet mondial sur les systèmes alimentaires durables, le document consensuel à présenter lors de cette rencontre, prévue en septembre 2021 à New-York, est en cours de finalisation. Celui-ci devra « mettre en évidence des actions spécifiques et des partenariats pour des transformations quantitatives des systèmes alimentaires et nutritionnels à l’échelle nationale », a fait savoir le Coordonnateur résident du système des Nations Unies, Siaka Coulibaly.

Ledit document devra par ailleurs permettre de souligner les grandes lignes d’actions prioritaires pour les 10 prochaines années.

A en croire M. Coulibaly, le Sommet mondial sur les systèmes alimentaires est une opportunité pour le Sénégal de mettre en place des plans de relance qui inverseront les tendances actuelles et modifieront les modes de consommation et de protection actuels en faveur d’un monde plus durable. Tout cela, en consolidant les résultats déjà acquis par le pays.

« Un accord au sortir de cette concertation permettra au Sénégal de se protéger sur le long terme et bâtir une feuille de route stratégique pertinente », a-t-il dit.

Siaka Coulibaly a en outre souligné la nécessité de concevoir des solutions innovantes pour le financement des systèmes alimentaires afin de les rendre plus durables, plus équitables et plus résilientes.

De son côté, le Groupe Thématique Développement Rural et Sécurité Alimentaire (GTDRSA) a rappelé l’importance d’avoir des politiques et des investissements qui créent des opportunités de travail décent et d’agro-entrepreneuriat pour les femmes et les jeunes et soutiennent leur autonomisation en tant qu’acteurs et leaders des systèmes alimentaires.

De plus, le GTDRSA a plaidé en faveur de l’accélération de l’adaptation de l’agriculture et des systèmes alimentaires au changement climatique, l’accroissement des investissements pour la sécurité alimentaire, la nutrition, les systèmes alimentaires durables et le développement territorial et la promotion d’une approche holistique « One Health » fondée sur la science, afin d’améliorer les résultats de santé publique.

Le ministre sénégalais de l’Agriculture et de l’Equipement rural, Moussa Baldé a quant à lui réitéré l’engagement du gouvernement du Sénégal d’être aux côtés de tous les acteurs sur le chemin de la construction de systèmes alimentaires durables et équitables.

Le Sommet mondial sur les systèmes alimentaires est une initiative du Secrétaire général de l’Organisation des Nations unies, António Guterres. Il entre dans le cadre de la Décennie d’action instaurée pour atteindre les Objectifs de Développement Durable (ODD) à l’horizon 2030.

La conseillère fédérale suisse en charge de l’environnement, du transport, de l’énergie et de la communication, Simonetta Sommaruga, a assuré mardi à Dakar de l’engagement de son pays à accompagner le Sénégal dans la mise en œuvre de sa politique d’adaptation au changement climatique.
« La Suisse est très engagée à accompagner le Sénégal dans sa politique d’adaptation » au changement climatique à travers des projets agricoles mais également par le biais d’autres secteurs, a-t-elle dit.
Simonetta Sommaruga et son homologue sénégalais Abdou Karim Sall (Environnement et Développement durable) ont signé le même jour, au nom de leur pays respectif, un accord de coopération relatif à la mise en œuvre de l’Accord de Paris sur le réchauffement climatique, entré en vigueur en novembre 2016.
« Cet accord conduira à des investissements verts et contribuera au développement durable au Sénégal », à travers des projets financés par la Suisse et qui lui permettront de contribuer davantage aux réductions des émissions globales avec ces mesures domestiques bénéfiques au climat, a expliqué la conseillère fédérale suisse.
Mme Sommaruga soutient que son pays reste très engagé dans les financements de l’adaptation au changement climatique, précisant que « cette coopération en développement bilatéral est soigneusement équilibrée, entre atténuation et adaptation ».
Avec l’accord signé avec le Sénégal, « le leadership de l’Afrique dans la mise en œuvre de l’Accord de Paris se manifeste », estime la conseillère suisse chargée de l’environnement, du transport, de l’énergie et de la communication.
« Il s’agit globalement du troisième accord de ce type, et le deuxième en Afrique », a indiqué Mme Sommaruga, se réjouissant de la coopération liant son pays au Sénégal.
Deux pays « tous à la tête d’un groupe de négociations dans le cadre de la diplomatie climatique, internationale », a-t-elle relevé.
Aussi la conclusion de cet accord bilatéral constitue-t-elle « un signal fort pour les négociations climatiques en cours », sans compter que la Suisse a déjà contribué volontairement, en 2019, « à hauteur de 15 millions d’euros au Fonds d’adaptation (FA) ».
« Nous sommes heureux d’envisager d’autres contributions », a-t-elle dit, ajoutant que « la coopération est au cœur de l’Accord de Paris, parallèlement à une action climatique nationale, ambitieuse ».
Le Sénégal et la Suisse, à travers cet accord de coopération les liant, « démontrent leur volonté de lutter contre le réchauffement climatique, malgré la pandémie ».
Dans ce cadre, la partie suisse prévoit de construire des installations de méthanisation agricole au Sénégal, en vue de réduire l’utilisation de bois et de charbon comme combustibles qui provoquent des pertes agricoles.
« L’accord manifeste la confiance entre nos nations et renforce nos relations bilatérales. Rassemblons nos solutions, afin de contribuer au succès de la prochaine conférence des parties à Glasgow », a lancé la cheffe du département fédéral suisse de l’Environnement à ses interlocuteurs sénégalais.
Le Royaume-Uni accueillera la 26e Conférence des Parties des Nations unies sur le changement climatique (COP26) à Glasgow du 1er au 12 novembre 2021.
En perspective de cette rencontre, le gouvernement britannique travaille autour de cinq campagnes que sont l’adaptation et la résilience, la nature, la transition énergétique, le transport routier propre et la finance.

L’hivernage s’annonce à Saint-Louis où une pluie modérée s’y est abattue sur dans la nuit du vendredi au samedi. Une importante partie de la région sera arrosée par ces précipitations accompagnées d’orages et de vents violents.
Craintes d’inondations
La psychose des inondations est encore pressante dans plusieurs quartiers de la périphérie, dépourvus de système d’évacuation des eaux de pluie.

Les travaux d’assainissement non encore achevés à Pikine, la situation risque de s’aggraver.
Pour d’autres ayant bénéficié du Promoville, une nette amélioration devrait être constatée.
Des agriculteurs dans l’impasse
Une forte production d’oignons s’amoncelle dans les zones de stockage du Gandiolais et de la Commune de DIAMA. Des abris souvent vétustes. Sans possibilités d’écoulement de cette denrée, les producteurs risquent de démarrer la campagne avec difficultés.


Le président de la République, Macky Sall, a indiqué jeudi que plus de 200 milliards de francs CFA ont été mobilisés pour la mise en œuvre du projet de promotion de la gestion intégrée et de l’économie des déchets solides (PROMOGED), lancé jeudi dans la commune de Malika, avec l’objectif de promouvoir une industrie de recyclage de déchets solides dans sept régions du pays.

‘’Au total, ce sont 150 infrastructures de traitement de déchets qui seront installés dans 138 communes pour améliorer le cadre de vie de plus de 6 millions de personnes et générer 3000 emplois en particulier pour les jeunes et pour les femmes’’, a dit Président Sall lors de la cérémonie de lancement du projet sur la décharge de Mbeubeuss.

Il a souligné que c’est pour cette raison qu’il exhorte ‘’toutes les populations à s’approprier le PROMOGED, pour en faire un véritable outil d’hygiène communautaire’’. Selon lui, ‘’l’hygiène et la propreté ne sont pas seulement une affaire de l’Etat et du gouvernement. Elles engagent surtout notre responsabilité individuelle et collective. Ensemble, engageons-nous pour un Sénégal +zéro déchet+. Que chacun balaie devant sa propre porte pour un Sénégal plus propre et plus radieux’’.

Le Président Sall indique que ‘’le PROMOGED procédera à l’assainissement complet du site de Mbeubeuss avec l’installation d’une unité de tri et de compostage de déchets’’.

‘’Nous irons encore plus loin, dans la modernisation du cadre de vie de Keur Massar avec les plans directeur et d’urbanisme qui devront être établis pour ce nouveau département mais également avec l’installation des services de l’Etat faisant suite à la nomination des autorités administratives’’, a promis le chef de l’Etat.

En consacrant cette visite officielle au tout nouveau département de Keur Massar, il s’est dit conscient des défis majeurs de la salubrité et des inondations auquels la localité est souvent confrontée, assurant néanmoins que ces défis ne sont pas une fatalité.

‘’Nous avons commencé à les relever grâce aux travaux de la phase 2 du projet de gestion des eaux pluviales et d’adaptation aux changements climatiques, piloté par l’Agence de développement municipal (ADM), avec la création d’ouvrages hydrauliques et de voieries ainsi que divers aménagements paysagers qui seront finalisés à la fin de ce mois de juin (PROGED)’’, a signalé Macky Sall.

A ce propos, l’Etat du Sénégal, avec le soutien de la Banque mondiale, de l’Agence espagnole pour la coopération internationale au développement (AECID), de l’Agence française de développement (AFD) et de la Banque européenne d’investissement a initié la deuxième phase du programme national de gestion des déchets (PNGD), à travers le PROMOGED.

Il permettra de développer le tri et la récupération et de contribuer au développement de filières au Sénégal, axées sur la valorisation de matière par le recyclage et la valorisation organique à travers la production de compost.

Le projet cible le pôle de Dakar, le pôle de Thiès, le pôle nord, qui couvre Saint-Louis et Matam et le pôle Casamance, qui regroupe les régions de Zigunichor, Sédhiou et Kolda.

Le PROMOGED va toucher 758 114 ménages pendant son exécution qui va durer cinq ans (2021-2026).

Un deuxième lion du zoo indien de Valandur est décédé, mercredi, des suites d’une infection au Covid-19, ont annoncé les autorités du zoo, tandis que 10 autres lions continuent d’être traités pour la maladie. Il est indiqué que les grands félins dans les installations zoologiques peuvent être plus vulnérables au Coronavirus qu’on ne le pensait.

Le lion mâle de 12 ans, nommé Padmanaban, qui recevait un traitement intensif, depuis des jours, est décédé, mercredi matin, au zoo de Valandur, près de Chennai, selon les responsables du zoo. « L’animal avait été testé positif le 3 juin, avec plusieurs autres lions et présentait des symptômes tels que la toux et une perte d’appétit », a rapporté le Times of India. Jeudi, 10 autres lions infectés du zoo recevaient un traitement d’une équipe vétérinaire interne et d’une équipe d’experts de la plus grande université vétérinaire de l’État.

Le chef de l’Etat Macky Sall a assuré mercredi de l’engagement de l’Etat à travailler à la préservation de la biodiversité et à la restauration des écosystèmes, soulignant dans ce sens « la nécessité d’une actualisation régulière » du Code de l’environnement, d’une « mise en œuvre qualitative de la stratégie nationale de lutte contre l’érosion côtière et d’une maîtrise de l’exploitation des terres agricoles.
Macky Sall, présidant la réunion du jour du Conseil des ministres, est revenu sur la célébration de la Journée mondiale de l’Environnement, le 5 juin, réaffirmant « l’engagement de l’Etat à mobiliser tous les moyens nécessaires à la préservation de la biodiversité et à la restauration des écosystèmes », a-t-on appris du porte-parole du gouvernement.
Il rappelle que « le secteur de l’environnement dispose d’un quota de 10.000 jeunes, dans le cadre du programme d’urgence pour l’insertion socio-économique et l’emploi des jeunes, dont 7000 postes sont dédiés à l’Agence sénégalaise de la reforestation et de la Grande Muraille verte, agence qui doit intensifier ses activités sur le terrain ».
Dans cette perspective, le chef de l’Etat demande au ministre de l’Environnement et du Développement durable, « d’accentuer la sensibilisation des populations, afin de renforcer la protection de nos forêts à travers la poursuite des actions de classement », de « lutte hardie contre les coupes et les trafics illicites de bois » et de « lutte sans relâche contre les feux de brousse ».
Selon le communiqué du Conseil des ministres, il a dans le même temps demandé à Abdou Karim Sall « d’amplifier l’exécution des projets d’aménagement paysager et de réalisation de bois de ville dans nos communes, conformément aux objectifs du PSE vert ».
« Le Président de la République indique, à cet égard, aux ministres en charge de l’Urbanisme, de l’Environnement et des Finances, l’urgence de finaliser les dossiers techniques et financiers nécessaires au lancement des travaux du Parc Forestier Urbain de Dakar Yoff », peut-on lire dans ce communiqué signé du porte-parole du gouvernement, Oumar Guèye.
Dans cet élan, le président Sall « insiste sur l’aménagement paysager rapide du Pôle urbain de Diamniadio, de même que la sauvegarde du potentiel écologique du Pôle du Lac Rose et des cordons dunaires le long de nos côtes », lit-on encore.
Le communiqué ajoute que le président de la République « demande, en outre, au ministre de l’Environnement et du Développement durable d’accélérer la mise en œuvre qualitative de la stratégie nationale de lutte contre l’érosion côtière, à l’image des résultats probants du projet de restauration des plages de Saly-Portudal ».
Il a par ailleurs souligné « la nécessité d’accorder une attention particulière à nos îles qui demeurent des identités remarquables de notre patrimoine historique, culturel et touristique », indique la même source.
De même le président Sall a-t-il rappelé « l’impératif d’assurer la maitrise de l’exploitation des terres agricoles, notamment dans les Niayes, zone qui concentre l’essentiel de notre production horticole ».
Il a invité le ministre de l’Environnement et du Développement durable, « à asseoir avec le ministre de l’Urbanisme, du Logement et de l’Hygiène publique, l’ancrage d’une économie circulaire dans le secteur des déchets, avec la mise en œuvre du Programme de promotion de la gestion intégrée et de l’économie des déchets solides (PROMOGED) », apprend-on de même source.
Elle rapporte que le président Sall « demande, en particulier, aux ministres en charge de l’Environnement et des Transports terrestres, de développer un Plan spécial d’amélioration de la qualité de l’air à Dakar, en relation avec les acteurs des transports et autres parties prenantes ».
Le chef de l’Etat invite par ailleurs le ministre de l’Eau et de l’Assainissement, « en relation avec le ministre de l’Environnement, de lui proposer un système de préservation de la qualité de l’eau dans nos cours d’eau et lacs », selon le communiqué du Conseil des ministres.
Il conclut que le président de la République a enfin signalé au Ministre de l’Environnement et du Développement durable, « la nécessité d’une actualisation régulière du Code de l’Environnement et de sa vulgarisation en vue de son appropriation par les populations ».

BK/ASG

 

La culture et la commercialisation de la fraise se développent dans la sous-région et notamment au Sénégal, où c’est la pleine saison.

En Afrique de l’Ouest, on connaît le goût de la mangue, de la papaye, de l’ananas ou de la noix de coco. Mais il est un fruit que l’on adore consommer et de plus en plus : la fraise.

Un fruit non endémique mais dont la culture et la commercialisation se développent dans la sous-région et notamment au Sénégal, où c’est la pleine saison.

Un produit qui rapporte des revenus confortables aux maraîchers et qui tente de se professionnaliser.

À Thiès, à moins de deux heures de route de Dakar, Souleymane Agne arrose ses fraisiers, qui sont en pleine production. La société Fraisen qu’il a cofondée il y a 10 ans avec ses économies de boursier lorsqu’il était étudiant en agronomie, marche à plein régime.

« Lorsqu’on a vu que ça marchait, c’était plus facile de se rapprocher des agriculteurs. Quand tu parles, ils t’écoutent. Maintenant il y a tous les jeunes qui essayent de se lancer, parce qu’ils ont vu que c’était possible », remarque-t-il.

Débutant seul ou presque en 2011, la société de Souleymane Agne compte aujourd’hui jusqu’à 35 employés et la production ne cesse d’augmenter.
« En 2019, on produisait 6 tonnes, on est passé à 10 tonnes en 2020 et on compte tripler cette année. Notre objectif est de produire 100 tonnes, pour répondre à la demande sénégalaise et un peu à la demande ouest-africaine.

Un agriculteur qui fait 2 500 m² de fraises a un chiffre d’affaires de 8 à 9 millions de francs CFA. S’il fait un hectare d’oignons, il ne va pas faire ces chiffres-là ! Ce sera entre 3 et 4 millions de francs CFA. Mais nous n’incitons pas les agriculteurs à abandonner les autres cultures comme le riz, qui sont les denrées de première nécessité, mais il faut trouver le moyen de les combiner. »
Adjiaratou Kosse Faye est commerciale chez Fraisen et elle organise aussi des ateliers auprès des maraîchers sénégalais pour les sensibiliser à l’art de cultiver ce fruit délicat.

« On les accompagne dans la production. Ils ne se rendent pas compte en fait de la valeur ajoutée de ce produit au Sénégal ! On n’importe plus de fraises, c’est nous qui sommes en train d’exporter au Bénin, en Côte d’Ivoire, au Ghana. Les fraises sénégalaises sont même meilleures que les fraises importées », vante-t-elle.

Une saveur de la fraise sénégalaise qui est appréciée sur les petits marchés de quartier et dans les grandes surfaces, comme en témoigne Franck Williams Ngwa Ngwa, responsable des achats fruits et légumes chez Auchan Sénégal : « Actuellement on la met sur nos rayons, elle est très appréciée par les clients. Quand nous sommes en saison, on fait de la fraise naturelle, qui est la fraise sénégalaise. On se bat pour valoriser la production locale. »

Pour sauver une fraise locale et de qualité, très appréciée des Sénégalais, comme en témoigne cette acheteuse sur un marché de producteurs à Dakar : « Si le produit existe localement, je ne vois pas l’intérêt de l’importer, surtout si ça revient plus cher. Je préfère privilégier l’économie locale et les gens qui cultivent localement. C’est vraiment ma philosophie. »

L’ambition des fraisiculteurs sénégalais est de structurer la filière pour se renforcer vis-à-vis du marché national et sous-régional et de mieux répondre à la concurrence marocaine ou européenne, sur un marché de niche, mais très rémunérateur pour les agriculteurs africains.

(Frédéric Garat/RFI)