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REPORTAGES/DOCUMENTAIRES

Dans l’optique de combattre le chômage, l’organisation des jeunes entrepreneurs d’Afrique en partenariat avec Agenda 35 ( #AG35) a organisé ce dimanche 27 juin 2021, une session de formation en entreprenariat.

Cet atelier offert gratuitement aux jeunes, est un des jalons posés par la dite organisation pour apporter une réponse efficace à la problématique de l’emploi des jeunes.

 


Les artisans du bois sont en difficulté à cause du Covid-19 et de la cherté des matières premières. Ils ont mis sur pied une plateforme pour recueillir les complaintes des menuisiers ébénistes. Certains attendent toujours leur part de l’aide octroyée par l’État pour faire face aux conséquences économiques et sociales de la crise sanitaire.

Dans une des ruelles du populaire quartier de la Médina à Dakar, Badou, menuisier de profession, travaille à la finition d’une armoire en bois. Une armoire qu’il s’applique à parfaire malgré le prix dérisoire pour lequel il compte la céder.

« Le coronavirus, nous fait perdre beaucoup d’argent. Avant une armoire comme celle-ci, elle était en vente pour 350 000 francs CFA, maintenant je pourrais la vendre peut-être 250 000 ou 275 000 francs. Au final on perd. »

Le coup du matériau, le bois principalement, est très cher depuis quelques mois. « Le bois maintenant est devenu très cher. Pour le bois que j’utilise, le prix a quasiment doublé », explique Badou le menuisier.

Ce constat général a poussé des ébénistes sénégalais à mettre sur pied une plateforme nationale regroupant les professionnels du bois. Face à la presse, ces membres craignent pour leur avenir et interpellent l’État.

« On est très fatigués, confie Lat Deguene Faye, maître artisan et secrétaire général de la plateforme. Nous vivons une situation très difficile. Le premier problème, c’est la cherté du bois, et que malheureusement ce marché est entre des mains de soi-disant sénégalais qui font ce qu’ils veulent et qui ne sont pas contrôlés par l’État du Sénégal. »

L’État du Sénégal avait débloqué un peu plus de 53 millions d’euros pour venir en aide aux artisans touchés par le Covid- 19. Certains annoncent n’avoir toujours rien perçu.

Birahim Touré/RFI


 

L’Ambassadeur de la République d’Indonésie, Dindin Wahyudin, a officiellement donné le coup d’envoi à la distribution des motos électriques GESITS au Sénégal.

Le Ministre de l’Artisanat et de la Transformation du Secteur Informal, le Gouverneur de la région de Thiès, le Représentant du Maire de la ville de Thiès, le Chef de la division région des transports de Thiès, le Directeur de Ndiaye Transport, Le consul honoraire de l’Indonésie en Guinée-Bissau et les futurs propriétaires de motos GESITS étaient présents à cette occasion sur la Promenade des Thiessois.

Dindin Wahyudin Ambassadeur de la République d’Indonésie  a tenu ces propos « La moto GESITS, fabriquée par PT WIKA Industri Manufaktur, est née d’une aspiration à concevoir un produit recourant aux technologies modernes respectueuses de l’environnement et de le rendre disponible en Indonésie et dans le monde entier. L’Indonésie appelle ses pays amis et partenaires, parmi eux le Sénégal, à réaliser un rêve commun, à savoir adopter des technologies écologiques au quotidien ».

Lors de cet événement, il a été fait mention d’une autre réussite de l’industrie indonésienne.

En effet, trois avions CN-235, produits par PT Dirgantara Indonesia, sont actuellement en service au sein de l’armée de l’air sénégalaise. « L’Indonésie et le Sénégal partagent de nombreux points communs, et les liens tissés entre eux ont créé une relation durable et de qualité ». Ajoute son Excellence, Dindin Wahyudin,

L’Ambassadeur pressent ainsi que les motos GESITS recevront un accueil chaleureux parmi les Sénégalais.

Par ailleurs, l’Ambassadeur a remercié le partenaire de l’événement, la société Transport Ndiaye, représentée par son directeur, M. Makhtar Ndiaye. Pionnière dans le secteur des moto-taxi de nouvelle génération à Thiès et première utilisatrice des motos GESITS au Sénégal, il est espéré que cette société suive la voie de Gojek Indonesia, une start-up de transport innovatrice et prospère.

Avec l’usage des motos GESITS et le développement de Ndiaye Transports, le Gouvernement du Sénégal est en mesure de proposer, selon les termes de l’Ambassadeur : « un moyen de transport rapide, sûr, abordable, écologique, et surtout qui permettra de créer des emplois » pour les Sénégalais.

Les personnes présentes ont manifesté leur enthousiasme et plus de 200 formulaires de commande de motos GESITS ont été remplis. La livraison d’au moins 200 motos GESITS au Sénégal est programmée pour le troisième trimestre de cette année. L’Ambassade de la République d’Indonésie supervisera ce dossier afin que les délais soient honorés. Véritable relais de promotion des motos électriques GESITS sur des marchés jusqu’alors prospectifs en Afrique occidentale, l’Ambassade de la République d’Indonésie à Dakar met en œuvre une des missions de soutien du gouvernement indonésien pour ses entreprises nationales (BUMN) conformément au programme « BUMN GO GLOBAL ».

Le ministre de l’Artisanat a salué cette ‘’très belle initiative’’, qui facilite la mobilité urbaine, préserve l’environnement et contribue à la création d’emplois, chère au Président de la République.

L’Ambassade de la République d’Indonésie coordonne également le projet de mise en place d’un programme de jumelage entre les villes de Bogor et de Thiès.

Ce lancement en est une partie intégrante, étant donné que l’usine des motos GESITS se trouve dans la région de Bogor. Il est par ailleurs espéré que PT WIMA sera en mesure d’ouvrir un site de production de motos GESITS à Thiès. Si cette initiative voit le jour, les motos écologiques GESITS pourront alors pénétrer d’autres marchés d’Afrique occidentale à partir du Sénégal.

 

La culture et la commercialisation de la fraise se développent dans la sous-région et notamment au Sénégal, où c’est la pleine saison.

En Afrique de l’Ouest, on connaît le goût de la mangue, de la papaye, de l’ananas ou de la noix de coco. Mais il est un fruit que l’on adore consommer et de plus en plus : la fraise.

Un fruit non endémique mais dont la culture et la commercialisation se développent dans la sous-région et notamment au Sénégal, où c’est la pleine saison.

Un produit qui rapporte des revenus confortables aux maraîchers et qui tente de se professionnaliser.

À Thiès, à moins de deux heures de route de Dakar, Souleymane Agne arrose ses fraisiers, qui sont en pleine production. La société Fraisen qu’il a cofondée il y a 10 ans avec ses économies de boursier lorsqu’il était étudiant en agronomie, marche à plein régime.

« Lorsqu’on a vu que ça marchait, c’était plus facile de se rapprocher des agriculteurs. Quand tu parles, ils t’écoutent. Maintenant il y a tous les jeunes qui essayent de se lancer, parce qu’ils ont vu que c’était possible », remarque-t-il.

Débutant seul ou presque en 2011, la société de Souleymane Agne compte aujourd’hui jusqu’à 35 employés et la production ne cesse d’augmenter.
« En 2019, on produisait 6 tonnes, on est passé à 10 tonnes en 2020 et on compte tripler cette année. Notre objectif est de produire 100 tonnes, pour répondre à la demande sénégalaise et un peu à la demande ouest-africaine.

Un agriculteur qui fait 2 500 m² de fraises a un chiffre d’affaires de 8 à 9 millions de francs CFA. S’il fait un hectare d’oignons, il ne va pas faire ces chiffres-là ! Ce sera entre 3 et 4 millions de francs CFA. Mais nous n’incitons pas les agriculteurs à abandonner les autres cultures comme le riz, qui sont les denrées de première nécessité, mais il faut trouver le moyen de les combiner. »
Adjiaratou Kosse Faye est commerciale chez Fraisen et elle organise aussi des ateliers auprès des maraîchers sénégalais pour les sensibiliser à l’art de cultiver ce fruit délicat.

« On les accompagne dans la production. Ils ne se rendent pas compte en fait de la valeur ajoutée de ce produit au Sénégal ! On n’importe plus de fraises, c’est nous qui sommes en train d’exporter au Bénin, en Côte d’Ivoire, au Ghana. Les fraises sénégalaises sont même meilleures que les fraises importées », vante-t-elle.

Une saveur de la fraise sénégalaise qui est appréciée sur les petits marchés de quartier et dans les grandes surfaces, comme en témoigne Franck Williams Ngwa Ngwa, responsable des achats fruits et légumes chez Auchan Sénégal : « Actuellement on la met sur nos rayons, elle est très appréciée par les clients. Quand nous sommes en saison, on fait de la fraise naturelle, qui est la fraise sénégalaise. On se bat pour valoriser la production locale. »

Pour sauver une fraise locale et de qualité, très appréciée des Sénégalais, comme en témoigne cette acheteuse sur un marché de producteurs à Dakar : « Si le produit existe localement, je ne vois pas l’intérêt de l’importer, surtout si ça revient plus cher. Je préfère privilégier l’économie locale et les gens qui cultivent localement. C’est vraiment ma philosophie. »

L’ambition des fraisiculteurs sénégalais est de structurer la filière pour se renforcer vis-à-vis du marché national et sous-régional et de mieux répondre à la concurrence marocaine ou européenne, sur un marché de niche, mais très rémunérateur pour les agriculteurs africains.

(Frédéric Garat/RFI)