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SECTEUR PUBLIC/VIE ECONOMIQUE

Le climat des affaires au Sénégal a enregistré une légère baisse de 0,4 point au terme du mois de novembre 2020 comparé au mois précédent, selon une enquête d’opinion réalisée auprès des chefs d’entreprise par la Direction de la prévision et des études économiques (DPEE).

L’indicateur synthétique de ce climat de affaires, calculé sur la base des soldes d’opinion des chefs d’entreprise s’est situé à 96,5 durant la période sous revue contre 96,9 au mois d’octobre 2020. « Cette situation reflète les orientations défavorables des opinions des prestataires de services et commerçants », souligne la DPEE. Sur une base annuelle, le climat des affaires s’est également contracté de 3,8 points, en novembre 2020.

L’enquête de la DPEE révèle que dans l’industrie, la concurrence supposée déloyale (36%), l’insuffisance de la demande (36%), les difficultés de recouvrement des créances (32%) et l’approvisionnement difficile en matières premières (27%) ont, majoritairement, constitué les principales contraintes à l’activité. « Néanmoins, souligne la DPEE, le climat des affaires s’est renforcé de 0,6 point dans le sous-secteur, en rythme mensuel, sous l’effet des orientations positives des soldes d’opinion relatifs à la production et aux commandes reçues ».

L’optimisme des enquêtés concernant les perspectives de production et de commandes a, aussi, contribué à l’amélioration de l’indicateur du sous-secteur.

Concernant le sous-secteur des bâtiments et travaux publics (BTP), les contraintes les plus citées par les entrepreneurs interrogés sont le recouvrement difficile des créances (100%), l’accès pénible au crédit (40%) et la vétusté des équipements (40%). Toutefois, le climat des affaires s’est affiché reluisant (+6,9 points) dans le sous-secteur, en rythme mensuel, en liaison avec les orientations favorables des soldes d’opinion relatifs à l’activité générale et aux commandes privées. L’optimisme des entrepreneurs quant aux perspectives d’activité et de commandes privées a, aussi, participé à la progression de l’indicateur du sous-secteur.

Au titre du sous-secteur des services, les interrogés ont majoritairement évoqué les difficultés de recouvrement des créances (63%), la concurrence jugée déloyale (50%), la fiscalité (38%) et l’insuffisance de la demande (25%) comme les principales entraves à l’activité, en novembre 2020. En outre, le climat des affaires s’est détérioré de 1,3 point dans le sous-secteur, en rythme mensuel. Cette situation traduit la dégradation des soldes d’opinion relatifs aux commandes et au chiffre d’affaires.

 

L’Etat du Sénégal procédera, le 26 janvier 2021, au paiement de la marge semestrielle et au remboursement partiel de son emprunt obligataire islamique dénommé « SUKUK Etat du Sénégal 6% 2016- 2026 » pour un montant de 14,404 milliards de FCFA (21,606 millions d’euros).

L’Etat du Sénégal avait lancé le 20 juin 2016 sur le marché financier de l’Union monétaire ouest africaine (UMOA) un Sukuk ou obligation islamique pour un montant de 150 milliards FCFA. En lieu et place d’un taux d’intérêt classique interdit par la loi islamique, l’émetteur avait fixé une marge de profit de 6% à verser aux souscripteurs. D’une maturité de 10 ans, l’emprunt islamique devait couvrir la période 2016 – 2026.

L’opération  avait été structurée  autour d’un fonds commun de titrisation de créances (FCTC) qui avait émis  15 millions de parts (Sukuk) d’une valeur nominale de 10 000 FCFA  l’unité pour les investisseurs et a reçu en retour de la liquidité pour un montant global de 150 milliards de FCFA.

Le Fonds a utilisé le produit de l’émission pour l’achat de l’usufruit des Actifs Sukuk qui étaient mis en location au Sénégal, en contrepartie d’une marge de profit de 6% par an.

L’Actif Sukuk avait consisté en l’usufruit d’une partie de l’aérogare de l’ancien aéroport international Léopold Sédar Senghor (transformé actuellement en aéroport militaire par les autorités gouvernementales sénégalaises) qui est constituée d’une assiette foncière de 115 hectares. L’Actif Sukuk contient les halls de départ et d’arrivée, les bâtiments de la Direction Générale, les parkings, les hangars et les bâtiments annexes.

Le Commissaire aux Comptes du FCTC, avait évalué la valeur de l’Actif Sukuk à 250 milliards de FCFA. Ce qui a permis de couvrir très largement l’emprunt islamique.

MINISTRE DE L’ENERGIE

Malgré les retards liés au Covid-19, le Sénégal et la Mauritanie deviendront producteurs de gaz en 2023

(Agence Ecofin) – Bien que le développement de la province gazière de Grand Tortue a été retardé à cause de la pandémie du coronavirus, la production y démarrera dans deux ans. Ce délai aurait pu être plus long, mais l’engagement des parties prenantes a joué un rôle clé dans l’établissement de cet agenda.
L’année dernière, l’apparition du coronavirus a gravement affecté la poursuite des travaux de développement des projets pétrogaziers ainsi que les finances des entreprises du secteur. L’impact de la pandémie est tel que même si l’industrie table sur une légère reprise en 2021, certains projets d’exploration et de production ne devraient pas démarrer comme prévu cette année.

Malgré ce contexte délicat, la nouvelle ministre sénégalaise du Pétrole, Sophie Gladima (photo) a assuré que le début de la production de gaz naturel sur le champ Grand Tortue, situé à cheval sur les eaux maritimes sénégalo-mauritaniennes, commencera en 2023.

« De nombreuses activités liées au développement, telles que la mobilisation des ressources et des personnes, les phases de construction sur différents sites à travers le monde et les installations ont été touchées […]. Le Sénégal se concentre sur le développement de ses projets pétroliers pour atteindre son objectif de commencer la production à partir de 2023 », a-t-elle affirmé.
Lors de la phase initiale du projet, BP et Kosmos Energy extrairont 70 millions de pieds cubes de gaz naturel par jour et produiront 2, 5 millions de tonnes de GNL par an. Les recettes issues de l’exportation de ces combustibles seront partagées à parts égales entre les deux pays voisins.
Si une grande partie de cette production sera exportée, le Sénégal prévoit de se servir de sa part de gaz pour produire de l’énergie. Le pays injectera le combustible dans ses réseaux de production électrique, notamment via le mécanisme LNG-to-Powership, qui consiste à produire de l’électricité sur une centrale flottante avec du GNL.
Un accord a été signé en septembre 2019 entre Dakar et le producteur turc Karpower pour installer l’infrastructure qui sera dotée d’une capacité de 235 MW, de quoi satisfaire 15 % de la demande du pays. Cette capacité sera ensuite injectée dans les réseaux de distribution contrôlés par la Senelec, la société publique concessionnaire de la production, du transport et de la distribution du courant.

Ce sera surtout le premier projet africain de production d’électricité à partir du GNL.

Par ailleurs, Sophie Gladima a rassuré les Sénégalais que les recettes gazières seront utilisées pour « construire une économie connectée et compétitive grâce à la réduction des coûts de l’électricité, au développement du Contenu local et à l’industrialisation».
Le premier projet pétrolier du pays dénommé Sangomar devrait aussi entrer en production en 2023, avec un plateau initial de production qui sera compris dans la fourchette 75 000 à 100 000 barils par jour.
Pour rappel, le développement de la phase initiale de Grand Tortue nécessitera des investissements de 4, 8 milliards de dollars, tandis que celui de Sangomar requerra 4, 2 milliards de dollars dont 18 % seront déboursés par l’Etat sénégalais.Olivier de Souza

Le secteur minier de la RD Congo s’est enrichi d’une nouvelle société dénommée “Yabiso SA” que l’homme d’affaires israélien Dan Gertler dit ouvrir aux “seuls Congolais désireux d’acheter des parts sociales”.

“Dan Gertler confirme le lancement de Yabiso SA . Le 16 novembre 2020, Dan Gertler a annoncé son intention de lancer un moyen innovant, jamais essayé auparavant afin que le peuple de la RDC puisse participer directement à la richesse minière du pays. Depuis lors, Dan Gertler et son équipe travaillent à faire de sa vision une réalité. Aujourd’hui, il est ravi de faire le point et d’annoncer le lancement de Yabiso SA (Yabiso)”, indique un communiqué daté du 4 janvier 2021.

Il explique que “Yabiso”, qui signifie “c’est à nous” en français, sera une société anonyme faisant appel au public pour l’épargne, réglementée par les lois congolaises en la matière. “30% du flux de redevances du projet metalkol (acquis de la Gecamines en juin 2017 pour un total de 83 millions de dollars) seront transférés dans ce véhicule financier à prix coûtant, ce qui en fait un véritable partenariat. Tout ressortissant congolais pourra participer comme associé chez Yabiso SA , à condition d’investir au minimum 50 Euros jusqu’au maximum de 10 000 Euros et ce, après un processus de sélection rigoureux”, précise le communiqué.

Toutefois, souligne-t-il, les Congolais à revenu modeste vont bénéficier d’un “mécanisme prévu en interne pour permettre aux investisseurs de bénéficier de prêt sans intérêt pouvant aller jusqu’à 100 % des valeurs des actions émises dont le prêt sera remboursable par Yabiso à partir du flux des royalties, avec une période de grâce de 5 ans”.

« En signant un APE intérimaire avec l’UE avec les conséquences ci-avant évoquées, on lui ouvre un accès au marché dans les régions sans le consentement des autres membres. Cette situation aura des conséquences fâcheuses dans la mise en œuvre de la ZLECAF

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Par Dr El Hadj Abdourahmane Diouf, expert en échanges commerciaux internationaux.


Pour que la libéralisation des échanges produise les effets escomptés, il est primordial de mettre en place des règles équitables. La communauté internationale est arrivée au consensus suivant : pour que le commerce international fonctionne, il faudrait que les acteurs se donnent les mêmes avantages entre eux, sans discrimination. C’est le principe de la Nation la plus Favorisée (NPF) qui veut qu’à chaque fois qu’on donne un avantage commercial à un membre, on donne le même avantage à tous les autres membres de l’organisation, mais pourvu, et c’est très important, que le membre en question soit dans la même catégorie de développement. Tous les accords commerciaux contiennent cette disposition, avec des nuances. Pour les pays africains majoritairement classés dans la catégorie des PMA, cette disposition est capitale. Elle leur permet de prétendre à un régime commercial plus favorable que les pays développés et les pays en développement. Mais l’UE ne l’entend pas souvent de cette oreille. Elle se déploie pour rester en dehors du champ de discrimination légale. L’application de ce principe NPF dans le cadre de la mise en œuvre de la ZLECAF pourrait être remise en cause par les prétentions européennes.

Brèche des APE intérimaires

Des pays comme la Côte d’ivoire, le Ghana et le Cameroun ont signé des APE intérimaires. Leur marché avec l’UE est ouvert sans franchise de droits de douane ni quotas. Leur accord inclut une disposition NPF qui fait que les avantages commerciaux qu’ils reçoivent ou donnent sont extensibles à leur partenaire commercial. Or, ces pays sont membres d’entités qui se donnent des préférences commerciales au niveau régional. L’UEMOA et la CEDEAO pour l’Afrique de l’ouest et la CEMAC pour l’Afrique centrale sont des unions douanières avec des tarifs extérieurs communs qui font que toutes les marchandises qui entrent dans leurs frontières détiennent un passeport régional et y sont en libre circulation, sans restriction. Or, l’APE individuel qu’ils ont signé avec l’UE, même de façon bilatérale, lui offre un accès au marché détourné sur toute la région de l’union douanière. En signant un APE intérimaire avec l’UE avec les conséquences ci-avant évoquées, on lui ouvre un accès au marché dans les régions sans le consentement des autres membres. Cette situation aura des conséquences fâcheuses dans la mise en œuvre de la ZLECAF. Les avantages commerciaux préférentiels entre pays africains qui sont censés les aider à gagner en compétitivité sont partagés avec tous les pays de l’Union européenne qui deviennent de fait un bout de l’Afrique. De ce point de vue, ces accords intérimaires sont une brèche ouverte sur l’ambition d’une intégration commerciale continentale brandie par la ZLECAF.

Coup de grâce des APE régionaux

L’article 16 de l’APE entre l’UE et l’Afrique de l’ouest prévoit le principe de mutualisation. Il existe dans les cinq autres APE des autres régions africaines. En insistant pour le maintien de la clause NPF dans les APE, l’UE a mené un combat d’avant-garde avec une stratégie fine aux résultats infaillibles. Elle invoque ses relations historiques avec l’Afrique pour ne pas se retrouver dans une position de faiblesse commerciale vis-à-vis des autres partenaires commerciaux africains. L’UE est un bloc de pays développés. Elle est considérée comme tel par la communauté internationale. Elle ne peut pas réclamer un traitement commercial similaire à des concurrents potentiels comme l’Inde, la Chine ou le Brésil qui, malgré les apparences, sont classés dans la catégorie des pays en développement. Ils peuvent donc conclure des accords commerciaux avec l’Afrique sans que l’UE ne puisse en profiter par un effet NPF. C’est donc en parfaite conscience de sa situation juridique défavorable au niveau multilatéral que l’UE a «imposé» aux pays africains un régime de mutualité qui fait qu’elle ne pourra jamais recevoir d’offres commerciales moins intéressantes que les autres pays en développement et en provenance de l’Afrique. L’offre continentale de la ZLECAF sera parasitée par des éléments allogènes qui plombent sa compétitivité.

Dépit commercial de partenaires commerciaux émergents

Cette prouesse de l’UE a une conséquence dans la diversification du partenariat commercial des pays africains. Le risque pour l’Afrique de perdre des opportunités commerciales venant des grands pays commerçants est grand. La Chine, le Brésil, l’Inde, la Turquie et des pays similaires ont suffisamment de ressources pour entrer en compétition avec l’Europe. Leur statut de Pays en voie de développement leur ouvre une partie du marché africain inaccessible à l’Europe. C’est un avantage commercial évident. La clause NPF dans l’APE obligerait les pays africains à faire bénéficier à l’Europe de toutes offres commerciales préférentielles en provenance de ces pays émergents. Ce bénéfice détourné est un élément de contrainte pour les partenaires commerciaux émergents de l’Afrique qui préféreront la priver de préférences commerciales pour ne pas «renforcer» indirectement le concurrent européen. L’offre continentale de la ZLECAF perdra alors de son attrait.

APE en renégociation ?

La ZLECAF ne pourra se déployer de façon optimale et accélérer le commerce intra africain que si les avantages commerciaux entre pays et régions africaines sont sécurisés. La clause NPF contenue dans l’APE est une épée de Damoclès sur les performances commerciales africaines. Les APE régionaux, fort heureusement, ne sont pas encore entrés en vigueur. Cette clause, en dehors de cas isolés des APE intérimaires, ne produit pas encore ses effets. Elle pourrait ne jamais produire d’effets négatifs sur le commerce intra-africain si les autorités politiques africaines, qui par ailleurs sont les mêmes que celles qui ont mis en place la ZLECAF, décident de renégocier les APE pour être en cohérence avec leur nouvelle politique commerciale continentale. Entre autres raisons de remise en cause des APE, la sortie de la Grande Bretagne de l’UE peut être évoquée. Elle rend son offre d’accès au marché caduque et l’APE inconsistant à ce stade.

ZLECAF en danger ?

La ZLECAF est une énorme opportunité d’accélération du commerce intra-africain. Les autorités politiques l’ont bien compris. Les négociations ont été menées à bon terme par les experts. Des équilibres régionaux ont été trouvés. Les priorités africaines ont été définies. Les espoirs sont grands. Mais ce beau château de la ZLECAF pourrait s’effondrer si la construction continentale d’un marché africain est biaisée par des éléments d’externalité comme la politique commerciale européenne. En l’occurrence, elle s’exprime par une exigence de mutualité à laquelle elle n’a pas droit, juridiquement. La ZLECAF est un accord commercial régional dont les préférences commerciales sont protégées de la mutualisation intégrale. La ZLECAF est un regroupement de PMA et de pays en développement qui peuvent se faire des flexibilités commerciales entre eux, à l’exclusion de tous les autres, en vertu de la clause d’habilitation de l’OMC. L’existence d’une zone de libre échange comme les APE, qui met en relation des pays développés et des pays moins développés et qui se déploie dans l’espace continental africain, va être un cheval de Troie qui annihile tous les efforts faits jusqu’à présent pour l’intégration commerciale africaine.

Le Produit intérieur brut (PIB) de la Côte d’Ivoire est resté positif en dépit de l’impact de la Covid-19 affichant un taux d’environ 2% à fin 2020, a indiqué le président Alassane Ouattara, dans son discours à la Nation à la veille de l’an 2021.

« L’appareil productif de notre pays a connu un ralentissement avec une révision du taux de croissance du Produit intérieur brut à environ 2% cette année 2020 contre environ 7,2% initialement prévue« , a dit M. Ouattara.

La Côte d’Ivoire, à l’instar des pays du monde entier, a été touchée par la pandémie de la Covid-19. Cette pandémie a bouleversé le mode de vie et de travail des populations dont certaines ont malheureusement succombé du virus.

« Beaucoup de nos concitoyens ont vu leurs activités s’arrêter, d’autres se sont retrouvés en congés forcés, en chômage partiel ou ont expérimenté le télétravail et certains en sont malheureusement décédés« , a-t-il déploré.

Dès l’apparition du premier cas de Covid-19 en Côte d’Ivoire, le 11 mars 2020, le gouvernement en a fait une priorité. L’Etat a mis en place un plan de riposte sanitaire d’urgence d’une valeur de 95, 8 milliards Fcfa, avant de déployer un plan de sauvetage de 1700 milliards Fcfa.

Auteur: Apa – Web-News