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SECTEUR PUBLIC/VIE ECONOMIQUE

Les exportations du Sénégal vers l’UEMOA sont estimées à 35,1 milliards contre 39,2 milliards le mois précédent, soit une diminution de 4,0 milliards indique la Direction de la prévision et des études économiques (Dpee).

Elles ont, ainsi, représenté 17,8% de la valeur totale des exportations de marchandises du Sénégal durant le mois de février 2021.
La part des produits acheminés vers le Mali, principale destination des exportations du Sénégal dans l’Union, est passée de 52,8% à 45,9% sur la période, soit une baisse de parts de 6,9 points de pourcentage, note la Dpee.
Le ciment reste le principal produit exporté vers ce pays partenaire avec une part évaluée à 26,7% en février 2021 contre 27,4% le mois précédent.


Le solde budgétaire, dons compris, du Sénégal est estimé en déficit de 385,8 milliards de FCFA (578,700 millions d’euros) à fin février 2021, selon les données de la Direction de la prévision et des études économiques (DPEE) basée à Dakar.

Par rapport à la même période de 2020 où il s’élevait à 330,3 milliards de FCFA, ce déficit s’est accentué de 55,5 milliards de FCFA.

Cette situation fait suite à des dépenses publiques de loin plus importantes (732,4 milliards contre 688,8 milliards à fin février 2020) que les ressources globales (346 milliards).

Par rapport à fin février 2020, les dépenses budgétaires du Sénégal ont vu leur niveau augmenter de 43,6 milliards de FCFA. Selon la DPEE « cette hausse traduit la progression des intérêts sur la dette publique et des dépenses d’investissement, atténuée, toutefois, par la baisse des dépenses de fonctionnement ».Les intérêts sur la dette publique (88,8 milliards) et les dépenses en capital (280,7 milliards) ont en effet progressé respectivement de 47,3 milliards (+113,8%) et 8,8 milliards (+3,2%).

Toutefois, ces augmentations ont été amoindries par les  autres dépenses courantes  qui se sont contractées de 13,3 milliards de FCFA, s’établissant à 222,1 milliards de FCFA durant la période sous revue.

Concernant la masse salariale, elle a enregistré une progression modérée de 0,9 milliard pour se situer à 140,8 milliards de FCFA à fin février 2021.

Quant à la hausse des investissements, la DPEE l’impute aux investissements financés sur ressources extérieures estimés à 151,9 milliards de FCFA et qui se sont confortés de 42,3% sur la période. De leur côté, les investissements financés sur ressources internes, évalués à hauteur de 128,8 milliards, ont enregistré une baisse de 22% par rapport à la même période de 2020.

Pour ce qui est des ressources,  leur niveau est en baisse de 3,3% par rapport à fin février 2020. Elles sont constituées de recettes budgétaires chiffrées à 320,6 milliards de FCFA et de dons estimés à 26 milliards de FCFA. Le repli de ces ressources est essentiellement imputable aux recettes budgétaires qui se sont contractées de 14 milliards (-4,2%), en liaison avec la baisse des recettes non fiscales (-8,3%) et fiscales (-4%). En effet, ces dernières, évaluées à 308,2 milliards, ont baissé de 12,8 milliards à la faveur, notamment, de la baisse des impôts directs, des taxes sur biens et services intérieurs et de la TVA à l’import qui se sont amoindris respectivement de 11,4 milliards, 24,1 milliards et 0,9 milliard pour se situer à 117,6 milliards, 57,8 milliards et 56,1 milliards à fin février 2021.

En revanche, la DPEE souligne que les droits de porte (36 milliards), les droits d’enregistrement (10,5 milliards) et le Fonds de sécurisation de l’importation des produits pétroliers (FSIPP) de 17,1 milliards, ont atténué cette tendance baissière avec des hausses respectives de 1,7 milliard (+4,8%), 2,5 milliards (+31%) et 14,4 milliards (+533,7%). Les taxes rapatriées (PSE et COSEC), estimées à 7 milliards, suivent cette dynamique avec une hausse de 0,4 milliard, en glissement annuel.

Dans le cadre du projet de modernisation de la pêche artisanale au Sénégal, la Société des infrastructures de réparation navale (Sirn), la Compagnie Ouest africaine de crédit-bail (Locafrique) et West Africa Capital Advisors (Wac Advisors) ont signé hier, lindi 26 Avril, une convention de partenariat pour la construction d’infrastructures. D’un coût global de 430 milliards de francs Cfa, ce projet va se réaliser sur une durée de 10 ans.

La Société des infrastructures de réparation navale (Sirn) s’allie avec la compagnie Ouest africaine de crédit-bail (Locafrique) et West Africa Capital Advisors (Wac Advisors) pour le financement de la modernisation de la pêche artisanale au Sénégal. La cérémonie de signature de cette convention de partenariat s’est déroulée hier, lundi 26 Avril, en présence du Ministre des Pêches et de l’économie maritime Alioune Ndoye.

Ce programme de modernisation de la pêche artisanale dont l’un des volets consiste au remplacement des pirogues de bois par des pirogues en fibre de verre s’inscrit dans le cadre du projet de construction navale de la Sirn dont l’ambition est de positionner le Sénégal dans le sous-secteur de la construction navale, mais aussi de renforcer le positionnement du pays dans le sous-secteur de la réparation navale. Ce projet qui va se réaliser sur une période de 10 ans a un coût global de 430 milliards de francs Cfa.

« La construction navale devrait prendre son envol dans notre pays par l’intensification de projets de renouvellement des pirogues artisanales en bois par des unités en fibre de verre. Actuellement, les pertes en vie humaine et les disparitions de pécheurs en haute mer continuent d’endeuiller les familles de ces derniers. Cette situation milite en faveur de la modernisation du parc piroguier avec des embarcations conçues dans le respect des normes sécuritaires minimales par le biais de l’intégration des Gps afin d’assurer leur suivi et leur localisation pour faciliter l’intervention des équipes de secours en cas de détresse et de danger imminent », a expliqué le Ministre des Pêches et de l’économie maritime Alioune Ndoye.

Selon lui, la construction de pirogues en fibre de verre permettra une mise aux normes des infrastructures de pêche artisanale devenues obsolètes. A cela s’ajoute, dit-il, la nécessité de renforcer nos moyens de transport, de contrôle et de surveillance de nos côtes. Aussi poursuit-il, la construction de nouveaux bateaux destinés à la modernisation de la pêche artisanale devrait nous projeter vers une pêche semi-industrielle. « Cette approche sera complétée en second lieu par la construction d’un port de pêche moderne ainsi que la mise en place d’un dock flottant de dernière génération dans le futur port de Ndayane et partout ailleurs », a fait savoir le ministre.

Se prononçant au nom des partenaires financiers, le directeur général de Locafrique, Khadim Ba, a estimé que cette convention permettra inéluctablement de changer l’écosystème de la pêche au Sénégal.« L’Etat n’a pas les moyens de tout faire seul. Il faut une implication de premier plan du secteur financier qui doit oser sortir de sa zone de confort pour aller vers les secteurs à enjeu national, où les Sénégalais évoluent majoritairement », a-t-il soutenu.

Au Sénégal, les acteurs locaux du secteur de la pêche sont aux abois. Leur filière traverse une crise sans précédent.

« Autrefois, nous étions fiers d’être des pêcheurs, hélas aujourd’hui, notre métier ne nous nourrit plus ». Les plaintes sont nombreuses car la pêche sénégalaise traverse depuis des années des eaux troubles. Une situation qui a poussé le chef de l’État, Macky Sall, à programmer pour le mois de mai un conseil présidentiel dédié à la pêche artisanale.

Gorgui Ndiaye, mareyeur au quai de pêche de Yoff, énumère les maux dont souffre le secteur.

« Les autorités ont le devoir de surveiller la mer. La mer est polluée on y verse des produits chimiques et cela tue les espèces. De plus, nos côtes sont surexploitées », confie-t-il.

Pour étayer ses propos, il prend l’exemple de la Mauritanie. « Il y a des périodes où la pêche est suspendue sur l’ensemble du territoire. Les poissons ont le temps de se reproduire. Contrairement au Sénégal où la mer est exploitée toute l’année. C’est abusé », se plaint-il.

La signature de certains accords ou encore l’octroi des licences de pêche sont aussi des opérations dénoncées par les acteurs du secteur.

« Depuis 2020 on a eu beaucoup de remous dans le secteur. Des remous liés à l’octroi de licences ou encore les accords signés par l’Union européenne », souligne Fatou Niang Diagne, membre du bureau du Groupement des armateurs et industriels de la pêche au Sénégal (GAIPES).

Elle ajoute que les faibles perspectives économiques sont les principales raisons pour lesquelles les pêcheurs artisanaux constituent l’une des cohortes les plus importantes parmi les candidats à l’émigration clandestine.

Le ministre sénégalais de la Pêche, Alioune Ndoye, assure que des efforts sont en train d’être faits. Sur les ondes de la Radio RFM, le ministre estime que le plus important est que tous les acteurs respectent et appliquent les règles dictées par les autorités.

« La pêche est secteur qui englobe énormément de Sénégalais. Mais il est vrai qu’un problème de formalisation de ses activités se pose », affirme-t-il.

Il ajoute que « le président Macky Sall a annoncé la livraison d’un avion sénégalais pour surveiller nos côtes. J’ai remis sur pied le corps des observateurs, ils sont au nombre de 65 000 biens formés ».

« Toutes ses actions vont permettre de mieux gérer nos mers et ensuite il faudrait que toutes les décisions prises pour préserver la ressource halieutique que l’on puisse convaincre les acteurs que de leur intérêt vital de respecter ces règles-là », explique-t-il.

Les propos du ministre semblent rassurer la directrice de la Société de pêche industrielle SOPASEN. Cette dernière qui espère que ce conseil présidentiel sera participatif et inclusif.

« Nous espérons que ce conseil présidentiel de la pêche sera un moment d’échanges avec toutes les composantes du secteur. Avec, comme objectif, trouver la bonne voie pour développer le secteur de la pêche qui est pourvoyeur d’emplois. Il faut savoir que les investisseurs étrangers ont besoin d’un environnement stable et de transparence pour investir dans la pêche sénégalaise », dit-elle.

Hormis ce conseil présidentiel, le président Sall a souligné la nécessité de renforcer les actions préventives de sécurité en mer et l’impératif d’asseoir l’aquaculture comme sous-secteur prioritaire, dans la promotion de l’emploi des jeunes. Des annonces qui rendent les attentes des acteurs encore plus grandes.

Ce 19 avril 2021, 3 guichets de refinancement ont été ouverts par la Banque centrale de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) pour couvrir les besoins de liquidités des établissements de crédit de l’UEMOA. Il s’agit des guichets de refinancement hebdomadaire et mensuel, ainsi que le guichet spécial destiné au refinancement des obligations de relance dont la maturité est de 6 mois.

Ces 3 guichets ont permis d’inonder le marché interbancaire de l’Union en liquidité à hauteur de 4 866 milliards FCFA, et ce, au taux d’intérêt fixe de 2%.

Au total, 127 soumissions ont été enregistrées à cette opération d’open-market dont 88 sur le guichet hebdomadaire, 38 sur le guichet mensuel et 1 sur le guichet spécial.

Dans le détail, les banques commerciales ayant soumissionné à l’appel d’offres d’injection de liquidités ont été refinancées à hauteur de 3 270 milliards FCFA sur le guichet hebdomadaire, 1 592 milliards FCFA sur le guichet mensuel et 5 milliards FCFA sur le guichet spécial.

Comme à l’accoutumée, les banques ivoiriennes (1 273 milliards FCFA) et sénégalaises (1 020 milliards FCFA) ont été les plus refinancées, suivies des banques maliennes (600 milliards FCFA), burkinabé (598 milliards FCFA) et béninoises (581 milliards FCFA).

La Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) a injecté ce 5 avril 2021, 3 081,66 milliards FCFA sur le marché interbancaire de l’UEMOA au taux d’intérêt fixe avantageux de 2%, en ligne avec la poursuite de sa politique monétaire accommodante destinée à soutenir l’activité économique, comprimée par la propagation de la Covid-19.

Cette injection de liquidités se distingue de toutes celles ayant eu lieu durant le mois de mars 2021 où la Banque centrale avait systématiquement ouvert à chaque fois au moins 2 guichets pour permettre le refinancement des banques commerciales.

Ainsi, seul le guichet de refinancement hebdomadaire a été rendu opérationnel par la BCEAO à l’effet de couvrir les besoins de liquidité des banques commerciales de la zone.

Au total, il s’agit de la 14ème injection de liquidités hebdomadaire de la Banque centrale depuis le début de l’année 2021.

Sur les 86 banques commerciales qui ont participé à l’appel d’offre d’injection de liquidités, on note que les besoins de liquidité les plus prépondérants sont exprimés par les banques ivoiriennes (924 milliards FCFA), suivies des banques sénégalaises (720 milliards FCFA) et à un degré moindre, par les banques béninoises (316 milliards FCFA) et maliennes (300 milliards FCFA).

 

Le résultat global de cette adjudication d’injection de liquidités à taux fixe est présenté dans le tableau récapitulatif ci-dessous.

                                                                   

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le FMI annonce l’allègement de la dette de 28 pays parmi les plus fragiles de la planète dans le cadre de sa politique de soutien aux Etats face à la crise de la Covid-19. Ces pays bénéficieront d’un décaissement de 238 millions de dollars, soit un peu plus de 132 milliards FCFA, sous forme de dons du mécanisme CCRT (Catastrophe Containmentand Relief Trust), un fonds (alimenté par des pays donateurs et géré par le FMI) activé en cas d’urgence liée notamment à de graves crises. L’objectif ici visé est de régler le service de la dette dû par ces Etats à l’institution financière (FMI) au cours des 6 prochains mois, sur la période allant du 14 avril au 15 octobre 2021.

Cet appui va, selon l’institution, permettre de libérer des ressources financières que ces Etats pourront consacrer à la lutte contre la pandémie et ses impacts socio-économiques.

Il s’agit de la troisième tranche de dons octroyés par le FMI dans le cadre du CCRT depuis la survenue de la crise sanitaire avec des dons de 213,4 millions de dollars et de 227 millions de dollars respectivement, qui ont permis d’éponger les échéances de paiement de la dette de ces pays sur une année, entre le 13 avril 2020 et le 13 avril 2021.

Le FMI compte poursuivre sur son élan avec une quatrième tranche de dons du CCRT afin d’étendre son appui à ces Etats sur une période totale de 2 ans, arrivant à échéance le 13 avril 2022. Pour ce faire, l’institution espère parvenir à mobiliser une enveloppe de 1,4 milliard de dollars sollicitée auprès des Etats donateurs. Ce qui alimentera un ultime allègement de dette des 28 pays concernés entre le 16 octobre et le 13 avril 2022 pour un montant de 968 millions de dollars.

Notons que ces pays éligibles, qui répondent à des critères précis leur donnant accès aux guichets concessionnels du groupe de la Banque mondiale, comptent une vingtaine de pays africains dont le Burkina Faso, le Mali, le Niger, le Togo, le Bénin, le Tchad, le Rwanda ou encore la RD Congo.

 

Les handicapés diplômés du Sénégal hausse le ton.

En effet ces derniers se sentent exclu dans les programmes d’emplois des jeunes et déplorent que l’Etat du Sénégal ne leur accorde pas d’attention dans sa politique  de recrutement dans la fonction publique. En gros ces jeunes diplômés réclament du travail et ils comptent entamer une marche ce mardi, 06 Avril partant de l’assemblée Nationale jusqu’au rond point de la RTS

Demba Senghor, porte-parole, de l’association des handicapés diplômés  s’adresse à l’État en ces termes : « depuis le mois de septembre, nous nous activons dans ce domaine-là pour (faire état) de la lenteur du recrutement des diplômés handicapés dans la Fonction publique. A cet effet, le président avait donné des directives au ministre (de tutelle) mais depuis lors nous attendons. Et il s’est trouvé qu’au mois de décembre, il y a eu deux tranches de recrutements dont une première de 700. Quand nous avons vérifié cette liste-là, aucun membre de notre association n’y figurait. Donc, nous avions écrit une lettre de protestation que nous avions déposée auprès du Préfet de Dakar. Nous avons été conciliants jusque-là mais cette fois-ci nous considérons que c’est une injustice que nous ne pouvons plus admettre. Nous sommes mis à l’écart ».

 

 

 

 

 

L’exercice 2020 s’est achevé à la BCEAO sur une contreperformance significative, induite indubitablement par sa politique monétaire ultra-accommodante dont le but est de garantir un financement adéquat de l’activité économique, en dépit de la persistance de la Covid-19.
En effet, le résultat net est passé de 127,52 milliards FCFA à fin décembre 2019 à 69,24 milliards FCFA à fin décembre 2020, soit une chute de 46% ; en lien notamment avec une baisse de 5,33 milliards FCFA des charges d’exploitation.
Cette évolution s’explique également par la mauvaise orientation du produit net bancaire qui s’est contracté de 17% à 259,24 milliards FCFA, tirée par le repli respectif de 23% et de 31% du résultat net d’intérêts et du résultat net de change, en dépit d’une hausse de +6% des produits de commissions.
Voir aussi – La BCEAO réalise un bénéfice net de 127,5 milliards FCFA fin 2019
Toutefois, la forte progression de +102% à 1 319,45 milliards FCFA des avoirs sur le Fonds monétaire international, conjuguée à l’appréciation de 22% à 1 371 milliards FCFA des avoirs en or, ont permis aux capitaux propres de l’institution d’émission monétaire de se consolider de +8% à 2 798,2 milliards FCFA fin décembre 2020.
Il s’ensuit que le total bilan de la Banque centrale s’est affermi de +18% à 20 961,69 milliards FCFA en 2020.

Avec la pandémie de covid-19, l’Afrique a enregistré en 2020 sa pire récession économique depuis 50 ans. Cette année, les perspectives économiques sont plus optimistes, notamment en Libye, pays pour lequel la BAD table sur une croissance économique de 37,5%, la plus forte du continent.

Dans son rapport sur les perspectives économiques africaines en 2021, la Banque africaine de développement (BAD) a indiqué que les économies africaines devraient progressivement se remettre des effets de la pandémie de covid-19. Pour cette année, l’institution s’attend à une reprise de la croissance moyenne du continent à 3,4% du PIB, contre une contraction de -2,1% l’année dernière.

Selon l’institution, toutes les économies africaines devraient renouer avec une croissance économique positive. Parmi elles, 11 connaîtront une croissance économique supérieure ou égale à 5%, dont 10 seront au-dessus de 5%.

Après une contraction de -60,3% de son économie en 2020, la Libye devrait enregistrer cette année, la croissance économique la plus forte du continent, soit 37,5%. Selon la BAD, cette hausse sera portée par la « reprise de la production de pétrole en novembre 2020 qui pourrait atténuer l’effet de la baisse des prix » tout en améliorant les soldes du budget et du compte courant.

La deuxième plus forte croissance qu’enregistrera l’Afrique en 2021 sera celle de Djibouti pour lequel la BAD table sur un chiffre de 9,9%. Il sera suivi du Botswana et de l’île Maurice (7,5% chacun), du Niger (6,9%) de la Côte d’Ivoire (6,2%), de l’Erythrée (5,7%), de la Guinée (5,6%), du Burkina Faso et du Sénégal (5,1% chacun).

D’un point de vue régional, c’est l’Afrique du Nord qui prendra le leadership de la croissance africaine en 2021, avec un taux moyen attendu à 4% par la BAD. Elle sera suivie de la région australe (3,2%) à égalité avec l’Afrique centrale (3,2%). Vient ensuite l’Afrique de l’Est avec une croissance attendue à 3% tandis que l’Afrique de l’Ouest ferme la marche avec 2,8% de croissance.

Rappelons qu’au total, la Banque estime que les gouvernements africains ont besoin d’un financement brut supplémentaire d’environ 154 milliards d’USD en 2020/2021 pour répondre à la crise engendrée par la pandémie de covid-19.