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ECONOMIE

Le secteur minier de la RD Congo s’est enrichi d’une nouvelle société dénommée “Yabiso SA” que l’homme d’affaires israélien Dan Gertler dit ouvrir aux “seuls Congolais désireux d’acheter des parts sociales”.

“Dan Gertler confirme le lancement de Yabiso SA . Le 16 novembre 2020, Dan Gertler a annoncé son intention de lancer un moyen innovant, jamais essayé auparavant afin que le peuple de la RDC puisse participer directement à la richesse minière du pays. Depuis lors, Dan Gertler et son équipe travaillent à faire de sa vision une réalité. Aujourd’hui, il est ravi de faire le point et d’annoncer le lancement de Yabiso SA (Yabiso)”, indique un communiqué daté du 4 janvier 2021.

Il explique que “Yabiso”, qui signifie “c’est à nous” en français, sera une société anonyme faisant appel au public pour l’épargne, réglementée par les lois congolaises en la matière. “30% du flux de redevances du projet metalkol (acquis de la Gecamines en juin 2017 pour un total de 83 millions de dollars) seront transférés dans ce véhicule financier à prix coûtant, ce qui en fait un véritable partenariat. Tout ressortissant congolais pourra participer comme associé chez Yabiso SA , à condition d’investir au minimum 50 Euros jusqu’au maximum de 10 000 Euros et ce, après un processus de sélection rigoureux”, précise le communiqué.

Toutefois, souligne-t-il, les Congolais à revenu modeste vont bénéficier d’un “mécanisme prévu en interne pour permettre aux investisseurs de bénéficier de prêt sans intérêt pouvant aller jusqu’à 100 % des valeurs des actions émises dont le prêt sera remboursable par Yabiso à partir du flux des royalties, avec une période de grâce de 5 ans”.

YVES EONNET – PDG de TAGPAY

TagPay annonce  un investissement de 25 millions d’euros du fonds New Yorkais Long Arc Capital. Intervenant 4 ans après le lancement officiel de sa solution Core Banking System de nouvelle génération, cette mode représente une étape importante pour la Fintech, ses  équipes et ses s clients, car il s’agit de son financement le plus important.

Long Arc Capital est une société d’investissement américaine basée à New York et dédiée au développement et à l’expansion d’entreprises proposant des solutions technologiques innovantes. Long Arc apporte un ensemble complet de ressources pour soutenir TagPay : conseils stratégiques, capital humain, expertise sur les sujets de développement produit et technologique.

Yves Eonnet, Hervé Manceron et la Société Générale restent actionnaires réaffirmant leur engagement envers TagPay et un soutien durable dans l’évolution future de la fintech.

“L’évolution réglementaire, les nouvelles attentes des clients finals et la disruption dans les services financiers font de la modernisation des “Core Banking System” une nécessité,” déclare Yves Eonnet, CEO de TagPay. “Aujourd’hui, grâce son architecture ouverte, flexible et évolutive, TagPay est la solution de référence …

Le fondateur d’Ali Baba a disparu des radars depuis le 24 octobre et sa fortune a fondu de 12 milliards de dollars en l’espace de deux mois. La fortune du chinois le plus populaire de la planète est estimée à 63 milliards de dollars.

Tombé en disgrâce pour avoir critiqué le système financier de son pays, le 24 octobre dernier, à la veille de l’introduction en Bourse de sa société de paiement en ligne, ANT Financial, opération de 35 milliards de dollars, devant se dérouler le 5 novembre et le 24 décembre mais finalement annulée par les autorités, Jack Ma, 56 ans, est passé du jour au lendemain du symbole du modernisme conquérant de l’Empire du Milieu au statut de nouvelle victime du tout puissant parti communiste chinois (PCC).

Ainsi, pour avoir comparé les banques de son pays aux prêteurs à gages et estimé que “le système financier d’aujourd’hui est l’héritage de l’ère industrielle. Nous devons en créer un nouveau pour la prochaine génération et les jeunes. Nous devons réformer le système actuel“, la deuxième fortune de Chine se voit rappelé à l’ordre.

L’Initiative Africa Netpreneur  (ANPI) de la Fondation Jack Ma lance la recherche des entrepreneurs africains héros lors du concours « Africa’s Business Heroes »

Une initiative signée Jack Ma pour les entrepreneurs africains.

Incarnation vivante du rêve chinois, Jack Ma a fondé Ali Baba dans la ville côtière de Hangzhou en 1999, dans son appartement, avec moins de 20 employés. Le géant du commerce en ligne a généré 71,985 milliards de dollars de revenus au cours de l’exercice qui s’est terminé 31 mars 2020.

En Afrique, le patron de Ali Baba conduisait une opération “Africa’s Business Heroes”, en direction des startups et entrepreneurs africains, qui connaît beaucoup de succès grâce à l’alléchant gain de 1,5 million de dollars promu au vainqueur. Le nom de Jack Ma a disparu du site d’Africa’s Business Heroes, officiellement pour “conflit d’agenda”. Le dernier message posté par le milliardaire chinois sur Twitter remonte, lui, au 10 octobre, une éternité comparée à la fréquence de ses post via ce canal qu’il affectionne particulièrement.

Du côté de Alibaba, c’est motus et bouche cousue alors que l’Etat chinois, en plus d’avoir fait avorter l’introduction en Bourse de la société Ant, la poursuit pour abus de position dominante dans une procédure qui devrait conduire à sa restructuration. Un malheur n’arrivant jamais seul, une enquête vient d’être lancée sur les pratiques anti-concurrentielles d’Ali Baba.

Cet épisode relance le débat sur la Chine, pays du capitalisme, autoritaire sous haute surveillance, qui a du mal à allier ses prouesses technologiques avec la liberté d’expression. Devrait-on forcément opposer efficacité et liberté ?

 

Impacté par la crise sanitaire du coronavirus, le groupe Attijariwafa bank a finalement décidé d’augmenter son capital social. La banque porte désormais son capital social (prime d’émission incluse) à un montant global de 1416 552 692 dirhams (158,2 millions USD).

Réuni le 23 décembre 2020, le Conseil d’Administration a fixé les caractéristiques et modalités définitives de cette opération publiées lundi 28 décembre sur la bourse de Casablanca. Ainsi, Attijariwafa bank va émettre un  nombre maximal de 3.650.909 actions nouvelles à un prix d’émission de 388 dirhams, soit une valeur nominale de 10 dirhams/action et une prime d’émission de 378 dirhams/action.

Cette opération a pour objectif principal de renforcer et maintenir les fonds propres réglementaires actuels et, par conséquent, renforcer les ratios de solvabilité d’Attijariwafa bank. Elle permettra également de financer le développement organique de la banque au Maroc et à l’international, et d’anticiper les différentes évolutions réglementaires dans les pays de présence.

L’augmentation du capital social est réservée aux détenteurs d’actions Attijariwafa bank à la veille du détachement des sommes mises en distribution prévu le 5 janvier 2021.

À noter que  le groupe a subi les effets négatifs du coronavirus au cours du 3e trimestre 2020. Avec notamment à l’arrivé, trois indicateurs au rouge au cours de la période considérée.

Le résultat net consolidé et le résultat net part  du groupe ressortent respectivement à 2,5 MMDH (279, 2 millions de dollars)  et à 2 MMDH (223,3 millions de dollars) en baisse  de 52,5%  et de 55, 2 %. Quant au coût du risque, il s’est établi à 4,6 MMDH (513,7 millions de dollars), affichant une augmentation de 239 % comparativement à la même période de l’année 2019. Ceci sous l’effet de la détérioration des risques et du provisionnement anticipatif et prudent liés à la crise sanitaire et ses effets sur l’environnement économique.

Pour mémoire, la première banque du Maroc s’est engagée à accompagner et soutenir plus de 32.900 entreprises marocaines, majoritairement des TPME à travers la distribution de 27,1 MMDH  (3 milliards de dollars) de crédits additionnels depuis le début de la crise.

« En signant un APE intérimaire avec l’UE avec les conséquences ci-avant évoquées, on lui ouvre un accès au marché dans les régions sans le consentement des autres membres. Cette situation aura des conséquences fâcheuses dans la mise en œuvre de la ZLECAF

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Par Dr El Hadj Abdourahmane Diouf, expert en échanges commerciaux internationaux.


Pour que la libéralisation des échanges produise les effets escomptés, il est primordial de mettre en place des règles équitables. La communauté internationale est arrivée au consensus suivant : pour que le commerce international fonctionne, il faudrait que les acteurs se donnent les mêmes avantages entre eux, sans discrimination. C’est le principe de la Nation la plus Favorisée (NPF) qui veut qu’à chaque fois qu’on donne un avantage commercial à un membre, on donne le même avantage à tous les autres membres de l’organisation, mais pourvu, et c’est très important, que le membre en question soit dans la même catégorie de développement. Tous les accords commerciaux contiennent cette disposition, avec des nuances. Pour les pays africains majoritairement classés dans la catégorie des PMA, cette disposition est capitale. Elle leur permet de prétendre à un régime commercial plus favorable que les pays développés et les pays en développement. Mais l’UE ne l’entend pas souvent de cette oreille. Elle se déploie pour rester en dehors du champ de discrimination légale. L’application de ce principe NPF dans le cadre de la mise en œuvre de la ZLECAF pourrait être remise en cause par les prétentions européennes.

Brèche des APE intérimaires

Des pays comme la Côte d’ivoire, le Ghana et le Cameroun ont signé des APE intérimaires. Leur marché avec l’UE est ouvert sans franchise de droits de douane ni quotas. Leur accord inclut une disposition NPF qui fait que les avantages commerciaux qu’ils reçoivent ou donnent sont extensibles à leur partenaire commercial. Or, ces pays sont membres d’entités qui se donnent des préférences commerciales au niveau régional. L’UEMOA et la CEDEAO pour l’Afrique de l’ouest et la CEMAC pour l’Afrique centrale sont des unions douanières avec des tarifs extérieurs communs qui font que toutes les marchandises qui entrent dans leurs frontières détiennent un passeport régional et y sont en libre circulation, sans restriction. Or, l’APE individuel qu’ils ont signé avec l’UE, même de façon bilatérale, lui offre un accès au marché détourné sur toute la région de l’union douanière. En signant un APE intérimaire avec l’UE avec les conséquences ci-avant évoquées, on lui ouvre un accès au marché dans les régions sans le consentement des autres membres. Cette situation aura des conséquences fâcheuses dans la mise en œuvre de la ZLECAF. Les avantages commerciaux préférentiels entre pays africains qui sont censés les aider à gagner en compétitivité sont partagés avec tous les pays de l’Union européenne qui deviennent de fait un bout de l’Afrique. De ce point de vue, ces accords intérimaires sont une brèche ouverte sur l’ambition d’une intégration commerciale continentale brandie par la ZLECAF.

Coup de grâce des APE régionaux

L’article 16 de l’APE entre l’UE et l’Afrique de l’ouest prévoit le principe de mutualisation. Il existe dans les cinq autres APE des autres régions africaines. En insistant pour le maintien de la clause NPF dans les APE, l’UE a mené un combat d’avant-garde avec une stratégie fine aux résultats infaillibles. Elle invoque ses relations historiques avec l’Afrique pour ne pas se retrouver dans une position de faiblesse commerciale vis-à-vis des autres partenaires commerciaux africains. L’UE est un bloc de pays développés. Elle est considérée comme tel par la communauté internationale. Elle ne peut pas réclamer un traitement commercial similaire à des concurrents potentiels comme l’Inde, la Chine ou le Brésil qui, malgré les apparences, sont classés dans la catégorie des pays en développement. Ils peuvent donc conclure des accords commerciaux avec l’Afrique sans que l’UE ne puisse en profiter par un effet NPF. C’est donc en parfaite conscience de sa situation juridique défavorable au niveau multilatéral que l’UE a «imposé» aux pays africains un régime de mutualité qui fait qu’elle ne pourra jamais recevoir d’offres commerciales moins intéressantes que les autres pays en développement et en provenance de l’Afrique. L’offre continentale de la ZLECAF sera parasitée par des éléments allogènes qui plombent sa compétitivité.

Dépit commercial de partenaires commerciaux émergents

Cette prouesse de l’UE a une conséquence dans la diversification du partenariat commercial des pays africains. Le risque pour l’Afrique de perdre des opportunités commerciales venant des grands pays commerçants est grand. La Chine, le Brésil, l’Inde, la Turquie et des pays similaires ont suffisamment de ressources pour entrer en compétition avec l’Europe. Leur statut de Pays en voie de développement leur ouvre une partie du marché africain inaccessible à l’Europe. C’est un avantage commercial évident. La clause NPF dans l’APE obligerait les pays africains à faire bénéficier à l’Europe de toutes offres commerciales préférentielles en provenance de ces pays émergents. Ce bénéfice détourné est un élément de contrainte pour les partenaires commerciaux émergents de l’Afrique qui préféreront la priver de préférences commerciales pour ne pas «renforcer» indirectement le concurrent européen. L’offre continentale de la ZLECAF perdra alors de son attrait.

APE en renégociation ?

La ZLECAF ne pourra se déployer de façon optimale et accélérer le commerce intra africain que si les avantages commerciaux entre pays et régions africaines sont sécurisés. La clause NPF contenue dans l’APE est une épée de Damoclès sur les performances commerciales africaines. Les APE régionaux, fort heureusement, ne sont pas encore entrés en vigueur. Cette clause, en dehors de cas isolés des APE intérimaires, ne produit pas encore ses effets. Elle pourrait ne jamais produire d’effets négatifs sur le commerce intra-africain si les autorités politiques africaines, qui par ailleurs sont les mêmes que celles qui ont mis en place la ZLECAF, décident de renégocier les APE pour être en cohérence avec leur nouvelle politique commerciale continentale. Entre autres raisons de remise en cause des APE, la sortie de la Grande Bretagne de l’UE peut être évoquée. Elle rend son offre d’accès au marché caduque et l’APE inconsistant à ce stade.

ZLECAF en danger ?

La ZLECAF est une énorme opportunité d’accélération du commerce intra-africain. Les autorités politiques l’ont bien compris. Les négociations ont été menées à bon terme par les experts. Des équilibres régionaux ont été trouvés. Les priorités africaines ont été définies. Les espoirs sont grands. Mais ce beau château de la ZLECAF pourrait s’effondrer si la construction continentale d’un marché africain est biaisée par des éléments d’externalité comme la politique commerciale européenne. En l’occurrence, elle s’exprime par une exigence de mutualité à laquelle elle n’a pas droit, juridiquement. La ZLECAF est un accord commercial régional dont les préférences commerciales sont protégées de la mutualisation intégrale. La ZLECAF est un regroupement de PMA et de pays en développement qui peuvent se faire des flexibilités commerciales entre eux, à l’exclusion de tous les autres, en vertu de la clause d’habilitation de l’OMC. L’existence d’une zone de libre échange comme les APE, qui met en relation des pays développés et des pays moins développés et qui se déploie dans l’espace continental africain, va être un cheval de Troie qui annihile tous les efforts faits jusqu’à présent pour l’intégration commerciale africaine.

Le Produit intérieur brut (PIB) de la Côte d’Ivoire est resté positif en dépit de l’impact de la Covid-19 affichant un taux d’environ 2% à fin 2020, a indiqué le président Alassane Ouattara, dans son discours à la Nation à la veille de l’an 2021.

« L’appareil productif de notre pays a connu un ralentissement avec une révision du taux de croissance du Produit intérieur brut à environ 2% cette année 2020 contre environ 7,2% initialement prévue« , a dit M. Ouattara.

La Côte d’Ivoire, à l’instar des pays du monde entier, a été touchée par la pandémie de la Covid-19. Cette pandémie a bouleversé le mode de vie et de travail des populations dont certaines ont malheureusement succombé du virus.

« Beaucoup de nos concitoyens ont vu leurs activités s’arrêter, d’autres se sont retrouvés en congés forcés, en chômage partiel ou ont expérimenté le télétravail et certains en sont malheureusement décédés« , a-t-il déploré.

Dès l’apparition du premier cas de Covid-19 en Côte d’Ivoire, le 11 mars 2020, le gouvernement en a fait une priorité. L’Etat a mis en place un plan de riposte sanitaire d’urgence d’une valeur de 95, 8 milliards Fcfa, avant de déployer un plan de sauvetage de 1700 milliards Fcfa.

Auteur: Apa – Web-News

Pour Huawei, le choix de la France est le plus facile : le groupe emploie déjà un millier de personnes, réparties sur plusieurs sites, à Sophia-Antipolis, GrenobleParis. Jusqu’à présent, en France, il faisait surtout de la recherche et développement, pas de production. Avec cette nouvelle usine en Alsace, il passe un cap, et va fabriquer des équipements, des solutions technologiques de réseaux mobiles 4G et 5G, destinés à l’ensemble du marché européen.

La situation géographique de la France, au cœur de l’Europe, a beaucoup pesé, c’est plus simple pour exporter vers le reste du continent. D’ailleurs, si Huawei a choisi l’Est de la France, c’est aussi pour la proximité avec l’Allemagne. Pour ce futur site, Huawei promet d’investir 200 millions d’euros et créer, dans un premier temps, 300 emplois. À terme, il en vise 500. Et ça va aller vite, l’ouverture de l’usine est prévue en février 2021.

Huawei menacé de boycott et d’embargo

Cette installation se fait dans un contexte compliqué de guerre commerciale entre la Chine et les États-Unis : Huawei est accusé d’espionnage par les Américains, et le groupe n’a pas le droit de vendre ses produits aux États-Unis. L’administration Trump a d’ailleurs appelé plusieurs pays, notamment européens, à boycotter Huawei pour déployer la 5G. Le Royaume-Uni et la Suède ont suivi et exclu l’opérateur chinois. La France ne s’est pas positionnée sur cet embargo… et on ne sait trop ce que va faire Biden.

Autre difficulté pour Huawei : dans notre pays, le déploiement de la 5G est loin de faire consensus.  À l’annonce de la nouvelle usine, certains élus comme la maire écologiste de Strasbourg, ont déjà adressé au Premier ministre et à la Commission européenne des questions relatives à la sécurité et à la souveraineté économique du territoire. Avec Huawei, le risque de cybersécurité fait débat. Et puis Huawei a été lâché par Antoine Griezmann. C’est mauvais pour l’image du groupe, la semaine dernière, le footballeur français a mis fin à son partenariat avec la marque. Il l’accuse d’être impliquée dans la surveillance des Ouighours, cette minorité musulmane persécutée par les Chinois.

Cette nouvelle usine illustre bien la dynamique économique de Huawei en France,  – où le groupe a enregistré une croissance de 15 % sur les neuf premiers mois de 2020 –  mais elle promet de nourrir encore les polémiques.

La 5G a été officiellement activée en France mercredi 18 novembre, mais nous ne pouvons pas encore l’utiliser. Ce n’est pas le cas à Monaco, où la 5G a été lancée il y a un an. 

 

Monaco est un tout petit État à la pointe de la technologie. Depuis quinze mois, le pays est couvert par le réseau 5G. Cette révolution technologique se mesure d’abord à grande échelle. Ainsi, grâce à des capteurs 5G placés sur la télécommande, les images du drone des pompiers sont envoyées en direct au centre de commandement. En avril dernier, lors d’un incendie, les pompiers ont pu décrypter les images du sinistre avant même l’arrivée de leur camion sur place.

1 millier de personnes accède réellement à la 5G

Voir en temps réel des images de grande qualité : cette innovation intéresse aussi la médecine. Par exemple, un scanner du cœur représenté en 3D peut être étudié par plusieurs médecins connectés en 5G aux quatre coins du monde afin de préparer une intervention chirurgicale. À Monaco, 43 antennes 5G ont fleuri à côté des anciennes antennes. Mais pour l’heure, seul 1 millier de personnes accède réellement à ce réseau via son téléphone sur les 40 000 abonnés que compte l’opérateur monégasque Monaco Télécom, qui assure par ailleurs que la science n’a jamais mis en évidence d’effets néfastes de la 5G sur la santé.

Le président de la République, Macky Sall, a pris la décision de ‘’suspendre, à compter de ce 20 février 2020, et jusqu’à nouvel ordre, toutes les acquisitions de véhicules de fonction et de service, au nom de l’État, des structures parapubliques et des sociétés nationales’’.

Le chef de l’État a annoncé cette décision lors du conseil des ministres de ce mercredi 19 février.

‘’Il a (…) demandé au ministre d’État, secrétaire général de la présidence de la République, au ministre, secrétaire général du gouvernement, et au ministre des Finances et du Budget de finaliser le recensement intégral de l’ensemble des véhicules administratifs’’, rapporte la porte-parole du gouvernement, Ndèye Tické Ndiaye Diop. 

Macky Sall a aussi recommandé à ces ministres de ‘’réviser’’ la réglementation de ces véhicules et de ‘’proposer un schéma de réforme des véhicules âgés de cinq ans [ou] plus, et d’examiner, pour les ayants droit rigoureusement retenus, les modalités d’allocation d’une indemnité forfaitaire globale intégrant l’amortissement du véhicule, le carburant, l’entretien et l’assurance’’.

Il a aussi ‘’engagé le gouvernement, le ministre des Finances et du Budget notamment, à communiquer autour du processus en cours avant le déploiement du nouveau système de gestion des véhicules administratifs à partir du 1er avril 2020’’.

Concernant la transformation du système de gestion des véhicules administratifs, le chef de l’État a rappelé ‘’la spécificité de la réglementation de leur acquisition, utilisation et gestion’’. 

Selon le communiqué du conseil des ministres, le président de la République a dit avoir constaté un ‘’manque de rigueur dans l’application intégrale de la réglementation’’ relative aux véhicules administratifs, ce qui, selon lui, a engendré ‘’des abus aux conséquences budgétaires et financières énormes pour l’État’’.

(APS) –